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Comment réduire les effets de la saisonnalité

À l’occasion de la conférence intitulée The Future of Winter Tourism, qui s’est déroulée à Rovaniemi, dans la Laponie finlandaise, M. Antti Honkanen de l’University of Lapland a présenté son étude sur la saisonnalité. En voici un aperçu, suivi de la situation au Québec ainsi que de quelques astuces pour atténuer les effets de la saisonnalité pour les entreprises touristiques.

Les hauts et les bas de la saisonnalité

La saisonnalité, cette fluctuation des flux touristiques qui correspond à une ou des saisons, est habituellement cyclique. Comme l’indique le chercheur Antti Honkanen, il existe deux grandes familles de causes de la saisonnalité en tourisme : les facteurs climatiques et institutionnels. Dans le premier cas, on parle de causes associées à la nature, soit les saisons, le climat. La seconde cause est plutôt le résultat de décisions humaines comme le calendrier scolaire et les jours fériés.

On observe plusieurs conséquences négatives à la saisonnalité dans le secteur touristique, dont :

  • La sous-utilisation des infrastructures d’accueil en période creuse;
  • La congestion routière et les files d’attente en saison haute;
  • Les difficultés de recrutement vu l’irrégularité des emplois;
  • La qualité du service ou du produit mis en péril.

Après la haute saison, le ralentissement permet néanmoins un moment de récupération pour la communauté et les travailleurs, mais aussi pour la nature et les sites touristiques.

Certaines destinations voient leurs flux touristiques s’organiser principalement autour d’une ou deux périodes dans l’année. Le cas illustré par M. Honkanen, celui de Rovaniemi, implique deux périodes d’achalandage : de décembre à mars puis de juin à août. L’image ci-dessous illustre l’évolution de la situation de 1995 (courbe verte) à 2016 (courbe bleue). On remarque qu’en 1995, la destination enregistrait un seul sommet de fréquentation, soit en été. La situation est tout autre aujourd’hui avec des pointes hivernales qui dépassent celles des mois d’été. La destination s’est beaucoup développée au cours des dernières années en misant notamment sur le tourisme hivernal.

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Source : Antti Honkanen

Le Québec : une destination estivale?

La fréquentation touristique du Québec en 2014 — données disponibles les plus récentes — se décline de la façon suivante :

  • plus du tiers (35 %) des visites se déroulent durant les mois de juillet, août et septembre (3e trimestre);
  • le quart (25 %) se produisent d’octobre à décembre (4e trimestre);
  • un peu moins du quart (23 %) se déroulent au printemps, d’avril à juin (2e trimestre;
  • quelque 17 % des visites ont lieu de janvier à mars (1er trimestre).

On constate qu’au fil des années, la saisonnalité au Québec s’est atténuée. Entre 2000 et 2014, la part des visites concentrées au 3e trimestre (juillet, août et septembre) a baissé de six points de pourcentage au bénéfice des 1er et 4e trimestres (voir les graphiques 2 et 3).

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frequentation-touristique-quebec-saisons-2014

Une saisonnalité plus prononcée parmi les voyageurs hors Québec

Le graphique 4 indique que les voyageurs venant d’outre-mer se déplacent particulièrement plus que les autres au printemps et à l’été – 2e et 3e trimestres – au Québec (72 %).

Seulement 12 % des visites provenant d’autres pays que le Canada et les États-Unis se déroulent de janvier à mars

Ce graphique démontre aussi à quel point la saison hivernale occupe une faible part de la fréquentation touristique au Québec. Seulement 12 % des visites provenant d’autres pays que le Canada et les États-Unis se déroulent de janvier à mars.

visites-touristiques-provenance-saisons

Des astuces pour attirer des touristes hors saison

Pour modifier la forme d’une courbe de fréquentation, des efforts importants doivent être faits pour développer l’offre et la promouvoir. Mais la spécialiste en marketing touristique, Paige Rowett, propose quelques astuces marketing aux entreprises qui souhaitent prolonger leurs opérations afin de réduire certains effets négatifs liés à la saisonnalité. En voici quelques-unes.

Créer des forfaits d’expériences uniques

  • Forfaitiser un circuit ou un ensemble de services touristiques pour attirer les voyageurs en période de basse fréquentation.
  • L’ajout de composantes exclusives qui ne sont pas offertes durant la haute saison devient certainement une plus-value et incite à l’achat.
  • Il s’agit d’une astuce particulièrement intéressante pour le secteur de l’hébergement qui peut s’allier à des entreprises qui proposent des produits saisonniers.

Solliciter les résidents et les clients fidèles avec des rabais 

  • La population locale contribue à l’expérience touristique; la basse saison devient un moment privilégié pour leur offrir une certaine marque de reconnaissance.
  • La fidélisation de la clientèle peut être renforcée par des offres exclusives à tarif réduit durant les périodes creuses.

Utiliser les événements qui se déroulent hors-saison comme levier 

  • Les entreprises de la région ont tout intérêt à promouvoir les événements et à partager sur leurs comptes de médias sociaux des publications liées à ceux-ci en utilisant les mots clés associés.
  • Assurer une présence aux événements, soit comme commanditaire, comme partenaire ou en déployant un kiosque, par exemple.

Considérer le marché des réunions et des voyages de motivation 

  • Ce marché est actif toute l’année; les revenus qui y sont associés sont souvent très intéressants puisque les voyageurs d’affaires dépensent davantage que les touristes d’agrément. Ils sont aussi de plus en plus portés à prolonger leur séjour pour profiter des attraits locaux.
  • Les salles de réunions dans les hôtels, les restaurants, les musées et les exploitants touristiques divers peuvent y trouver leur compte en s’associant aux activités pré et post-conférence.
  • Les groupes de motivation ont tendance à se tourner vers des expériences sur-mesure, authentiques et uniques, ouvrant la porte à des options offertes par de petites entreprises.

Le défi des ressources humaines

Dans la foulée des actions mises de l’avant avec la stratégie de mise en valeur du tourisme hivernal du ministère du Tourisme, la courbe de saisonnalité sera certainement appelée à évoluer différemment prochainement. L’évolution de la destination Rovaniemi, dans le nord de la Finlande, démontre que des initiatives en ce sens peuvent porter fruit. Néanmoins, les difficultés de recrutement demeurent un frein à l’étalement des saisons touristiques en dehors des congés scolaires. La rareté des ressources humaines est déjà un enjeu bien présent durant la saison estivale alors que le principal bassin de main-d’œuvre est disponible à l’emploi. Il faudra faire preuve d’innovation et se tourner vers des marchés non conventionnels pour continuer à livrer des expériences de qualité.

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Technologies

Quand le numérique répond aux enjeux d’une destination

Plusieurs intervenants des 12e Rencontres Nationales du eTourisme institutionnel (ET12) qui se sont tenues à Pau en France, les 19 et 20 octobre derniers, ont présenté leurs stratégies numériques pour répondre à un besoin de la destination par le biais d’une application, d’une plateforme Web ou encore des réseaux sociaux.

Professionnalisation des saisonniers

Afin de former les employés saisonniers et d’en faire des ambassadeurs de la destination, la start-up Good Morning Saisonniers a développé une application mobile délivrant du contenu pédagogique de manière ludique tout au long de la saison, quatre fois par semaine. Ce contenu se présente sous forme de messages, de jeux-questionnaire et de photos pour informer l’utilisateur des caractéristiques du territoire et techniques d’accueil pour améliorer la relation client. Les meilleurs saisonniers reçoivent des cadeaux et des rabais chez les commerçants. Un autre objectif de la start-up est de fédérer cette main-d’œuvre en créant une communauté à l’aide d’un groupe Facebook privé. En 2016, la formation a été préparée et testée dans cinq stations balnéaires françaises.

start up good morning saisonniers

Source : SlideShare

Dans la même veine, l’office de tourisme de Sarlat Périgord Noir développe actuellement un DOOC (Destination Open Online Courses), une formation en ligne ouverte à tous pour les saisonniers. Une plateforme diffusera du contenu pour mieux connaître la destination. Ce service sera mis en place conjointement avec l’organisme local pour l’emploi. Le projet a été élaboré durant les ETLab où plusieurs participants des ET12 ont partagé leurs réflexions et leurs conseils. S’inspirant des idées qui en sont ressorties, l’office souhaiterait, entre autres, impliquer les employeurs en les incitant à reconnaître les connaissances acquises durant la formation.

Conseil et assistance aux visiteurs en tout temps

Durant l’événement, un riche échange d’idées a eu lieu sur le développement des expertises et l’automatisation des tâches grâce à l’intelligence artificielle (IA). De l’avis de tous les panelistes de la conférence sur les conseillers hybrides, l’IA permet de maximiser l’expérience client en complémentant l’expertise de l’employé. Elle rend les services offerts plus efficaces.

conference intelligence artificielle et12

Source : SlideShare

Wiidii est un assistant personnel hydride dont l’application permet de débuter une conversation avec un robot et de finaliser la demande avec un humain. Ses secteurs d’activité cibles étant le tourisme et le transport, il offre plusieurs services aux voyageurs : recherches et réservations, recommandations de lieux en fonction des intérêts et du budget, déplacements, etc. Cet outil est proposé aux visiteurs de Bordeaux et de Cannes grâce à un partenariat avec les offices de tourisme. En plus d’offrir un service additionnel à leurs visiteurs, les offices récupèrent de multiples données clients sur leurs comportements de réservation et leurs déplacements sur le territoire. La start-up est en discussion avec quelques structures d’accueil du Québec et envisage d’ouvrir un bureau à Montréal à la fin de 2017.

wiidii assistant personnel hydride

Source : Wiidii 

Valorisation des atouts de la destination

La découverte d’un territoire touristique par des applications mobiles ludiques améliore l’expérience et l’engagement du voyageur. C’est le cas de Baludik qui crée des parcours de visite sous forme de jeux de piste pour les offices de tourisme, mais aussi pour d’autres acteurs de la destination. Par exemple à La Roche-sur-Yon, un circuit a été élaboré sur le thème de la mobilité connectée pour faire connaître le nouvel outil de recherche du site Web de la société de transport en commun ainsi que son service d’autobus. L’application est gratuite pour le visiteur, mais l’office de tourisme paie un abonnement (à partir d’environ 47 $ par mois hors taxe).

baludik application mobile ludique

Source : iTunes

La start-up Winefing, qui a présenté sa candidature au etourisme Startup Contest durant les ET12, est une plateforme de réservation d’hébergement dans des domaines viticoles français. Sa mission est d’offrir une expérience œnotouristique au voyageur indépendant en incluant dans le prix une visite du domaine et une dégustation. Les atouts de ces régions aux multiples vignobles sont mis en valeur sur le blogue et le classement par thématique souligne le style de chaque domaine (vie de château, familial, festif, etc.).

winefing location hebergements oenotouristiques

Source : winefing.com

Promotion de la destination après une crise

Afin de relancer le tourisme à la suite de l’attentat de Nice cet été, le Comité Régional du Tourisme (CRT) de la Côte d’Azur et les différents acteurs de la région ont mené une campagne de communication collaborative et virale, #CotedAzurNow. La stratégie : promouvoir le territoire par le biais d’images et de contenus positifs partagés par les habitants, les visiteurs, les influenceurs, les acteurs locaux et d’autres prescripteurs (voyagistes, Atout France, etc.) afin de « diluer l’effet post-attentat ».

cotedazurnow campagne medias sociaux

Source : #CotedAzurNow

Pour l’occasion, un annuaire des gestionnaires de communautés des offices de tourisme a été créé pour les joindre facilement et les connaître. Ils ont aussi été impliqués dans les réunions afin de fédérer l’ensemble de la destination autour d’un message commun.

Depuis le lancement de la campagne, un baromètre hebdomadaire répertoriant divers indicateurs d’activité sur les réseaux sociaux est envoyé à 4000 partenaires afin qu’ils suivent l’avancement de la campagne. En deux mois, le site dédié a enregistré 100 000 visites et les publications avec le mot-clic ont généré plus de 55 000 partages.

cotedazurnow-roi-medias-sociaux Source : Facebook

Il s’agit d’une campagne collaborative dans la mesure où 90 ambassadeurs (entreprises touristiques, offices de tourisme, municipalités) intègrent le mot-clic dans leurs publications sur les réseaux sociaux. Les contributeurs tels que les influenceurs ont un rôle important aux yeux du CRT. Chaque semaine, celui-ci publie le « Top 10 des influenceurs par réseau social » et en novembre un événement a récompensé les plus actifs par réseau.

L’exemple de #CotedAzurNow démontre que la collaboration est un gage de succès. C’est aussi le cas pour les start-ups présentées, puisque la plupart ont gagné la confiance des offices de tourisme et travaillent à présent avec elles.

Vos outils numériques répondent-ils à certains enjeux de votre destination ? Travaillez-vous avec les start-ups ?

 

Voici les autres comptes-rendus des #ET12 :

Bousculer les modèles établis pour innover

Un concept hôtelier innovant : Okko Hôtels

 

Source de l’image à la une : © Pexels

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Ressources humaines Technologies

Évolution de la formation professionnelle en ligne

Depuis quelques années, des outils numériques font évoluer la formation professionnelle en ligne. De nouveaux parcours pédagogiques permettent au participant d’apprendre grâce aux échanges avec ses pairs et son formateur. Les diverses activités d’apprentissage ainsi que les récompenses reçues tout au long du parcours représentent des éléments de motivation. Particulièrement adaptées aux entreprises, ces formations font leur entrée dans l’industrie touristique.

 

Les MOOC, des formations ouvertes à tous

L’acronyme MOOC signifie Massive Open Online Course. Il s’agit d’une formation en ligne ouverte à tous, parfois gratuite, souvent avec des options payantes. Ces cours de niveau universitaire sont suivis par un grand nombre de participants pouvant atteindre 100 000 personnes. Traditionnellement donnés par des établissements d’enseignement, de nouveaux cours sont à présent créés par des entreprises privées.

L’apprenant est autonome, mais il interagit avec ses pairs grâce à la dimension sociale et collaborative

Comme l’explique dans la revue Espaces, Jean-Marc Tasseto, cofondateur du centre de formation en ligne Coorpacademy, un MOOC est structuré sur un plan pédagogique. Son parcours comprend diverses activités : vidéos, quiz, exercices, évaluations, cas pratiques, classes virtuelles, etc. L’apprenant est autonome, car il n’a pas de formateur, mais il interagit avec ses pairs grâce à la dimension sociale (social learning) et collaborative, en apprenant des autres et en expliquant aux autres ce qu’il a appris. La formation dure plusieurs semaines et requiert quelques heures de travail hebdomadaires.

Il existe plusieurs plateformes Web hébergeant des MOOC telles que Coursera, Udacity et Canvas Network. De nombreux MOOC sur le tourisme ont été créés depuis 2014, comme le montre cette liste de l’International Federation for Information Technologies and Travel & Tourism. Ils touchent des sujets aussi variés que le tourisme numérique, l’écotourisme, l’hôtellerie-restauration, le marketing et la distribution.

Les MOOC dans le tourisme

Tourism Academy, une start-up française, crée des MOOC en favorisant un apprentissage ludique grâce à un système de points et d’épreuves en réseau, et en permettant aux meilleurs participants de former leurs collègues en direct.

 

MOOC Accueil Atout France

Source : MOOC Accueil

Elle a récemment produit deux formations interentreprises (des secteurs privé et public) pour tous les professionnels du tourisme, le MOOC Accueil France, en partenariat avec Atout France, et le MOOC Provence-Alpes Côte d’Azur (PACA), réalisé avec cette Région et géré par la Fédération Régionale des Offices de Tourisme. Il s’agit de vidéos sur les comportements touristiques spécifiques des principales clientèles étrangères et sur la maîtrise de sa présence sur Internet, dans le cas du MOOC PACA.

Claude Bannwarth, un des cofondateurs, affirme que dans le cas du MOOC Accueil France, 26 % des inscrits ont acquis le statut de coach dans les six cours proposés, comparativement à une moyenne d’environ 5 % pour les MOOC universitaires.

Tourism Academy a aussi créé quatre cours sur « les Essentiels du tourisme », comprenant 150 vidéos réalisées par des experts (Ludovic Dublanchet, Thomas Yung, Benoit Dudragne et Aurélie Lataix), dont six sont offertes gratuitement.

Tourism Academy MOOC

Source : Vimeo

Les SPOC, des formations pour petits groupes

Les SPOC sont particulièrement adaptés aux entreprises qui y voient un intérêt pour la formation continue de leurs employés

Face au succès des MOOC, un nouveau format est apparu en 2014, le SPOC, pour Small Private Online Course. Contrairement aux MOOC, c’est un cours payant qui se donne à un nombre limité de participants et où le formateur joue un rôle de tuteur. Chaque parcours de formation est composé de plusieurs modules thématiques. Ils sont particulièrement adaptés aux entreprises qui y voient un intérêt pour la formation continue de leurs employés.

Le formateur français Thomas Yung, spécialisé dans le marketing en ligne pour les établissements d’hébergement, propose deux SPOC : maîtriser sa commercialisation hôtelière en ligne et appréhender, maîtriser et faire de sa e-réputation un avantage. Le participant dispose de deux mois pour suivre la formation à son rythme. Elle inclut des vidéos, des fiches pratiques, des exercices et des quiz. Le formateur assure un accompagnement par des échanges en visioconférences, en répondant aux questions et commentaires émis sur la plateforme et en corrigeant les exercices et les quiz. Les badges offerts à chaque niveau complété créent un effet motivateur, tout comme la possibilité de comparer ses résultats avec les autres.

 

formation en ligne hôtellerie

Source : Artiref

Outre les MOOC et les SPOC, certains acteurs de l’industrie ont aussi ajouté une touche d’interactivité à leurs formations professionnelles en ligne. La Mission des offices de tourisme et pays touristiques d’Aquitaine (Mopa) en France a mis en place des webséminaires, c’est-à-dire de courts webinaires sur des sujets précis, suivis d’une période de questions en direct par un système de clavardage.

Pourquoi est-ce pertinent pour l’industrie touristique?

Ces formations présentent de nombreux avantages pour l’industrie touristique qui est confrontée à l’enjeu de la qualification de ses travailleurs. Les contraintes liées aux horaires variables, à l’insuffisance des ressources budgétaires et à la multitude de petites et moyennes entreprises nuisent à la mise en place de programmes de formation. Pour Thomas Yung, les SPOC sont apparus comme la solution pour faciliter l’accès à la formation des hôteliers, qui y démontrent un engouement certain. Néanmoins, selon lui, cela reste complémentaire aux cours en classe.

Les MOOC et les SPOC permettent une plus grande flexibilité de temps, de coûts et d’organisation, comme l’explique Pierre Monclos, chef de projet chez Unow, dans la revue Espaces. Selon lui, un MOOC peut permettre de former rapidement des saisonniers, d’enrichir l’apprentissage des langues étrangères ou encore d’améliorer les connaissances d’une destination touristique.

Au delà de l’acquisition des connaissances, l’efficacité de ces formations en ligne se mesure par leur application dans le milieu de travail, comme le souligne Claude Bannwarth de Tourism Academy.

Quelles ressources au Québec?

Au Québec, il existe quelques formations en ligne pour parfaire les connaissances des professionnels du tourisme. Elles sont données entre autres par des associations : Tourisme Îles de la Madeleine, Kéroul et le CQRHT, distributeur des formations emerit et initiateur de la formation en Leadership de supervision. Celle-ci se distingue par son coaching de groupe en ligne, où les participants réfléchissent ensemble à la résolution de problèmes vécus dans leur entreprise. Le consultant Frédéric Gonzalo offre aussi six formations marketing sous forme de webinaires.

 

Quel type de formation est mis en place dans votre entreprise? Ces nouveaux parcours pédagogiques vous semblent-ils adaptés à l’industrie touristique?

 

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Tourisme durable

S’adapter aux changements climatiques : le faites-vous?

À l’occasion de l’événement Faire face aux changements climatiques, présenté dans le cadre des tables rondes du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, en collaboration avec la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, des représentants d’organisations touristiques ont partagé leur expérience à propos des changements climatiques.

Tendances climatiques

Kate Germain, co-coordonnatrice du programme Tourisme et changements climatiques rappelle quelques-uns des constats sur l’évolution climatique au Québec, tels que la hausse des températures moyennes enregistrées ou encore la baisse des précipitations neigeuses dans les régions du sud du Québec. Le tableau 1 rassemble ces tendances.

Evolution_climatique_tableau

Pour les entreprises touristiques, ces tendances s’ajoutent aux divers phénomènes météorologiques qui engendrent de nombreux impacts comme une baisse de l’attractivité des lieux, des difficultés à prévoir les besoins en main-d’œuvre ou encore un changement de comportement de la part de la clientèle.

Le ski de fond : fabriquer de la neige et diversifier les activités

Madame Manon René de Cotret, directrice générale du Regroupement ski de fond Laurentides démontre que depuis cinq ans :

  • l’ouverture de la saison est un moment critique qui a lieu de plus en plus tard, souvent après la période des fêtes;
  • le nombre de jours où l’on peut pratiquer le ski est globalement en baisse;
  • le nombre de jours fermés à la pratique durant la saison est en hausse;
  • la saison se prolonge parfois jusqu’en avril.

Sur plus de 124 lieux de pratique répertoriés au Québec, un seul possède un système d’enneigement, celui de la Forêt Montmorency, dans la région de Québec. L’équipement nécessaire à la fabrication de neige et à l’entretien est coûteux, et les fonds publics sont difficiles à obtenir. Parmi les pistes de solutions envisagées, Mme de Cotret mentionne :

  • la mobilisation des intervenants tels que les gestionnaires de réseaux, les fabricants et les détaillants d’articles de ski de fond, la fédération de ski de fond, les adeptes et les hôteliers pour une mise à niveau des infrastructures;
  • un partenariat public-privé pour un investissement en équipements de fabrication de neige et d’entretien des pistes;
  • la diversification des activités en sentier (vélo hivernal ou Fatbike, raquette, marche avec animation ludique, etc.)

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Terrain de golf : des adaptations techniques

Monsieur Dany Beauséjour, directeur général du Golf Le Sélect à Mirabel, précise que la météo constitue une préoccupation de chaque instant. Elle implique la mise en place de stratégies quotidiennes et d’interventions qui permettront une meilleure gestion à moyen et à long terme. Il faut savoir s’adapter, mais aussi tirer profit des changements climatiques. À titre d’exemple, depuis quelques années, la saison de golf s’étire. Elle débute beaucoup plus tôt, en mars, et se termine en novembre. M. Beauséjour indique que les golfeurs ne sont cependant pas toujours au rendez-vous lors des ouvertures hâtives. Il faut créer l’habitude, le réflexe chez les adeptes. Pour l’instant, il s’agit d’un investissement en entretien, main-d’œuvre, etc.

Les pluies abondantes qui se succèdent depuis quelques années ont causé bien des dommages sur les terrains de golf. Les accumulations d’eau posent de sérieux problèmes et impliquent parfois la fermeture des parcours. Pour réduire sa vulnérabilité aux intempéries, le Golf Sélect a notamment :

  • agrandi son réservoir d’irrigation;
  • installé des tuyaux de drainage plus volumineux;
  • créé des bandes riveraines plus larges;
  • mis en place une procédure pour briser systématiquement la glace sur le terrain en hiver.

M. Beauséjour souligne l’importance de penser à rentabiliser chacune de ces dépenses. Par exemple, à la suite d’une micro rafale qui a fauché des centaines d’arbres, le Club de golf a récupéré le bois pour son système de chauffage à la biomasse.

Enfin, la diversification des activités figure aussi parmi les stratégies du Golf Le Sélect, notamment avec la mise en place d’un parcours de Footgolf, où l’on troque la balle pour un ballon de soccer et le bâton pour le pied. Ce parcours est situé sur une partie surélevée du terrain qui est donc mieux drainé.

Adapter l’hébergement, les activités et les infrastructures

Madame Julie Zeitlinger, propriétaire de la station de plein air Au Diable Vert, a bonifié et adapté son offre, afin de résoudre certains problèmes générés par des conditions météorologiques défavorables aux structures et activités existantes.

L’entreprise a ainsi réduit le nombre d’emplacements de camping pour tentes, afin d’offrir davantage de cabanes rustiques 4 saisons. La politique de réservation est aussi plus stricte : annulation non remboursable dans les 13 jours précédant la date du séjour.

Changements_climatiques_Au_Diable_vert

Le drainage a été amélioré grâce au recours au gravier, à des ponceaux dans les sentiers, à l’installation de passerelles, à l’aménagement d’un quai à hauteur variable, et en surélevant au-dessus du sol certaines structures comme les toilettes sèches et les refuges. Des activités de plein air guidées de plus courte durée, ainsi que de l’équipement en location comme des crampons et des raquettes sont également proposés.

Avoir une vision à long terme

Les prévisions scientifiques sont sans équivoque : ces changements sont bien enclenchés. Ils présentent des risques et des opportunités pour les secteurs de l’industrie touristique. Les organisations proactives, qui s’adaptaient hier à la météo, tentent aujourd’hui de s’ajuster à la météo ET au réchauffement climatique.

 

Image à la une : splitshire.com

 

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Produits et activités

Le mycotourisme émerge au Québec

Le mycotourisme est une activité du secteur de l’écotourisme ou du récréotourisme, qui repose sur l’exploitation de la ressource fongique forestière. Au cours des dix dernières années, un pas de géant a été franchi dans la mise en valeur des champignons forestiers comestibles. Il s’agit d’une tendance très forte en Europe; l’activité se révèle fort lucrative. En Espagne, dans la seule région de Castilla y Léon, la cueillette de champignons sauvages et le mycotourisme représentent une filière de plus de 60 millions d’euros annuellement. Aujourd’hui, 54 % des hébergements de la région affirment accueillir des mycotouristes, tandis que 52 % des restaurants des alentours mettent ce produit à l’honneur dans leurs menus.

De la balade épicurienne à l’assiette : le vrai goût du terroir

Il s’agit d’une tendance très forte en Europe; l’activité se révèle fort lucrative

Cette activité champêtre par excellence se décline en d’aussi simples plaisirs que ceux d’être en forêt, d’identifier les champignons, mais aussi les arbres et les fleurs, de les toucher puis de les sentir. Ces nouvelles découvertes favorisent la convivialité et la bonne entente entre les participants, et la fierté d’avoir cueilli ses propres champignons pour les déguster le soir même semble émaner de chaque sortie. « Luxe, calme et volupté » illustrent d’ailleurs parfaitement l’expérience haut de gamme que le Four Seasons Resort à Vail, dans le Colorado, propose à ses clients lors de cette sortie sensorielle tout-terrain. La balade est guidée par un expert en mycologie; la pause casse-croûte prend la forme d’un vin, fromage et prosciutto, et la journée se termine par un cours de cuisine avant de se rendre au restaurant gastronomique de l’hôtel.

Four season Vail

Source : news.yahoo.com

Produits à la fois populaires mais surtout très raffinés depuis quelques années, les champignons sont en vogue dans les plus grands restaurants. Les touristes à la recherche d’une activité éducative et de plaisirs gourmands trouveront leur bonheur à l’Hotel Palazzo Di Valli à Sienne, au Long Beach Lodge Resort à Tofino ou encore au restaurant étoilé Xesc Fonda dans les Pyrénées espagnoles (voir la vidéo du chef Francesc Rovira, ainsi que les photos ci-dessous).

Chef Francesc

Source : theplanetd.com

Une activité à fort potentiel pour les zones rurales

La promotion de la cueillette locale de champignons comestibles s’avère prometteuse pour les retombées économiques et la valorisation du territoire. D’ailleurs, le tourisme mycologique est maintenant considéré comme une source incontournable de revenu et d’emploi dans le milieu rural espagnol. Un portail Web est même entièrement dédié aux amateurs. N’en déplaise aux passionnés qui gardent souvent jalousement leurs informations, ici tout est public : lieux de bonnes récoltes, espèces, conditions météorologiques des derniers jours, restaurants et hébergements recommandés, marchés locaux, etc.

Micocyl

Micocyl2

Source : micocyl.es

Chaque municipalité est à même d’offrir un produit unique en fonction de ses atouts. Que cette activité soit gastronomique, d’interprétation, d’éducation ou de découverte, celle-ci peut bonifier l’offre existante et stimuler l’achalandage touristique. Kamouraska, au Québec, s’est inscrit dans cette optique de valorisation de la ressource mycologique.

De belles randonnées en forêt, dégustation à la clé, sont offertes au public, et un premier festival a même été organisé du 4 au 6 septembre dernier (voir vidéo).

À quelles clientèles s’adresser?

La cueillette de champignons peut être jumelée à d’autres activités de plein air telles que le camping, la randonnée ou le vélo. Elle est pratiquée en famille, en groupe ou en solitaire, avec ou sans guide et s’adresse aux visiteurs de courte ou de longue durée, de même qu’à la population locale.

Panneaux interpretation Kamouraska

Source : leplacoteux.com

 Structurer son offre

En s’appuyant sur des infrastructures locales existantes comme des restaurants et des lieux d’hébergement, des excursions peuvent être organisées et s’intégrer à une offre de forfait incluant le coucher, la cueillette et la dégustation. Si l’activité exige peu de matériel, elle nécessite en revanche d’être encadrée par un spécialiste qui apprendra aux clients à reconnaître les espèces comestibles.

Les destinations comme le Grand Domaine Bagnoles de l’Orne, la Lozère ou l’Ontario offrent différentes expériences dans un même forfait. L’Ontario combine par exemple l’observation des étoiles, la chasse aux champignons, des découvertes pittoresques et une descente nocturne en tyrolienne.

Ontario_Bagnolles

Sources : Bagnoles de l’Orne et Ontario

Pour les férus de mycologie, l’entreprise mycoTours offre des expéditions sur mesure dans les Rocheuses du Colorado, tandis que l’agence de voyages On The Road Experience propose de parcourir en une semaine la région du Yunnan, en Chine.

Québec : des trésors dans nos forêts

le Québec prend doucement conscience de son eldorado et de son potentiel touristique

Activité aussi naturelle que pêcher ou chasser en Amérique du Nord, ramasser des champignons sauvages fait partie des habitudes ancrées dans la culture comme en Russie, en Chine ou en France. Avec un territoire aussi grand, le Québec prend doucement conscience de son eldorado et de son potentiel touristique. André Fortin, mycologue, prédit que « d’ici une dizaine d’années, l’impact économique des champignons forestiers pourrait atteindre 100 millions de dollars au Québec, avec toutes les retombées qui découlent de l’industrie du tourisme et de la restauration ». Marie-France Gévry, spécialiste en foresterie, estime de son côté que « faire une cueillette de champignons avec 20 personnes qui paient chacune 50 $ pour vivre cette expérience peut être beaucoup plus payant que les champignons eux-mêmes ». Un créneau que certains ont flairé depuis longtemps comme MycoSylva, la Seigneurie du Triton, la Mycoboutique et le parc régional Massif du Sud, alors que la Mauricie en fait depuis peu la promotion.

Mauricie

Source : mycomauricie.com

Chanterelle, morille, champignon homard, pied-de-mouton, bolet, armillaire ventrue, marasme des oréades, retenez bien ces noms, ils attirent beaucoup les Européens, sans oublier le matsutake, dont la clientèle asiatique raffole. Il y a un immense potentiel à développer, alors exit la mycophobie, et place au mycotourisme!

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Produits et activités

Parcs d’aventure : les activités aériennes se diversifient

Les installations se complexifient, multipliant ainsi les possibilités, et la technologie permet de raffiner les expériences. La clientèle évolue; elle devient plus exigeante. Aussi, de nouveaux segments de marché s’intéressent aux défis que suggèrent ces parcs d’aventure. Voici un bref survol de l’industrie suivi d’exemples de produits d’aventure aérienne.

 

 

Adoption par les stations de ski

Ces organisations estiment le succès financier des parcours aériens/tyroliennes à 7,4 sur 10 en moyenne.

Elles ont le type de terrain, le personnel, le bassin de clientèle, une partie des infrastructures; les stations de ski ont souvent une longueur d’avance sur d’autres entreprises pour la mise en place d’un parc d’aventure. De plus, l’ajout d’un tel produit diversifie leurs sources de revenus, prolonge la période d’exploitation et fait connaître la montagne sous un nouveau jour à une clientèle élargie. Depuis au moins cinq ans, les États-Unis connaissent une multiplication des parcs d’aventure qui combinent généralement des parcours aériens ou dans les arbres et des tyroliennes. Un sondage réalisé à l’été 2013 révélait que 26 % des stations américaines offraient de telles activités. Ces organisations estiment le succès financier des parcours aériens/tyroliennes à 7,4 sur 10 en moyenne. C’est moins que la montagne russe alpine (9,1/10) et les glissades d’eau (8,8/10), mais beaucoup plus que le géocaching (4,2/10), le Disc Golf (4,3/10) et une dizaine d’autres activités (voir le graphique 1).

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Plusieurs stations américaines empiètent sur des terres faisant partie des National Forest System Lands et doivent ainsi se plier aux exigences du U.S. Forest Service, notamment en matière de développement d’activités estivales. En avril 2014, l’organisme a établi de nouvelles directives selon lesquelles il était désormais possible d’effectuer des travaux d’expansion, ce qui a permis de développer une offre pour la saison chaude. De grands centres de villégiature, comme Vail, n’attendaient que cette approbation pour amorcer leurs travaux. Avec le programme Epic DiscoveryVail Mountain compte implanter, entre autres, des parcs d’aventure dans trois de ses stations. Ainsi, l’offre continuera de croître dans les montagnes américaines et le défi consistera à se démarquer, à se renouveler et à attirer des clientèles diversifiées.

Une clientèle qui prend de l’expérience

Ces installations attirent des clientèles de tous âges, sportives comme non sportives. Holiday Valley était parmi l’une des premières stations de l’État de New York à offrir des parcours aériens. Depuis quelques années, d’autres installations ont vu le jour à proximité, familiarisant la population à ce type de produit. Selon la directrice du marketing de la station, Jane Eshbaugh, l’enrichissement de l’offre incite la clientèle à devenir plus exigeante. De plus, de nouveaux segments de marché s’ajoutent, comme les groupes d’entreprises qui viennent pour une activité de team building ou les équipes de sport pour s’y entraîner.

Offrir des occasions de surmonter sa peur, de relever des défis, d’atteindre un degré de difficulté supérieur constitue de bonnes façons pour favoriser le bouche-à-oreille, selon Scott Kauf du Utah Olympic Park. Les installations de ce site proposent des défis pour tous les niveaux, et chaque utilisateur voit une gradation dans son parcours. Cela favorise les montées d’adrénaline. Des clients ayant eu des sensations fortes partageront leur expérience pendant ou après leur visite avec leurs proches ou sur les médias sociaux.

Environnement et sécurité

Le visiteur doit être en sécurité et doit ressentir qu’il s’agit d’une préoccupation prioritaire du parc dès son arrivée sur le site.

Parmi les enjeux identifiés par des gestionnaires de parcs d’aventure, la protection des arbres et des écosystèmes prime. Les parcours aériens doivent mettre en valeur la forêt, permettre de la découvrir et de l’admirer; le plus grand soin dans l’aménagement et l’entretien du parc doit donc être prévu.

La sécurité est un autre enjeu de taille. La formation continue des employés et les inspections récurrentes sont cruciales. Le visiteur doit être en sécurité et doit ressentir qu’il s’agit d’une préoccupation prioritaire du parc dès son arrivée sur le site.

Des exemples en rafale

Depuis leurs balbutiements, les tyroliennes et les parcours aériens se sont perfectionnés et diversifiés. En voici quelques exemples.

Découvrir une ferme par les airs

À Hawaï, le Keana Farms Oahu propose de survoler une plantation tropicale sur des passerelles aériennes et par des tyroliennes. Voilà une façon de combiner les deux industries les plus importantes de l’État : l’agriculture et le tourisme.

 Image_1_Parcs d_aventureSource : Keana Farms Oahu

 

Voler comme un oiseau

La tyrolienne Zip World Velocity au Royaume-Uni permet d’atteindre des vitesses très élevées (plus de 160 km/h). Le visiteur est en position couchée à plat ventre, tête première, donnant ainsi l’impression de voler.

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Source : Zip World

Une station aérienne de parcours à obstacles

La destination de montagne Flumserberg, en Suisse, propose CLiiMBER, des parcours à obstacles sur trois niveaux aménagés de façon compacte. Les visiteurs peuvent emprunter les trajets selon différents degrés de difficulté.

Image_3_Parcs_d_aventure Source : CLiiMBER

Une tyrolienne sur rail

En Australie, le TreeTop Crazy Rider combine la montagne russe et la tyrolienne. Le visiteur, en position assise, est suspendu à un rail qui le fait glisser en slalom à travers la forêt. Cette attraction est accessible aux personnes à mobilité réduite. La vidéo ci-dessous présente le concept.

Une balançoire à 24 mètres dans les airs

Au Royaume-Uni, le Sky Ride de Tree Top Adventure accueille cinq participants à la fois, les hisse à 24 mètres d’altitude puis les relâche dans un mouvement de balancier. Visionnez la vidéo ci-dessous.

 

Un parc d’aventure de destination

Le parc autrichien Area 47 est en quelque sorte le Disney World des parcs d’aventure. On y trouve un très grand nombre d’activités de plein air, dont plusieurs aériennes, mais aussi des activités d’intérieur. La vidéo promotionnelle illustre l’énergie qui s’en dégage.

 

L’avenir

Selon certains experts, les parcs d’aventure ont encore de beaux jours devant eux. L’attrait pour les activités extrêmes favorisera probablement le développement de parcours avec des niveaux de difficulté particulièrement élevés ou qui génèrent une très forte dose d’adrénaline, et sollicitent ainsi le visiteur à revenir et à relever de nouveaux défis.

 

Image à la une : Keana Farms Oahu           

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Produits et activités

L’été, ça bouge au pied des pistes!

L’explosion de l’offre en toutes saisons

Le développement d’une offre estivale dans les stations de ski ne date pas d’hier. Elle permet d’exploiter plus efficacement les infrastructures déjà en place, de créer des centres de profit additionnels, de fidéliser la clientèle et de stimuler l’économie locale; ce qui est tout à fait favorable à moyen et à long termes.

L’impact des changements climatiques et l’évolution du comportement des consommateurs, qui cherchent désormais à pratiquer diverses activités, créent des courbes de fréquentation en dents de scie dans les stations. Des stratégies sont mises de l’avant pour contrer ces tendances lourdes; la diversification des activités en hiver et en été en fait partie. Une étude présentée par RRC Associates, dont les résultats ont été présentés en mai 2014 au congrès de la National Ski Area Association (NSAA) – le regroupement des stations de ski américaines –, révèle que:

  • 84% des 107 stations répondantes proposent une offre estivale ou annuelle (quatre saisons);
  • en moyenne, chacune de ces stations a reçu 52 500 visiteurs à l’été 2013;
  • la fréquentation a crû en moyenne de 37% au cours des 5 dernières années;
  • les activités de mai à octobre représentent environ 11% des revenus annuels;
  • les attractions qui, de l’avis des gestionnaires des stations, remportent le plus grand succès financier sont la luge alpine, le parc aquatique et la montagne russe (voir le graphique 1).

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Diversifiez, diversifiez qu’ils disaient!

On observe de plus en plus de développements de parcs d’attractions, aquatiques ou autre, à même la montagne. Ces infrastructures nécessitent de gros investissements et la proximité d’un marché de masse. De plus, elles impliquent de devoir renouveler le produit pour maintenir l’intérêt et assurer une fréquentation qui rentabilisera les actifs. Aux États-Unis, la prolifération de ces parcs amène des experts à se questionner sur le point de saturation de cette offre.

Néanmoins, il existe d’autres moyens de susciter l’intérêt, et à moindre coût. La clé du succès réside souvent dans une programmation variée. La créativité des organisateurs et l’enthousiasme du personnel doivent être au rendez-vous. Les activités peuvent être organisées à partir des installations existantes ou d’aménagements temporaires, ou encore n’impliquer que de petits investissements.

L’aventure extrême et douce

Le tourisme d’aventure et les expériences qui procurent des sensations fortes s’inscrivent dans les tendances à la hausse. Les parcours d’aventure dans les arbres, les tyroliennes et les murs d’escalade se multiplient dans les stations de ski. Les courses d’aventure extrême comme Tough Mudder ou Mud Hero sont aussi très populaires; des stations québécoises en accueillent depuis quelques années.

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Mud Hero 2013 à Ski Saint-Bruno – Source: 2013 Ryder Photography

La randonnée pédestre est une activité indémodable qui peut être renouvelée par des événements thématiques ou par l’offre de variantes originales. Les circuits de promenade à pieds nus se développent en France, notamment à la Ferme Aventure, dans les Vosges. Les randonneurs marchent sur des roches, des feuilles, dans l’herbe et même dans la boue. Cette activité familiale remporte beaucoup de succès, surtout auprès des enfants. En Savoie, on peut aussi faire de la randonnée aquatique: en compagnie d’un guide accompagnateur, les marcheurs remontent des torrents par petits groupes.

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Source: La ferme aventure

Le vélo

Le vélo de montagne est l’activité de prédilection en dehors de la saison de ski pour un grand nombre de stations. La NSAA et l’International Mountain Bicycling Association (IMBA) ont d’ailleurs signé une entente, il y a quelques années, afin d’outiller les stations pour le développement et la promotion de cette offre.

La Ville de Steamboat Springs, au Colorado, va plus loin. Alors que son offre hivernale et son image de marque sont bien reconnues et constituent même une marque déposée − Steamboat Ski Town, USAÒ -, elle souhaite en faire autant l’été avec Steamboat Bike Town USAÒ. Regroupant plusieurs partenaires de la communauté, dont la station de ski, cette organisation a pris l’engagement de faire de la région LA destination vélo des États-Unis (The Ultimate Destination for Cycling Experiences). Elle ne s’arrête pas au vélo de montagne : son site Web propose des circuits de vélo de route, de ville, BMX, freeride, etc.

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Source: Bike town USA

Les séjours d’apprentissage

Non exclusifs aux milieux montagneux, les séjours qui combinent plein air et apprentissage peuvent aussi contribuer à diversifier l’offre et à attirer une nouvelle clientèle. L’office du tourisme du Massachusetts, par exemple, propose des learning adventures: la cuisine avec un chef, les rudiments de la sculpture, de la soudure, du soufflage de verre ou encore la familiarisation avec l’apiculture ou la conception de fromages. Dans le Maine, une auberge et une école d’ébénisterie collaborent pour offrir aux voyageurs des ateliers de fabrication de traîneau. Faire appel aux ressources locales et aux spécialités régionales constitue un atout attractif.

L’animation urbaine au village

Les petites villes et les villages ont la cote depuis quelques années. Les voyageurs cherchent des expériences authentiques dans des milieux de vie ayant de la personnalité. Le magazine Travel & Leisure a demandé à ses lecteurs d’indiquer leur village favori. Les gens étaient ensuite appelés à voter sur plusieurs aspects, dont la présence de musées, de marchés agricoles, d’activités de plein air et d’hébergements pour accueillir les familles. Cinq des vingt municipalités retenues sont des destinations de ski. Les communautés d’Aspen, d’Estes Park et de Telluride, toutes au Colorado, ainsi que de Stowe (Vermont) et de Park City (Utah) attirent par leur dynamisme, leur scène culturelle, mais aussi par leur offre culinaire, leurs spécialités, qu’il s’agisse de microbrasseries ou de productions vinicoles, et par l’animation de leur centre-ville.

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Telluride Mountain Film Festival – Source: Mountain Film

S’adapter

L’offre estivale se développe dans un nombre grandissant de stations; elle devient donc de plus en plus compétitive. Pour tirer leur épingle du jeu, les stations devront faire comme en hiver: s’adapter aux comportements changeants des consommateurs, aux tendances touristiques et aux préférences en matière de loisirs, mais aussi demeurer fidèles à leur image de marque et à leur positionnement.

 

– Image à la une: Aspen, © Jeremy Swanson

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Le tourisme hivernal se réinvente!

Des activités hivernales qui se démarquent

Le snowga

Le snowga combine les postures et techniques de respiration du yoga avec la pratique de sports d’hiver (ski de fond, raquette, etc.). Ayant pour but de calmer le corps et l’esprit avant l’activité exercée, cette nouvelle pratique présente aussi l’avantage de faire découvrir le yoga à un nouveau segment de clientèle. Amenant le concept à un autre niveau, l’entreprise Yogachelan, dans l’État de Washington, souhaite proposer au cours de la prochaine année un forfait qui combinerait le yoga, la raquette et la visite des vignobles locaux.

Le vélo de montagne des neiges

Profitant de la popularité du fat bike, ces vélos équipés de larges pneus permettant aux amateurs de s’aventurer dans des sentiers enneigés et sur le sable, certaines destinations ont développé une offre cycliste hivernale. L’organisme Teton Mountain Bike Tours, dans le Wyoming, propose par exemple des randonnées de vélo des neiges dans les parcs nationaux de la région. Accompagnés d’un guide, les participants peuvent combiner leur parcours avec certaines activités d’interprétation de la faune ainsi qu’un repas à saveur locale. Pour sa part, la station de Val Thorens, en France, pousse cette pratique à l’extrême : le vélo sur neige en descente, réservé aux cyclistes plus expérimentés, nécessite là encore que les participants soient accompagnés d’un guide.

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De nouvelles façons de dévaler les pentes!

Chaque année, de nouvelles activités nous font vivre des expériences de glisse différentes dans les stations de montagne. Les gestionnaires misent principalement sur ce genre de produit afin de différencier leur offre par rapport aux concurrents. Yooner, ski biking, Ktrack ou 3ski, les exemples sont nombreux!

Le Yukigassen

Le Yukigassen est un jeu japonais dont l’objectif est d’éliminer l’équipe adverse à l’aide de boules de neige ou de capturer leur drapeau. Pratiqué de façon professionnelle au Japon, il est maintenant développé comme activité ludique dans les stations de montagne à travers le monde. Peu importe l’âge ou le niveau d’habileté, tous peuvent maintenant participer à ce genre d’événement. Le Canada compte d’ailleurs un organisme directeur de ce sport, Yukigassen Canada, qui cherche à développer une série d’événements à travers le pays. Pour une deuxième année consécutive en 2014, le Carnaval d’hiver de Thetford organise un tournoi de ce genre.

 

Des activités accessibles à tous!

Le baby traîneau à chiens

Afin d’initier les plus jeunes à cette pratique hivernale, certaines entreprises ont misé sur le baby traîneau à chiens, spécialement adapté à la morphologie des enfants de 3 à 7 ans. Les stations-villages du Val d’Arly Mont Blanc, en France, ont créé un espace ludique sécurisé et réservé à cette pratique.

 

Le babysnow

Dans la même veine, le babysnow est une petite planche à neige avec guidon, qui permet aux adultes d’amener leur enfant de 1 à 5 ans lors de la pratique d’activités de plein air. Ayant fait son apparition dans plusieurs stations françaises, cet engin peut être utilisé lors de randonnées en raquette, en ski de fond ou en ski alpin. Il s’agit d’un moyen efficace d’initiation des plus jeunes à la pratique d’activités hivernales!

Tout le monde descend!

Innsbruck, en Autriche, a créé le RollRinn, un événement sportif où les personnes à mobilité réduite peuvent se mesurer à des personnes sans handicap sur des pistes de ski alpin ou de ski de fond. Une grande variété de bolides ont d’ailleurs été conçus afin que tous puissent participer à cet événement rassembleur (voir la vidéo ci-dessous).

Des festivals hauts en couleur!

Festival international de glace et de neige de Harbin, Chine

Considéré comme l’un des plus grands festivals hivernaux au monde, le Festival international de glace et de neige de Harbin est un événement artistique, culturel et sportif qui transforme littéralement la ville. En effet, de nombreuses sculptures de glace, dont la plupart représentent les plus grands monuments du monde, envahissent les parcs. Jeux de lumière, feux d’artifice et lanternes sont quelques-unes des autres animations qui dynamisent la ville de janvier à mars. Plusieurs visites guidées sont d’ailleurs organisées dans les parcs de la ville, favorisant ainsi la découverte de certains sites.

 

Fête des Lumières, France

Durant quatre jours, les façades, rues, monuments et jardins de Lyon, en France, s’ornent d’illuminations impressionnantes. Animations, danse, feux d’artifice, spectacles de tout genre et scénographies agrémentent de nombreux arrondissements, encourageant ainsi la circulation des visiteurs à travers la ville. Les familles et les sportifs y trouvent également leur compte, puisque des parcours thématiques ont été spécialement conçus pour être empruntés à vélo et avec les enfants.

 

 

Sapporo Snow Festival, Japon

En février, le Sapporo Snow Festival, dans la ville du même nom, attire environ deux millions de visiteurs annuellement sur sept jours de festivités. Cet événement se déroule principalement sur trois sites:

  • Odori Park: site principal du festival; des sculptures de neige, petites et grandes, y sont présentées, en plus de nombreux concerts et événements ludiques.
  • Susukino: c’est à cet endroit qu’ont lieu les cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que la compétition internationale de sculptures de glace.
  • Tsu Dome: ce site comprend trois types de glissades, du rafting des neiges, des sculptures de glace ainsi qu’un labyrinthe de neige. À l’intérieur du dôme, plusieurs activités pour enfants sont proposées.

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Et vous, quelles initiatives touristiques hivernales vous ont marqué en 2013?

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Produits et activités

Tourisme hivernal: 5 destinations qui se démarquent!

Whistler, Canada

la station Whistler Blackcomb est le principal moteur de l’achalandage touristique de la ville en hiver

Plus grand domaine skiable d’Amérique du Nord, la station Whistler Blackcomb est le principal moteur de l’achalandage touristique de la ville en hiver. Avec son abondance de neige, on peut y pratiquer une variété d’activités d’aventure, telles que le ski alpin, le canyoning de glace et l’héliski. La piste de Bobsleigh utilisée lors des Jeux olympiques de Vancouver en 2010 a également été transformée en attraction touristique. La destination compte d’ailleurs sur de nombreuses compétitions sportives internationales réparties sur la période hivernale. Sa célèbre télécabine PEAK 2 PEAK, qui relie les deux sommets, a aussi contribué à sa renommée.

L’après-ski est une facette de la ville bien appréciée des touristes, pour profiter de la vie nocturne, des restaurants ou pour le magasinage. Certaines activités intérieures, tant sportives (Meadow Park Sports Centre, The Core, etc.) et culturelles (galeries d’art, musées, etc.) que de bien-être, sont également accessibles. Son Festival du film et ses festivités de Noël contribuent pour leur part à enrichir les activités offertes par la ville en décembre. La destination cherche aussi à attirer davantage de touristes d’affaires, principalement avec le développement du Whistler Conference Centre en plein cœur du village.

Rovaniemi, Finlande

Profitant de sa proximité avec le cercle polaire, Rovaniemi est reconnue comme «ville officielle du père Noël».

Profitant de sa proximité avec le cercle polaire, Rovaniemi est reconnue comme «ville officielle du père Noël». Les compagnies aériennes augmentent d’ailleurs le nombre de vols vers cette destination afin de répondre à cette hausse de la demande durant la période des Fêtes. Sur place, un village du père Noël a été entièrement créé, accueillant notamment son bureau de poste ainsi que l’école et l’atelier des elfes (Joulukka). Plusieurs événements tournent autour de cette thématique, dont la cérémonie du 23 décembre, qui est télédiffusée internationalement. Une webtélé du père Noël a aussi été développée afin de faire la promotion de la destination.

Des activités de plein air des plus originales sont offertes aux touristes, telles que l’observation des aurores boréales, les safaris en motoneige, le golf d’hiver, le traîneau à rennes et à chiens, la descente en VTT ou la baignade dans les lacs gelés. Quelques musées, dont les thématiques touchent principalement la faune et la flore arctiques (ex.: Arktikum) ou encore la culture et l’histoire de la Laponie (ex.: Maison de la culture Korundi), complètent l’offre touristique de cette destination.

Innsbruck, Autriche

Surnommée la Capitale des Alpes, Innsbruck propose une offre tant urbaine que de plein air. La ville met de l’avant son architecture particulière, notamment ses anciennes installations olympiques de même que ses monuments gothiques et baroques. Plusieurs musées, galeries d’art et activités intérieures (centre de santé et de remise en forme, casino, etc.) sont aussi proposés aux visiteurs. Pour la période des Fêtes, cinq marchés de Noël ayant des thématiques particulières sont dispersés à travers la ville.

En plus de la variété des activités de plein air disponibles dans ses neuf domaines skiables (ski alpin, ski de fond, luge, raquette, canyoning de glace, etc.), la région reçoit de façon récurrente de nombreux événements sportifs professionnels. Des navettes gratuites sont de plus proposées aux visiteurs, au départ et à destination des stations de ski. À noter que depuis 2011, le Snow Festival permet chaque année aux familles de se divertir et de se familiariser avec différents sports hivernaux en pleine ville, contribuant ainsi au développement de la relève.

Oslo, Norvège

Avec ses cinq stations de ski, son réseau de ski de fond bien développé, ses nombreux lacs gelés et ses pistes de luge – dont une d’une longueur de deux kilomètres –, Oslo porte bien son surnom de Capitale mondiale de l’hiver. La majorité des activités sont disponibles à moins de 30 minutes du centre-ville, et son réseau de transport en commun, constamment renouvelé, permet leur accès à faible coût. La destination accueille d’importants événements sportifs, certains récurrents, comme la coupe du monde de ski de fond, et d’autres ponctuels, tels que les Championnats du monde de ski acrobatique de 2013. Le site de saut à ski Holmenkollen et son musée sont d’ailleurs les attraits les plus visités de la ville depuis sa reconstruction en 2009.

Oslo s’anime particulièrement pendant la période des Fêtes, lorsqu’illuminations et marchés de Noël redessinent la ville. Son offre culturelle est également bien présente, avec près de cinquante musées (principalement sous une thématique nordique et scandinave), son parc des sculptures, sa forteresse d’Akershus, sa Galerie nationale et son opéra.

Tallinn, Estonie

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, Tallinn présente de nombreuses activités d’interprétation du patrimoine historique, un programme événementiel chargé et récurrent (ex.: Tallinn Black Nights Film Festival), plusieurs festivités du temps des Fêtes, ainsi qu’une offre gastronomique du terroir spécialement conçue pour la saison hivernale. Avec ses infrastructures modernes et sa réputation de ville technologique, elle est également un site de choix pour le tourisme d’affaires. De plus, Tallinn compte une douzaine d’hôtels-spa spécialisés dans les massages aux pierres chaudes et les soins pour le corps. À noter que dans cette destination de magasinage hors taxe, les propriétaires d’établissements hôteliers doivent inclure le petit-déjeuner et la taxe dans le prix affiché.

Des passeports touristiques bien utiles!

Dans le but d’encourager la découverte de leur ville, Tallinn (Tallinn Card), Oslo (Oslo Pass) et Innsbruck (Innsbruck Card) ont chacune développé une carte qui offre à son acheteur le transport en commun, le stationnement ainsi que l’accès à un ensemble d’attraits et de services. Plusieurs réductions sont également incluses dans les commerces de ces villes. Selon VisitOSLO, cette initiative plaît aux touristes, puisque 98% des utilisateurs la recommanderaient à un ami.

Au vu de cette féroce concurrence en tourisme hivernal, il est de plus en plus difficile pour les destinations de se démarquer. Dans ce contexte, quelles cartes les villes du Québec devraient-elles jouer pour continuer à forger leur réputation à l’international?

Image à la une : ©istockphoto

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Aménagement d’un marché de Noël: inspirations de Strasbourg et de Nuremberg

Pour qui a eu la chance de les visiter, ce sont d’abord les maisonnettes de bois, le scintillement des lumières et l’odeur des noix grillées qui viennent à l’esprit. Puis, il y a ces mains que l’on réchauffe autour d’une tasse de vin chaud, la diversité des produits des artisans locaux, la chaleur des chorales et le son des orchestres de cuivres. Si bien que, lorsque les flocons se mettent à danser, le temps se fige et les sourires s’illuminent.

En Europe, les marchés de Noël constituent une tradition vieille de plusieurs siècles. Accueillant chacune plus de deux millions de visiteurs annuellement, les villes de Strasbourg et de Nuremberg ont beaucoup à prévoir pour que leur marché soit un succès année après année. Comment ces villes sont-elles aménagées pour attirer autant de visiteurs et créer des marchés d’une si grande envergure?

Nuremberg, Allemagne: au cœur de la tradition

Le marché de Noël de Nuremberg, datant du XVIIe siècle, est un incontournable puisqu’il est le plus reconnu du pays qui a vu naître cette tradition. Il mise d’ailleurs sur cet héritage et les spécialités régionales – tels les fameuses saucisses Nuremberger, le vin chaud et le pain d’épices – pour attirer touristes et amoureux de la période de l’avent, et rassemble aujourd’hui près de 200 kiosques divisés en 3 marchés aux thématiques différentes. Tandis que le Christkindlesmarkt, plus traditionnel, trône sur la place du marché, le marché des enfants offre une atmosphère plus ludique. Celui des villes sœurs amène quant à lui un volet plus international, grâce à ses artisans venus des quatre coins du monde.

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© Olivier Legault

C’est la vente de cadeaux pour enfants qui a mené à la création du marché il y a déjà près de 400 ans. Depuis, sculpteurs de bois, confectionneurs de poupées et confiseurs se rassemblent sur la place centrale de Nuremberg. Ici, les traditions sont à la base du charme. On pense entre autres à la cérémonie d’ouverture inaugurée par la Christkind – une dame aux cheveux blonds et bouclés ayant l’heureuse tâche de distribuer les cadeaux aux enfants –, aux chorales, aux processions d’enfants et aux poupées de prune. Ces traditions font du marché de Nuremberg un événement arrêté dans le temps et foncièrement authentique.

Strasbourg, France: la capitale (autoproclamée) de Noël

Strasbourg offre une version moins traditionnelle, mais plus adaptée aux goûts du jour. Avec 11 sites de marchés disséminés à travers tout le centre-ville et plus de 300 kiosques, c’est la ville entière qui se retrouve illuminée et animée par des milliers de touristes venus de la région et d’ailleurs. S’étant autoproclamée «Capitale de Noël», Strasbourg combine les activités de promotion et s’impose comme la destination de Noël par excellence. Ici, le marché prend la forme d’un véritable parcours en plein cœur de la ville, reliant des petits marchés aux identités multiples grâce à la mise en lumière tant des grandes rues piétonnes que des ruelles médiévales.

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© Olivier Legault

Ce parcours rend possible la découverte des multiples facettes de Strasbourg et propose au visiteur une version inédite de la ville. Vous y trouverez la place Kléber, son gigantesque sapin et son spectacle d’animations lumineuses, puis un marché empruntant l’esthétique d’une fête foraine, un autre mettant en avant-plan les délices de l’Alsace ou les produits d’un pays invité, un marché où l’artisanat régional est mis en valeur et, partout, mais véritablement partout dans la ville, des kiosques de vin chaud, de biscuits de Noël, de gaufres, de choucroute et autres poêlées de spécialités locales impliquant de la crème et des lardons. Strasbourg, par l’exubérance de ses marchés, présente ainsi Noël sous plusieurs formes, tantôt au cœur de placettes coincées entre des maisons à colombages, tantôt dans la contemplation de sa cathédrale.

 

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© Olivier Legault

Bien que ces deux villes mettent fortement à profit le décor et les petites places qu’offre leur centre-ville aux allures médiévales, certains principes d’aménagement fondamentaux sont à considérer pour quiconque voudrait organiser un marché de Noël de grande envergure.

Principes d’aménagement des marchés de Nuremberg et de Strasbourg

Voici quelques principes d’aménagements qui expliquent le succès de ces événements et permettent leur adaptation à une autre situation géographique:

  • Un ensemble de marchés aux identités singulières – À Nuremberg comme à Strasbourg, on offre une diversité de marchés aux ambiances distinctes et aux produits variés. Pour l’adaptation au contexte québécois, profitez des marchés de Noël pour investir des lieux centraux et connectés aux flux de transport du quotidien, mais aussi d’autres, moins connus, à échelle humaine (ex.: bord d’une rivière, parvis de l’église, secteur patrimonial, placette donnant sur la rue principale).
  • La mise en réseau de ces marchés – Vous n’avez pas besoin d’avoir une grande place publique si vous disséminez les kiosques sur plusieurs lieux reliés entre eux. Ces liens de transition doivent être réservés aux piétons, ou du moins agréables pour ces derniers, peuvent prendre la forme d’un circuit défini par vos plus belles décorations lumineuses et intégrer les secteurs commerciaux du centre-ville. À Nuremberg comme à Strasbourg, le visiteur est pris en charge par ce réseau dès son arrivée à la gare, que ce soit par le départ du circuit lumineux ou par la disposition d’un marché sur la place de la gare. Les axes du parcours de Nuremberg sont également bordés de kiosques qui ne font pas partie des trois marchés officiels, ce qui participe à donner l’impression au visiteur que la ville est un marché de Noël.
  • Une programmation d’activités pour toutes les générations – Les activités proposées doivent toucher toutes les générations. Le marché des enfants, celui des produits fins, un bistro de vin chaud et les chorales de l’âge d’or sont tous de bons exemples. Le circuit peut aussi connecter différents lieux d’activités hivernales, comme les patinoires et les lieux de glissade.
  • Le charme d’un village, ou d’un quartier – Le site du marché doit être un village dans un village. Les cabanes qui se font face doivent être distancées de trois à cinq mètres, et la forme générale du marché doit inciter à la circulation tout en intégrant des aires de repos. Tous les milieux urbains du Québec ne sont pas nécessairement aptes à accueillir un marché de Noël de qualité. Les villages et quartiers collectionnant les zones piétonnes, les petites places publiques et les parcs ont une longueur d’avance. Sachez reconnaître les qualités de ces milieux et osez les mettre en valeur, pour en faire un pôle d’attraction régional au cours du temps des Fêtes et ainsi charger émotivement la perception générale de la population envers ces lieux.
  • À éviter – Des cabanes alignées de manière rectiligne sur un axe routier important, un marché de Noël qui s’apparente à un marché aux puces, des prix trop élevés pour la nourriture et les boissons chaudes.

Plus qu’un marché de Noël…

Il faut davantage penser à organiser son marché de Noël comme un lieu de rassemblement, de partage, de chaleur humaine, où l’achat de cadeaux sert à souligner l’amour qui nous entoure. L’esprit de Noël, c’est l’enchantement, mais c’est encore plus une tradition de rassemblement et de générosité.

Qui sait, si vous réussissez à créer une telle ambiance, votre marché de Noël pourrait bien servir de lancement à la programmation des festivités hivernales de votre coin de pays…

Joyeux Noël!