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Marketing Tendances

Transformation des habitudes de consommation

Le « temps d’écran » explose !

Confiné à la maison, encouragé à ne pas sortir, le monde entier s’est tourné davantage vers les écrans. Durant le printemps 2020, Statistique Canada rapporte que le trafic Internet mondial aurait augmenté de 40 à 60 %. Les sites Web de journaux, les applications de communication vidéo, les jeux, le travail et les programmes d’apprentissage sont responsables de cette croissance. Le télétravail marque cette période pour un grand nombre de ménages (lire aussi : Les télétravailleurs, un segment à conserver dans nos radars).

La fermeture des commerces non essentiels lors des premiers mois de la pandémie a fait fleurir le magasinage en ligne. À titre d’exemple, les données colligées par Statista démontrent que les ventes en ligne d’électroménagers, d’appareils électroniques, de matériaux de construction et de matériel de bricolage ont connu une hausse spectaculaire de 587 % de la mi-mars à la mi-avril au Canada. Voilà une habitude qui pourrait bien se poursuivre et s’étendre à d’autres secteurs vu la convivialité du processus.

Les entreprises qui ont une forte présence en ligne et disposent d’un site transactionnel ont une importante longueur d’avance.

Les entreprises qui ont une forte présence en ligne et disposent d’un site transactionnel ont une importante longueur d’avance. Dans cette optique, la Banque de développement du Canada (BDC) signale que les investissements des organisations dans le marketing de contenu, l’analyse des données, l’optimisation des moteurs de recherche et la gestion des médias sociaux doivent être maintenus et soutenus.

Les achats locaux

Un mouvement de solidarité envers les commerces locaux s’est organisé afin de leur permettre de sortir la tête de l’eau durant cette crise pendant laquelle ils ont été forcés de fermer temporairement. Un sondage de Léger auprès des Québécois révèle que le tiers des répondants disent acheter davantage de produits alimentaires locaux qu’avant la crise. Aussi, 18 % mentionnent qu’ils consomment plus de « culture québécoise ». Les entreprises agrotouristiques d’ici ont pu constater cet engouement à l’été 2020 (lire aussi : L’agrotourisme tire son épingle du jeu).

L’opération de séduction des produits québécois auprès des gens d’ici doit se poursuivre pour développer des réflexes chez les consommateurs, pour alimenter la fierté et former des ambassadeurs de ces produits auprès des touristes internationaux.

Les conférences en ligne

Les réunions en ligne sont devenues monnaie courante pour un grand nombre de travailleurs. Ces rencontres virtuelles, très prisées par les télétravailleurs, se sont aussi révélées profitables pour les échanges entre organisations. Comme la période pandémique se prolonge et nécessite que les entreprises s’adaptent aux communications à distance, cette pratique des rencontres virtuelles s’ancre dans les habitudes et risque de perdurer, du moins en partie. Les échanges véritables en personne seront néanmoins toujours nécessaires dans le but de développer des liens de confiance.

Aussi, les événements professionnels sur Internet gagnent la faveur des participants. Bien qu’ils reconnaissent l’intérêt des rencontres en face à face parce qu’elles sont essentielles pour maintenir des relations d’affaires de qualité, les utilisateurs apprécient les conférences en ligne pour obtenir les contenus partagés sans devoir se déplacer.

Coupe forcée dans les loisirs

Une étude de Statistique Canada démontre à quel point le budget des Canadiens s’est transformé avec la crise. Elle révèle, entre autres, une baisse importante de la part des dépenses en transport ainsi que de celle attribuée aux loisirs. Cette dernière a chuté de plus de la moitié ; de 12 % en février 2020 elle a atteint 5 % trois mois plus tard. La fermeture des salles de spectacles, des commerces, des restaurants, des cinémas, des musées et autres lieux de divertissement explique en grande partie ce résultat.

Rien n’indique que les gens choisiront de poursuivre dans cette voie, au contraire. Le stress lié à l’isolement social pèse sur la population, particulièrement durant cette 2e vague. Le retour à des activités de loisirs avec la famille et les amis est très attendu.

Indice de confiance des consommateurs

Sur le plan économique, les Québécois ont confiance en l’avenir. C’est dans la belle province que l’indice de confiance des consommateurs, élaboré par le Conference Board du Canada, est le plus élevé pour le mois de novembre 2020. Bien que les Québécois soient préoccupés par leurs finances, ils sont plus optimistes qu’ils ne l’étaient le mois précédent. Près du tiers des répondants québécois estiment que le moment est propice pour procéder à des achats importants. Il s’agit de la plus forte proportion au pays.

L’épargne des Canadiens

La RBC estime que la population dispose de liquidités évaluées à 160 milliards de dollars

La crise sanitaire a engendré une hausse importante de l’épargne des Canadiens, selon une analyse de la RBC. La baisse des dépenses due au confinement et le report du remboursement de prêts, combinés au maintien des revenus pour de nombreux ménages et aux mesures de relance du gouvernement fédéral expliquent cette épargne. La RBC estime que la population dispose de liquidités évaluées à 160 milliards de dollars (!). Voilà une occasion en or de se positionner avantageusement dans le radar de ces Canadiens qui ne demandent qu’à voyager à nouveau.

Recommandations :

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Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

 

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Tendances Tourisme durable

Les grandes observations 2020: la transition écologique

L’urgence sanitaire a fait de l’ombre aux défis à long terme comme les changements climatiques, la perte de biodiversité et la disponibilité des ressources naturelles. L’Organisation mondiale du tourisme clame toutefois haut et fort que la reprise devra se faire sous les piliers de la durabilité.

« Le tourisme peut être une force au service du bien dans notre monde, en jouant un rôle protecteur de notre planète et de sa biodiversité, et en célébrant ce qui fait de nous des êtres humains. » António Guterres, Secrétaire général de l’ONU.

Les priorités de 2021 en environnement

Des organisations internationales comme l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et les Nations Unies (ONU) ont déterminé des actions incontournables afin de nous préparer à relever les défis qui nous attendent en tant que société. En voici trois qui concernent les limites de notre planète.  

Mettre en place des plans de redressement viables à long terme 

Les investissements en infrastructures (transports, bâtiments) ainsi que le financement de projets spéciaux devraient inclure des mesures de durabilité (efficacité énergétique, utilisation rationnelle des ressources, adaptation aux changements climatiques, etc.). Par exemple, dans le cadre de son vaste programme de relance, la France accorde des fonds à l’intégration de changements disruptifs en tourisme durable, dans la restauration durable et les circuits d’approvisionnement courts.

Se tourner vers l’économie circulaire 

Selon les données existantes sur le sujet, l’économie mondiale est circulaire à seulement 8,6 %. Passer de l’économie linéaire à l’économie circulaire pourrait prendre de 15 à 20 ans, selon la Fondation Ellen MacArthur, qui se consacre à l’accélération de cette transition. Production, consommation, réutilisation, valorisation : un bien ou un service se déplace en boucle dans un système qui optimise l’utilisation des ressources à chaque étape de son cycle de vie. Le zéro déchet, l’autopartage et l’utilisation de matériaux de construction recyclés sont des exemples d’initiatives.

Un rapport illustrant la situation au Québec devrait être publié en 2021 par Circular Economy ; il devrait inclure les interventions prioritaires pour assurer la transition vers la circularité. Dans cette économie, les entreprises touristiques ont tout intérêt à réfléchir aux usages multiples de leur service afin d’en maximiser leur valeur.

Mesurer et réduire les émissions de gaz à effet de serre 

Les outils de mesure deviennent nécessaires afin de connaître l’empreinte carbone de son secteur d’activité et d’engager l’industrie dans des cibles de réduction. Faciliter la planification de voyages écoresponsables par une communication claire de l’offre proposée, suggérer des itinéraires pour voitures électriques, intégrer un programme de certification reconnu par le Conseil mondial du tourisme durable, promouvoir des plateformes d’autopartage et proposer aux voyageurs de compenser leurs émissions constituent toutes des actions qui profitent au positionnement d’une destination durable.

Des signes encourageants de la part des voyageurs québécois

Selon un sondage mené par la Chaire de tourisme Transat à l’automne 2020, la moitié des voyageurs québécois portent beaucoup d’attention à l’information concernant la protection de l’environnement et l’émission de carbone. Une proportion similaire se dit même prête à modifier ses habitudes de voyage si cela aide à réduire son empreinte.

Interrogés sur leur propension à compenser financièrement les émissions liées à leurs déplacements touristiques, 46 % des voyageurs se disent prêts à annuler l’impact d’un trajet aller-retour Québec-Montréal (moins de 5 $). Près d’un quart des répondants (22 %) jugent probable de doubler leur compensation dans un scénario de vol aller-retour Montréal-Paris (estimée à 111 $ ou 167 $) afin de neutraliser les effets négatifs et qui plus est de générer un impact positif sur l’environnement.

Les répondants les plus investis en tourisme durable sont de tous âges, mais sont sous-représentés chez les 35 à 54 ans. Les plus investis se distinguent des autres par leur intérêt prononcé pour la nature (voir infographie).

Une industrie conscientisée, une voie à définir

L’industrie touristique québécoise agit déjà sur plusieurs plans au chapitre environnemental : protection de la biodiversité par les aires protégées, écotourisme, économie collaborative, adhésion à des certifications, compensation de carbone, etc. Les actions requises pour se tourner vers une économie verte sont multiples.

La poursuite de cette transition reposera sur la connaissance, la créativité, les partenariats, des investissements conséquents et surtout, une démarche collective et concertée, afin de maximiser le potentiel et les bénéfices pour les voyageurs, les entreprises touristiques et les collectivités. 

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Tendances

Les grandes observations 2020 : l’humain

La pandémie de la COVID-19 a exacerbé plusieurs grandes tendances observées ces dernières années tant chez les voyageurs (tourisme local, de bien-être, quête de sens) que chez les travailleurs de l’industrie (virage numérique, innovation, télétravail, pénurie de main-d’œuvre). Elle a accéléré des processus en cours et démontré la fragilité de plusieurs secteurs touristiques et des humains qui y œuvrent. Elle a aussi confirmé la nécessité d’innover pour s’ajuster et aller de l’avant. 

Un contexte qui frappe les travailleurs et leurs dirigeants de plein fouet 

La crise a donné lieu à de multiples bouleversements en milieu de travail. Annoncer des mises à pied à ses troupes pour une durée indéterminée ou définitive fut le lot de plusieurs gestionnaires depuis le début de la pandémie. Les appels à l’aide diffusés dans les médias ont exposé la vulnérabilité et l’impuissance de bien des leaders. Le devoir d’aller de l’avant malgré des effectifs réduits et des corvées sanitaires additionnelles a ajouté une charge sur les épaules des dirigeants et de leurs employés. Perdre son emploi ou constater la dérive de son entreprise et de son personnel n’a pu qu’être humainement difficile. 

Le bilan estival de *l’enquête de la Chaire de tourisme Transat, concernant les impacts de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises, indique, sans surprise, de fortes turbulences sur le plan des ressources humaines. Pendant la phase de confinement du printemps, 69 % des entreprises détenant un bassin d’employés ont fait des mises à pied temporaires et 18 % en ont fait de façon permanente. Lors de la reprise graduelle des activités, en début juin, la moitié des entreprises (49 %) ont réembauché une partie de leurs ressources mises à pied, et 43 % en ont réembauché la totalité.

Les pertes d’emploi temporaires ont particulièrement frappé les secteurs de l’hébergement et de la restauration, selon les données d’une étude menée par le CQRHT.  

Une responsabilité collective 

Anxiété, stress, déprime, isolement, dépression ; tous ces maux doivent être pansés collectivement. Les conséquences sociales de la crise sont graves et déchirantes. Selon une enquête de l’Université de Sherbrooke sur les impacts psychosociaux de la pandémie au Québec, un adulte sur quatre affirme avoir des symptômes compatibles avec un trouble d’anxiété généralisée ou une dépression majeure. Chez les jeunes adultes (18 à 24 ans), cette proportion atteint près d’une personne sur deux.  

La santé mentale représente actuellement un enjeu crucial pour la société et pour les organisations. La gravité de la situation a incité plusieurs entreprises, syndicats et ordres professionnels à offrir davantage de ressources pour encadrer et soutenir les personnes en difficulté. Par exemple, l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail, secteur « affaires municipales » (APSAM) partage sur son site Web des outils, des capsules vidéo, des webinaires et des liens utiles pour accompagner tant les gestionnaires que les travailleurs. L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés propose de son côté des formations gratuites en ligne sur la gestion des ressources humaines à l’ère de la pandémie. Les employés en présentiel et en télétravail n’ont jamais eu autant besoin d’un employeur soucieux de leur bien-être.  

Une nécessité d’innover 

Ne sous-estimons pas la résilience des individus et leur capacité d’adaptation. D’ailleurs, plusieurs secteurs font preuve de créativité depuis le début de la pandémie pour poursuivre leurs activités et regarder vers l’avenir. Certaines façons de faire émergentes deviendront les normes de demain. C’est notamment le cas du secteur des réunions et des congrès, qui a su démontrer la pertinence à long terme des événements hybrides.  

Même s’il est difficile d’anticiper ce que nous réservent les prochains mois, la vaccination procure un sentiment d’espoir en ce début d’année. Si la relance passe par l’innovation, assurons-nous que sa ressource première, l’humain, soit dans de bonnes dispositions en faisant preuve d’empathie, d’inclusion et de bienveillance. Enfin, n’oublions pas que l’expérience touristique québécoise repose aussi sur cet être humain : son accueil chaleureux, sa créativité effervescente, sa passion contagieuse.

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

*L’enquête portant sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise est une étude menée en trois volets d’avril à septembre 2020 par la Chaire de tourisme Transat en partenariat avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations touristiques régionales et sectorielles.

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Tendances

Les grandes observations 2020 : l’économie

La crise de la COVID-19 plonge l’économie mondiale dans la pire récession depuis la Seconde Guerre, selon les informations transmises par la Banque mondiale. Les projections sont très difficiles à produire compte tenu de l’évolution rapide de la situation. En date du 7 décembre 2020, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) évalue le recul du PIB à 4,2 % pour 2020, mais prévoit une progression équivalente en 2021.

Au Canada, la baisse du PIB se chiffre plutôt à 5,4 % et la croissance prévue pour 2021 atteint seulement 3,5 %. Les pays les plus durement touchés par la pandémie sont ceux qui dépendent du commerce mondial, du tourisme, des exportations de produits de base et de financements extérieurs.

Le tourisme : l’un des secteurs les plus touchés par la crise

Le tourisme représente la troisième catégorie d’exportation au monde. En 2019, cette industrie comptait pour 7 % du commerce international. Il s’agit de l’un des secteurs les plus touchés par la pandémie. Le nombre d’arrivées touristiques internationales a chuté de 70 % de janvier à août 2020 par rapport à 2019. Ce déclin se traduit par 700 millions d’arrivées en moins, et une perte de 730 milliards de dollars américains en revenus d’exportation.

Quarante milliards de dollars en moins pour le Canada

L’économie canadienne n’est pas épargnée par la crise. Les pertes sur le plan des recettes touristiques (incluant celles du tourisme domestique) pour 2020 pourraient correspondre à une baisse de 61 % par rapport à 2019, soit près de 40 milliards de dollars canadiens en moins dans les coffres des entreprises du pays. Les deux secteurs économiques les plus touchés par la fermeture d’organisations sont issus de l’industrie touristique : les services d’hébergement et de restauration, ainsi que le milieu des arts, du divertissement et des loisirs.

Près de 40 milliards de dollars canadiens en moins dans les coffres des entreprises du pays

Durant le 2e trimestre de 2020, les transporteurs aériens canadiens ont déclaré des baisses de revenus de 95 %. Pour cette même période, le secteur de l’hébergement enregistrait des pertes de 74 %. Pour les événements d’affaires au pays, le constat est aussi troublant : un manque à gagner de 1,3 milliard de dollars en dépenses directes provoqués par l’annulation de 3 668 événements et l’absence de 1,5 million de délégués. 

Les entreprises du Québec sont inquiètes

Selon Statistique Canada, le Québec comptait 27 % moins d’entreprises en activité dans le secteur de l’hébergement et de la restauration et dans celui des arts, du divertissement et des loisirs pour la période de janvier à juin 2020.

Au printemps dernier, à l’occasion du sondage sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise*, 47 % des organisations sondées avaient vu leur situation financière se détériorer. Lors du coup de sonde suivant, réalisé à la fin du mois d’août, 45 % des entreprises interrogées jugeaient que leur sort s’était amélioré durant l’été. Néanmoins, les grands centres urbains ont été plus durement affectés par la crise. Plus de la moitié des répondants (57 %) situés dans les villes estimaient que malgré le déconfinement et les vacances d’été, leur situation financière s’était détériorée. Les pertes financières accumulées depuis le début de la crise soulèvent l’inquiétude de 60 % de l’ensemble des répondants.

Selon les données de Statistique Canada, la période estivale a pourtant permis un rebond de l’économie québécoise. Le taux de chômage, qui s’élevait à 9,1 % pour l’ensemble du Québec au mois d’août, est toutefois demeuré plus élevé dans l’industrie touristique, à 16,4 %. Par ailleurs, le Conference Board du Canada précise qu’avec la recrudescence de la COVID-19, les progrès économiques enregistrés à l’été au Québec se sont atténués en octobre, marqués par des pertes d’emplois dans les secteurs de l’hébergement et de la restauration.

Retour à la « normale »

Le lancement du processus de vaccination massive donne de l’espoir aux organisations touristiques.

Il laisse entrevoir la levée graduelle des restrictions de voyage, des mesures de distanciation et des protocoles sanitaires exceptionnels. Mais dans combien de temps ?

Destination Canada émet des scénarios de reprise. Selon l’organisme, une réouverture des frontières à l’ensemble des marchés en avril 2021 entraînerait un retour à la « normale » en 2025 alors qu’une réouverture en octobre 2021 repousserait à 2026 le rétablissement au niveau de 2019. Outre l’état des frontières et des restrictions de voyage, c’est surtout de la confiance des voyageurs dont dépendra la reprise.

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

*L’enquête portant sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise est une étude menée en trois volets d’avril à septembre 2020 par la Chaire de tourisme Transat en partenariat avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations touristiques régionales et sectorielles.

 

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Ailleurs dans le monde Tendances

Le système immunitaire du tourisme de bien-être 

Comme le Réseau de veille l’a déjà présenté dans une analyse, le tourisme de bien-être signifie le maintien proactif de sa santé en vacances. En 2017, les voyageurs ont réalisé 27,5 millions de ce type de séjours au Canada, et plus de 90 % d’entre eux étaient des Canadiens. Cette grande proportion de visiteurs locaux soulève l’intérêt durant la saison estivale actuelle où les frontières demeurent fermées.

 

 

 

Les spas, les hébergements spécialisés, les retraites organisées, toutes les offres doivent être revues en fonction des nouveaux besoins. Les initiatives originales abondent.

Numériser ses services

Depuis le mois de mars, le bien-être numérique demeure sans surprise une direction empruntée par plusieurs. Durant le confinement, la Wellness Tourism Association (WTA) réunissait les services de ses membres sur une seule plateforme, Healthy@home. Des cours de yoga, des séances d’entraînement ou encore des ateliers de cuisine en ligne se vendent comme des solutions pour contrecarrer l’anxiété causée par l’isolation. Mais le Global Wellness Institute rappelle que de tels moyens devraient rester temporaires. Les rapports humains demeureront prioritaires pour ce secteur.

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Source : Wellness Tourism Association

Miser sur les marchés en croissance

Depuis la dernière semaine de mai, les entreprises rouvrent et adaptent leurs produits. Avec les nouvelles chartes sanitaires et les règles de distanciation physique, plusieurs saisissent l’occasion pour se réinventer.

Comme le rapporte SmartBrief, après la levée du confinement, le désir de retrouver un style de vie équilibré et de calmer l’anxiété causée par la pandémie risque d’influencer le choix d’activités des vacanciers. Une plus grande proportion pourrait rechercher des produits axés sur la santé et le sport.

À la fin de l’année 2019, 51 % des touristes canadiens optaient pour des escapades centrées sur « l’amélioration du bien-être et de la santé », après « la relaxation et la réduction du stress » (55 %), selon une enquête du Global Wellness Institute. Un sondage sur les intentions de voyages de ce type de clientèle durant la pandémie est en cours jusqu’au 11 juin 2020. Probablement que ces dernières motivations y gagneront en popularité.

Cette tendance se remarque déjà pour la chaîne Minor Hotels qui observe une hausse de la demande pour ses « expériences détoxifiantes », notamment au Sri Lanka et dans les Maldives.

Pour cette raison, Andrew Gibson, vice-président de la WTA, suggère entre autres aux entreprises de se joindre à des professionnels comme des entraîneurs, des nutritionnistes, voire des thérapeutes. L’authenticité et la qualité des services demeurent essentielles.

Adaptation de produits : la santé d’abord

Cette industrie doit composer avec les mesures sanitaires. Les expériences thermales (spa, sauna) demeurent fermées et les traitements de massothérapie devraient être autorisés sous peu. Les établissements qui peuvent se permettre la distanciation physique saisissent cet engouement autour d’un mode de vie sain. Ils redirigent l’attention de leur clientèle sur les bénéfices immunitaires de leurs services.

Kamalaya Wellness Sanctuary and Holistic Spa en Thaïlande est en phase de réouverture. Pour des raisons de sécurité sanitaire, le centre a délimité certaines « zones » destinées aux cinq premiers jours des retraites et offre dorénavant deux tests de la COVID-19, un à l’arrivée, l’autre au départ. Il propose aussi un nouveau séjour axé sur « l’enrichissement de la vie », qui vise à améliorer les problèmes de santé tels que le déséquilibre du système immunitaire.

Eupepsia’s Home Wellness en Virginie promeut des séances individuelles de gestion des émotions et d’entraînement personnalisé. Le centre de santé livre à domicile un paquet contenant des produits pour améliorer naturellement le système immunitaire.

Source : Eupepsia’s Home Wellness

D’autres établissements ne modifient pas leurs services, mais adaptent leurs messages et communiquent leurs efforts. C’est le cas de Skyterra Wellness Retreat en Caroline du Nord. Le 31 mai 2020, il lançait une vidéo pour souligner sa réouverture et rassurer sa clientèle. Au 1er juin, certains séjours de méditation avec nuitées à plus de 3500 $ affichaient déjà complet pour la semaine suivante.

Au Québec

L’adaptation de produits et l’adoption de différents messages clés sont aussi observables au Québec. Nordik Spa, par exemple, publie sur son site Web une capsule sur les bienfaits de ses services sur la santé immunitaire. Le spa fait également la promotion de ses nouveaux forfaits de thermothérapie.

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Source : NordikSpa

Bota-Bota, dans le Vieux-Port de Montréal, offrira des services de massothérapie dès le 22 juin. L’entreprise annonce qu’elle réfléchit aussi à adapter son produit dans une installation qui peut normalement accueillir jusqu’à 350 personnes. Dans les Cantons-de-l’Est, le spa Eastman rassure sa clientèle sur ses nouvelles activités et méthodes sans contact.

La compagnie Retraites de yoga propose le forfait YOGA & DETOX, qui compte 5 jours de yoga et de méditation à faire à la maison ainsi que des traitements pour la peau envoyés par la poste.

Outils de redémarrage

Le Global Wellness Institute fournit plusieurs outils en prévision de la réouverture des spas, des hôtels ainsi que des centres de bien-être et de conditionnement physique. L’Association Internationale des Spas publie notamment une liste des éléments à cocher pour la reprise des services.

L’industrie du bien-être est réactive et inventive. La pandémie a forcé la société à ralentir et ce secteur s’en inspire.

 

Et vous, la situation actuelle vous allume-t-elle un élan de créativité ?

 

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L’industrie touristique face à la crise : 3 de 3

Réseaux de distribution

Agences de voyages et lobbyisme. L’Association canadienne des agences de voyages (ACTA) continue de faire du lobbyisme auprès du gouvernement fédéral dans le but de réclamer une aide financière de trois milliards de dollars pour ses entreprises, alors que l’Association des agents de voyages du Québec (AAVQ) demande au gouvernement provincial d’amender le Règlement sur les agents de voyages.

Idées de stratégies à adopter. Plusieurs partenaires des voyagistes ont trouvé diverses façons de partager leurs activités à distance. Certains ont créé une baladodiffusion, d’autres des cours de cuisine en ligne ou encore de danse salsa.

Alimenter les médias sociaux. Les agences de voyages ont publié le mot-clic #ChangeOverCancel.

Pour plus de détails, consultez le dernier résumé sur les réseaux de distribution.

Transport aérien

  • Baisse des capacités et augmentation des pertes financières. À l’échelle internationale, la baisse des capacités (en nombre de sièges) se situe de 70 % à 90 %. Plusieurs compagnies aériennes mentionnent avoir besoin d’aide financière de la part des gouvernements afin d’éviter la faillite. Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), l’estimation des pertes pourrait s’élever à 252 milliards de dollars américains.
  • Modification de la fréquence des vols intérieurs. Les horaires de plusieurs vols intérieurs ont été modifiés et ils sont moins fréquents qu’auparavant, ce qui complique les déplacements au sein du Canada et des États-Unis.
  • Nouvelle vocation des agents de bord. Grâce à leurs cours de premiers soins, les agents de bord mis à pied sont appelés à aider dans les hôpitaux de Grande-Bretagne.
  • L’Office des transports du Canada (OTC) tranche concernant le remboursement des vols. À la suite de l’annonce de l’OTC qui mentionnait que les voyages annulés pouvaient être transformés en crédits-voyages plutôt qu’en remboursement, un recours collectif avait été déposé à la Cour fédérale et visait les entreprises SWOOP, WestJet, Air Canada, Air Transat et Sunwing. L’OTC a finalement déclaré le jeudi 9 avril que les compagnies aériennes ne sont pas tenues de rembourser leurs clients pour les vols qui ont été annulés à cause des répercussions de la pandémie.

Pour plus de détails, consultez le dernier résumé sur l’état des lieux du secteur du transport aérien.

Tourisme d’affaires et de congrès

  • Annulation et report des congrès : des changements à prévoir pour la relance. Les mesures de distanciation sociale forcent l’annulation des congrès et des événements d’affaires à travers le monde. Au moment de la reprise, le calendrier sera bien rempli. Mais certaines règles contractuelles changeront certainement, notamment en ce qui concerne les risques financiers et sanitaires.
  • Optimiser les ressources pour combattre la pandémie. Des centres de congrès se transforment en hôpitaux temporaires. Des organisateurs professionnels d’événements et des fournisseurs de services offrent leur expertise et partagent leurs ressources pour accommoder et servir le personnel soignant. C’est le cas de Taste Catering, un service de traiteur qui vient en aide aux victimes collatérales de cette crise ainsi qu’aux travailleurs de première ligne. La vidéo suivante présente leur initiative.

Source : YouTube

  • Les réunions virtuelles. Les rencontres professionnelles en ligne deviennent la nouvelle norme. L’application de visioconférence Zoom atteint un sommet de popularité chez les Américains avec 3,2 millions de téléchargements dans la seule semaine du 26 mars au 1er
  • Des outils pour faire face à la crise. De nombreux regroupements créent des webinaires ou encore des coffres à outils à l’intention des intervenants du milieu des réunions et des congrès pour les aider à mieux comprendre et à gérer la situation. Parmi les outils, on explique comment organiser avec succès des événements virtuels.

Pour plus de détails, consultez le dernier résumé sur l’état des lieux du secteur du tourisme d’affaires et de congrès.

 

 

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L’industrie touristique face à la crise : 2 de 3

Culture et musées

– Consensus autour de l’importance de la culture en temps de crise. L’UNESCO réitère la nécessité de la culture et souhaite le déploiement de ressources pour soutenir le secteur. D’autres organismes rappellent son effet sur le bien-être et la santé mentale en plus de sa capacité à nous rattacher au monde extérieur et à notre société. Elle demeure une source de résilience.

 

-Garder la culture vivante. Occuper le public et conserver son intérêt envers la culture deviennent essentiels. Deux aspects prédominent depuis les dernières semaines.

  • La communication par les réseaux sociaux. L’utilisation des différents médias constitue un incontournable pour partager des initiatives et du contenu, promouvoir la consommation de produits culturels ou favoriser l’engagement des publics. Plusieurs institutions créent des mots-clics (#MuseumsAndChill, #CultureChezNous) ou lancent des défis à la clientèle. Par exemple, certains musées (Getty Museum, MNBAQ, Rijksmeum) demandent au public de récréer des œuvres d’art.

Source: Facebook

  • L’offre numérique se développe. Si ce n’était pas déjà fait, de nombreuses institutions culturelles donnent désormais accès à leurs expositions et à leurs collections en ligne. D’autres ajoutent des visites virtuelles, des reportages, des baladodiffusions, des jeux pour petits et grands. Les plateformes de diffusion et les partenariats se multiplient comme c’est le cas avec Google Arts & Culture.

La solidarité s’organise. Des associations proposent à leurs membres des guides, des ressources et des inventaires de bonnes pratiques. Les partages d’expériences prolifèrent : pages Facebook, sites Web, documents en ligne, conférences ou réunions virtuelles. Plusieurs organismes comme les conseils de la culture tiennent également des sondages pour mieux connaître les impacts de la crise dans leur milieu.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

 Festivals et événements

  • Le contenu en ligne foisonne. Afin de pallier les nombreuses annulations et de garder le contact avec leur public, les artistes et les diffuseurs proposent une offre riche et variée. Concerts gratuits en rediffusion sur Internet, festivals et événements en direct, les idées s’adressent à tous les publics. Comme cette situation exceptionnelle se prolonge, artistes et diffuseurs sont toujours à la recherche de solutions pour s’assurer une certaine rémunération.

Source : Global Citizen

  • Recherche de financement. Si les gouvernements tentent d’adapter les programmes d’aide au secteur culturel et événementiel, tous les cas ne peuvent être couverts, notamment les petites salles de spectacles. Collectes de fonds, plateformes de soutien et appels aux dons de la part de collectifs de salles et d’artistes s’organisent partout dans le monde afin de sauver une des industries les plus touchées par la crise.
  • Les annulations, qui frappaient initialement les événements et les festivals se déroulant à la fin du printemps, ciblent maintenant ceux ayant lieu d’ici la fin de l’été. Les restrictions en matière de rassemblement et de trafic aérien international compromettent le déplacement des artistes et du public international à moyen terme. Au Québec, le gouvernement demande l’annulation des festivals et des événements jusqu’au 31 août.
  • Solidarité. Tout comme les hébergements touristiques, certaines salles de spectacles ont décidé d’ouvrir leurs portes pour permettre l’accueil de patients atteints de la COVID-19. D’autres s’attellent à collecter matériel médical et dons pour la communauté.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

Attraits touristiques

  • Des ouvertures reportées. La plupart des attraits touristiques ont fermé leurs portes. Des parcs thématiques saisonniers du Québec et du reste du Canada décalent leur date d’ouverture. C’est le cas de La Ronde, membre du groupe Six Flags. Le parc d’attractions rassure ses détenteurs de passeport-saison 2020 en prolongeant la période de leur laissez-passer. Des avantages supplémentaires sont également annoncés.
  • La découverte virtuelle des attraits touristiques. Les expériences immersives en ligne, les tours virtuels, l’observation des animaux dans les zoos grâce aux webcams figurent parmi les activités mises de l’avant pour maintenir un contact avec la clientèle. Le parc Universal Studios, à Orlando, propose des tours de manège. Voici celui du Hollywood Rip Ride Rockit.

Source : Facebook

  • Des offres éducatives pour occuper les enfants en confinement. Les attraits touristiques déploient des contenus en ligne afin d’outiller les parents et les enseignants à faire assimiler des notions aux jeunes qui sont privés d’école. L’Association of Zoos and Aquarium a monté un calendrier regroupant les initiatives de ses membres. L’organisme Événements Attractions Québec partageait récemment huit façons de découvrir les attractions du Québec en restant à la maison à travers des activités pédagogiques.

Source : Quebecvacances.com

  • Des élans d’entraide et de solidarité. Des attraits touristiques effectuent des dons de matériel (masques, équipement protecteur) et de nourriture pour aider leur communauté. D’autres offrent leurs installations pour accueillir des services essentiels. La tour de Blackpool, une attraction de la région du Lancashire, en Angleterre, tient ainsi lieu de banque alimentaire et devient le site de distribution pour les plus démunis, dont le nombre augmente en cette période difficile.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin

Tourisme de plein air et nature

  • Des décisions au cas par cas. En ce qui concerne les territoires protégés, deux choix semblent se présenter devant la COVID-19 : la fermeture complète ou l’interruption des services avec ouverture des sentiers. La Finlande, la France et les États-Unis préfèrent renvoyer leurs employés chez eux et donner accès à certains sites. Le Québec et le Canada gèlent quant à eux l’ensemble de leur réseau. Du côté des États-Unis, l’arrêt des services neutralise les tarifs d’entrée dans les parcs et provoque un achalandage effréné. L’association National Parks Conservation invite les gens confinés à la maison à profiter des espaces naturels tout en restant chez soi de huit manières différentes.

Source : Outdoor Vancouver

  • Un relais d’information exemplaire. Les associations sectorielles démontrent leurs leaderships en cette période de crise. En tourisme de nature et d’aventure, Outdoor Industry Association et National Park Conservation se démarquent. Elles fournissent tous les renseignements nécessaires à la compréhension des enjeux liés à la COVID-19. Elles publient également les plus récentes nouvelles officielles qui concernent l’industrie.

Source : Outdoor Industry Association

  • Des données encourageantes pour le plein air. Les études sur les intentions de voyages font couler beaucoup d’encre en 2020. Civic Science relève que 43 % des Américains âgés de 13 ans et plus prévoient faire davantage d’activités de plein air que d’habitude à cause de la COVID-19. Selon Micheal Coyle, gestionnaire de Coquitlam SAR, une équipe canadienne bénévole de sauvetage, la marche en montagne facile à modérée sera une « soupape de sécurité très précieuse » à la fin du confinement.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

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Tendances

L’industrie touristique face à la crise : 1 de 3

Hébergement touristique

Solidarité. Les initiatives solidaires sont nombreuses dans le secteur de l’hébergement. La mobilisation vise à la fois l’hébergement du personnel médical, des malades atteints de la COVID-19 et des sans-abris. D’un autre côté, plusieurs chaînes d’hôtels ont créé des partenariats et levé des fonds afin de venir en aide aux employés mis à pied.

 

-Assouplissement des politiques d’annulation et de remboursement. Les hébergements touristiques ont pour la plupart adapté leur politique d’annulation et de remboursement. Généralement, ils proposent à leurs clients de modifier ou d’annuler toutes leurs réservations sans frais.

-Mesures d’hygiène. Afin de répondre à des enjeux sanitaires nouveaux et dans une volonté de rassurer les consommateurs, les établissements sont nombreux à avoir ajusté leurs protocoles de nettoyage.

Par exemple, le Westin Houston Medical Center, à Houston, a acquis deux robots nettoyeurs qui permettent de réduire considérablement les risques d’infection en désinfectant les chambres et les espaces communs.

Source : Westin Houston Medical Center, Youtube

  • Chine : un retour progressif des activités. En dépit des craintes toujours présentes de faire face à une nouvelle pandémie, le tourisme local reprend graduellement son cours en Chine. Le confinement obligatoire ayant été levé,  attractions et hébergements rouvrent prudemment.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

Restauration et agrotourisme

  • Bonnes pratiques. Avec la fermeture des commerces non essentiels et les mesures de distanciation, la majorité des restaurants, des bars et des services alimentaires ont dû fermer leurs portes. Certains — même les marchés agricoles — se sont tournés vers la livraison et les commandes à emporter. D’autres ont converti leurs activités :
    • Au Québec et ailleurs dans le monde, des distillateurs s’engagent dans la fabrication de gel désinfectant pour pallier la pénurie ;
    • Des restaurateurs américains transforment leur établissement en mini-épicerie ou en dépanneuren stockant des produits essentiels tels que le lait, les céréales et le pain. D’autres, en Australie, ont remplacé les tables de leurs salles à manger par desréfrigérateurs et des étagères pour offrir des plats cuisinéset des aliments des producteurs locaux.
  • Mesures de soutien et solidarité. Aide aux entreprises qui rencontrent des problèmes de liquidités, bonification des salaires des travailleurs agricoles, subventions salariales, garanties de prêts pour soutenir les PME, les efforts réalisés pour appuyer les commerces québécois fusent de toutes parts. Les employés de la restauration ne sont pas en reste. Au Québec, Pur Vodka et Cook It leur ont fourni 6000 repas.

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Source : Pur Vodka

  • Plusieurs restaurateurs tentent d’éviter le gaspillage à la suite de la fermeture de leur établissement. C’est le cas de Lola Rosa qui a distribué 2000 repas à plusieurs organismes de bienfaisance de Montréal.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin sur l’hébergement touristique

Organisation de gestion de la destination

  • Mesures de soutien. Les OGD doivent elles aussi modifier leurs activités en temps de crise. La concertation et l’écoute des besoins des membres, le développement d’outils d’accompagnement, de formation et les partenariats s’avèrent les principales actions mises en place pour appuyer les entreprises. La boîte à outils humaine de Tourisme Mauricie, le cocktail Québec cité en collaboration avec l’Office du tourisme de Québec et le programme de professionnalisation spécial confinement adapté 100 % à distance constituent quelques bonnes pratiques.
  • Préparation de la relance. Le moment de la reprise de l’activité touristique étant inconnu, les OGD établissent des scénarios de sortie de crise optimistes et réalistes. L’incertitude liée à la réouverture des frontières amène les destinations à développer des stratégies pour une relance auprès du marché local et de proximité en premier lieu. Au Colorado, l’approche de contenu a été recentrée sur les Road trips pour orchestrer le lancement d’une campagne axée sur les voyages régionaux. Au Québec, la transformation numérique sera aussi au cœur de cette reprise. La Ville de Montréal y contribue en accompagnant gratuitement les entreprises par l’implantation d’une boutique en ligne.
  • La métamorphose de la réalité touristique. Cette crise a mis en lumière l’importance de la consommation locale, la bienveillance et le retour à un rythme de vie plus lent. Des OGD anticipent la nouvelle normale post-COVID par la création d’une veille sur les médias sociaux et la planification d’études de marché pour comprendre les besoins de voyageurs.
  • Mesures d’hygiène. Les mesures d’hygiène instaurées en place à l’échelle mondiale ne seront pas sans conséquence pour l’industrie touristique. À Singapour, plus de 37  000 entreprises touristiques sont encouragées à souscrire au programme de certification SG Clean.
  • Les meilleures pratiques communicationnelles viennent des destinations qui ont su harmoniser leur message. Par exemple, la Colombie-Britannique a produit un guide d’accompagnement pour les acteurs de l’industrie afin de centraliser le message. La Californie et l’Oregon ont aussi préparé ce type de matériel.
  • Inspiration spécial confinement. Les OGD redoublent de créativité pour rester à l’esprit des voyageurs. Plusieurs d’entre elles se tournent vers la vidéo pour inciter les visiteurs à prendre un moment d’arrêt et admirer les paysages. Voir la campagne de Tourism Australia.

Source : Australia, Youtube 

Pour plus de détails, consulter le dernier bulletin sur les organisations de gestion de la destination.

Croisières

  • Croisières annulées ou pressées de recommencer. Les compagnies gèrent les contrecoups de la pandémie au cas par cas. Les trois plus grands joueurs — Carnival, Royal Carribean et Norwegian— qui représentent 80 % de la flotte mondiale, prolongent la suspension de leurs activités. Certaines bannières de Carnival annulent leurs voyages pour l’année 2020. D’autres maintiennent leurs bateaux en fonction et leur équipage à bord afin de reprendre le large le plus rapidement possible.
  • Un futur incertain. Une épée de Damoclès pour l’industrie, selon des experts. De populaires destinations comme Dubrovnik, Amsterdam et Santorini conservent leurs restrictions et Fort Lauderdale allonge l’interdiction d’accoster aux navires touristiques commerciaux. L’Organisation mondiale de la santé conseille aux personnes de 70 ans de s’isoler jusqu’à nouvel ordre. La diversification des publics cibles devient une nécessité.
  • Cultiver le goût de naviguer. Les stratégies de promotion du secteur se renouvellent en ces temps de confinement. L’heure est aux tours virtuels et aux capsules de voyages. Vingt minutes de méditation avec des membres d’équipage, une visite de nouveaux navires, un panel avec la présidence de l’entreprise, les idées ne manquent pas.
    • Exemple : La compagnie Lindblad Cruise, de National Geographic, lance le programme Virtual Expedition qui regroupe de courtes vidéos conçues par les membres d’équipage. Chaque capsule vise à découvrir une destination faisant partie des itinéraires offerts.

Source : YouTube

Pour plus de détails, consulter le dernier bulletin sur les croisières.

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Tendances Tourisme durable

Le tourisme durable… enfin?

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique dans les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.

Une demande en hausse

La demande pour des destinations et des pratiques durables est en hausse constante. Selon un sondage de la plateforme de réservation en ligne Booking.com, cette tendance s’observe chez les voyageurs (87 %), qui expriment leur désir de voyager de façon durable et qui mentionnent (72 %) qu’il faut agir maintenant, ce qui est particulièrement vrai pour ceux âgés de 46 à 55 ans et pour les millénariaux. Toujours selon cette étude, ceux qui s’engagent à voyager de façon durable le font non seulement par principe, mais aussi pour ajouter une expérience positive à leurs vacances. Parmi les activités privilégiées, on trouve :

  • Acheter des produits locaux (53 %);
  • Utiliser un transport collectif plutôt qu’un taxi (52 %);
  • Dénicher un restaurant qui n’utilise que des produits locaux (41 %);
  • Sortir des sentiers trop touristiques (40 %);
  • Choisir un hébergement unique et certifié écoresponsable (30 %).

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Source : Clouzote

Selon un sondage de la Chaire de tourisme Transat, 70 % des voyageurs québécois disent adopter des pratiques responsables durant leur voyage (recyclage, compostage, encouragement de l’économie locale), alors que trois voyageurs sur cinq considèrent qu’il est très important de compenser les émissions de dioxyde de carbone de leur voyage.

Le rôle des destinations touristiques

À ce jour, les plans d’action des organisations régionales et gouvernementales responsables du secteur touristique sont encore loin de jouer un rôle de leadership en développement durable auprès des intervenants touristiques. Souvent, leurs plans stratégiques en font à peine mention.

Pourtant, l’une des responsabilités des destinations touristiques est et sera de sensibiliser leur écosystème touristique à la question et de lui proposer des solutions durables pratico-pratiques. L’OGD devra, par le fait même, se montrer exemplaire en cette matière et proposer des circuits écoresponsables ou des choix verts.

Une autre responsabilité des destinations touristiques est d’informer le touriste et de lui proposer des prestations durables. Certaines destinations comme l’Islande, la Finlande et Palaos ont choisi d’inviter les voyageurs à signer un « serment écologique ». Celui de l’Islande se décline en huit principes essentiels, composés sur un ton humoristique.

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Source : Inspired by Iceland

Le rôle des entreprises touristiques

Outre la responsabilité environnementale qui prend de plus en plus d’importance, la responsabilité sociale et la solidarité économique sont aussi des champs d’intervention des organisations touristiques.

Il y a deux ans, Airbnb a lancé le Community Tourism Programme. Offert en Europe en partenariat avec des organismes locaux, ce programme appuie des projets innovants qui renforcent le développement de destinations peu connues, qui profitent à l’économie locale et qui animent des communautés (festivals et événements). L’appui offert à la localité de Matera, en Italie, pour la mise en place d’une série d’événements et d’activités culturels, dans le contexte de sa nomination à titre de capitale culturelle européenne pour 2019, en constitue un bon exemple.

Au Canada, G Adventures a développé, conjointement avec Planeterra Foundation, un indice d’impact économique (Ripple Score) qui mesure le pourcentage des dépenses réalisées localement et qui restent dans le milieu visité. Par exemple, un indice de 87 signifie que 87 % de l’argent dépensé (hébergements, transports, restaurants, guides, activités, etc.) demeure dans la communauté, puisque les fournisseurs choisis sont locaux. Plus de 640 des 800 circuits offerts par G Adventures affichent cet indice d’impact dans leur description.

On peut également croire que d’ici peu, une offre certifiée durable pourra devenir un critère de sélection plus largement utilisé par les voyageurs. Encore faudrait-il une certaine uniformité dans la façon d’agréer les destinations ou de certifier les entreprises qui se proclament durables. Actuellement, le Global Sustainable Tourism Council (GSTC) est responsable d’établir les critères de base permettant d’évaluer le caractère durable d’une organisation ou d’une destination touristique, mais la certification relève de plusieurs organismes différents.

De l’exception à la règle?

L’année 2020 pourrait bien marquer une transition phare vers un tourisme durable, transition exacerbée par une conscientisation à l’impact de l’empreinte carbone alors que l’écoanxiété, surtout chez les jeunes générations, s’exprimera par l’exigence de pratiques durables. Plus qu’une façon de se distinguer, celles-ci pourraient devenir une norme, un acquis pour les voyageurs.

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Source : Pexels

L’utilisation systématique, par une entreprise, de plastique à usage unique sera plus que jamais perçue comme la preuve d’un manque flagrant d’intérêt envers l’environnement et l’avenir de la planète. Des organismes comme Travel Without Plastic offrent depuis peu des conseils et des outils au secteur hôtelier pour éliminer ce fléau.

Alors que la demande sera de plus en plus forte pour que l’industrie touristique implante des pratiques durables en priorisant les mesures qui réduisent l’empreinte environnementale, le tourisme durable sera-t-il enfin une réalité en 2020? Peut-être pas, mais un mouvement, une accélération de la demande se font bel et bien sentir. Comment motiver les parties prenantes à saisir cette opportunité? Voici notre défi collectif.

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations.

 

Source image à la une : Alena Koval, Pexels

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Tendances

Le temps d’innover… autrement!

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique pour les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.

Si l’on observe des changements rapides de valeurs et de comportements chez les voyageurs, la question qui se pose est la suivante : comment innover dans un contexte aussi fluide? Comment développer sur quelques années une réponse qui sera toujours appropriée lorsque l’innovation deviendra accessible?

Les mégadonnées sont mortes, vive la donnée intelligente!

En 2019, on a plusieurs fois annoncé la « mort » des mégadonnées (big data) ou du moins de la façon dont on les compile et on les utilise. La majorité des entreprises ne savent pas comment les interpréter pour développer des outils d’aide à la prise de décision qui sont adéquats. En fait, suivre les consommateurs dans leur parcours actuel en tentant de prévoir leur comportement futur à l’aide des seules mégadonnées présente plusieurs failles, la principale étant la cause de ce comportement.

La donnée intelligente (smart data) est celle qui, dès son point de collecte, possède tous les attributs (qualité, pertinence, contexte) pour se transformer instantanément en information exploitable, à laquelle on ajoute le facteur humain (interprétation).

« In short, the emergence of big data doesn’t change the fact that people matter. A human touch is still integral in business today. Big data can offer some answers but continual human-to-human connections are also needed to fully understand rapidly evolving marketplace. » Tyler Douglas, Vision Critical

La 5G — trente fois plus rapide que la 4G — engendrera des impacts majeurs sur le tourisme, par exemple en permettant la connectivité massive (qui modifiera à jamais l’industrie du divertissement) et une croissance exponentielle des milliards d’objets connectés déjà présents dans nos vies quotidiennes. La 5G est arrivée discrètement en 2019 à Montréal et dans les principales villes canadiennes. Le tout devrait s’accélérer en 2020. Notre univers technologique changera rapidement… à la vitesse 5G. 

Mieux intégrer le facteur humain dans l’innovation

Dans le contexte anxiogène actuel, le voyage devra offrir des réponses plus personnalisées que jamais à une foule de besoins et d’attentes à « réinterpréter », parfois simples, parfois complexes. Comment l’innovation peut-elle y participer? Comment mieux intégrer le facteur humain sans en arriver à des propositions tout bonnement maquillées aux couleurs des dernières nouveautés technologiques?

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Source : Unsplash

Comment appuyer le voyageur en solo qui désire seulement s’isoler d’un quotidien trop exigeant ou le même touriste, maintenant en quête d’aventures uniques et marginales? Comment aider les destinations à relever le défi de la satisfaction de voyageurs plus sensibles au respect des environnements et des populations des lieux visités?

Si l’innovation en tourisme commence par une connaissance approfondie des besoins et des aspirations des voyageurs, les innovations technologiques ou autres devront non seulement répondre techniquement à des exigences logistiques de ces voyageurs, mais aussi anticiper la façon de les accompagner. Le tout, afin que chacune des étapes du parcours client soit teintée des valeurs du voyageur, les soutienne et apporte des réponses à ce qui va à leur encontre. On peut croire que les sciences du comportement joueront un rôle de plus en plus important dans les années à venir.

Les besoins d’innovation

Pour l’année 2020-2021, les grands partenaires du MT Lab ont déterminé huit besoins d’innovation :

Autour du visiteur-voyageur 

  1. Apprendre à le connaître pour mieux répondre à ses besoins;
  2. Optimiser et personnaliser son arrivée à destination;
  3. Faciliter ses déplacements pour fluidifier son parcours;
  4. Offrir des activités toujours plus immersives et responsables;

Autour du lieu, de la destination 

  1. Optimiser la productivité et le fonctionnement des infrastructures d’accueil;
  2. Valoriser les occasions d’emploi et trouver des solutions à la pénurie de main-d’œuvre;
  3. Attirer, diversifier, fidéliser la clientèle;
  4. Accroître les retombées sociales et locales, et limiter l’impact environnemental.

Innovation : accélérateurs et freins

L’expérience antérieure nous démontre que l’innovation passe par :

  1. La planification :

    • En faire l’un des objectifs prioritaires de l’organisation,
    • Prévoir le temps et les ressources nécessaires,
    • Mutualiser le risque (collaborer avec les associations sectorielles et régionales),
    • Repenser la gouvernance en amont,
    • Faire de la place et donner du temps à l’innovation,
    • Intégrer des critères d’innovation dans les programmes d’aide;
  1. La nécessité de s’exposer à l’innovation :

    • Se tenir à l’affût des tendances,
    • Prendre des risques individuels et collectifs;
  1. La sérendipité :

  • Trouver autre chose que ce que l’on cherchait,
  • Être agile;
  1. Le réseautage :

  • Fréquenter des gens intelligents;
  1. L’importance de laisser de la place au réseau d’innovation dans les CA ou dans les instances de gouvernance.

L’expérience nous démontre aussi que l’innovation est souvent freinée par :

  1. La taille des entreprises :

  • Le clivage entre PME sans ressources et grandes entreprises peu flexibles;
  1. La force d’inertie :

  • La difficulté à remettre en question son modèle contractuel et de gestion,
  • Le manque d’agilité et de flexibilité pour intégrer l’innovation;
  1. L’incapacité à développer des modes de financement adaptés à l’innovation en tourisme;

  2. L’absence d’accompagnement — régions – secteurs – organisations;

  3. Les exigences de résultats rapides :

  • La difficulté d’allouer le temps et les ressources nécessaires à la réalisation des projets,
  • Les exigences pour passer d’une démonstration de faisabilité (proof of concept, POC) à une organisation pérenne;
  1. Le manque d’une vaste gamme d’expertises tant dans les incubateurs que dans les grandes organisations.

En résumé…

L’ensemble de leur réflexion a montré aux conférenciers à quel point nous sommes dans une ère où les choses vont vite. Tellement, que cela peut en rendre certains anxieux. Nous sommes exposés à une pléiade de nouvelles avancées qui nous interpellent et qui peuvent en déconcerter plus d’un. Où aller? Comment y arriver? Que faire, et avec qui, face au changement? Paradoxalement, le niveau de vie collectif en Occident n’aura jamais été aussi élevé, et l’accès au voyage, aussi démocratisé.

L’innovation sert de fil conducteur et donne un sens — verticalement et horizontalement — à une nouvelle gouvernance du tourisme qui repose sur des compétences et des rapports nouveaux, non plus de force, mais de collaboration entre les acteurs privés, publics et associatifs.

Nous voyons également poindre de nombreuses initiatives de création de lieux d’incubation et d’accélération à l’échelle mondiale. Par ailleurs surgit une volonté de créer un réseau de ces mêmes incubateurs touristiques. Cela témoigne de la récente prise de conscience du caractère stratégique et structurant de l’innovation en tourisme.

Cependant, la poussée du numérique a pu laisser croire à certains prestataires touristiques — hôtels, restaurants, sites et attraits — que de nouvelles solutions, faciles à implanter et peu coûteuses, venaient d’apparaître par magie. Cela s’explique par la taille majoritairement modeste des entreprises du tourisme et par le peu de temps à accorder à la prospective de marché et de gestion. Et, bien que toute la connaissance du monde puisse loger dans la mémoire d’un téléphone intelligent, l’utilisation de ce dernier est trop souvent superficielle, voire futile.

Pour connaître l’ensemble des tendances, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations en cliquant ici.

 

Source de l’image à la une : pexels