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Les entreprises touristiques au milieu de la tourmente: menaces versus opportunités – Comment y faire face?

Quatre personnalités de l’industrie touristique: le gestionnaire de portefeuille, le propriétaire de centre de villégiature, le dirigeant d’hôtellerie et le voyagiste sont venus nous faire part de leur point de vue quant à la tourmente économique actuelle. Certains éléments semblent faire l’unanimité: éviter de réduire les prix, ne pas diminuer la qualité du service et du produit, revoir les façons de faire en innovant, cibler les possibilités et se rendre à l’évidence que, dans un tel contexte, cash is King!

Cette conférence s’est déroulée le 26 janvier dernier, à l’occasion d’une édition spéciale des Gueuletons touristiques de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG-UQAM au Bistro Beaver Hall de Montréal.

Jacques Marchand, directeur corporatif, Développement des Affaires, Transat A.T.

M. Marchand établit trois grands thèmes qui pourraient expliquer pourquoi Transat A.T. est en mesure de traverser cette crise.

La résilience du tourisme international. Les chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) démontrent bien que depuis les quelque 50 dernières années, le nombre d’arrivées de touristes internationaux n’a cessé de croître, à l’exception de la seule année 2001. De nombreuses autres situations défavorables auraient pu influer sur la croissance globale du tourisme au cours de toutes ces années, mais ce ne fut jamais le cas.

Les marchés traditionnels de Transat moins touchés. Selon le Conference Board of Canada, les voyages expéditifs d’agrément du Canada vers les États-Unis devraient subir des baisses respectives de 4,9% et 1,8% en 2009 et 2010, alors que ceux à destination d’autres pays devraient augmenter de 4,3% et de 5,1% pour ces mêmes années. À titre comparatif, ces voyages à destination des États-Unis pour l’année 2008 ont crû de 8,7% et de 9,2% vers les autres pays.

Construit pour affronter les crises. Presque chaque année connaît une situation de crise: septembre 2001, SRAS, guerre en Irak, ouragans, tsunami, hausse faramineuse du baril de pétrole, etc.

M. Marchand estime que l’état de crise offre certaines possibilités aux entreprises performantes qui ont les reins suffisamment solides, comme c’est le cas de Transat A.T. Voici les trois aspects positifs qu’il retient:

  • Elle oblige les entreprises à revoir leur modèle d’affaires, à réévaluer les façons de faire et à devenir plus efficaces.
  • Ceux qui passeront au travers s’en sortiront plus forts.
  • Elle crée des occasions d’acquisition.

Charles Désourdy, président de Ski Bromont

M. Désourdy évoquait la crise et l’effet de «spirale» du spectre de la récession provoqué par les médias. Il s’agit en fait du sujet bénéficiant de la plus grande couverture médiatique, devançant même Barak Obama. Ainsi, la peur d’une récession et de ses répercussions engendre un réel ralentissement. Certains sont plus réticents à consommer, alors qu’au Québec on ressent encore peu les effets véritables de cette crise.

La tarification des abonnements de saison entraîne des débats houleux année après année. Dans un contexte où l’économie se porte plutôt mal, il peut apparaître audacieux de prévoir la hausse de certains tarifs. C’est pourtant ce qu’a décidé l’équipe de Ski Bromont pour ses abonnements 2009-2010. Un maintien ou une baisse des tarifs pourrait entraîner une réduction du personnel, une baisse de la qualité du service, le mécontentement de la clientèle, une perception négative du produit, et donc peut faire plus de mal qu’une hausse minimale mais régulière. Selon M. Désourdy, on ne devrait jamais baisser les prix réguliers affichés. Il est préférable d’offrir des rabais que les consommateurs peuvent se procurer sur le site Web, par exemple, et de les appliquer à l’achat d’un billet. Ainsi, des rabais sont disponibles pour le client sensible au prix, mais il doit faire l’effort de se les procurer. Et du même coup, on conserve le client prêt à payer le plein prix.

Enfin, il ajoutait que les attraits près des grands centres, tels le Zoo de Granby ou le Parc Safari, tireraient probablement leur épingle du jeu, puisqu’une plus grande part de voyageurs devraient choisir des destinations de proximité.

Louis-Robert Handfield, vice-président Québec de SilverBirch Hotels & Resorts et directeur général du Hilton Montréal Bonaventure

D’abord, M. Handfield rappelle la base. Dans l’expectative d’une conjoncture économique défavorable, deux types de comportement se distinguent: on peut réagir ou être prêt parce qu’on est proactif. Dans le premier cas, on parle de mesures applicables à court terme et les options sont plutôt limitées. Elles se concluent souvent par des compressions qui influent sur la qualité du service. Dans le cas du comportement proactif, qui suggère une vision à long terme, l’entreprise sera davantage préparée à une période plus creuse et elle sera en mesure de poser un regard positif sur la situation afin d’y déceler les occasions favorables.

Cela est possible en adoptant un comportement d’ouverture. Il faut être flexible, créatif, agile et déterminé à faire face au changement. À l’interne, les occasions d’innovations et les possibilités se manifestent sur le plan des technologies (10%), des méthodes (30%) et des processus (60%). Ainsi, en ciblant les pertes de temps à éliminer et en remédiant au manque d’outils et de formation, on peut apporter de nombreuses améliorations à l’entreprise. Une période plus morose est le moment idéal de revoir nos façons de faire et d’innover pour les rendre plus efficaces. Une erreur à éviter à tout prix: couper dans ce qui pourrait nuire à la perception du produit.

Louis Aubuchon, directeur de portefeuille Récréotouristique au Fonds de solidarité FTQ

Les actionnaires du Fonds de solidarité FTQ visent la pérennité des entreprises et leur croissance. Ainsi, l’entreprise qui souhaite obtenir du financement doit être en mesure de démontrer la pérennité de ses activités malgré un contexte plutôt défavorable. Il faut donc avoir de l’argent pour obtenir de l’argent!

Une période de ralentissement économique est propice à la révision de son plan d’affaires. Une entreprise performante, qui détient un bon bilan, a évidemment une longueur d’avance sur les autres moins bien pourvues. Dans un tel contexte, cash is King! Cette force sera déterminée par:

  • la capacité financière des actionnaires;
  • la capacité financière de l’entreprise;
  • l’accès à du financement (aujourd’hui versus plus tard);
  • le coût du financement;
  • l’incidence sur le rendement.

Par ailleurs, mieux vaut se préparer en élaborant des budgets en conséquence. Évidemment, tout ça devrait être fait avant qu’une véritable crise survienne. Lorsque l’entreprise est bien organisée et suffisamment performante pour affronter des baisses de revenu, la crise peut entraîner des occasions d’acquisition, la possibilité de se positionner sur de nouveaux marchés et de s’adapter au changement en innovant, tout en réévaluant ses façons de faire.

Et le développement durable?

Le tourisme durable en temps de crise s’inscrit-il toujours dans les préoccupations des entreprises? Jacques Marchand soutient que le développement durable est devenu un élément distinctif pour Transat A.T. et qu’il crée même une mobilisation des employés. Il n’est donc pas question de réduire les efforts en ce sens. Pour Monsieur Désourdy de Ski Bromont, les mesures pour un développement durable seront probablement mises de côté à court terme, mais à son avis il ne faut surtout pas les perdre de vue. Quant à Monsieur Handfield, du Hilton Montréal Bonaventure, il estime plutôt qu’il ne faut en aucun cas atténuer ces efforts qui correspondent aux valeurs des générations X, Y et suivantes.

Enfin, après chaque crise s’amorce un nouveau cycle de croissance. Les signes à surveiller: la situation dans le transport aérien, les taux d’occupation de l’hébergement, le coût du financement et… une baisse de la couverture médiatique de la récession!

Lire aussi: Comment doit-on conjuguer crise économique et ressources humaines

Sources:
Présentations à l’occasion d’une édition spéciale des Gueuletons touristiques de la Chaire de tourisme Transat ESG-UQAM en collaboration avec les étudiants en Gestion du tourisme et de l’hôtellerie de l’UQAM. «Les entreprises touristiques au milieu de la tourmente : menaces versus opportunités. Comment y faire face ?», Montréal, 26 janvier 2009.

– Aubuchon, Louis. Directeur de portefeuille Récréotouristique au Fonds de solidarité FTQ.
– Désourdy, Charles. Président de Ski Bromont.
– Handfill, Louis-Robert. Vice-président Québec de SilverBirch Hotels & Resorts et directeur général du Hilton Montréal Bonaventure.
– Marchand, Jacques. Directeur corporatif, Développement des Affaires, Transat A.T.

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Ailleurs dans le monde Enjeux Marketing Produits et activités

Dernières tendances dans les parcs animaliers

Les parcs animaliers conservent un grand pouvoir d’attraction touristique, principalement en vertu de la popularité qu’ils connaissent auprès des familles. Le développement d’activités axées sur la conservation, l’écotourisme et l’éducation permet aux jardins zoologiques et aux aquariums de maintenir leur attrait tout en ciblant de nouvelles clientèles. L’achalandage est en forte hausse chez les Canadiens et les stratégies innovantes dont font preuve les gestionnaires n’y sont certes pas étrangères.

Conservation: synonyme d’achalandage

Les zoos de type safari, où les animaux se promènent librement dans leur habitat, figurent parmi les concepts les plus populaires. On note également une tendance à la spécialisation des parcs animaliers. Ces derniers deviennent de véritables parcs à thème qui concentrent leurs activités sur des aspects précis de la vie animale ou sur des espèces particulières, par exemple un parc de singes. Ainsi, la différence entre les parcs animaliers et les parcs à thème s’estompe alors que les deux complètent leur offre avec des équipements de divertissement et des spectacles d’animaux.

C’est la prise de conscience de plus en plus forte de la population envers le bien-être des espèces animales qui a entraîné la baisse de popularité des zoos traditionnels avec cages et murs de béton. Cette pression sociale a toutefois eu pour effet d’augmenter significativement les coûts pour les institutions qui doivent adopter des standards de soins beaucoup plus rigoureux qu’auparavant.

Ce virage «vert» des jardins zoologiques s’est avéré bénéfique tant pour les animaux que pour les visiteurs qui apprécient davantage ce type d’environnement plus naturel. Cela a aussi eu l’effet de stimuler la demande qui continue d’afficher une croissance soutenue. Alors que les zoos mettent l’accent sur leur rôle envers la conservation des espèces menacées, les visiteurs répondent positivement, avec le sentiment qu’ils soutiennent une cause qu’ils jugent importante.

Une image rajeunie

L’un des principaux défis des attractions en général consiste à se démarquer de la concurrence et à offrir une expérience innovatrice. À cet effet, les récents projets de développement des parcs animaliers cherchent à développer une forte image de marque, appuyée d’un concept unique, souvent doté d’une approche favorisant l’authenticité et les saveurs locales.

La dimension d’apprentissage est un aspect que plusieurs institutions exploitent avec succès dans leur CP_2009-02_parcs_img2stratégie de marketing. Par exemple, la campagne promotionnelle du zoo de Madrid axe son message sur ce que l’être humain peut apprendre du monde animal. La publicité illustrée montre que les éléphants n’abandonnent jamais leurs aînés.

Un autre défi consiste à traduire le sentiment d’immersion du visiteur dans le monde animal. C’est le pari qu’a pris le Wild Animal Park du zoo de San Diego avec une publicité illustrant cette recherche d’expérience. La campagne a eu beaucoup de succès auprès des jeunes âgés de 8 à 13 ans qui éprouvent une fascination pour ce qui «fait peur» tout en étant sécuritaire. Les parents aussi recherchent des activités répondant à ce désir d’excitation, en plus d’activités enrichissantes.

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Imagination et surenchère

Les parcs animaliers rivalisent d’imagination pour rehausser la qualité de l’expérience ou pour explorer de nouvelles avenues de développement. Par exemple, le Zuohai Aquarium en Chine tient un tournoi de golf à l’intérieur de l’un de ses bassins. Par ailleurs, les zoos et parcs animaliers n’échappent pas à la surenchère et à la démesure. Citons le Georgia Aquarium et le Dubai Aquarium & Underwater Zoo qui gardent en captivité 60 000 et 33 000 espèces animales respectivement.

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Possibilités et inspirations

Les occasions d’affaires sont nombreuses et variées alors que les zoos et les aquariums demeurent des sources crédibles d’information et de préservation de la faune. La demande pour cette dimension d’apprentissage constitue une chance de courtiser divers segments de clientèles, notamment le milieu scolaire et les voyages intergénérationnels.

De plus, de nouvelles avenues de développement telles que le tourisme scientifique et les activités de team building peuvent se révéler intéressantes pour diversifier les sources de revenu. En terminant, sur une note d’inspiration, voici un trio de publicités sélectionnées parmi les meilleures campagnes promotionnelles.

Stimuler la curiosité

Stimuler l’imaginaire

Stimuler l’envie de participer

Des chiffres imposants

Les membres de la World Association of Zoos and Aquariums (WAZA) accueillent annuellement plus de 600 millions de visiteurs, dont 143 millions en Amérique. Aux États-Unis, 29 des 355 zoos affichent un achalandage surpassant le million. Euromonitor évaluait les recettes mondiales à plus de 150 milliards USD pour l’année 2006, une hausse de 29% par rapport à 2002.

Regard sur la clientèle canadienne

À l’échelle canadienne, l’enquête de Print Measurement Bureau (PMB) 2008 révèle que:

  • 4,3 millions de Canadiens, dont 978 000 Québécois, ont visité un zoo ou un aquarium au cours des 12 derniers mois;
  • l’achalandage est en forte hausse: +43% depuis 2002 (graphique 1);
    CP_2009-02_parcs_grphq1
  • ce marché représente 15% de la population de 12 ans et plus;
  • l’âge moyen de la clientèle est de 38 ans;
  • 36% de la clientèle appartient au segment des 35-49 ans.
  • 37% des visiteurs proviennent des grands centres urbains (plus d’un million);
  • 28% des visiteurs ont des enfants de moins de 3 ans à la maison;
  • 73% des visiteurs proviennent d’un ménage d’au moins 3 personnes (moyenne canadienne: 55%);
  • 765 000 Canadiens, dont 115 000 Québécois, y vont au moins trois fois par année (graphique 2), ce qui constitue un important bassin de clients fidèles (repeat).
    CP_2009-02_parcs_grphq2

Une masse de touristes étrangers

En 2006, plus de 132 000 Français ont visité un zoo, un aquarium ou un jardin botanique au Québec (en bleu pâle) comparativement à 276 000 Américains. Il s’agit en fait d’une des activités les plus populaires parmi la clientèle internationale (graphique 3).

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En cette période de déprime économique, les parcs animaliers s’inscrivent un peu comme les «blue chip» de l’industrie touristique. Souvent situés à proximité des grands centres urbains, ils font bonne figure dans un contexte de tourisme de proximité qui a la cote.

Sources:
– Derousseau, Ryan. «Fish Tale», Fortune, 21 juillet 2008.
– Euromonitor International. «Tourist Attractions – Canada», septembre 2008.
– Euromonitor International. «Tourist Attractions – World», avril 2008.
– Print Measurement Bureau, 2002-2008.
– Weird Asia News. «World’s First Underwater Golf Tournament», [www.weirdasianews.com/2007/05/16/worlds-first-underwater-golf-tournament, 15 mai 2007.
– Saayman, Melville. «Tourism Marketing: Challenging the Future», WAZA Marketing Conferences, [http://www.waza.org/marketing/marketing_conferences.php?year=2007], 9 octobre 2007.

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Enjeux Hébergement Marketing Produits et activités Ressources humaines Tourisme durable

La revue de presse 2008 du Réseau de veille

C’est la fin de l’année, la période par excellence pour rédiger un bilan annuel. On ferme les livres tout en jetant un bref regard en arrière pour voir ce qui a marqué notre année, les bons comme les mauvais moments! C’est ce que vous propose l’équipe du Réseau de veille qui vous a préparé une courte revue de presse…

Un contexte peu favorable à l’industrie touristique

Tout au long de l’année, ces thèmes ont fait la une et hanté nos banquiers sidérés par une conjoncture économique, financière et politique peu reluisante:

  • Économie – Les déboires du marché immobilier américain et la crise économique qui y sévit se répercutent sur d’autres secteurs d’activité. Cette situation mine la confiance des consommateurs.
  • Taux de change – La force du huard et le déclin de la devise américaine ont certainement influencé les dépenses de vacances des Américains. Au Canada, la valeur élevée du dollar a favorisé la tendance aux voyages internationaux.
  • Prix du pétrole – Le prix du carburant au Canada et ailleurs dans le monde a battu des records historiques cette année. En juin, le prix moyen d’un litre d’essence ordinaire se détaillait à environ 1,43$ dans la région montréalaise. Malgré tout, les automobilistes canadiens n’ont pas modifié leurs comportements de consommation. Par contre, le ralentissement de l’économie américaine se fait durement sentir auprès des Américains. Ainsi, ceux-ci ont parcouru 4,7% moins de kilomètres en juin 2008 par rapport au même mois de l’année précédente.

Quand la météo s’en mêle: pour le bonheur des uns et le malheur des autres

Les conséquences d’un hiver enneigé ont été plutôt positives pour l’industrie touristique, tout en réjouissant les adeptes de sports d’hiver. Dès le début de janvier 2008, le nombre de journées skiables enregistrées dans les stations de ski s’élevait déjà à près du tiers de celui des années antérieures. Les 80 stations ont affiché une croissance de l’achalandage de 11,1 % cet hiver par rapport à la saison 2006-2007.

Par contre, les entreprises touristiques qui comptent sur un été ensoleillé pour augmenter leur achalandage et assurer leur rentabilité – particulièrement celles liées au plein air – ont été moins choyées. Par exemple, le taux d’occupation d’un camping de la région de l’Outaouais atteignait 25% les deux premières semaines d’août comparativement à 98% à la même période l’année dernière. Même en ville, la pluie a apporté son lot d’effets négatifs, entre autres, pour les restaurants ayant une terrasse. En juin, la ville de Québec a connu 22 jours de pluie, ce qui en fait un des mois de juin les plus pluvieux depuis plus d’un demi-siècle selon Environnement Canada.

«Vert» des gestes de plus en plus responsables

En 2008, l’Association des hôteliers du Québec (AHQ) a poursuivi l’implantation du programme de reconnaissance en développement durable (PRDD) et certifié une vingtaine d’établissements à travers le Québec. Quant à la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ), elle a modifié ses critères d’évaluation pour permettre l’obtention de points supplémentaires à la suite, par exemple, de l’achat d’appareils écoénergétiques.

Tourisme Laval s’est offert un tournoi de golf écoresponsable où près de 50% de ses participants ont adopté le covoiturage pour se rendre sur les lieux. De plus, le taux de récupération des matières résiduelles a atteint 92%. Tourisme Laval s’est aussi engagé à planter 90 arbres pour compenser ses émissions de gaz à effet de serre.

Dans la même optique, Tourisme Montréal a coordonné la création d’un comité vert de l’industrie touristique montréalaise afin de mettre en place un plan d’action vert dans le milieu. Celui-ci inclut par exemple une clause d’écoresponsabilité pour les fournisseurs.

Ailleurs, la démarche d’Action concertée de coopération régionale de développement (ACCORD) de la région des Laurentides comprend des initiatives de reboisement et de lutte aux algues bleues (cyanobactéries) ainsi que le développement de voies de contournement pour les sentiers de motoneige et de quad de manière à protéger les paysages et les zones de plein air.

Pour inciter le respect de certaines normes de qualité et de développement durable, les Cantons-de-l’Est sont devenus la troisième destination mondiale à conclure une entente de partenariat avec le Centre mondial d’excellence des destinations.

Même Transat a adopté un nouveau programme de soutien au tourisme durable. La compagnie, à travers ces 120 projets au Québec et ailleurs, collabore avec des partenaires comme le Fonds mondial pour la nature Canada afin de préserver et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel tout en aidant les communautés à bénéficier des retombées économiques du tourisme.

Les Fêtes du 400e de QuébecCN_2008-12_revuepresse_img2

L’année 2008 aura été celle du 400e de Québec. Après un départ plutôt difficile – plusieurs démissions à la Société du 400e minent la crédibilité de l’organisation – les festivités connaissent un succès populaire inespéré. Sur l’ensemble de l’année 2008,plus de 290 activités ont attiré huit millions de visiteurs. Le Moulin à images de Robert Lepage, l’Espace 400e, Paul McCartney, Céline Dion, Le Louvre à Québec, le Championnat mondial de hockey, le Chemin qui marche, Rencontres, le spectacle commémoratif, le Cirque du Soleil et plusieurs autres ont contribué à créer une masse critique d’événements d’envergure et à favoriser une couverture médiatique extrêmement positive. Québec a aussi été le lieu de rassemblements nationaux et internationaux qui ont généré d’importantes retombées économiques.

Aéroport de La Macaza – Mont-Tremblant et nouveau casino

En avril 2008, Loto-Québec et le gouvernement du Québec annonçaient une entente qui permettra à la station de ski Mont-Tremblant d’établir un nouveau casino sur le Versant Soleil de la montagne. Attendu pour l’été 2009, cet établissement a été bien accueilli par le milieu, notamment parce qu’il s’agit d’un attrait touristique qui sera dédié à une clientèle composée majoritairement de villégiateurs, de congressistes et de vacanciers. On anticipe un achalandage de quelque 700 000 visites et des revenus annuels de l’ordre de 50 millions de dollars, générés notamment par une importante section réservée aux clients «hautes mises».

Soulignons que le projet du nouveau casino s’insère à l’intérieur d’une vision élargie de développement et de commercialisation de la région. Les partenaires du consortium économique Tourisme aérien Laurentides ont jusqu’à maintenant obtenu des résultats favorables à la suite de la création de nouvelles liaisons aériennes à partir de marchés ciblés à destination de l’aéroport international de La Macaza – Mont-Tremblant. En septembre 2008, on annonçait le renouvellement de l’entente avec la compagnie Continental Airlines visant à reprendre, à l’hiver 2008-2009, les vols en provenance de la ville de New York. Cette liaison s’ajoutera aux vols du transporteur Porter Airlines qui dessert le centre-ville de Toronto.

Développement des croisières internationales

En mai 2008, les deux paliers de gouvernement ont annoncé un investissement de plus de 100 millions de dollars, échelonné sur cinq ans, afin de développer un réseau d’escales portuaires visant à accueillir davantage de croisières internationales. Pour la première fois, le Québec bénéficiera d’une réelle «Stratégie de développement durable et de promotion des croisières internationales». Ce sera l’occasion d’améliorer les infrastructures d’accueil de même que l’offre touristique en périphérie, et ce, pour les villes de Saguenay, Sept-Îles, Baie-Comeau, Gaspé, Havre-Saint-Pierre ainsi que pour les Îles-de-la-Madeleine. Les visées de Croisières du Saint-Laurent sont ambitieuses alors que l’on souhaite quadrupler le nombre de passagers par escale pour atteindre 400 000 passagers par escale en 2014 et tripler les revenus annuels, qui totaliseraient plus de 270 millions de dollars.

Passez Go et réclamez… toute une visibilité!

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Au terme d’un grand suffrage, plus de 5 millions de votes, la ville de Montréal a décroché la case la plus dispendieuse de la nouvelle version mondiale du jeu Monopoly. L’impressionnante mobilisation des Montréalais a permis de devancer les Paris, Londres et Shanghai de ce monde. Il s’agit d’une promotion inestimable pour la ville qui se trouve au cœur de bons moments de milliers de foyers. Aucune autre ville du jeu ne sera autant convoitée que Montréal. Quelle agréable façon de se positionner dans l’imaginaire des futurs touristes!

Toronto et Vancouver seront aussi sur la planchette, ce qui fait du Canada l’un des deux seuls pays à avoir trois de ses villes représentées dans le Monopoly Monde. Depuis sa création en 1935, le Monopoly s’est vendu à plus de 250 millions de copies, offertes en 37 langues dans 103 pays à travers le monde.

Montréal a perdu son Grand Prix de Formule 1

Depuis, le débat est lancé. Plusieurs se demandent comment remplacer cet événement et quelles actions mettre en œuvre pour soutenir l’économie, le tourisme et l’emploi tout en offrant une vitrine internationale exceptionnelle pour Montréal et le Québec. Chacun y va de son grain de sel:

  • le maire de Montréal souhaite créer un fonds de développement conjointement avec le milieu des affaires;
  • Tourisme Montréal a mis sur pied un comité-conseil pour cibler des événements et des promoteurs;
  • l’Institut économique de Montréal (IEDM) a imaginé dix chantiers; le Journal de Montréal, cinq projets;
  • tout cela, sans compter les idées suggérées par la population du Québec à travers des lettres ouvertes, des blogues, des émissions radiophoniques, etc.

Les défis de l’entreprise en ressources humaines s’intensifient

Sur le plan des ressources humaines, il faut souligner d’une part la ronde de grèves qui a perturbé le secteur hôtelier cet été au Québec. Les syndicats de plus d’une quarantaine d’hôtels affiliés à la CSN négociaient le renouvellement de leurs conventions collectives qui expiraient le 30 juin.

D’autre part, mentionnons que le projet pilote de la région des Cantons-de-l’Est qui visait à recruter des baby-boomers pour des postes dans les kiosques d’informations touristiques de la région a été concluant. Le nombre de postulants a surpassé les attentes et la satisfaction était au rendez-vous. Voilà un bon exemple pour contrer la raréfaction de la main-d’œuvre!

Bref, une année mouvementée pour l’industrie touristique québécoise…

 

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Enjeux Faits et chiffres Segments de clientèles

Le tourisme d’affaires en temps de crise

Lorsque l’économie perd des plumes, le tourisme d’affaires est l’un des secteurs les plus vulnérables de l’industrie touristique. La crise financière qui s’abat actuellement sur la plupart des pays développés s’ajoute aux conditions déjà peu avantageuses pour les voyages d’affaires, dont la hausse des prix des billets d’avion et des chambres d’hôtel. Certaines études récentes permettent de faire un tour d’horizon du tourisme d’affaires en Amérique du Nord en cette période incertaine.

2008 au ralenti

De grands regroupements comme la Travel Industry Association  (TIA) parlent d’une année 2008 difficile pour le tourisme d’affaires. Aux États-Unis, TIA anticipe une baisse des voyages d’affaires domestiques de 3,7% pour 2008 et de 2,7% pour 2009. Les principales compagnies aériennes américaines ont enregistré une diminution de la croissance des voyages d’affaires pour le deuxième trimestre 2008. L’International Air Transport Association (IATA) déclarait que la croissance mondiale du trafic aérien en classe affaires et en première classe était en baisse au premier semestre 2008.

La Commission canadienne du tourisme parle d’un ralentissement généralisé du tourisme d’affaires. En Ontario, une enquête réalisée à l’été 2008 auprès des hôteliers révèle que 56% d’entre eux entrevoyaient une baisse du nombre de voyageurs d’affaires pour le troisième trimestre de 2008. En mars, le ministère du Tourisme de l’Ontario estimait la baisse du tourisme d’affaires (nombre de visites touristiques) dans la province pour l’année 2008 à 1,1%. Cette dernière s’ajouterait à celles des années 2006 et 2007 qui atteignaient respectivement 3,5% et 0,7%.

Plus chers et plus contraignants

Avec la hausse des prix des billets d’avion et les surcharges de toutes sortes qui y sont associées, le prix de l’essence qui fluctue surtout à la hausse – bien qu’il ait baissé récemment, cela ne se reflète pas encore dans les tarifs aériens – et l’augmentation des prix des chambres d’hôtel, la facture d’un voyage d’affaires grimpe substantiellement. Selon l’étude annuelle d’American Express Business Travel, un voyage d’affaires domestique en Amérique du Nord coûtait, en octobre 2008, de 140 à 175 USD de plus qu’en 2007. Pour les voyages d’affaires internationaux, les Nord-américains déboursaient jusqu’à 400 USD de plus par voyage, en considérant les frais supplémentaires et les coûts divers.

Et d’autres contraintes s’ajoutent:

  • la réduction du nombre de vols;
  • des aéroports bondés;
  • des mesures de sécurité contraignantes;
  • le retour de la règle «nuitée obligatoire le samedi» (Saturday night stay) qui pénalise les voyageurs d’affaires.

Même budget, moins de voyages

Selon un récent sondage de l’Association of Corporate Travel Executives (ACTE), près des deux tiers (64%) des gestionnaires de voyage dans les entreprises prévoient des budgets égaux à 2008 ou à la baisse pour les voyages de leurs employés en 2009. Pourquoi? Surtout en raison de l’incertitude économique. Des voyages qui coûtent plus cher pour une même cagnotte ou encore avec des coffres moins garnis signifient moins de déplacements. Et même pour ceux dont le budget devrait augmenter, le nombre de voyages pourrait être à la baisse, vu la hausse significative des coûts. Toujours selon ce sondage, 39% des gestionnaires estiment que les coupures toucheront d’abord les réunions d’entreprise, et 16% les voyages internationaux.

Et la crise financière incite d’autant plus les entreprises américaines à resserrer les cordons de leur bourse. Une autre enquête réalisée auprès de 196 gestionnaires de voyage dans les entreprises américaines montre que le quart (26%) ont instauré, au cours du mois d’octobre, des compressions d’urgence en matière de voyages pour les employés. Ces mesures peuvent se traduire par un gel temporaire des voyages ou par une diminution de leur nombre.

Changer les comportements

C’est souvent dans un contexte de restrictions et de contraintes budgétaires que les comportements sont appelés à changer et que l’on revoit nos façons de faire. Étant donné que de plus en plus d’entreprises perçoivent les voyages d’affaires comme un investissement et non une dépense, et que les employés aiment bien réaliser des voyages d’affaires, on cherche de part et d’autre des moyens pour en diminuer les coûts plutôt que de ne pas en faire. Parmi les politiques mises en œuvre par les entreprises, voici les plus courantes:

  • revenir le jour même lorsque c’est possible;
  • effectuer de moins nombreux voyages internationaux;
  • assister à moins de foires commerciales et de conférences internationales ou y déléguer moins d’employés;
  • acheter des billets d’avion au moins 14 jours à l’avance pour bénéficier de meilleurs tarifs;
  • choisir des hôtels plus économiques;
  • partager une chambre d’hôtel avec un collègue lorsque c’est concevable;
  • favoriser les nuitées chez des amis ou de la parenté;
  • maximiser les rencontres et les occasions d’affaires à destination.

Quelques prévisions pour le Canada

À l’occasion de son étude annuelle publiée en octobre 2008, American Express présente quelques tendances prévisionnelles sur les tarifs de voyage au Canada et aux États-Unis en 2009. Le tableau suivant illustre ces résultats qui, par ailleurs, démontrent bien l’incertitude quant à l’avenir.

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American Express envisage la possibilité d’une baisse des tarifs aériens en 2009. Mais l’entreprise précise qu’avec les charges supplémentaires qui ne cessent de s’ajouter, une baisse ne signifie pas que le prix payé sera nécessairement plus bas (ou significativement plus bas). Les tarifs hôteliers et de location d’auto au Canada devraient, quant à eux, augmenter.

Un contexte sans précédent

Malgré tout, certaines organisations demeurent optimistes. En fait, la TIA estime que 2010 devrait être un tournant pour le tourisme d’affaires; elle compte sur des jours meilleurs. American Express, qui prévoit une période d’incertitude pour 2009, préfère ne pas s’avancer pour 2010. Le contexte économique qui a cours aux États-Unis depuis quelques mois étant sans précédent, l’étendue de ses répercussions reste à venir. Les voyageurs d’affaires et les gestionnaires de voyages d’affaires, comme les intervenants touristiques, feront face à des défis nouveaux au cours des prochains mois… voire de la prochaine année.

À lire dans une prochaine édition du Globe-Veilleur: Le touriste d’affaires d’aujourd’hui: joindre l’utile à l’agréable.

Sources :
–  American Express. «American Express Business Travel Announces Adjusted Results of Forecast in Anticipation of Global Economic Slowdown», [http://www.newswire.ca/en/releases/archive/October2008/22/c8447.html], CNW Group, page consultée le 5 novembre 2008.
–  Associated Press. «Business travelers cut back on flights as airlines make it tougher to find discounts », 23 septembre 2008.
–  Associated Press. «Report: Weak economy will pressure work travel», 30 octobre 2008.
–  Boehmer, Jay. «Financial Crisis Ices Corporate Travel», BTN online, 20 octobre 2008.
–  BTN. «TIA Forecasts Declines in Business Travel, Prepares for TBR Merger», 30 octobre 2008.
–  Commission canadienne du tourisme. «Bulletin de renseignements sur le tourisme», no 47, septembre 2008.
–  ETN. «Business travelers changing behaviors in current economy», 10 juin 2008.
–  Les Affaires. «Les patrons doivent s’attendre à voyager moins», 18 octobre 2008.
–  Ministère du tourisme de l’Ontario. «Tourism Outlook», [http://www.tourism.gov.on.ca/english/research/forecasts/index.html], page consultée le 5 novembre 2008.
–  Sharkey, Joe. «Finding Ways to Dull the Glamour of Travel», 28 octobre 2008.
–  Yu, Roger. «Travel Forecast: Business travel costs will rise in 2009», USA TODAY, 22 octobre 2008.

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Enjeux Produits et activités

Quand le paysage prend une valeur économique!

Le paysage est sans conteste un argument de développement et de promotion économique et touristique. À l’heure où la question du paysage oppose développement et préservation dans les grands dossiers de l’aménagement du territoire (projets éoliens, développement durable, etc.), quelle est son importance? Quelle valeur y accorde-t-on? Une démarche s’impose afin de mieux connaître les paysages, les spécificités qui les caractérisent et les possibilités qu’ils génèrent en matière de développement local et régional durable.

Le paysage est beaucoup plus qu’une simple carte postale

Le paysage, c’est…

… un parc industriel, les maisons et les commerces qui se côtoient, l’affichage le long des routes, les terres agricoles, l’exploitation forestière, un cours d’eau, un parc, un centre historique;

… ce qui accueille le voyageur qui arrive dans une nouvelle destination;

… ce qui fait la réputation d’un lieu, qu’il soit beau ou laid;

Le paysage, c’est un lieu qui raconte son histoire.

Le paysage, un concept intégrateur

David Belgue, président du Conseil du paysage québécois, souligne que la notion de «paysage» est le résultat des interactions entre les populations, leurs activités et les éléments naturels qui les accueillent. L’homme transforme sans cesse son milieu et crée des paysages humanisés avec les paysages ruraux, villageois et urbains. Il faut donc reconnaître son caractère évolutif, car il se métamorphose selon l’évolution des valeurs et des usages résidentiel, agricole, industriel et touristique.

Générateur de retombées économiques souvent majeures, le paysage se compose d’une mosaïque d’éléments, et son analyse ne peut se limiter au seul aspect visuel mais bien à l’ensemble du territoire.

Il constitue un enjeu important de développement durable qui implique à la fois des actions de préservation, de mise en valeur, de gestion et de développement du territoire en relation avec les valeurs et les préoccupations des collectivités. N’étant la chasse gardée d’aucune profession, le paysage doit faire l’objet de concertation et se construire sur la base d’une entente collective.

Reconnaître la valeur publique des paysages

Intervenir pour améliorer la qualité des paysages requiert du temps et constitue un défi de taille dans un contexte où le rythme de la prise de conscience est plus lent que celui du développement et de l’évolution des pratiques en matière d’évaluation et de gestion des paysages.

Selon la Chaire en paysage et environnement de l’Université de Montréal, les phases de mise en œuvre sont les suivantes:

  • Reconnaissance publique des enjeux du paysage – indissociable d’un travail d’éducation et de sensibilisation des populations et des acteurs locaux.
  • Diagnostic des paysages – jeter un regard multiple (identitaire, historique, économique, visuel, social, politique, utilitaire, etc.) qui requiert plusieurs expertises différentes, déterminer les caractéristiques et les potentiels d’un territoire afin de dresser un bilan global des possibilités et des contraintes.
  • Énoncé du projet public de paysage – déterminer de manière concertée les objectifs à atteindre en matière de préservation, de mise en valeur, d’aménagement et de développement des territoires; doit traduire une vision commune de tous les acteurs intéressés (population, autorités locales et régionales, autres acteurs concernés par les politiques du paysage).
  • Cadres d’action et de mise en œuvre – outils législatifs et réglementaires, outils de valorisation (diffusion, sensibilisation, reconnaissance, etc.), projets (chartes paysagères, atelier, concours, mesure d’accompagnement d’initiative locale).
  • Suivi et audit – prise en compte de l’évolution des caractéristiques physico-spatiales, évaluation de la cohérence et de la pertinence des politiques, des programmes, des outils publics et interventions, et de l’adéquation des objectifs.

Des actions concrètes, un pas dans la bonne direction

Incorporé en 1994, le Conseil du paysage québécois a pour objectif de susciter un véritable partenariat en faveur du paysage. Il regroupe associations et ordres professionnels, intervenants régionaux et nationaux. En s’inspirant de l’expérience européenne, cet organisme a élaboré la Charte du paysage québécois qui se veut un outil de sensibilisation et de consensus auprès des citoyens, des décideurs publics et privés et des professionnels de l’aménagement. La Charte vise à promouvoir la valeur des paysages, à les protéger, à les mettre en valeur et à s’assurer qu’ils fassent également partie des considérations d’ordre économique, social ou environnemental lors de l’élaboration des orientations régionales et locales.

Ayant établi un lien direct entre l’accroissement des activités touristiques et de villégiature et la qualité des paysages, la Municipalité régionale de comté (MRC) de Memphrémagog fait figure de pionnière dans la prise en compte des dimensions paysagères (milieu rural, culture, patrimoine, forêt, tourisme, villégiature) à l’intérieur de son tout premier schéma d’aménagement – catégorisation selon quatre types (paysages naturels d’intérêt supérieur, vues panoramiques, routes pittoresques et panoramiques, paysages champêtres), protection et mise en valeur, etc.

La région des Cantons-de-l’Est possède sa Charte des paysages estriens, et la Réserve internationale de ciel étoilé du mont Mégantic témoigne de l’importance d’un ciel sans pollution lumineuse.

La MRC de Lotbinière a décidé de miser sur le paysage pour relever le défi du déclin démographique et pour rehausser son offre touristique. La réalisation du diagnostic paysager a permis d’élaborer des cartes thématiques et interprétatives dans plusieurs domaines (agricole, forestier, etc.). En se fondant sur les qualités et les particularités des paysages, la MRC a conçu des circuits découvertes – itinéraires à vélo – pour les touristes désireux d’explorer la région.

Déjà au début des années 1990, l’Association touristique des Laurentides faisait partie des organismes qui déploraient la dégradation du paysage et qui soulignaient l’urgence d’agir. Le projet Opération paysages a voulu mobiliser les acteurs sur l’importance des questions paysagères, avec comme argumentaire «L’argent pousse dans les arbres». Un sondage auprès de la population a jeté un éclairage sur sa perception à l’égard de la qualité des paysages dans la région. Ces démarches ont mené à l’adoption de la Charte des paysages naturels et bâtis des Laurentides visant à favoriser l’engagement régional et à préserver l’intégrité des paysages des Laurentides.

Un projet-pilote en Gaspésie baptisé «paysage humanisé»

Voulant revitaliser et dynamiser son territoire, la municipalité de Mont-Saint-Pierre a fait appel à la Chaire multifacultaire de recherche et d’intervention sur la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine de l’Université Laval (MRIGIMUL) pour l’aider à concevoir et à mettre en place un village-parc (Agenda 21) qui prolongerait le Parc de la Gaspésie jusqu’à la mer en enclavant Mont-Saint-Pierre.

Le modèle envisagé s’apparente à celui des parcs naturels régionaux et n’exclut pas la présence humaine: le territoire à protéger s’étend sur 600 km2 et compte environ 3000 citoyens, englobant les quatre villages côtiers de l’Estran (municipalités de Rivière-Madeleine, Grande-Vallée, Petite-Vallée et Cloridorme).

La relance de l’Estran mise sur plusieurs moteurs économiques, et le tourisme y joue un rôle de premier plan. Fonds de vallée avec leurs mosaïques agricoles, contraste entre la mer et la montagne, architecture élaborée des maisons de certains rangs, l’Estran possède l’un des plus beaux paysages aménagés par l’humain. Son but: faire de ce coin de pays une destination de séjour et non pas seulement un lieu de passage pour se rendre à Forillon et à Percé.

Voici un projet-pilote inspirant pour d’autres régions du Québec.

Le constat de la Chaire en paysage et environnement de l’Université de Montréal

À l’heure actuelle, la prise en charge des préoccupations paysagères demeure davantage le fruit d’initiatives locales et ponctuelles que le résultat d’un cadre global et intégré par le gouvernement, et ce, malgré la reconnaissance explicite de l’importance du paysage dans certaines lois.

Lire aussi: Protection des paysages québécois… Urgence!

Sources:
– Andréas, Vanessa, Gérard Beaudet, Sabine Courcier et Marie-Odile Trépanier. «Prise en considération des préoccupations paysagères dans la fusion des lois sur l’affichage», études et recherches en transport, ministère des Transports du Québec, 2004.
– Belgue, David. «Les agents locaux de tourisme, des gardiens du paysage?», souper conférence de la Fédération québécoise des organisations locales de tourisme, Québec, 16 avril 2008.
– Guéricolas, Pascale. «Des professeurs de l’Université ont décidé de parier sur la Gaspésie en s’associant à des projets innovateurs, dont les Gaspésiens sont partie prenante. Espoir à l’horizon», Magazine Contact, Université Laval, printemps 2007.
– Lemieux, Denis. «Paysages, demande sociale et actions des instances publiques», Urbanité, juin 2008, p. 21-22.
– Paquette, Sylvain et Philippe Poullaouec-Gonidec, Gérald Domon. «Guide de gestion des paysages au Québec – Lire, comprendre et valoriser le paysage», Chaire en paysage et environnement de l’Université de Montréal, 2008.
– Ruelland , Jacques, Josée Froment et Agnès Grondin. «Laurentides – Une charte comme catalyseur du projet de paysage régional», Urbanité, juin 2008, p. 26-28.
– Vaillancourt, Linda. (2007). «L’Agenda 21e siècle local de l’Estran. Un projet territorial aux couleurs du Paysage humanisé», dans GAGNON, C. (Éd) et E., ARTH (en collab. avec). Guide québécois pour des Agendas 21e siècle locaux: applications territoriales de développement durable viable, [En ligne], http://www.a21l.qc.ca/9549_fr.html (page consultée le 9 octobre 2008).

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Enjeux Gestion

Voyage au pays des taxes

Les taxes et les frais de toutes sortes soulèvent bien des passions et des contradictions du côté de l’industrie touristique. Est-ce que l’imposition de ces surcharges fait fuir le touriste? La taxe dite «touristique» est-elle refilée aux voyageurs, ou la population locale en fait, elle aussi, les frais? Les retombées vont-elles en grande partie à l’industrie touristique ou ce sont d’autres secteurs d’activité qui en bénéficient ? Qui taxe quoi et surtout combien? Voici une incursion chez nos voisins du Sud, dans le but de voir ce qui s’y passe.

Une première étude

L’American Hotel & Lodging Association (AH&LA) a publié une étude sur les taxes dans l’hébergement aux États-Unis et leur impact économique sur les ventes, les emplois et les revenus gouvernementaux. Le rapport 2008 Room Taxes and the Economic Impact on the Industry fait suite aux enquêtes tenues en 1997 et 2003. Chacun des États y est détaillé.

Le taux de taxe moyen sur la nuitée d’une chambre d’hôtel s’élève à 12,62% alors qu’il était de 12,4% en 2003. Cela représente une taxe moyenne de 12,39 USD, laquelle s’ajoute au prix moyen de la chambre établi à 94,69 USD.

Les auteurs évaluent qu’une hausse de 2% du taux de la taxe entraînerait la perte de 327 000 emplois, de 10 milliards USD en salaires et de 33 milliards USD de ventes. L’ensemble des études leur permet de confirmer le lien étroit entre les taxes et l’activité économique de l’industrie hôtelière.

Une deuxième étude

S’engager dans les méandres de la taxation relève de l’aventure. Or, la National Business Travel Association a relevé le défi avec toutes les difficultés et les mises en garde que cela comporte. L’étude recense les taxes sur l’hébergement, la restauration et la location de voiture dans les 50 plus grandes villes touristiques américaines, sélection établie en fonction du nombre de voyageurs aériens.

Quelle est la surcharge payée par un touriste pour une chambre d’hôtel, les repas et la location de voiture pour une journée? Afin d’établir un montant de base comparable dans toutes les villes, le calcul de la taxe est effectué selon les données suivantes:

  • le prix moyen d’une chambre d’hôtel en décembre 2007, soit 103,70 USD (Smith Travel Research);
  • le coût moyen quotidien des repas en 2007-2008, soit 82,03 USD (AEG selon les données de Runzheizer, Business Travel News et National Restaurant Association);
  • la moyenne du taux de location de voiture de 10 grandes villes en mars 2008, soit 76,60 USD (AEG).

Les quatre graphiques suivants présentent les cinq villes et aéroports qui affichent les taxes les moins et les plus élevées. À gauche, les graphiques 1 et 3 portent sur les taxes générales et touristiques ; à droite, les graphiques 2 et 4 portent sur les taxes touristiques seulement.

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Les conclusions de cette étude révèlent que tant la population et les entreprises locales que les touristes sont touchés par les taxes spécifiques de l’industrie touristique, notamment en ce qui a trait à la location de voiture. En outre, on y souligne que le montant de la taxe constitue un facteur qui influe sur la décision de voyager ou non, ou encore sur le choix d’une destination. Cela est particulièrement vrai dans le secteur des congrès où la taxe peut faire la différence dans le choix d’un site.

La Floride et la Californie, deux destinations populaires auprès des voyageurs d’affaires et d’agrément, sont citées en exemple, car 14 des 16 villes imposant le plus bas taux de taxes touristiques se situent dans ces deux États. Quant aux taxes spécifiques à l’industrie touristique, trop souvent elles ne sont pas allouées directement au développement de ce secteur. Le détail de ces allocations se trouve à l’annexe A du rapport Lodging, Rental Car and Meal Taxes on Travelers in the Top 50 U.S. Cities, que vous pouvez d’ailleurs consulter pour obtenir des renseignements additionnels.

Une troisième étude

Le Center for Travel & Tourism du Daniels College of Business de l’Université de Denver s’est aussi penché sur le sujet. De mai à juillet 2007, la taxation sous toutes ses formes (taxes, frais, surcharges, etc.) des 50 États américains et des U.S. Virgin Islands a été étudiée de même que celle des 51 plus grandes villes américaines selon les données de 2000 du U.S. Census Data.

Vous pouvez consulter les tableaux de la compilation des principales données de cette étude en cliquant ici.

Globalement, les cinq États qui imposent les taxes les moins lourdes sont l’Alaska, l’Oregon, le Colorado, la Géorgie et les U.S. Virgin Islands. À l’opposé, le Connecticut, l’Arkansas, le New Jersey, le Tennessee et le Rhode Island perçoivent les taxes les plus élevées. Du côté des villes, San Diego, Colorado Springs, Honolulu, Portland (OR) et Mesa présentent les plus faibles taux de taxation tandis que Houston, Dallas, San Antonio, Austin et Kansas City occupent le sommet du classement .

Les conclusions de l’étude confirment les allégations de l’industrie touristique selon lesquelles l’État et les gouvernements locaux taxent trop fortement les touristes par rapport à la population locale. Les taxes sur l’hébergement et la location de voiture dans les aéroports surpassent grandement les taxes sur la nourriture et les boissons, sur le divertissement et sur la location de voiture en milieu urbain.

De plus, les résultats démontrent clairement que les revenus de taxes sont répartis entre une multitude d’organismes dont la plupart ne sont pas liés au développement et à la promotion de l’industrie touristique.

Pour obtenir plus d’informations, vous pouvez consulter le rapport détaillé Survey of U.S. State & City Governments Taxing Policies on Selected Travel & Tourism Goods & Services.

Après avoir décortiqué ces trois études, les taxes américaines n’auront plus de secret pour vous.

Lire aussi:

– Taxes touristiques: compilation des principales données pour certaines villes et États américains

Sources:
– American Hotel & Lodging Association. «2008 Study on Hotel Room Taxes Quantifies Economic Impact», 19 juin 2008.
– Center for Travel & Tourism. «Survey of U.S. State & City Governments Taxing Policies on Selected Travel & Tourism Goods & Services», Daniels College of Business, University of Denver, juillet 2007.
– National Business Travel Association. «Lodging, Rental Car and Meal Taxes on Travelers in the Top 50 U.S. Cities», juillet 2008.

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Enjeux Produits et activités

Le développement durable et la motoneige: un défi à relever

En dépit des importantes retombées économiques qu’elle génère, l’industrie de la motoneige continue de susciter des débats en ce qui a trait au développement durable. La contemplation des paysages et le contact avec la nature figurent parmi les principales motivations qui incitent les gens à faire de la motoneige. Cet attrait de la nature sauvage amène donc les motoneigistes à pratiquer leur sport dans des lieux de prédilection tels que les parcs.  Doit-on trouver un compromis afin de permettre une circulation partielle des motoneiges sachant qu’elles constituent une source de pollution et qu’elles sont susceptibles de déranger la faune?

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Au Québec, on a pris la décision de respecter les intérêts environnementaux concernant la présence des motoneiges dans ces zones de préservation. Le gouvernement prévoit se conformer à un règlement de l’an 2000 qui interdit les véhicules hors route dans les parcs provinciaux, au plus tard en 2009.

Aux États-Unis, l’approche des autorités à cet égard diffère quelque peu. Le National Park Service a déposé en 2007 un imposant rapport (Winter Use Plans, Final Environmental Impact Statement) qui dresse un portrait de la situation quant à l’impact de la circulation des véhicules sur la neige, notamment dans les parcs de Yellowstone et de Grand Teton, très prisés des motoneigistes. La position américaine préconise un contrôle de l’accès plutôt qu’une interdiction complète. Le rapport fait état d’impacts mineurs sur la faune, la qualité de l’air et la pollution sonore.

La Cour américaine intervient

Les lobbys environnementaux n’ont toutefois jamais cessé de mettre la pression sur le gouvernement, et récemment un juge fédéral leur a donné raison. Le 15 septembre dernier, la Cour fédérale américaine a renversé la décision de l’administration Bush en statuant que l’autorisation d’accès à plus de 500 motoneiges par jour dans les parcs de Grand Teton et Yellowstone contrevenait à la responsabilité première du National Park Service de protéger les parcs. Le juge a intimé le service des parcs de proposer un nouveau plan.

À l’hiver 2008, ce sont 720 motoneiges BAT (Best available technology) qui ont quotidiennement été autorisées dans ces parcs. Tous ces véhicules sont accompagnés par des guides professionnels, et les périodes de fréquentation sont limitées.

Cette décision aux États-Unis constitue une balise importante en ce qui concerne les politiques de gestion des accès des véhicules hors route aux zones naturelles. La cohabitation entre la motoneige et l’environnement n’a pas fini de faire jaser. La Fédération des clubs de motoneigistes du Québec a d’ailleurs emboîté le pas vers une démarche verte en déposant le 19 septembre dernier son plan quinquennal pour l’environnement.

Le durcissement des politiques gouvernementales dans un souci de favoriser le développement durable pourrait s’avérer porteur de nouvelles solutions technologiques. Il faudra notamment surveiller l’apparition de motoneiges électriques, comme le modèle Symetron de Racer Technologies, qui pourraient un jour ou l’autre révolutionner cette industrie.

Avec la collaboration de Olivier Payette

Lire aussi:

– L’avenir de la motoneige touristique passe-t-il par le marché américain?
– La motoneige au Québec: un leader mondial en questionnement
– La motoneige en harmonie: deux exemples de réussite
– Winter Use Plans, Final Environmental Impact Statement

Sources :

– Fédération des clubs de motoneigistes du Québec. «Plan d’action quinquennal de la FCMQ pour l’environnement», 19 septembre 2008.
– National Park Service, U.S. Departement of interior. «Final winter use rule for Yellowstone and Grand Teton», published in Federal Register, décembre 2007.

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Enjeux Segments de clientèles

Les Québécois voyagent différemment selon leur âge. Oui mais encore?

Alors que des changements démographiques se feront sentir au Québec dans les prochaines années, l’industrie touristique doit comprendre ce qui l’attend et commencer à s’adapter. Voici donc quelques indicateurs sur la façon de voyager des Québécois en fonction du groupe d’âge.

Le Québec prend de l’âge!

Le ministère du Tourisme du Québec a récemment publié un rapport intitulé Portrait sociodémographique et comportement de voyage des Québécois par segment démographique dans lequel il établit le poids démographique de chacune des générations (Figure 1).

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Résumons d’abord les principaux changements démographiques prévus par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) de 2001 à 2051 :

  • Le nombre de jeunes de moins de 20 ans est à la baisse: il était de 2,8 millions en 2001 (24% de la population), mais sera de 1,4 million en 2051 (17%).
  • On dénombrait 4,65 millions de personnes en 2001 en âge de travailler, c’est-à-dire âgées de 20 à 64 ans. Leur nombre diminuera à 4,14 millions en 2051. Le poids relatif de ce segment passera quant à lui de 63% en 2001 à 53% en 2051.
  • Le groupe des seniors, comptant 965 000 personnes en 2001, atteindra 2,2 millions en 2031 et 2,3 millions en 2051. Leur part relative dans la population croîtra de façon radicale allant de 13% de la population en 2001 à 30% en 2051. Ce sont les individus de plus de 80 ans qui connaîtront la croissance la plus fulgurante: 217 000 personnes en 2001 et 934 000 en 2051.

À chaque génération son style

Le graphique 2 illustre des différences en ce qui a trait aux destinations de voyage préférées des Québécois selon les générations. Les individus âgés de 30 à 59 ans ont visité le Québec dans une proportion supérieure à celle des autres segments, et ce sont également eux qui voyagent le plus par affaires. La génération X réalise davantage de voyages internationaux que les autres segments. Les seniors voyagent dans une proportion légèrement moindre que l’ensemble des Québécois.

Graphique 2 – Voyages des Québécois par tranche d’âge en 2006
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Quant à la durée des séjours, les escapades de quelques jours sont fréquentes, surtout chez les plus jeunes (graphique 3). Print Measurement Bureau (PMB) nous indique également que ce sont les gens de 60 ans et plus qui effectuent, dans une plus forte proportion (15% des 60 ans et plus), des séjours de deux à trois semaines.

Graphique 3 – Durée de séjour des Québécois par tranche d’âge, voyages au Canada, 2006
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Les individus de 60 ans et plus séjournent généralement chez des parents ou des amis alors que ceux âgés de 30 à 59 ans préfèrent l’hôtel (graphique 4). C’est d’ailleurs la génération X qui choisit le plus souvent l’hôtel comme mode d’hébergement (50%) par rapport aux autres voyageurs.

Graphique 4 – Mode d’hébergement des Québécois par tranche d’âge, voyages au Canada 2006
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Selon le graphique 5, le choix des activités réalisées pendant les voyages au Canada varie considérablement d’un segment d’âge à l’autre. Notons que les 30 à 39 ans semblent plus actifs; pour plusieurs activités, leur taux de pratique est supérieur aux autres groupes d’âge. Plus de 21% d’entre eux ont visité un parc thématique, fait de la randonnée ou été à la plage durant un voyage. Le magasinage et les visites touristiques sont populaires pour tous.

Graphique 5 – Principales activités de voyage des Québécois par tranche d’âge, 2006
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Afin d’envisager l’impact des changements démographiques sur l’industrie touristique, l’étude soutient que les comportements qui caractérisent chacune des générations devraient demeurer sensiblement les mêmes dans les années à venir. Par exemple, les seniors de demain voyageront comme les baby-boomers d’aujourd’hui et non comme les seniors d’aujourd’hui. C’est sous cet angle que devra être abordée l’évolution des générations et de leur comportement.

Source:
–    Ministère du Tourisme. «Portait sociodémographique et comportement de voyage des Québécois par segment démographique», 2008.

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Enjeux Produits et activités Tendances

Tourisme médical: opportunités et controverses

Alors que les Américains vivent plus longtemps que jamais auparavant, ils font face à des coûts médicaux exorbitants et à une couverture d’assurance inadéquate. De plus en plus de citoyens américains et canadiens effectuent des voyages en Asie et en Amérique latine pour recevoir des traitements; ceux-ci vont du blanchiment des dents à la chirurgie esthétique, en passant par le remplacement d’une hanche. Quelle est l’ampleur de ce phénomène? Le Canada peut-il devenir une destination de tourisme médical?

État de la situation aux États-Unis

Selon le dernier recensement, 47 millions d’Américains n’ont pas d’assurance maladie et 120 millions ne sont pas complètement assurés. L’inflation des coûts en santé aux États-Unis a complètement outrepassé la croissance économique, faisant du système américain le plus dispendieux de la planète. On estime que la moitié de la population du pays risquerait d’être financièrement dévastée advenant le cas d’une opération majeure. En se faisant soigner à l’étranger, le patient peut économiser jusqu’à 85% du tarif américain. Même en ajoutant le prix d’un billet d’avion, l’écart est convaincant. Toutefois, de nombreux Américains ne peuvent s’offrir le voyage.

Même si ce type de déplacement existe depuis longtemps, la différence actuelle réside dans la masse critique de personnes qui envisagent de tels voyages. La classe moyenne se prépare à faire le saut. Une étude récente de la firme de consultation Deloitte prévoit que les Américains ayant reçu un traitement médical à l’étranger en 2006, soit 750 000 personnes, seront plus nombreux en 2010 (6 millions), et encore plus en 2012 (10 millions).

Les joueurs

Les joueurs majeurs dans ce créneau sont l’Inde, la Thaïlande, Singapour et la Malaisie. En Amérique latine, le Mexique, le Costa Rica, le Brésil et l’Argentine sont les destinations privilégiées. La compétition est déjà féroce. Environ 500 000 touristes médicaux américains se rendent en Asie chaque année, et certains pays comme l’Inde enregistrent un taux de croissance de l’ordre de 30% annuellement. La Thaïlande, quant à elle, a reçu plus de 1,5 million de patients étrangers en 2006, dont quelque 30 000 Canadiens. Une part importante des touristes viennent du Moyen-Orient. Dubaï se lance d’ailleurs dans la course et si l’on se fie à ses projets touristiques, on n’y fait pas les choses à moitié…

Dans ces pays, on a bâti de mégahôpitaux ultramodernes et sophistiqués, dont les halls ressemblent davantage à des hôtels. De plus, ces hôpitaux sont dotés de nombreux restaurants, boutiques et services. Des investissements majeurs sont prévus au cours des prochaines années pour les agrandir et les améliorer ou pour en construire de nouveaux.

Le Bumrungrag, en Thaïlande, est l’un de ces hôpitaux adaptés à la clientèle internationale. On y offre de nombreux services, dont une agence de voyages dédiée au prolongement des séjours et à l’extension des visas des patients qui nécessiteraient un rétablissement plus long que prévu ou qui, une fois sur place, auraient envie de poursuivre leur séjour. Au Bumrungrag, comme dans d’autres centres hospitaliers du genre, un accent tout particulier est mis sur le service à la clientèle et l’encadrement des patients. Le ratio d’infirmiers par patient est beaucoup plus élevé qu’en Occident et les médecins ont le temps de visiter leur patient chaque jour. Grande différence.

Les autres intervenants impliqués

Outre ces nouvelles destinations qui se positionnement clairement sur le marché du tourisme médical, de plus en plus d’agences organisent ce type de voyage. Pour ces dernières, il s’agit de mettre sur pied un forfait où chaque détail compte, en plus de bien conseiller le client sur le choix d’un hôpital en fonction de l’intervention dont il a besoin. Les compagnies d’assurance commencent aussi à offrir des plans couvrant des frais médicaux et de déplacement pour un traitement à l’étranger, comme c’est le cas de la Blue Cross aux États-Unis. Une entreprise américaine offre même à ses employés la possibilité de recevoir des traitements médicaux à Singapour plutôt qu’en Amérique.

Le Québec est-il de la partie?

Au Québec, on trouve la plus forte concentration de cliniques de radiologie, de chirurgie, d’ophtalmologie, de médecine générale, etc., du Canada. Si l’on désire payer les soins de sa poche, les choix foisonnent. Des centaines de patients venant d’un bout à l’autre du pays ont visité les nombreuses cliniques privées du Québec parce qu’ils font face à des restrictions dans leur province. La loi ontarienne est très stricte: les médecins ne peuvent se désaffilier du régime public et un Ontarien surpris à payer pour un service assuré par le régime public est passible d’une amende de 10 000 CAD. La situation est semblable dans les Prairies et les provinces de l’Atlantique alors qu’en Colombie-Britannique la loi se montre plus flexible. Le Québec demeure toutefois le leader de la médecine privée, malgré le fait que l’existence d’un système de santé à deux vitesses soulève plusieurs débats sociaux.

D’ailleurs, la clinique montréalaise Omnium-Santé faisait récemment la manchette pour son association avec l’hôtel Hyatt Regency. Ils proposent un forfait offrant un bilan de santé complet et s’adressant avant tout à la clientèle américaine et les touristes québécois à Montréal.

En matière de coûts, même si le Canada ne peut concurrencer les tarifs de l’Asie ou de l’Amérique latine, il semble que les soins y soient souvent deux fois moins chers qu’aux États-Unis. Ces coûts moins élevés, notre proximité ainsi que le fait qu’aucun visa n’est nécessaire permettent au Canada de se positionner en tant qu’alternative auprès de la clientèle américaine.

Mais le Canada est aussi un marché émetteur et environ 15 agences de voyages sont spécialisées dans le tourisme médical. Pour les Canadiens, c’est avant tout le délai d’attente qui motive un déplacement.

Débats et occasions d’affaires

Le tourisme médical soulève des débats à propos des systèmes de santé. Alors que certains craignent qu’il légitime l’existence de systèmes à deux vitesses, d’autres voient le tourisme médical comme un catalyseur, forçant les gouvernements et les hôpitaux à modifier leurs façons de faire. Il y a aussi certaines limites, dont le fait que plusieurs interventions ne peuvent être réalisées à l’étranger de façon sûre ou encore qu’il peut exister des zones grises quant aux aspects légaux en cas d’erreur médicale. Enfin, tous les éventuels clients du tourisme médical ne sont pas encore convaincus de la qualité des soins pouvant être reçus à l’étranger et bien que ce ne soit pas le cas du Canada qui a bonne réputation, il s’agit d’un grand défi pour les hôpitaux étrangers.

Cela dit, ce marché relativement nouveau est là pour de bon. Dans une perspective purement touristique, il s’agit de nouveaux flux de voyageurs et le futur du tourisme médical semble en excellente santé!

Sources:
–    The Economist. «Globalisation and health: Importing competition» et «Globalisation and health care: Operating profit», The Economist, 16 août 2008.
–    Rogers, Mark. «Medical Tourism: Agents have a potential gold mine in booking U.S. citizens into hospitals abroad», TravelAgentCentral, 15 août 2008.
–    AME Info. «UAE sets sights on medical tourism industry», United Arab Emirates, 31 août 2008.
–    Lindsay, Greg. «Why Americans Are Going Abroad for Health Care», Fast Company.com, 11 avril 2008.
–    Trudel, Jonathan. «Santé: bonjour le privé!», L’actualité, 15 avril 2008.
–    Deland, Maxime. «Forfait médecin et hôtel», Le Journal de Montréal, 29 juin 2008.
–    PROFIT magazine. «Medical tourism: Sun, sand and stitches», Canadian Business Online, mai 2008.
–    Legault, Benoit. «Thaïlande – Bangkok, panacée du tourisme médical», Le Devoir, édition du 25 et 26 novembre 2006.

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Les enjeux de l’eau douce dans l’industrie du tourisme au Québec

L’eau est devenue une des ressources les plus rares et son niveau de consommation a plus que sextuplé au cours du siècle dernier. Plus de 40% de la population mondiale vit aujourd’hui dans la pauvreté de l’eau (1 à 4). Les questions les plus préoccupantes au Québec concernent plus la qualité de l’eau et la propriété de la ressource que sa disponibilité, notamment depuis l’éclosion des algues bleues qui est concomitante du phénomène de l’eutrophisation (5). Celle-ci est le résultat d’un enchaînement de processus se répercutant sur la qualité de l’eau, qui se traduit par des plans d’eau riches en substances nutritives (5, 6). Les processus naturels liés au vieillissement des lacs peuvent aussi entraîner l’eutrophisation en raison de la consommation croissante de l’oxygène qui est due à la décomposition des organismes présents dans l’eau. La pollution générée par des activités peut également contribuer à l’enrichissement des eaux en matières nutritives (7).

Peu importe les conditions dans lesquelles se trouve un lac, l’eutrophisation peut être accélérée par les caractéristiques naturelles et les différents types d’occupation du sol dans son bassin hydrographique (8, 9). Les effets liés à l’eutrophisation comprennent la croissance effrénée de phytoplanctons et des algues ainsi que la modification dans le foisonnement et la composition des espèces, la production de biomasse et la teneur en oxygène dissous. L’eutrophisation d’un lac peut se manifester notamment par la croissance rapide de certains types d’algues nocives, comme les algues bleues ou cyanobactéries (10, 11). Celles-ci sont les algues nocives les plus répandues dans les étendues d’eau douce. En Europe et en Amérique du Nord, les pollutions d’origine agricole sont les principaux facteurs à l’origine de l’eutrophisation, suivi des eaux usées et des effluents industriels (10, 12). De plus, le secteur du tourisme et des activités de loisir peut contribuer à l’eutrophisation du seul fait qu’il consomme de l’eau et génère des déchets dont certains sont toxiques (13).

Le tourisme et l’eau

Chaque touriste à l’échelle mondiale consomme de 100 à 2000 litres d’eau par jour (7), c’est-à-dire une quantité plusieurs fois supérieure à la consommation moyenne par ménage. Cela s’explique par l’exploitation des installations touristiques et l’utilisation de l’eau par les visiteurs au quotidien entre autres pour prendre une douche ou aller à la piscine. Le volume d’eau utilisé par certaines activités comme la production de neige artificielle dans les stations de sports de glisse est très élevé.

Il existe un lien direct entre la consommation de l’eau par l’industrie touristique et l’emploi de produits chimiques, tels que des fertilisants de synthèse pour entretenir la pelouse et des détergents et savons qui, dans l’ensemble, représentent des sources importantes de pollution. Par ailleurs, les activités nautiques motorisées contribuent non seulement à la dégradation physique du milieu, mais aussi à l’augmentation des composés d’hydrocarbure émis par la combustion de l’essence et par la peinture antisalissure (14). À titre d’exemple, les 307 terrains de golf du Québec déversent environ 40 000 kilogrammes d’ingrédients actifs dans l’environnement sous forme de fongicides, d’herbicides et d’insecticides (15). Les eaux usées rejetées par les activités de tourisme et de loisir à petite échelle et dispersées sur le territoire peuvent être à l’origine de la prolifération de bactéries et d’algues dans les écosystèmes d’eau douce des régions éloignées (16). Toutefois, les impacts de ces activités au Québec, en particulier dans les pourvoiries et les camps de vacances, ne sont pas encore connus. Les résidences secondaires équipées de fosses septiques polluent le sol et la nappe phréatique, car jusqu’à 25% des boues n’y sont pas traitées, et peuvent même, selon leur localisation, éventuellement se déverser dans un lac (5).

D’après les objectifs de développement durable, le secteur du tourisme est appelé à gérer son usage des ressources en eau plus efficacement et à éviter de déverser des substances qui nuisent à sa qualité (17). Quant aux répercussions de la disponibilité et de la qualité des ressources en eau sur le tourisme, peu d’études ont abordé cette question jusqu’à présent. En Floride, une étude a montré que les efflorescences d’algues en surface ont entraîné une baisse des revenus nets de 29% dans le secteur de la restauration et de 35% dans celui de l’hébergement (18). Il n’existe aucune estimation de l’impact économique net de la réduction de la qualité de l’eau des lacs au Québec.

Les démarches de résolution

Des solutions de rechange peuvent être envisagées pour réduire les coûts et la complexité des travaux de restauration environnementale de sites aquatiques. Au Québec, de nombreux projets de restauration ont été réalisés avec succès grâce à un partenariat entre l’industrie du tourisme, les agences gouvernementales et les organismes non gouvernementaux (19). Certains d’entre eux ont permis la plantation d’espèces végétales dans les bandes riveraines, l’organisation d’activités récréatives et de loisirs et le développement d’infrastructures sur le pourtour des lacs. D’autres actions de gestion, comme celle de semer des espèces aquatiques en vue d’améliorer le système de filtration naturelle, peuvent également être bénéfiques pour certains lacs, dans la mesure où les plantes accroissent la capacité d’absorption des éléments nutritifs (2).

Un des moyens les plus efficaces est de prévenir la pollution par une démarche d’éducation relative à l’environnement, dont le but est d’accroître le niveau de sensibilisation. Différentes organisations proposent des recommandations sur la consommation de l’eau et l’évacuation des substances toxiques. Les programmes de sensibilisation québécois comme la Charte des lacs (20) constituent des outils appréciables. Les pesticides, herbicides et insecticides sont des substances dont l’emploi est maintenant réglementé, bien que les répercussions de la réglementation varient selon les différentes utilisations du territoire. Depuis 2006, la loi ne permet plus l’utilisation de pesticides sur les pelouses et les espaces verts publics, y compris les aires semi-publiques et les terrains municipaux (6). Par conséquent, certains acteurs du secteur du tourisme comme les clubs de golf ont l’obligation de déposer d’ici 2009 un plan de réduction de 12,9% de l’usage de pesticides en moyenne, de 9,4% de fongicides, de 8,2% d’herbicides et de 7,4% d’insecticides. Les autres secteurs du tourisme ne semblent pas être soumis à de telles restrictions.

C’est le temps d’agir

La compétition pour les ressources en eau douce deviendra de plus en plus rude et les changements climatiques auront des incidences sur les lacs du Canada (21). Quelques exploitants d’entreprises touristiques ont déjà réduit leur niveau de consommation d’eau ou ont cessé d’utiliser des substances toxiques pour effectuer leurs opérations et ont trouvé des produits biodégradables pour remplacer les produits polluants généralement utilisés. Cependant, la portée des changements apportés dans le secteur n’a pas encore fait l’objet d’une évaluation. Au Québec, il est impossible de distinguer pour le moment la part de responsabilité du tourisme et des activités de loisir de celle des autres utilisations du territoire en ce qui a trait aux problèmes liés à la qualité de l’eau. Également, les impacts économiques des lacs sur l’industrie du tourisme dans les diverses régions ne sont pas connus. Il serait important de mieux comprendre les liens entre les ressources en eau et le tourisme et ainsi atténuer les problèmes auxquels se heurtent les principaux acteurs de l’industrie.

Sources

1. Klessing, L.L. (2001). « Lakes and Society: the Contribution of Lakes to Sustainable Societies », Lakes and Reservoirs: Research and Management, vol. 6, p. 95-101.
2. Jöbgen, A.M., A. Palm, et M. Melkonian (2004). « Phosphorus Removal from Eutrophic Lakes Using Periphyton on Submerged Artificial Substratal », Hydrobiologia, vol. 528, p. 123-142.
3. Babou, I., et P. Callot (2007). Les dilemmes du tourisme, Vuibert, Paris.
4. World Resources Institute (2008). Water Resources and Freshwater Ecosystems, [en ligne], 2007, [http://earthtrends.wri.org/features/index.php?theme=2] (page consultée le 2 mai 2008).
5. Hade, A. (2002). Nos lacs : les connaître pour mieux les protéger, Fides, Québec.
6. Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) (2008a). Actions ministérielles en matière de pesticides, [en ligne], s. d., [www.mddepp.gouv.qc.ca/pesticides/actions.htm] (page consultée le 28 avril 2008).
7. Gössling, S. (2006). « Tourism and Water », dans S. Gössling et C.M. Hall (dir.), Tourism and Global Environmental Change: Ecological, Social, Economic, and Political Interrelationships, Routledge, Londres, p. 180-194.
8. Salmaso, N. (2000). « Factors Affecting the Seasonality and Distribution of Cyanobacteria and Chlorophytes: A Case Study from Large Lakes South of the Alps, with Special Reference to Lake Garda », Hydrobiologia, vol. 438, p. 43-63.
9. Davis, C. (2007). The Multiple Dimensions of Water Scarcity. EarthTrends. World Resources Institute.
10. Cronberg, G. (1999). « Qualitative and Quantitative Investigations of Phytoplankton in Lake Ringsjön, Scania, Sweden », Hyrobiologia, vol. 404, p. 27-40.
11. Larkin, S.L., et C.M. Adams (2007). « Harmful Algal Blooms and Coastal Business: Economic Consequences in Florida », Society and Natural Resources, vol. 20, p. 849-859.
12. McGarrigle, M.L., et W.S.T. Champ (1999). « Keeping Pristine Lakes Clean: Loughs Conn and Mask, Western Ireland », Hydrobiologia, vol. 395-396, p. 455-469.
13. Bramwell, B., et G. Pomfret (2007). « Planning for Lake and Lake Shore Tourism: Complexity, Coordination and Adaptation », International Journal of Tourism and Hospitality Research, vol. 18, no 1, p. 43-66.
14. Mosisch, T.D., et A.H. Arthington (2004). « Impacts of Recreational Power-boating on Freshwater Ecosystems », dans R. Buckley (dir.), Environmental Impacts of Ecotourism, Wallingford, CABI Publishing, p. 125-154.
15. Lavardière, C, S. Dion, et S. Gauthier (2007). Bilan des plans des réductions des pesticides sur les terrains de golf au Québec, Rapport réalisé pour le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Gouvernement du Québec.
16. Lukavsky, J., A. Moravcova, L. Nedbalova, et O. Rauch (2006). « Phytobenthos and Water Quality in Mountain Streams in the Bohemian Forest Under the Influence of Recreational Activity », Biologia, vol. 61 (suppl. 20), p. S533-S542.
17. United Nations Environment Programme Division of Technology, Industry, and Economics Sustainable Consumption & Production Branch. Resource Efficiency, [en ligne], s.d., [http://www.unep.fr/scp/tourism/topics/resource/use.htm] (page consultée le 2 mai 2008).
18. Hoagland, P., D.M. Anderson, Y. Kaoru, et A.W. White (2002). « The Economic Effects of Harmful Algal Blooms in the United States: Estimates, Assessment Issues and Information Needs », Estuaries, vol. 25, no 4, p. 819-837.
19. Tourisme Québec (2000). Guide de mise en valeur des plans d’eau du Québec à des fins récréotouristiques et de conservation du patrimoine, Groupe DBSF pour Tourisme Québec.
20. Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) (2008b). Charte des lacs,[en ligne], s.d.,  [www.menv.gouv.qc.ca/eau/algues-bv/engagement/engagement.asp] (page consultée le 2 mai, 2008).
21. Jones, B.E., D. Scott, et S. Gössling (2006). « Lakes and Streams », dans S. Gössling et C.M. Hall (dir.), Tourism and Global Environmental Change: Ecological, Social, Economic, and Political Interrelationships, Routledge, Londres, p. 67-94.