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Marketing

Comment créer l’identité sonore d’une destination?

L’image de marque d’un territoire touristique est de prime abord représentée par son nom, son slogan et son logo. Quant à sa musique, elle peut être définie par des designers sonores dont la tâche est d’associer une identité musicale à la destination. Ces experts effectuent un diagnostic de la région pour mettre en lumière les éléments et les valeurs qui la définissent. Une fois l’analyse effectuée, ils composent et enregistrent « l’hymne » du territoire, également appelé « logo sonore ». Véritable exercice de création et de composition, le processus nécessite un remarquable talent musical ainsi qu’une expertise avérée en marketing.

Le logo sonore et ses variations sont ensuite intégrés aux supports et aux canaux de communication des collectivités locales et territoriales : vidéos promotionnelles, congrès, évènements, bornes interactives. La bande-son peut également être mise à la disposition de certains acteurs économiques locaux. Bénéficiant ainsi de contenu audio adapté, ces derniers peuvent diffuser un message en cohérence avec la stratégie territoriale et devenir des ambassadeurs de la marque. L’identité sonore permet en outre d’accroître la notoriété et l’attractivité de la destination, tout en la différenciant des autres.

Le son fait-il partie de l’image de marque de votre destination?

Consultez notre analyse Au rythme des promenades sonores pour découvrir des exemples de bonnes pratiques.

 

Source de l’image à la une : © Pexels

Clin d’œil écrit en collaboration avec Kathleen Murphy.

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Technologies

La ville du futur sera-t-elle un terrain de jeu?

Lors du colloque « Ludifier la ville », organisé par le Partenariat du Quartier des spectacles en février dernier, plusieurs intervenants ont exposé comment la ville et ses espaces urbains peuvent devenir des lieux où l’on peut vivre des expériences ludiques variées. Nous avons retenu les exemples de Playable City, qui place le jeu et les gens au cœur de la ville.

La ludification c’est « l’application des mécaniques propres aux jeux, notamment aux jeux vidéo, à diverses disciplines (…) pour inciter de façon ludique les utilisateurs à adopter un comportement souhaité 

La ludification c’est « l’application des mécaniques propres aux jeux, notamment aux jeux vidéo, à diverses disciplines (…) pour inciter de façon ludique les utilisateurs à adopter un comportement souhaité », d’après l’Office québécois de la langue française.

Se réapproprier la ville

D’entrée de jeu, l’animateur Marc-André Carignan, chroniqueur spécialisé en design urbain et en architecture, nous parle de la ville comme terrain d’expérimentation qui vise divers objectifs, tels que :

  • S’informer… sur l’histoire avec Cité Mémoire;
  • Surprendre… en marquant le territoire, par exemple avec des ruelles qui deviennent des œuvres d’art colossales comme à Vancouver (voir l’image plus bas dans le texte) ou de magnifiques ruelles vertes telles que celles de Montréal ;
  • Sensibiliser… à la sécurité avec ces lumières de circulation « dansantes » (voir la vidéo) qui divertissent les piétons en attente aux feux de circulation. Cette installation ludique a fait grimper à 81 % le nombre de piétons qui se sont mis à attendre patiemment la lumière au lieu de traverser la rue à tout moment ;
  • S’amuser et bouger… pour augmenter le sentiment d’appartenance et interagir avec sa ville ;
  • Vendre… des produits à l’aide de concepts originaux intégrés dans le matériel urbain comme ces panneaux d’affichage offrant un massage aux personnes qui attendent l’autobus dans un abribus de Bogota en Colombie (voir la vidéo)
  • Socialiser… à l’aide de matériel urbain comme avec les bascules de la place des Festivals

Ville-Futur-Vancouver

Ruelle de Vancouver ; source : Métro

La ville du futur: Playable City

Hilary O’Shaughnessy, de Bristol en Angleterre, a présenté Playable City, un concept qui réutilise les infrastructures urbaines existantes et se réapproprie les technologies innovantes mises sur pied dans les villes intelligentes afin de créer des interactions entre la ville et ses habitants.

Playable City encourage les échanges entre les villes, et a contribué à la création de projets à Lagos, Tokyo, Sao Paulo, Bristol et Austin. Mme O’Shaughnessy a également présenté plusieurs initiatives qui ont su se démarquer dans le cadre du concours international annuel Playable City Award; en voici quelques exemples.

Quand le matériel urbain prend vie 

Hello Lamp Post a vu le jour à Bristol en 2013, où il a remporté le Playable City Award. Il s’agit d’un projet ludique qui permet d’échanger des messages textes avec du mobilier ; un lampadaire, une boîte aux lettres, un parcmètre, une borne d’incendie, ou même un monument, en utilisant un code d’identification déjà présent sur l’objet en question.

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Source: Pan Studio

S’engage alors une discussion reprenant à l’occasion des informations fournies par de précédents joueurs sur des thèmes variés. Hello Lamp Post vise à changer le regard des résidents, et pourquoi pas des touristes, sur leur environnement en créant des souvenirs agréables et inattendus. Depuis, le concept s’est étendu à plusieurs villes, dont Tokyo, Austin et Bordeaux (voir la vidéo ci-après).

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 Source : Hello Lamp Post Bordeaux

Quand on s’amuse avec les ombres 

Le projet Shadowing a été présenté à Bristol durant six semaines à l’automne 2014. Les gens ont déambulé dans les rues de la ville, certaines parmi les moins fréquentées, à la recherche des huit lampadaires clandestins, jouant, dansant et façonnant leurs ombres sous ces lumières qui les captaient puis les enregistraient. Ces ombres étaient ensuite projetées sur le sol pour le bonheur des passants. Le but des deux créateurs de ce projet : créer des interactions inopinées entre les personnes qui partagent un même environnement urbain. Pour mieux comprendre le concept, visionnez la vidéo de Shadowing Tokyo.

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Source : BBC News

Dans le même esprit, les URBANIMALS, sont des animaux d’Origami projetés sur les murs et le sol dans des parties peu fréquentées de la ville au gré des personnes qui passent ou qui s’arrêtent pour interagir avec eux.

« Le jeu c’est tout ce qu’on fait sans y être obligé », Mark Twain.

D’ailleurs, ils possèdent une personnalité qui leur est propre. Les dauphins aiment sauter avec les gens, le lapin est très timide, le scarabée tente de faire son travail malgré toutes les distractions fournies par les habitants qui interagissent avec lui, tandis que le kangourou effronté effectue quelques sauts sous l’œil amusé des passants.

« Le jeu c’est tout ce qu’on fait sans y être obligé », Mark Twain.

Quand attendre devient un jeu d’enfant

Stop, Smile, Stroll est le grand gagnant de l’édition 2016 du Playable City Award. Il s’agit d’un projet ludique qui vise à transformer les passages piétonniers en expériences multisensorielles. Les juges ont été particulièrement enthousiasmés par l’importance qu’accordent les concepteurs à la cocréation avec les communautés locales, qui sont invitées à soumettre leurs idées d’animation.

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Source : Playable City

En appuyant sur le bouton qui leur permet de traverser la route lorsque les feux de circulation tournent au vert, les piétons verront leur passage s’animer de sons, de lumières et d’images. Les passants et même les gens dans les voitures seront invités à participer autant qu’ils le souhaitent.

Animer la ville, la rendre vibrante et différente. Jouer, s’amuser, se réapproprier le matériel urbain, l’habiter, interagir, quoi de plus authentique qu’une population qui sort de chez elle et habite réellement sa ville, été comme hiver !

 Source de l’image à la une : ©Atomic3

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Technologies

MT Lab encourage l’innovation en tourisme

Jusqu’au 5 mai 2017, les start-ups dans le domaine du tourisme, de la culture et du divertissement peuvent présenter leur candidature afin d’intégrer l’incubateur montréalais MT Lab. La première cohorte sera constituée de huit jeunes pousses innovantes de toutes nationalités, en phase d’amorçage ou de décollage. Leur modèle d’affaires doit reposer sur l’une des thématiques suivantes :

  • meilleure connaissance de la clientèle ;
  • enrichissement de l’expérience du parcours ;
  • approche innovante dans les processus d’affaires ;
  • amélioration de l’impact social et durable.

Le comité de pilotage du MT Lab qui accompagnera les start-ups est composé des membres suivants : Aéroports de Montréal, Air Canada, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, l’ITHQ, Loto-Québec, la Sépaq et Tourisme Montréal. Voici ce qu’offre le programme d’incubation, réparti en 4 cycles de trois mois, de juin 2017 à mai 2018 :

  • une connaissance de l’écosystème des start-ups et une connexion à ce dernier ;
  • une validation de la proposition de valeur ;
  • une stratégie de commercialisation et de mise en marché (locale, nationale et internationale) ;
  • une préparation aux « démos days» devant les équipes des partenaires pertinents ;
  • du mentorat offert par des leaders de l’industrie et de la recherche ;
  • un accès et de la visibilité auprès des partenaires, de l’ESG et de leurs réseaux ;
  • une possibilité d’échange avec le Welcome City Lab, l’incubateur touristique à Paris ;
  • un espace d’hébergement réservé, à bas coût, pendant un an dans les locaux de MT Lab, au cœur du Quartier des spectacles ;
  • une subvention d’accueil de 5000 $ par start-up.

Selon Martin Lessard, directeur général de l’incubateur, « MT Lab se veut un hub qui met en relation les leaders de l’industrie du tourisme, de la culture et du divertissement avec la crème des jeunes pousses innovantes. Les apprentissages seront mutuels ».

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Source : MT Lab

Le Welcome City Lab, premier incubateur dédié au tourisme, a accompagné 70 start-ups dans leur développement depuis ses débuts en 2013. Au total, celles-ci ont récolté l’équivalent de 85 millions de dollars canadiens (60 millions d’euros) en financement et ont créé 400 emplois. De nombreuses collaborations se sont tissées avec les partenaires fondateurs de l’incubateur, comme l’illustre l’infographie ci-dessous.

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Source : Welcome City Lab

L’incubateur a annoncé récemment les noms des 13 start-ups qui intègreront sa 4e cohorte. Ce programme suscite beaucoup d’intérêt puisque le Welcome City Lab a reçu 120 candidatures cette année.

Si l’on se fie à la centaine de personnes présentes lors de sa soirée d’appel à candidatures, le succès du MT Lab devrait être au rendez-vous !

Source de l’image à la une : © MT Lab

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Tendances

Quelques tendances à surveiller

Contrer la surfréquentation 

On parle de surfréquentation touristique depuis plusieurs années. Victimes de leur succès, certaines destinations tentent de gérer l’afflux de touristes en limitant l’accès aux villes et aux lieux déjà fort achalandés ou en dirigeant les visiteurs vers les banlieues et les quartiers moins connus. Par exemple, New York a réussi à mieux équilibrer son flot de touristes en entraînant les visiteurs vers Brooklyn ou le Queens, quartiers où ils n’auraient jamais mis les pieds il y a dix ans. NYC & Company a gagné ce pari, entre autres, grâce à des partenariats avec les parties prenantes locales qui ont pour la plupart contribué à revitaliser les espaces publics à travers la ville. Et, bien que la majorité des offres d’Airbnb soient encore principalement localisées dans des quartiers populaires, l’entreprise a joué un rôle dans la rétention de visiteurs dans de nouveaux arrondissements. Elle a ainsi fait la démonstration aux hôteliers qu’ouvrir de petites propriétés dans des secteurs hors des sentiers battus peut s’avérer une bonne idée.

Des destinations comme Barcelone limitent la construction de nouveaux hôtels et exercent une répression sur les locations de vacances et Airbnb. D’autres encore comme l’Islande tentent de favoriser les voyageurs les plus soucieux du respect de l’environnement et de la société.

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Source: Pixabay

L’intelligence artificielle devient enfin réalité

La vague de l’intelligence artificielle (IA) dans l’industrie du voyage a commencé en 2016 et elle se répandra de plus en plus en 2017. Plusieurs entreprises intègrent maintenant cette technologie dans leur processus de recherche et incorporent des plateformes de clavardage (chabots) dans leurs communications en ligne, afin d’améliorer le service à la clientèle et l’engagement.

Visit Orlando a été l’un des premiers offices de tourisme à intégrer l’IA dans ses plateformes et applications Web pour répondre à des recherches complexes. De même :

  • Hilton Worldwide a lancé son robot Connie;
  • com a inauguré Experiences, une nouvelle plateforme de réservations pilotée par IA;
  • Air Canada et SAS Airlines ont commencé à utiliser un système d’IBM pour l’application en vol de leurs agents de bord;
  • le minibus Olli entièrement automatique et sans conducteur devrait circuler dans les rues de Washington DC, Miami et Las Vegas en 2017.

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Source: @localmotors

Des compagnies comme Domino’s, Pizza Hut et Taco Bell ont pavé la voie aux entreprises touristiques avec leurs assistants virtuels contrôlés par IA. Des marques de luxe comme Dorchester Hotels et Edwardian Hotels ont investi dans de nouveaux systèmes de gestion de la relation client intégrant l’IA. Edward, le concierge virtuel d’Edwardian est décrit comme un « nouveau service interactif de réponse texte par messagerie mobile ».

Il reste encore un long chemin à parcourir avant que l’IA et les interfaces homme-machine transforment vraiment l’étape de la recherche de voyages et l’expérience utilisateur dans un large éventail d’entreprises. Mais petit train va loin…

L’évolution des médias sociaux 

Les innombrables canaux de commercialisation disponibles aujourd’hui obligent les entreprises touristiques à relever le défi de la fragmentation pour atteindre les voyageurs potentiels, là où ils se trouvent, soit sur Snapchat, Instagram, WeChat, Twitter, Facebook, Google ou encore sur leur messagerie mobile. L’annonce de l’introduction en bourse de Snapchat à la mi-novembre 2016 montre à quel point ces réseaux sont omniprésents, surtout auprès des jeunes voyageurs du millénaire et de ceux de la génération Z. En effet, un rapport de Skift a révélé que seulement 14 % des utilisateurs de Snapchat ont plus de 35 ans, comparativement à 20 % des adeptes d’Instagram et à 50 % des usagers de Facebook.

Starwood Hotels & Resorts a été l’un des joueurs de l’industrie touristique les plus actifs sur Snapchat, déployant les filtres géolocalisés en 2016 pour cibler les membres potentiels de son programme de fidélité Starwood Preferred Guest. National Geographic Traveler s’est également tourné vers Snapchat en 2015, en y déployant la chaîne de contenu vidéo Discover.

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Source : Pixabay

L’influence de Snapchat se fait sentir sur d’autres réseaux sociaux qui tentent maintenant de tirer parti de la puissance du contenu vidéo éphémère, mais ciblé. Facebook développe actuellement une chaîne, elle aussi baptisée Discover, pour mieux organiser les nouvelles et lutter contre l’influence de ce que l’on appelle les « fausses nouvelles » sur son site. La chaîne affichera le contenu des fournisseurs de médias sélectionnés sur les fils d’actualité des utilisateurs et ouvrira un nouveau support pour la publicité ciblée. Twitter a déjà une fonctionnalité similaire. Malgré cela, à ce jour, la plupart des marques de voyages n’ont pas réussi la transition vers des contenus visuels et courts.

Pour un meilleur aperçu des perturbations à venir, il faut jeter un coup d’œil du côté de la Chine, où WeChat joue un rôle presque tout-puissant dans la relation consommateurs − entreprises (voir la vidéo ci-après). Toutes les interactions − de la découverte à la réservation et au paiement − ont lieu dans son environnement fermé ce qui réduit considérablement l’importance du Web traditionnel pour de nombreux utilisateurs.

Tout n’est pas noir ou blanc dans le monde de la distribution

Les chaînes hôtelières et les agences de voyages en ligne savent qu’elles sont dépendantes les unes des autres ; la question est de savoir en quels termes économiques et dans quelle mesure. Les agences de voyages en ligne comme Expedia, en particulier, et Booking misent sur les tarifs les plus bas des grandes chaînes afin d’offrir à leurs clients le plus grand choix possible. Si les grandes chaînes sont absentes des sites des agences de voyages en ligne et sont de plus en plus remplacées par des hôtels indépendants et de petits groupes hôteliers, les agences de voyages en ligne pourront profiter de commissions plus élevées pendant un certain temps, mais leurs clients se rendront compte bien assez vite qu’elles ne sont pas l’endroit idéal pour obtenir une vue complète du marché et pourraient les délaisser.

Quant aux chaînes d’hôtels, elles ont aussi besoin des agences de voyages en ligne pour attirer les consommateurs qui accordent plus d’importance aux tarifs les plus bas qu’à la fidélité, et qui ne réservent pas directement sur le site Web de l’hôtel. Toutefois, elles veulent réduire leur dépendance à ces agences et obtenir de meilleures conditions.

En 2017, les chaînes hôtelières devraient avoir une meilleure compréhension de l’impact sur leurs résultats financiers des taux exclusifs offerts directement sur leur site Web aux membres de leur programme de fidélisation. Et les agences de voyages en ligne décideront si elles doivent poursuivre la guerre au risque de perdre les plus grands joueurs hôteliers.

Et vous? Que voyez-vous sur votre radar pour 2017? Qu’est-ce qui vous préoccupe?

Source de l’image à la une: @Pixabay 

 

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Transport

Vers des véhicules sans chauffeur

La voiture autonome devrait bousculer le modèle de transport d’ici quelques années seulement. Google, Tesla et Uber effectuent des tests depuis un certain temps. Ce type de technologie est également expérimenté sur des moyens de transport collectifs, comme des navettes, et l’industrie touristique se tient aux aguets du déploiement de cette technologie révolutionnaire.

 

 

 

Uber teste ses véhicules autonomes

À Pittsburgh, en Pennsylvanie, les voitures sans chauffeur Uber accueillent des clients depuis septembre 2016. Équipées de caméras, de lasers et de capteurs sur leur toit, les voitures autonomes d’Uber sont facilement reconnaissables. Pour la première phase expérimentale, deux techniciens prennent place dans le véhicule. L’un d’eux observe le comportement de l’auto et l’autre est derrière le volant, prêt à agir si la technologie fait défaut.

Vehicule sans chauffeur Uber Pittsburgh

 Source : Uber Newsroom

Des navettes sans chauffeur en projets pilotes

Des voyageurs peuvent aussi profiter de cette technologie grâce à plusieurs initiatives développées pour faciliter les déplacements dans des zones spécifiques. C’est notamment le cas à l’aéroport d’Heathrow, à Londres, où depuis déjà quelques années les visiteurs peuvent emprunter l’un des pods électriques sans chauffeur pour se déplacer entre le stationnement et le terminal. L’aéroport Christchurch, en Nouvelle-Zélande, aura également sa navette autonome; elle constituera la première expérience de cette technologie au pays.

La ville de Paris s’y met aussi pour faciliter le transport des voyageurs entre les gares de Lyon et d’Austerlitz. Depuis la fin janvier 2017, la Régie autonome des transports parisiens (RATP), en partenariat avec le Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF) et la Ville de Paris, propose des navettes autonomes. Chacun des deux véhicules électriques sans chauffeur, d’une capacité de 12 personnes, loge tout de même un agent à bord pour accueillir les passagers. Ce service emprunte une voie réservée du pont Charles-de-Gaulle et parcourt un peu plus de 207 mètres (visionnez la vidéo ci-dessous).

Parmi les avantages de ce type de véhicule à faibles émissions puisqu’à propulsion électrique, mentionnons l’adaptabilité (ajout ou retrait de véhicules) selon les besoins.

Lyon pave la voie

À l’été 2016, la Ville de Lyon mettait en service deux navettes électriques autonomes pour desservir un trajet de 1,3 km dans le quartier Confluence, un projet urbain conçu selon les principes du développement durable. Créés par la start-up française Navya, les deux véhicules sans chauffeur relient cinq arrêts permettant aux usagers de se déplacer gratuitement entre les commerces, les espaces verts, les entreprises à bureau, les cafés et les restaurants. Cet ajout permet de couvrir une section du territoire jusque-là dépourvue de transport en commun étant donné les particularités géographiques de cette petite zone. La vidéo suivante met en lumière le parcours de ces navettes qui portent le nom de Navly.

Dans les deux derniers cas, on espère des résultats concluants qui permettront de déployer ce type de transport écoénergétique sur d’autres tronçons.

Parce que l’algorithme n’est pas humain…

Tout n’est pas encore au point avec la technologie des véhicules autonomes. Les algorithmes ne viennent pas à bout de toutes les situations. Les ingénieurs font face à des difficultés et même à certains dilemmes éthiques dans l’élaboration de cette machine du futur. Mentionnons entre autres :

  • Le mauvais temps : la neige ou la pluie peuvent réduire l’efficacité des capteurs à repérer des obstacles.
  • Les nids de poule : les radars utilisés par les véhicules autonomes détectent les obstacles sur la chaussée, comme un piéton, un cycliste, un autre véhicule, mais ils ne perçoivent pas les trous.
  • Les décisions éthiques: Si un ballon bondit dans la rue, qu’il est suivi d’un enfant et que la seule option pour le véhicule afin d’éviter l’enfant est de foncer dans un poteau de téléphone, mettant en danger la vie de l’occupant du véhicule, quelle décision le programmeur doit-il attribuer à la machine? Les chercheurs démontrent que l’humain, sans réfléchir, aurait le réflexe d’éviter l’enfant. Plusieurs situations qui ne comportent pas de « bonne réponse » relèvent du dilemme moral.

Plus sécuritaire et moins polluant

Malgré ces enjeux, les différents intervenants dans ce dossier (incluant les autorités gouvernementales) affirment que le réseau routier serait plus sécuritaire avec des véhicules autonomes sur les routes puisqu’environ 90 % des accidents automobiles sont causés par des erreurs humaines. Ces véhicules autonomes électriques sont aussi beaucoup moins polluants. Voilà pourquoi les grands fabricants automobiles et les entreprises technologiques sont à pied d’œuvre pour concevoir chacun leur modèle sachant qu’il s’agit du véhicule de l’avenir, et ce, dans un futur plutôt rapproché.

 

Image à la une : © RATP (instagram)

 

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Hébergement Technologies

Technologies en hôtellerie : ce que le client veut

En septembre 2016, Oracle Hospitality, fournisseur de solutions technologiques, a fait appel à Phocuswright pour mener un sondage auprès de 777 voyageurs américains ayant séjourné dans un hôtel dans le cadre d’un voyage d’agrément au cours des 12 derniers mois. Le but était de comprendre comment les technologies influencent l’expérience de la clientèle hôtelière. Mesurer la satisfaction à l’égard de ces outils aide l’hôtelier à évaluer le retour sur investissement. En effet, si la technologie contribue à offrir une expérience mémorable, elle favorise la fidélisation de la clientèle. De plus, en identifiant les attentes de cette dernière en matière de technologie l’hôtelier peut investir judicieusement où le besoin se fait le plus ressentir.

L’humain reste le facteur de satisfaction numéro 1

Selon les répondants, les technologies ne sont pas les principaux éléments de l’expérience du client. En effet, 93 % des voyageurs américains affirment que la propreté de la chambre est l’aspect primordial d’une expérience réussie et 72 % sont du même avis en ce qui concerne le service livré par les employés (voir le graphique 1).

Graphique Elements cles experience client hotellerie

Selon 64 % des clients américains, il est très ou extrêmement important que les hôteliers continuent d’investir dans les technologies qui améliorent leur expérience.

Améliorer l’expérience à l’hôtel et à destination

Les répondants souhaitent avant tout que les technologies puissent leur permettre de choisir eux-mêmes leur chambre (45 %),

Les répondants souhaitent avant tout que les technologies puissent leur permettre de choisir eux-mêmes leur chambre

de découvrir les activités et attraits de la destination (41 %), de s’enregistrer et de régler leur facture (39 %). Dans les chambres, les technologies devraient être utilisées pour les demandes d’ajout d’articles et le système de divertissement, selon environ le tiers des voyageurs (voir le graphique 2).

Graphique La technologie ameliore experience client hotellerie

Les répondants sont enthousiastes à l’idée de pouvoir utiliser une application mobile pour interagir avec le personnel de l’hôtel (voir le graphique 3). Ils sont très ou extrêmement intéressés à se faire recommander des lieux ou des activités à proximité (53 %), à demander des articles de toilette ou autres nécessaires de chambre (47 %), à réserver un restaurant à l’extérieur de l’hôtel (45 %) ou au sein de l’établissement (44 %).

Graphique Fonctionnalites mobiles pour clients hotellerie

Les voyageurs veulent de la technologie dans les chambres

Plusieurs possibilités s’offrent aux hôteliers pour améliorer l’expérience du client dans les chambres :

  • Alors que 82 % des répondants utilisent le réseau WiFi, 33 % d’entre eux n’en sont pas satisfaits et 66 % souhaiteraient se connecter plus facilement.
  • La clientèle a un intérêt pour les outils technologiques qui permettent de contrôler la luminosité et la température de la chambre, soit avec une tablette fournie par l’établissement (32 %), avec un téléphone intelligent (27 %) ou par un système d’activation de la voix (25 %).
  • Près de 3 voyageurs sur 4 utilisent le dispositif de divertissement et 28 % affirment que cela contribue beaucoup ou extrêmement à la qualité de leur expérience globale. Environ le quart des répondants expriment un fort intérêt à pouvoir regarder des vidéos en direct sur leurs appareils personnels.

Individualiser plutôt que personnaliser l’offre

Pour offrir un service personnalisé, l’hôtelier doit connaître le profil et le comportement du client.

Mais les appareils mobiles peuvent s’avérer utiles pour individualiser le service sans posséder beaucoup de données sur le client

Or, tous ne sont pas nécessairement prêts à lui fournir toutes ces informations. Mais les appareils mobiles peuvent s’avérer utiles pour individualiser le service sans posséder beaucoup de données sur le client. L’hôtelier peut offrir des rabais dans des restaurants locaux (une demande de 60 % des voyageurs américains), avertir quand la chambre est propre (41 % des répondants le souhaitent) et laisser le client décider quand le ménage de la chambre doit être fait (35 % de la demande ; voir le graphique 4).

Graphique Preferences clients pour les fonctionnalites mobiles

La clientèle d’affaires souhaite plus de technologie

Les hôteliers devraient concentrer leurs investissements technologiques sur l’enregistrement et le départ en ligne, l’accès aux informations touristiques locales et l’ouverture des chambres avec un téléphone intelligent (voir le graphique 5). Cela s’applique avant tout aux établissements qui s’adressent aux voyageurs d’affaires puisque ce segment accorde une plus grande valeur aux technologies que la clientèle d’agrément. Par exemple, 65 % d’entre eux estiment qu’il est très ou extrêmement important d’investir dans un système d’enregistrement et de départ en ligne, comparativement à 48 % des voyageurs d’agrément.

Graphique Investir dans les technologies dans en hotellerie

Conseils pour les hôteliers

Ce sondage a permis de mettre en relief les attentes de la clientèle relatives aux technologies, et de fournir des pistes d’amélioration pour les hôteliers. Voici quelques conseils :

  • Donnez davantage de contrôle au client, que ce soit en le laissant choisir sa chambre ou en lui permettant de vous contacter à partir de votre application mobile.
  • Ajoutez des fonctionnalités à votre application mobile, telles que l’enregistrement en ligne et l’ouverture des chambres grâce à la technologie de communication sans contact (NFC).
  • Utilisez les nouvelles technologies pour individualiser l’offre.
  • Affirmez et consolidez votre rôle de conseiller de la destination. Le concierge doit créer des liens avec la clientèle afin de lui fournir des recommandations personnalisées.

Les hôteliers, tout comme l’ensemble des acteurs touristiques, doivent prendre en compte les technologies non seulement pour faciliter le travail des employés, mais aussi pour améliorer l’expérience du client. La technologie permet de rendre efficace chaque service offert par l’hôtel et de créer une expérience sur mesure, favorisant ainsi la fidélisation de la clientèle.

Quels seront vos prochains investissements technologiques ?

 

Source de l’image à la une : © Kaboompics

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Ressources humaines

5 tendances et 4 défis en gestion des ressources humaines

On voit également émerger de nouvelles tendances relatives aux modes de recrutement, à la flexibilité des organisations et à la main-d’œuvre.

Principaux défis

L’essor des technologies numériques a transformé en profondeur la société et le monde du travail. Elles bousculent notamment les organisations, les modèles d’affaires, la manière de recruter. Ces mutations obligent les entreprises à relever certains défis.

  1. Dénicher les talents

L’utilisation accrue de nouvelles technologies dicte souvent les besoins en ressources humaines des organisations. Certains métiers, comme le gestionnaire de communauté ou le reporter de territoire ont ainsi vu le jour. Savoir s’entourer des bonnes personnes, les attirer et les fidéliser constituera un enjeu de taille pour le gestionnaire de talents qui jouera un rôle majeur dans l’entreprise en 2017.

  1. Améliorer l’expérience employé

Après avoir travaillé d’arrache-pied à améliorer l’expérience client, les entreprises devront désormais déployer autant d’énergie pour améliorer celle de leurs employés, que ce soit en leur accordant plus de récompenses ou en investissant davantage dans la formation et dans des espaces de travail plus conviviaux.

  1. Partager sa culture d’entreprise

La culture d’entreprise est constituée d’un ensemble de valeurs. Lorsqu’elle est partagée par tous, elle peut s’avérer un extraordinaire moyen d’engager, d’impliquer et de fidéliser les employés. Bien fusionnée au processus de recrutement, elle permet aux nouveaux employés de trouver rapidement leurs repères et de mieux s’intégrer. La culture est un élément auquel les candidats attachent de plus en plus d’importance avant de rejoindre une équipe.

  1. Favoriser l’engagement

Une main-d’œuvre engagée est plus innovatrice et plus productive. Elle collabore de façon plus efficace, ce qui aide l’entreprise à obtenir des résultats supérieurs. En revanche, une main-d’œuvre désengagée peut entraîner une baisse du rendement et entraver les efforts de changement. De nos jours, le salaire, la qualité de vie au travail et même la sécurité d’emploi suffisent à peine à garantir la satisfaction des employés et sont inefficaces à les mobiliser à long terme. Les entreprises innovantes parviennent à développer l’autonomie et les compétences de leur main-d’œuvre en donnant un véritable sens à leur travail.

Principales tendances

Recrutement connecté, analyse de données, flexibilité, autonomie et bien-être des employés figurent parmi les tendances que nous pourrons observer au cours de la prochaine année.

  1. Un recruteur de plus en plus connecté…

La popularité des réseaux sociaux, des plateformes collaboratives et du mobile transforment graduellement les méthodes de recrutement. Les entreprises qui en maîtrisent les règles disposeront d’un avantage certain par rapport aux autres, non seulement pour attirer les meilleurs candidats, mais aussi pour les fidéliser.

  1. … et à l’affût des données

Accéder à l’information est de plus en plus facile et abordable. Les experts s’attendent donc à ce qu’une grande partie du recrutement soit dorénavant axée sur l’analyse des données en ligne afin d’anticiper les besoins en termes d’effectif ou de compétences et de diminuer le taux de roulement, entre autres. Les dirigeants pourront ainsi être plus stratégiques et efficaces dans leurs décisions d’embauche.

  1. Des organisations plus flexibles

Afin de réussir dans un marché du travail qui évolue rapidement, les organisations doivent être prêtes à réagir rapidement aux perturbations. Cette flexibilité est primordiale pour attirer et retenir les meilleurs talents et éviter le roulement de personnel qui peut engendrer jusqu’à 20 % de coûts additionnels en salaires annuels pour l’entreprise. Une des façons de fidéliser les employés est de leur offrir un meilleur équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée. Cela se traduit par plus de liberté dans l’organisation de leur travail comme la possibilité d’effectuer du télétravail ou encore de travailler à temps partiel.

  1. Une main-d’œuvre indépendante

Le nombre de travailleurs autonomes ne cesse de croître. En France, il a augmenté de 85 % au cours des dix dernières années. Aux États-Unis, un travailleur sur trois est à son compte et les chiffres devraient augmenter de 40 % d’ici 2020 selon les experts. Au Québec, ils représentaient environ 13 % des Québécois en emploi en 2015 selon l’Enquête sur la population active du Canada, adaptée par l’Institut de la statistique du Québec. Mais si l’on se fie à ce qui se passe dans le monde, cette proportion de travailleurs indépendants pourrait croître au fil des ans. D’autant plus que cette tendance répond à un besoin de mobilité, de souplesse et d’aménagement du temps de travail, particulièrement de la part de la génération Y. De nos jours, la rétention et l’engagement des employés passent par la compréhension des objectifs d’une main-d’œuvre autonome.

  1. Santé et bien-être

Un employé en bonne santé est un travailleur heureux, moins souvent absent et donc plus productif. Beaucoup d’entreprises l’ont compris et ont mis sur pied des initiatives qui transforment les modes de travail, par exemple en ayant recours à des ergonomes pour mieux comprendre le travail et en améliorer les conditions. D’autres fournissent un soutien externe à leur personnel et aux membres de leur famille afin de leur assurer un bien-être mental, émotionnel et physique. Avec le soutien nécessaire, ces employés sont plus susceptibles de rester engagés et productifs. Cette prise en compte de la santé et du bien-être des employés constituera un élément de différenciation pour les organisations.

Les entreprises et les responsables des ressources humaines doivent devenir d’excellents gestionnaires du changement. Ils devront réussir à réagir aux tendances et aux besoins émergents de leurs employés.

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Produits et activités

Engagez vos participants pour réussir vos événements

Le Réseau de veille en tourisme a été invité à donner un atelier lors du Salon de L’Organisateur dans le cadre du congrès de la Société des Attractions Touristiques du Québec et de Festivals et Événements Québec, le 8 novembre dernier, sur le thème « Réinventez vos réunions d’affaires ». Voici une section portant sur l’engagement des participants.

Engagez-les de manière active

L’engagement exige un changement de la pensée. Imaginez les invités à votre événement en tant que participants plutôt que spectateurs. Engagez-les de manière active. Les délégués d’aujourd’hui ne sont plus intéressés par une communication à sens unique. Ils souhaitent partager leurs idées plutôt qu’écouter passivement. Pour ce faire, les événements doivent proposer des miniconférences, de dix à quinze minutes et des séances de travail en groupe restreint, propices au partage de connaissances et de compétences, le tout entrecoupé d’activités de groupe pour dynamiser les troupes. Les activités physiques améliorent non seulement la santé et le bien-être des participants, mais elles peuvent aussi renforcer l’apprentissage, aider les gens à se fixer des objectifs, à rester éveillé, à établir des contacts humains et à avoir du plaisir.

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Source : EMEC

Engagez-les sur les réseaux sociaux

Avant l’événement, servez-vous des médias sociaux pour sonder les participants sur le choix de la programmation, effectuer des préventes, accorder des réductions ou des récompenses réservées aux membres des différentes plateformes ou encore annoncer le calendrier des présentations.

Utilisez un mot-clic 

Choisissez un mot-clic et informez-en vos participants. Il doit être court, simple, en lien avec votre événement et disponible (assurez-vous qu’il ne soit pas déjà associé à autre chose). Partagez-le sur vos réseaux sociaux et encouragez vos participants à l’inclure lorsqu’ils publient des photos sur Instagram ou des tweets sur Twitter. Vous pouvez même créer des modèles de statut afin de faciliter le partage de l’information, et n’hésitez pas à utiliser le Frontwall qui regroupe toutes les publications (photos, commentaires, partages, etc.) associées à un même mot-clic en provenance de tous les réseaux sociaux. Vous entretiendrez ainsi l’engouement autour de votre réunion ou de votre événement. N’oubliez pas de faire appel à vos influenceurs avant, pendant et même après l’événement. Demandez-leur d’utiliser votre mot-clic sur leurs propres réseaux afin d’offrir une visibilité supplémentaire à votre événement.

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    Source : Successfull Meetings

Faites-les jouer 

Pour encourager vos participants à interagir avec vous sur les réseaux sociaux, pourquoi ne pas le faire sous forme de jeux ?

Déterminez l’objectif de votre événement et la façon dont la ludification peut vous permettre de l’atteindre. Si l’événement est un salon commercial, essayez de mettre en place une chasse au trésor en demandant aux participants de faire part de leurs découvertes sur Instagram ou Twitter. Pensez aussi au jeu-questionnaire : demandez-leur de répondre à des questions sur les exposants du salon pour accumuler des timbres. Celui qui en obtiendra le plus grand nombre gagnera un prix.

Si vous planifiez un événement de réseautage, organisez un concours photo : celui qui réussira à inclure le plus de personnes sur la même photo remportera la mise; un excellent moyen de briser la glace et un moment dont vos participants se souviendront certainement. Vous pouvez aussi les inciter à échanger en récompensant le participant qui récupère le plus de cartes d’affaires. Les possibilités n’ont pas de limite.

Engagez-les grâce à la technologie

Les nouvelles technologies favorisent les interactions entre les gens, qu’ils participent ou non à votre événement. Que l’on pense à la diffusion de contenu en direct (live streaming) sur des plateformes comme YouTube, Livestream ou Ustream, à la technologie RFID ou encore aux applications mobiles, les exemples sont nombreux.

Les bracelets RFID comme ceux de Connect&Go permettent aux participants de partager leur expérience avec les autres participants, leurs collègues ou même leurs amis en direct sur les réseaux sociaux. Par exemple, le Festival Juste pour rire a introduit des kiosques photo et des caméras mobiles sur son site, avec des concours et défis à réaliser pour courir la chance de gagner des prix. Grâce à la technologie RFID, les utilisateurs numérisent et partagent leur expérience en direct avec leurs réseaux sociaux. Le message texte (SMS) est directement intégré dans les kiosques photo, les stations d’enregistrement, les sites Web, et les applications mobiles.

Source : YouTube

Lorsqu’elle est intégrée dans les badges des participants à un congrès, la technologie RFID permet aux organisateurs d’être informés en temps réel :

  • des caractéristiques des participants (coordonnées, centres d’intérêt, parcours professionnel ou tout autre renseignement personnel que ceux-ci auront choisi de rendre public);
  • des allées et venues des participants dans les différentes salles (étude du parcours, temps passé dans chaque salle, etc.).

Elle permet également aux participants :

  • d’échanger des cartes de visite virtuelles;
  • de s’envoyer des messages;
  • de conserver une liste de toutes les personnes rencontrées.

Les applications mobiles sont elles aussi utiles pour créer des échanges entre les participants. Le marché est actuellement inondé d’applications visant à maximiser les résultats du réseautage. L’une d’entre elles, Ties, a été testée dans des événements réunissant de 100 à 200 personnes. Les gens s’y inscrivent par leur compte LinkedIn, ajoutent à leur profil les événements auxquels ils participeront, précisent les rencontres qu’ils souhaitent faire. Une fois à l’événement, ils peuvent utiliser la messagerie pour communiquer.

Enfin, pour susciter l’engagement, rien de mieux que d’alléger la programmation et de créer de l’espace pour la conversation. 

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Tendances

Qui sera le touriste de demain ?

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, en collaboration avec Tourisme Montréal, dévoilait le 18 janvier 2017 les quatre grands mouvements qui exerceront une influence sur le touriste de demain : le changement dans l’ordre mondial, les nouveaux enjeux démographiques, l’environnement sous tension et les technologies disruptives. Selon les deux conférenciers experts de l’industrie touristique, Paul Arseneault et Pierre Bellerose, le secteur du voyage tel que nous le connaissons sera transformé et les effets sur le touriste seront multiples. 

Le touriste de demain sera…

  • Plus libre
  • Plus intolérant à l’inquiétude et au stress
  • Plus confiant en lui
  • Plus spontané
  • Plus proactif face aux questions éthiques
  • Parfaitement autonome
  • Entièrement numérique
  • Connu et mesuré dans toutes ses actions et préférences
  • Prévisible au-delà de sa propre conscience (scruté en permanence sous ses moindres coutures)

Voici comment les grands bouleversements mondiaux occasionneront quelques-uns de ces changements sur le touriste.

Le touriste de demain sera plus libre de voyager

Cette évolution vers plus de liberté s’expliquera par la multiplication de la classe moyenne, par le basculement du pouvoir économique aux pays émergents et par l’accessibilité accrue aux technologies.

Multiplication de la classe moyenne 

À l’horizon 2030, la pauvreté extrême diminuera fortement. Selon KPMG, 60 % de la population fera partie de la classe moyenne, comparativement à 27 % en 2009, et 80 % d’entre elle proviendra des pays en développement. L’entreprise Visa prévoit que près de la moitié de tous les ménages à travers le monde pourront s’offrir un voyage en 2025.

multiplication de la classe moyenne en 2030

Source : KPMG

La croissance des voyageurs asiatiques est déjà bien visible. En 2015, la Chine est devenue le premier pays émetteur en matière de dépenses touristiques selon l’Organisation mondiale du tourisme. Elles totalisaient 292 milliards de dollars américains, soit plus du double de celles des États-Unis, au deuxième rang.

Vers plus d’autonomie et d’émancipation 

L’accès à l’information, favorisé par l’utilisation généralisée d’Internet et des réseaux sociaux, a contribué à l’autonomisation et à l’émancipation des individus, c’est-à-dire à leur faculté d’émettre un jugement, de prendre part aux débats publics et d’exercer une pression sur les gouvernements et les communautés internationales. Ceci est particulièrement remarquable dans les pays en développement. Cette tendance s’intensifiera puisqu’en 2030, 50 % de la population aura accès à Internet, comparativement à 34 % en 2012, selon KPMG.

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Source : KPMG

Ainsi, le touriste de demain sera plus « intelligent », mais son émancipation aura pour conséquence la fragmentation extrême de ses besoins, de ses goûts et de ses opinions. De plus, le voyage sera la nouvelle forme d’affirmation de l’individualité, en particulier avec la multiplication des personnes seules.

Le pouvoir aux économies émergentes 

L’activité économique et la croissance se déplacent vers l’Asie et l’Amérique latine. Selon KPMG, les pays en développement devraient générer 57 % du PIB mondial d’ici 2030. De plus, la Banque mondiale prévoit que la Chine, à elle seule, sera responsable du tiers de la croissance mondiale d’ici 2025. La hausse du pouvoir d’achat dans ces pays est une des conséquences du déplacement du pouvoir économique. Singles’ Day en Chine est le plus important événement de magasinage en ligne au monde. En 24 heures, 17,8 milliards de dollars américains ont été dépensés sur le site Web du leader Alibaba en 2016.

Le touriste de demain sera plus intolérant à l’inquiétude et au stress

Bien que davantage d’individus auront la liberté de voyager, les touristes chercheront à réduire leurs inquiétudes et leur stress face aux tensions mondiales, aux enjeux sécuritaires et au réchauffement climatique.

Tensions mondiales et enjeux sécuritaires

Du référendum néerlandais d’avril dernier à celui plus récent en Italie, en passant par le Brexit et par l’élection de Trump, s’égrène une série de scrutins qui représentent à la fois une réaction, mais aussi une certaine direction vers le protectionnisme. Plusieurs autres signes présagent les tensions mondiales à venir, telles que la remise en question des traités de libre-échange et l’incertitude à long terme de l’équilibre commercial mondial.

Les enjeux sécuritaires, qui étaient jusqu’à présent conjoncturels, se maintiendront dans le temps, en particulier en Europe et au Moyen-Orient. La population souhaite une sécurisation à laquelle elle n’aurait pas consentie auparavant, telle que le retour des frontières, des visas et des contrôles. Le tourisme demeurant une priorité élevée, les voyages s’effectueront davantage à l’intérieur des frontières et dans d’autres destinations perçues plus sécuritaires. Le consommateur recherchera des marques qui le rassureront et réduiront ses anxiétés. Le marketing de réassurance prendra alors toute son importance et les procédures de modification et d’annulation de voyage s’assoupliront.

Réchauffement climatique : de la théorie à la triste réalité   

Ouranos, un consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques, anticipe des hausses de température au Québec pouvant aller de 2 à 4 °C d’ici 2050. Cela devrait s’accompagner d’une diminution de la durée de la saison d’enneigement, d’une augmentation de la durée des vagues de chaleur et de la quantité de précipitations. Le littoral du Québec maritime est composé à 50 % de côtes en érosion, dont 43 % potentiellement à risque de submersion.

Les effets prévisibles du réchauffement climatique affectent déjà de plein fouet l’industrie touristique mondiale. La montée des eaux sera une triste réalité pour beaucoup de pays. Les touristes choisiront des destinations où les risques d’intempéries seront les moins élevés et opteront pour des marques impliquées dans les causes environnementales, mais aussi sociales et humanitaires. La responsabilité sociale des entreprises sera un critère de choix primordial.

Le touriste de demain sera entièrement numérique

De nombreuses technologies, dont l’intelligence artificielle, l’internet des objets, la voiture autonome et la réalité virtuelle, faciliteront l’intégration du numérique dans toutes les sphères du voyage, mais de manière moins perceptible qu’aujourd’hui.

Abandon de la vie privée   

Selon le Forum économique mondial, 80 % de la population aura une identité numérique en 2023. Il sera de plus en plus ardu de protéger sa vie privée en raison de l’accès illimité à l’information et aux mégadonnées. La gestion de la réputation en ligne sera alors incontournable, tant pour les entreprises que pour les individus, qui se surveillent dès lors entre eux, depuis l’apparition des médias sociaux. Pour recevoir un service personnalisé de la part des entreprises, les consommateurs devront accepter une perte de confidentialité de leurs informations personnelles. À mesure que les algorithmes prolifèreront, leurs actions et leurs préférences seront de plus en plus connues et mesurées.

Nouvelles mutations touristiques   

Avec l’apparition de tous ces bouleversements mondiaux, des mutations numériques émergent dans le secteur touristique :

  • Le terme « e-tourisme » n’a plus lieu d’être puisque le numérique est intégré dans toutes les sphères du tourisme.
  • L’atout premier des technologies est de fluidifier l’expérience de voyage. Amadeus investit 500 millions d’euros par an dans la technologie « pour diminuer les irritants et réduire le stress du voyageur », une demande de la nouvelle génération.
  • Amadeus prédit l’arrivée des agences de voyages mobiles pour accompagner l’utilisateur tout le long de son séjour. Une seule application répondra à tous ses besoins. WeChat est-il un exemple précurseur, comme le démontre cette vidéo ? Serait-ce la fin programmée des acteurs institutionnels du tourisme comme intermédiaires ?

 Paul Arseneault et Pierre Bellerose

Source : © Stef & Stef Photographie

En définitive, selon messieurs Arseneault et Bellerose, le touriste de demain aura modifié son rapport :

  • Au temps : ce qui est mémorable est éphémère;
  • À l’autre : interactions sociales mondialisées;
  • Au monde, à la communauté et à la société : citoyen autonome du monde;
  • Au voyage : une action courante et nécessaire.

Retrouvez l’ensemble des éléments abordés en consultant la présentation complète ou en visionnant la vidéo de la conférence ci-dessous.

Les bouleversements qui auront un impact sur le touriste d’ici 2030 :

Changement dans l’ordre mondial :

  • Tensions mondiales et enjeux sécuritaires
  • Déclin de l’empire américain
  • Alliances nouvelles et multiples entre les États et affaiblissement des régions
  • Le pouvoir aux économies émergentes
  • Perte d’importance des organisations internationales
  • Règne des grands groupes
  • Élargissement des flux mondiaux

Nouveaux enjeux démographiques :

  • Migrations
  • Vieillissement et mutations démographiques mondiaux
  • Personnes seules
  • Multiplication de la classe moyenne
  • L’humanité s’urbanise radicalement
  • Forte aspiration à l’autonomisation et à l’émancipation des individus
  • Les milléniaux au pouvoir

Environnement sous tension :

  • Réchauffement climatique : de la théorie à la triste réalité
  • Enjeux énergétiques et tensions géopolitiques
  • Retour à la nature
  • L’ère de la sensibilité et des défis éthiques

Technologies disruptives :

  • Algorithmes
  • Abandon de la vie privée
  • L’Internet des objets révolutionnera le tourisme
  • Voiture autonome et mobilité
  • Réalités virtuelles et superposées
  • Nouvelles mutations touristiques

 

Source de l’image à la une: © Paul Arseneault 

 

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Technologies

Une boussole météo pour trouver le soleil, la neige ou la pluie!

Le Oregon Weather Compass est le premier site Web mobile qui présente les destinations, ainsi qu’une série d’activités à pratiquer, en fonction de la météo souhaitée. L’Oregon jouit d’une vaste diversité géographique : grandes plages, hautes montagnes, plaines désertiques, vallées luxuriantes. Une telle variété s’accompagne de climats bien distincts, ce qui explique les grandes disparités météorologiques à travers l’État.

 

Choisir la météo

L’utilisateur peut donc consulter le site Web Oregon Weather Compass sur son téléphone géolocalisé, comme il le ferait avec une boussole. Celle-ci lui indique notamment la direction du ciel ensoleillé en fonction de sa position. L’usager sélectionne le type de conditions météo recherchées (ensoleillées, pluvieuses ou enneigées) et le site Web lui propose une destination et des activités, à distance de route raisonnable. La boussole transmet en temps réel les données météorologiques grâce à un partenariat entre Travel Oregon et The Weather Channel.

Selon une étude du Pew Research Center, 90 % des utilisateurs de téléphone intelligent consultent leur appareil pour obtenir des informations liées au lieu où ils se trouvent. Voilà un comportement sur lequel Travel Oregon a choisi de miser en déjouant les effets négatifs perçus d’une météo défavorable afin de faciliter le processus de planification de dernière minute.

Il est facile d’imaginer l’usage d’un tel outil au Québec. Le Montréalais sous la pluie en janvier pourrait ainsi aisément identifier les régions ensoleillées ou sous la neige…

Voici une vidéo illustrant le fonctionnement du Oregon Weather Compass.

Image à la une: © Travel Oregon