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Technologies

Technos québécoises pour dynamiser les événements d’affaires

À l’occasion de la journée nationale de l’industrie des réunions, le chapitre de Montréal et Québec du réseau Meeting Professionals International (MPI) organisait une demi-journée de conférences sur le thème des technologies. Pour l’occasion, des entrepreneurs québécois sont venus présenter leurs produits technologiques et leur utilité pour les événements d’affaires. Voici un aperçu de ces outils.

 

 

Maximiser les occasions de réseautage

Comme le souligne Alex Le Moëligou, les rencontres lors des événements d’affaires sont trop souvent laissées au hasard. Pour augmenter les chances de connexions fructueuses et pour exercer un plus grand contrôle sur ces moments de réseautage, M. Le Moëligou et son équipe de Folks Interactive Inc. ont créé l’application mobile Ties. Celle-ci permet à l’utilisateur de nouer des liens avec d’autres individus avant la tenue d’un événement. Les profils LinkedIn des participants sont liés à l’application. L’utilisateur de Ties peut donc choisir un événement, éplucher la liste des participants, consulter les profils et ainsi ouvrir la discussion par clavardage avec les personnes qu’il a ciblées. Cette application maximise les chances de créer des relations d’affaires porteuses au moment de l’événement. La vidéo ci-dessous explique le concept.

 

https://www.youtube.com/watch?v=a1KPD1l4NhQ

Dynamiser les tournois de golf

Pour ajouter du piquant au tournoi de golf annuel tout en offrant une belle vitrine aux commanditaires, Christophe Rousseau propose l’application pour appareil mobile Green 19. Parmi ses fonctionnalités, mentionnons :

·       le classement des équipes en temps réel;

·       des cartes de pointage interactives;

·       la diffusion de communiqués sur le terrain par messagerie;

·       le recours à la réalité augmentée afin de localiser le vert ainsi que les obstacles;

·       un appareil photo pour partager des clichés durant le tournoi;

·       de belles occasions d’insérer les logos des commanditaires à différents moments du parcours.

L’application Green 19 permet de maximiser la profitabilité de l’événement. Voici la vidéo promotionnelle :

Une borne de recharge aux couleurs du commanditaire

M. Jean-Nicolas Joly, de l’entreprise de Québec Afficharge propose l’installation de bornes de recharge pour les téléphones intelligents, notamment dans le cadre d’événements d’affaires. Les participants consultent leurs courriels, utilisent leur messagerie et ont recours à diverses applications qui nécessitent une certaine quantité d’énergie. La présence d’une borne de recharge sur place répond certainement à un besoin et cette installation peut recharger plusieurs appareils à la fois. Son écran permet la diffusion de publicités et de contenus de divertissement, et la borne peut être habillée selon le thème de l’événement ou encore mieux, personnalisée aux couleurs d’un commanditaire.

 

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Source : Afficharge

De la mégaprojection à l’holographie

M. Bertrand Rivière de Musion Canada, une entreprise de Sherbrooke, a mis de l’avant une série de technologies qui peuvent bonifier un événement d’affaires et contribuer à le rendre mémorable. En voici deux exemples.

Mégaprojection

Cette technologie consiste à créer un environnement immersif qui propulsera les invités dans une ambiance unique grâce à une projection panoramique. Cette expérience sensorielle favorise une plus grande attention de l’audience, permettant ainsi à l’orateur de transmettre de l’information à un public absorbé dans une atmosphère exceptionnelle. Les possibilités de projections sont infinies.

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Source : Musion Canada

Téléprésence

Avec la téléprésence, le futur est réellement à nos portes. Cet hologramme qui reproduit une personne en temps réel à Montréal, lui permet d’apparaître à Paris ou ailleurs dans le monde, et d’interagir sur scène avec d’autres personnes, sans délai apparent. L’illusion est presque complète.

 

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Source : Musion Canada

La technologie RFID pour donner plus de liberté

Comme l’explique Dominic Gagnon, cofondateur de l’entreprise montréalaise Connect & Go, la technologie la plus pratique est celle qui ne nécessite pas d’interface. Les applications mobiles impliquent le recours au téléphone intelligent, il faut donc sortir l’appareil de sa poche, le déverrouiller, ouvrir l’application, puis exécuter la manœuvre souhaitée. Les bracelets de radio-identification (RFID) permettent de déclencher des actions beaucoup plus simplement (en passant devant une borne, par exemple). Connect & Go rend possible l’utilisation de systèmes RFID pour le paiement, l’activation et la collecte de données sur les participants à un événement par exemple.

Le festival de musique Osheaga, le Piknic Électronik de Dubai ou encore l’événement de commerce et créativité C2 Montréal ont eu recours aux services de Connect & Go à différents égards, que ce soit pour gérer les accès ou encore faciliter le partage sur les médias sociaux. À l’occasion de l’événement Capture Lifestyles Artisan Wine Tour qui se déroulait à l’automne 2015, des bracelets RFID ont permis aux participants de payer par un simple contact du bracelet à la borne, et qui plus est d’enregistrer les coordonnées des vins qu’ils avaient dégustés. Une fois l’événement terminé, la liste des produits ainsi que les lieux pour se les procurer ont pu être envoyés à chacun, avec des recommandations personnalisées, selon le profil.

Voici un aperçu de l’offre de Connect & Go :

Des questions? Lancez le micro!

Tout au long de cet avant-midi de conférences sur les technologies, un micro hors du commun circulait dans la salle. La Catchbox est un micro inséré dans une boîte matelassée qui peut être lancée comme un ballon. Voilà qui brise la glace et qui incite l’auditoire à interagir. La Catchbox n’est pas issue d’une entreprise québécoise, mais sa présence à la journée nationale de l’industrie des réunions MPI Montréal & Québec a généré l’enthousiasme général. Ci-dessous, la vidéo explicative :

 

La technologie se décline ainsi en de multiples possibilités pour rehausser les événements d’affaires. Certaines sont coûteuses, d’autres s’avèrent abordables, même gratuites. Mais comme l’ont souligné plusieurs conférenciers, les outils technologiques doivent être vus pour ce qu’ils sont : un complément, un instrument pour mettre en valeur le contenu de l’événement ou pour contribuer à son efficacité et à son rayonnement.

 

Image à la une : Connect & Go

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Marketing

Choisir les attraits les plus distinctifs…

Plutôt que de laisser le visiteur potentiel naviguer à travers des centaines d’offres pour se faire une idée de l’endroit, des destinations mettent en valeur leurs produits phares afin de marquer l’imaginaire, d’inspirer et de déclencher le rêve. En un seul coup d’œil, l’internaute — lorsque la consultation se fait par le site Web de la destination — découvre ce qui caractérise le territoire et se crée une imagerie qui y sera ensuite associée.

 

Choisir, c’est renoncer…

Tenter de mettre l’accent sur tout ce que propose la destination en diminue la portée. Néanmoins, cibler quelques attraits à promouvoir pour forger la première impression implique nécessairement des choix. Des destinations réussissent cet exercice avec brio et elles intègrent, dans un second temps, les produits touristiques gravitant autour de ces attractions clés. En fin de compte, c’est toute l’industrie touristique qui y gagne. Voici quelques exemples. 

Les sept merveilles de l’Oregon

En 2013, l’organisme marketing Travel Oregon lançait la campagne 7 Merveilles de l’Oregon mettant en vedette autant d’icônes naturelles de cet État de l’Ouest américain. Les actions et outils publicitaires ont alors été orientés autour de ces sept attractions. On encourage les visiteurs à venir et à revenir en Oregon afin de toutes les expérimenter, de les « collectionner ». Les campagnes individuelles traitant de chacune d’entre elles ratissent beaucoup plus large en présentant les attraits environnants. Voici une vidéo qui explique la campagne globalement et individuellement.

Source : YouTube

Un an plus tard, le tourisme en Oregon enregistre une belle croissance :

  • plus de voyageurs internationaux (9 %);
  • une hausse des revenus des établissements d’hébergement (10 %);
  • une augmentation du nombre de demandes d’information (39 %);
  • un achalandage accru du site Web et des divers comptes de Travel Oregon sur les médias sociaux;
  • des retombées économiques du tourisme qui atteignent un sommet avec 10 milliards de dollars américains et des emplois directs pour plus de 101 000 Orégonais.

En 2014 et en 2015, Travel Oregon a été honoré de diverses distinctions, dont celle du meilleur site Web touristique d’État, décernée par la U.S. Travel Association. Une toute nouvelle campagne, prévue pour le printemps 2016, présentera différemment les sept merveilles de l’Oregon.

Sept merveilles Oregon attraits distinctifs

Source : Travel Oregon

Les incontournables de San Francisco

Le site Web de San Francisco Travel, l’organisme de promotion de la destination, a également remporté des prix. Son design agréable permet de découvrir rapidement la diversité de l’offre grâce à un visuel efficace et des propositions d’itinéraires selon les centres d’intérêt.

À l’arrivée sur la page d’accueil, l’internaute en quête d’inspiration prend immédiatement connaissance des célèbres icônes de la ville. Une sélection de six d’entre elles apparaît au bas de l’écran, rappelant du même coup les valeurs sûres, les points de repère, l’offre incontournable déjà bien étoffée et justifiant amplement un séjour à San Francisco.

Incontournables SanFrancisco attraits distinctifs

Source : San Francisco Travel

La campagne Mighty 5® de l’Utah

Tenter de plaire à tous en parlant de tout ce qu’il y a à faire ne mène souvent à rien. Voilà l’un des constats de la directrice artistique de l’agence de publicité responsable de Visit Utah. Alex Fuller explique l’importance de sortir de ces ornières et d’être audacieux en misant sur un atout bien ancré dans la destination, et de s’y accrocher. L’idée de promouvoir la destination par les parcs nationaux n’est pas nouvelle, mais le message et la proposition le sont : faire des cinq parcs nationaux de l’Utah une seule destination, un seul produit, un défi à relever, un projet à inscrire sur la liste des souhaits à réaliser, un peu comme voir le Grand Canyon. Voici la vidéo publicitaire de la campagne Mighty 5®.

Source : YouTube

Cette campagne a propulsé l’Utah dans le paysage touristique, notamment sur le plan international. Depuis les 10 dernières années, l’État a connu une croissance touristique de 44 %, contre 35 % pour ses voisins. Selon Vicki Varela, directrice de l’Utah Office of Tourism, l’Utah est désormais « sur la carte ».

Pour un positionnement fort

D’autres destinations se positionnent efficacement à l’aide de grands thèmes comme le fait le Groenland avec sa campagne The Big Arctic Five. On observe aussi une tendance à proposer des listes d’incontournables facilitant la planification, surtout pour ceux qui en sont à leur premier séjour. C’est ce que font Visit Copenhagen, HelloBC, responsable de la promotion de la Colombie-Britannique, et la région de Québec.

Chaque intervenant veut voir son offre se refléter dans les campagnes publicitaires. Mais à vouloir plaire à tous – membres et visiteurs –, certaines organisations de promotion de la destination diluent les distinctions propres à la région. Comme le démontrent les exemples présentés plus tôt, il peut s’avérer très profitable de miser sur quelques atouts identitaires afin de retenir l’attention du visiteur potentiel et de s’inscrire parmi les destinations rêvées; le reste s’insérera à un autre niveau de promotion.

 

Image à la une : Travel Oregon

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Réseaux de distribution

Les agents de voyages et les technologies font la paire

 

Pour faire face aux nombreux changements qui s’opèrent au sein du réseau de distribution, les agences de voyages ont adopté récemment plusieurs outils technologiques :

– applications;

– casques de réalité virtuelle;

– solutions en ligne déployées à l’interne;

– « numérisation » des espaces de vente.

Des applications avec agents de voyages intégrés

Dans une approche omnicanal, qui vise à créer une expérience client similaire quel que soit le canal, certaines agences de voyages disposent d’applications facilitant le contact avec leur clientèle. Un des objectifs est de reproduire la relation entre un agent et un client en dehors du point de vente.

Le Réseau Ensemble, regroupant 850 agences de voyages indépendantes au Canada, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande, s’apprête à lancer un planificateur d’itinéraires, MyTripRoute, en collaboration avec Umapped. L’outil en ligne permettra aux agences membres de créer des itinéraires pouvant être consultés par les clients sur leur appareil mobile. Il sera possible d’y proposer des produits assujettis à une commission, grâce à un accès direct à plusieurs fournisseurs de GDS et voyagistes. Enfin, les agents pourront intégrer un guide de la destination à l’itinéraire.

Afin d’offrir plus d’autonomie au client, l’agence de voyages Directours a lancé il y a un an son application pour iPad, qui permet de créer un voyage sur mesure. Une fois l’itinéraire établi et les recommandations et les avis consultés, le client soumet son projet à un des agents qui le finalisera.

Directours app iPad

Source : iTunes

L’objectif est de faciliter l’organisation de voyages en ligne en « humanisant » la technologie

Enfin, le cofondateur de Kayak, Paul English, a annoncé la création d’une application mobile, lola. L’utilisateur pourra communiquer directement avec un agent pour la planification et la réservation de son voyage. L’objectif est de faciliter l’organisation de voyages en ligne en « humanisant » la technologie. L’application se distinguera par l’accompagnement du client, puisque l’agent de voyages pourra contrôler les contenus affichés.

La réalité virtuelle, un incitatif à la réservation

La réalité virtuelle est utilisée par quelques acteurs du réseau de distribution comme une nouvelle technique de vente. Le voyagiste Thomas Cook a été le précurseur en lançant en 2014 la campagne « Try Before You Fly », qui permettait aux clients de certaines agences d’explorer des destinations grâce au casque Samsung Gear VR. Cet automne, il a récidivé en accompagnant sa brochure sur l’Égypte d’une visionneuse Google Cardboard, un masque de réalité virtuelle en carton, et une application offrant une visite immersive dans six hôtels.

Thomas Cook Google Cardboard

Sources : Google Developers et Google Play

En septembre dernier, l’agence albertaine Life Before Work Travel a réalisé une tournée de promotion dans plusieurs universités canadiennes afin de rencontrer les étudiants, leur clientèle cible. Elle leur a donné un aperçu de trois destinations de voyages grâce à des lunettes de réalité virtuelle.

Ces deux entreprises se sont approprié cette technologie pour mener des actions marketing en dehors de leurs points de vente, de manière plus innovante.

Des outils BtoB, pour une meilleure performance à l’interne

Afin d’améliorer la compétitivité des agences de voyages, de nouveaux outils en ligne voient le jour. Amadeus a créé l’automne dernier plusieurs solutions en ligne pour les voyagistes, dont :

  • Travel Intelligence, un outil de veille qui permet d’analyser les données provenant des 54 milliards de requêtes tarifaires et des 3 milliards de réservations réalisées chaque année sur le GDS. Cette solution est aussi proposée aux agences en ligne.
  • Travel Audience, une plateforme de marketing en ligne utilisée pour le reciblage publicitaire.
  • Amadeus Fare Optimizer, qui informe l’agent dès qu’une offre est proposée à un meilleur prix ou que le même prix est proposé pour une meilleure offre, sur plusieurs canaux en ligne.

À plus petite échelle, le réseau d’agences de voyages indépendantes Travelsavers, présent au Québec, vient de lancer une plateforme en ligne. OnlineXpress permet aux agents de créer un site Web adaptatif, optimisé pour les moteurs de recherche. Des fonctionnalités marketing sont aussi intégrées à l’outil, permettant d’analyser les données et de mieux établir le profil des clients.

Une modernisation des espaces de vente

Des espaces « numériques » voient ainsi le jour et bonifient la relation client et le niveau d’expertise des agents 

En France, des voyagistes et des réseaux d’agences ont amorcé un virage technologique dans leurs points de vente afin d’enrichir l’expérience du visiteur. C’est le cas de TUI, Sélectour Afat, Thomas Cook, Look Voyages (filiale de Transat A.T. inc.) et de Havas Voyages. Des espaces « numériques » voient ainsi le jour et bonifient la relation client et le niveau d’expertise des agents. Havas Voyages a développé son concept d’Agence de Demain dans quelques points de vente, qui sont aménagés avec :

  • des écrans dans la vitrine, diffusant des informations sur l’agence, les produits vendus et les promotions, ainsi que des vidéos;
  • un mur d’inspiration, composé de plusieurs écrans qui dévoilent les destinations en vidéos, qui affichent les commentaires des voyageurs et les avis des agents de voyages (dits travel planners), ainsi que des suggestions et la popularité de chaque pays;
  • une table tactile offrant un outil d’inspiration, disponible aussi sur le site Web;
  • des tablettes numériques qui remplacent les brochures et dont disposent les planificateurs de voyages.

Les OTA lorgnent les agences traditionnelles

L’intérêt porté aux agences de voyages traditionnelles se confirme aussi du côté des agences en ligne (OTA). À titre d’exemple, Expedia Canada a racheté il y a quelques années le réseau de franchisés CentredeCroisières et ses 170 points de vente physiques. Plus récemment en France, le groupe Karavel-Promovacances a fait l’acquisition de Fram et conserve une quarantaine d’agences avec pignon sur rue. Jean-Pierre Mas, président du Syndicat national des agents de voyages de France, voit en cette stratégie la volonté des OTA de rendre leur marque visible pour gagner en crédibilité.

Le réseau de distribution semble vouloir réduire la frontière entre le physique et le numérique. Les outils technologiques et les agents de voyages seraient-ils indissociables d’une expérience réussie?

Avez-vous intégré les nouvelles technologies dans vos points de vente?

 

Image à la une : © Havas Voyages

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Marketing

Le retour de l’humain dans le marketing

Le retour de l’humain dans l’économie collaborative

Le touriste aime se faire raconter des histoires à faire rêver, des histoires qui comportent une dimension humaine à laquelle il peut s’identifier. La communication des grands joueurs de l’économie collaborative accorde une grande place à l’humain.

On assiste à une recrudescence de la présence humaine dans les communications touristiques

C’est le cas de celle d’Airbnb et de sa campagne Mankind, qui invite le voyageur à découvrir le monde à travers les yeux d’un enfant, et aussi de celle d’Uber, qui met la personne au centre de l’action (le déplacement). BlaBlaCar, avec ses Members stories, s’est lui aussi mis à « humaniser » ses communications.

Source : YouTube

Le retour de l’humain dans le marketing de destinations

Plusieurs destinations touristiques mettent dorénavant en scène des instants de vie et des rencontres avec les résidents. Un très bel exemple est celui de Londres et de ses capsules vidéo The London Story, où des habitants présentent des particularités de la ville.


Source : VisitLondon

Autre exemple audacieux, celui de la Thaïlande avec son film-témoignage I hate Thailand, qui raconte l’histoire d’un vol de sac qui se termine plutôt bien, et qui fait la part belle à la population du pays. Plus près de nous, la campagne #MTLmoments, lancée en mai 2013 par Tourisme Montréal, qui vise à mettre en valeur les « moments » spontanés vécus par les Montréalais et les touristes dans la ville.

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Source : Tourisme Montréal

Pour valoriser son territoire, la Californie met de l’avant son terroir et ses producteurs dans une série de courtes vidéos (deux à trois minutes) présentant des témoignages et des entrevues où les artisans montrent leur savoir-faire et racontent leur amour de leur travail.


Source : YouTube

L’office de tourisme de l’Afrique du Sud, avec sa campagne #MeetSouthAfrica, fait découvrir son pays à travers les yeux de son peuple et mène le visiteur potentiel à la rencontre de ses habitants par des vidéos, un blogue et des photos sur Instagram, les paysages étant secondaires et en arrière-plan du discours.

Source : YouTube

VisitHolland a produit une dizaine de courtes vidéos (moins de 60 secondes) invitant les touristes à découvrir la ville comme les résidents en les présentant dans diverses situations, par exemple lorsqu’ils tombent amoureux, se réveillent au petit matin, dégustent des spécialités culinaires ou encore partagent leurs traditions. Elle dévoile aussi les multiples visages de sa population dans ses vidéos Faces (voir ci-dessous) et Kids.

Source : YouTube

Voulant déboulonner le mythe selon lequel les Finlandais sont des gens froids et réservés, la Finlande utilise une section de son site Web pour décrire les qualités intrinsèques de son peuple sur fond d’images saisissantes. De son côté, la Laponie, située au nord du pays, invite les internautes à « rencontrer des habitants » qui partagent leurs centres d’intérêt afin d’obtenir leur point de vue au sujet de leur région d’origine et de suivre leurs conseils pour une expérience réussie.

Lapland
Source : OnlyInLapland

Le retour de l’humain dans le marketing hôtelier

Pour séduire les voyageurs et susciter l’émotion, plusieurs grands groupes hôteliers misent dorénavant sur l’humain et l’expérience plutôt que sur l’environnement physique et la chambre. C’est dans cet esprit que Marriott a créé le site Web Marriott Traveler, sorte de guide touristique de destinations (Nouvelle-Orléans, Chicago, Orlando) qui rassemble, sous diverses thématiques (culture, restauration, famille, mode, bien-être), textes, photos et vidéos de résidents ou d’autres voyageurs. On y trouve par exemple ce tour de la Nouvelle-Orléans avec le chef Tory McPhail ou encore comment dénicher la meilleure pizza de Chicago. 

Certains groupes d’établissements de luxe ont eux aussi une approche axée sur « l’humain et l’expérience ». Le site Web de Maisons et Hôtels Sibuet propose 13 types d’expériences à vivre au fil des 4 saisons, plutôt que de mettre l’accent sur ses hôtels. 

Source : Expérience Sibuet

Le retour de l’humain dans le marketing des produits

Après avoir réalisé une série de vidéos sur le « comment faire… » (How to) pour montrer aux visiteurs comment s’habiller pour pratiquer les activités offertes par l’entreprise, comment conduire une motoneige ou un traîneau à chiens, etc., voilà que Lapland Safaris, producteur de tourisme d’aventure en Laponie, décide de montrer les humains derrière l’entreprise. Dans des vidéos d’expériences touristiques, Faces of Lapland Safaris présente douze employés de différents domaines de la société. Chacune des vidéos représente toute une équipe. Une bonne façon de créer de l’émotion et de l’attachement à la marque!

 

Source : YouTube 

Le retour de l’humain dans le marketing du réseau de distribution

Un exemple : la page d’accueil de la chaîne YouTube de Thomas Cook affiche 30 vidéos, dont la moitié – les plus récentes – font une large place à l’humain plutôt qu’à la destination proprement dite. 

Thomas_Cook

Source : YouTube

Enfin, il y aurait beaucoup d’autres exemples à présenter. Si vous êtes de ceux qui ont remis l’humain au cœur de vos communications, faites-nous plaisir et partagez votre expérience avec nous!

 

Source de l’image à la une: YouTube

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Produits et activités

Diversification des activités hivernales dans les stations de ski

De la station de ski au centre multiactivités

Ces dernières années, plusieurs stations ont ajouté à leur offre de nouvelles activités et infrastructures visant à rejoindre un plus large public. Par exemple, en France, la station Les Arcs inaugurera en février 2016 l’espace de loisirs Mille8. Cette zone récréative, qui se dit évolutive et flexible, inclut :

  • des pistes de ski alpin, de planche à neige et de luge, parsemées de sous-bois, de tunnels et de zones de capture vidéo et photo;
  • des cabanes comprenant un belvédère, un abri pour célébrer autour d’un BBQ et un observatoire pour admirer les étoiles;
  • des infrastructures sensorielles telles qu’un xylophone géant, un mur digital et des écrans vidéo;
  • un chalet nommé Le Lodge, servant de restaurant et de lieu de concert;
  • un centre aquatique incluant une piscine, des espaces ludiques et d’autres consacrés au bien-être et à la détente;
  • une zone sécurisée pour les enfants ainsi qu’un lieu, Le Cube, destiné à l’apprentissage des sports de glisse.

AR_Diversification1Source : LesArcs.com

Au Québec, Ski Montcalm a récemment investi 2 millions de dollars pour ajouter notamment des pistes de glissade sur tube avec remontée mécanique, des sentiers balisés de raquette et des installations de jeux et de parcours. Pour sa part, le Mont Saint-Sauveur se distingue avec sa montagne russe alpine Viking, sa tyrolienne double Le Dragon et ses pistes de fat bike créées récemment.

Le Massif de Charlevoix a introduit la luge alpine en 2012 et d’autres stations l’adoptent peu à peu au Québec, par exemple le Domaine du Radar à Sainte-Marie-de-Beauce et la station Vallée du Parc à Grand-Mère. Parce que la luge nécessite moins d’habiletés techniques que le ski, elle permet aux stations d’attirer de nouvelles clientèles telles que des familles ou des groupes corporatifs à la recherche d’une activité sportive ludique.

AR_Diversification2Source : Le Massif de Charlevoix

L’après-ski et les événements en station

Les rendez-vous événementiels gagnent en popularité dans les stations de ski. Ceux-ci attirent non seulement les sportifs qui les fréquentent, mais également le public, qui apprécie l’ambiance festive et celle de l’après-ski. Groupes musicaux, DJ, projections cinématographiques, démonstrations culinaires, compétitions sportives et festivals de toutes sortes animent les chalets et les pentes.

Les films d’aventure ont la cote auprès des amateurs de sports d’hiver. Plusieurs grandes tournées internationales s’arrêtent dans les stations et font rêver les mordus de ski et de planche à neige. Par exemple, le IF3 International Freeski Film Festival visitera, au cours de la saison 2015-2016, les stations de Tremblant, Le Massif et Whistler.

Le festival Brew-Ski de la station Boyne Highlands au Michigan plaît aux amateurs de bière avec ses 285 variétés offertes. En Suisse, The Brits combine les compétitions sportives en accueillant le British Snowboard and Freeski Championships et des concerts de groupes musicaux et de DJ. En Autriche, la station Mayrhofen accueille le célèbre festival Snowbombing. Celui-ci présente des groupes et des DJ internationaux qui défilent sur cinq scènes se trouvant sur différents sommets de la montagne.

AR_Diversification3Source : Snowbombing

Le ski encore et toujours

La pratique du ski alpin et de la planche à neige continue d’évoluer ces dernières années. Plus que jamais, on mise sur l’expérience, faire vivre des moments uniques et offrir une variété d’options tant sportives, ludiques que technologiques aux visiteurs.

Des parcours ludiques 

Pour faire durer le plaisir de glisser sur la neige, des stations développent des parcours ludiques (fun slope) faisant appel à plus d’un sens. Par exemple, à Val Thorens, on a créé un parcours de 900 mètres de long comprenant plus de 50 modules de jeux : tunnels en neige, ponts et spirales, virages relevés et accessoires interactifs.

AR_Diversification4Source : France Montagnes

Accès privilégié à la montagne 

Plusieurs stations offrent la possibilité de dévaler les pentes avant l’ouverture au public. Cette pratique, qui porte le nom de « Premières traces » (first tracks), constitue un moment privilégié parfois offert à la carte ou intégré parmi les avantages inclus dans les abonnements. Pour rehausser l’expérience, des stations greffent à ce rendez-vous matinal la possibilité de prendre le petit-déjeuner au sommet des pistes; c’est entre autres le cas des stations Tremblant, Whistler Blackcomb et Meribel en France. À l’opposé des Premières traces, d’autres lieux de glisse prolongent la journée de ski, cette fois-ci en soirée en proposant une descente sous les flambeaux ou à la lueur des lampes frontales.

Les adeptes du hors-piste affectionnent les stations qui offrent des services de guide, des remontées en cat ski ou en motoneige. Serpenter sur des sentiers intouchés répond au besoin d’aventure de cette clientèle plus aventurière. Bien que la pratique du hors-piste soulève plusieurs débats, notamment quant à la sécurité et à la légalité de la pratique, de plus en plus de stations développent des zones qui lui sont consacrées. C’est le cas du Mont Sutton, qui propose pour la saison 2015-2016 deux circuits de randonnée alpine accessibles en peaux d’ascension.

AR_Diversification5Source : Zoneski.com

S’adapter aux nouveaux comportements de consommation de ses clients s’avère un choix incontournable pour les stations de ski. La forte concurrence non seulement entre les stations, mais également avec les autres loisirs fait en sorte que pour demeurer dans la course, il faut plus que jamais se réinventer.

 

Source de l’image à la une: pexels

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Tendances

Tendances 2020 : quête du mieux-être et immersion pour plus d’authenticité

La Chaire de tourisme Transat ESG UQAM, en collaboration avec Tourisme Montréal, dévoilait le 20 janvier 2016 les 10 grandes tendances qui marqueront l’industrie du tourisme d’ici la fin de la décennie. Les conférenciers, Paul Arseneault et Pierre Bellerose, ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises touristiques à appréhender l’avenir à moyen terme, soit d’ici la fin de la décennie. Voici deux de ces tendances sous forme d’extraits vidéo.

 

Le tourisme à l’aube de 2020…

… sera motivé par la quête permanente du mieux-être

Le temps de loisir se fait rare, les voyageurs veulent des expériences riches, uniques, inédites, mais aussi qui donnent un sens au voyage. Le bien-être, les bonnes habitudes alimentaires, l’activité physique, la méditation et le repos se poursuivent plus que jamais en voyage. Rentabiliser son expérience par l’amélioration de soi!

… deviendra immersif et poussera encore plus loin la notion d’authenticité

L’immersion dans la culture locale devient un gage d’authenticité en voyage. Le touriste ne veut plus en être un. Expérimenter le quotidien dans un autre pays constitue l’une des premières motivations de voyage des jeunes milléniaux. L’économie collaborative répond à ces désirs et les entreprises touristiques adaptent leur offre.

Consultez les autres extraits vidéo de cette conférence.

Expérientiel et sensoriel, mais aussi très urbain

Modèles disruptifs et hybridation des lieux et des fonctions

Nouvelles saturations du tourisme et cocréation

Mobilité omniprésente et apogée de la personnalisation

 

Image à la une : © Aditya Permana

 

 

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Tendances

Tendances 2020 : mobilité omniprésente et apogée de la personnalisation

La Chaire de tourisme Transat ESG UQAM, en collaboration avec Tourisme Montréal, dévoilait le 20 janvier 2016 les 10 grandes tendances qui marqueront l’industrie du tourisme d’ici la fin de la décennie. Les conférenciers, Paul Arseneault et Pierre Bellerose, ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises touristiques à appréhender l’avenir à moyen terme, soit d’ici la fin de la décennie. Voici deux de ces tendances sous forme d’extraits vidéo.

 

Le tourisme à l’aube de 2020…

… passera de la mobilité à l’omniprésence

Avec un taux sans cesse grandissant de possession et d’utilisation d’appareil mobile intelligent, le consommateur est en ligne de façon continue. Il consulte son appareil à tout moment pour des besoins bien spécifiques. Les jeunes générations ne s’en passent plus; d’où le phénomène du FOLO (Fear Of Living Offline). La technologie permet de se projeter dans la destination, mais aussi d’être partout et nulle part à la fois. L’intérêt pour les applications mobiles atteignent une certaine limite.

… vivra l’apogée de la personnalisation

Les développements technologiques amplifient les capacités de personnalisation d’une expérience touristique. Ils permettent de mieux gérer la relation client grâce à une meilleure connaissance de son profil et de ses besoins. Qu’elle soit partagée de plein gré ou involontairement, l’information privée sur les clients devient un enjeu délicat pour les entreprises.

 

 

Consultez les autres extraits vidéo de cette conférence.

Expérientiel et sensoriel, mais aussi très urbain

Modèles disruptifs et hybridation des lieux et des fonctions

Nouvelles saturations du tourisme et cocréation

Quête du mieux-être et immersion pour plus d’authenticité

 

 

Image à la une : stock.tookapic.com

 

 

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Tendances 2020 : nouvelles saturations du tourisme et cocréation

La Chaire de tourisme Transat ESG UQAM, en collaboration avec Tourisme Montréal, dévoilait le 20 janvier 2016 les 10 grandes tendances qui marqueront l’industrie du tourisme d’ici la fin de la décennie. Les conférenciers, Paul Arseneault et Pierre Bellerose, ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises touristiques à appréhender l’avenir à moyen terme, soit d’ici la fin de la décennie. Voici deux de ces tendances sous forme d’extraits vidéo.

 

Le tourisme à l’aube de 2020…

… deviendra le lieu de nouvelles saturations et du refus du tourisme

L’évolution rapide du tourisme depuis les 60 dernières années ne s’est pas faite sans heurt. Pour contrer les effets pervers d’ordre économique, environnemental ou social, des destinations tentent de restreindre, d’adapter, d’ajuster, de réguler le tourisme par un développement plus durable. Les changements climatiques amplifient ces effets indésirables et incitent même certaines destinations à refuser le tourisme.

 

 

… reposera sur l’innovation ouverte et la cocréation

Les entreprises impliquent désormais le client dans le processus de création, que ce soit en le consultant pour mettre sur pied de nouveaux produits, pour en faire l’essai ou encore pour le publiciser. Le financement participatif s’inscrit aussi dans cette mouvance. Donner ainsi davantage de pouvoir au client résulte en de nouveaux modèles de production et de consommation.

 

Consultez les autres extraits vidéo de cette conférence.

Expérientiel et sensoriel, mais aussi très urbain

Modèles disruptifs et hybridation des lieux et des fonctions

Mobilité omniprésente et apogée de la personnalisation

Quête du mieux-être et immersion pour plus d’authenticité

 

 

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Tendances

Tendances 2020 : expérientiel et sensoriel, mais aussi très urbain

Les conférenciers, Paul Arseneault et Pierre Bellerose, ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises touristiques à appréhender l’avenir à moyen terme, soit d’ici la fin de la décennie. Voici deux de ces tendances sous forme d’extraits vidéo.

Le tourisme à l’aube de 2020…

… répondra à des attentes expérientielles et sensorielles

L’expérience est au coeur du tourisme de demain. On ne consomme plus pour « avoir », mais pour « être »; on préfère profiter des biens plutôt que de les posséder. De plus en plus habitués à de super expériences, le voyageur s’attendra à encore plus d’émotions où tous les sens seront stimulés. L’entreprise doit donc faire vivre aux consommateurs des expériences porteuses de sens et d’émotions afin qu’ils engagent une relation durable avec elle.

… se confirmera comme urbain

Alors qu’elle s’élevait à 30 % en 1950,  aujourd’hui c’est plus de la moitié de la population mondiale qui habite en milieu urbain. En 2020, cette proportion devrait grimper à 60%. Les grandes métropoles, mais aussi les villes de taille moyenne et les petites municipalités dynamiques sont appelées à monter en popularité. La vivacité culturelle, les quartiers branchés et multiculturels, le magasinage, les expériences culinaires, le design urbain, les icônes, l’art et le patrimoine attirent. 

 

Consultez les autres extraits vidéo de cette conférence.

Modèles disruptifs et hybridation des lieux et des fonctions

Nouvelles saturations du tourisme et cocréation

Mobilité omniprésente et apogée de la personnalisation

Quête du mieux-être et immersion pour plus d’authenticité

 

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Hébergement

Les hôteliers séduits par l’économie collaborative

 

Les groupes hôteliers perçoivent peu à peu les occasions d’affaires entourant l’économie collaborative : diversification des revenus, nouvelles interactions avec les consommateurs et monétisation plus efficace de leurs services. Ils se rapprochent de ces concurrents ou de ces prestataires de services complémentaires, en tant qu’investisseurs ou partenaires d’affaires.

 

 

Une occasion d’affaires pour les hôteliers

L’économie collaborative répond à une demande difficile à satisfaire pour les grandes entreprises

L’économie collaborative répond à une demande difficile à satisfaire pour les grandes entreprises. Rachel Botsman, une spécialiste de ce modèle, les aide à intégrer certains de ses principes dans leurs modèles d’affaires.

Elle a déterminé cinq éléments de vulnérabilité qui nuisent à la compétitivité d’une organisation face aux acteurs de l’économie collaborative. Pour chacun d’eux, elle associe un principe ou une idée que devraient utiliser les entreprises pour maintenir leurs parts de marché, voire créer de la valeur ajoutée (voir le tableau ci-dessous).

economie collaborative modèle affaires

 

Rachel Botsman suggère à ses clients de déterminer leur plus grande faiblesse et de la convertir en occasion d’affaires en entrant sur un nouveau marché ou en en créant un. Ces conseils s’appliquent aussi à l’hôtellerie traditionnelle. Voici comment celle-ci se glisse sur le marché de l’économie collaborative.

Des investissements stratégiques

En 2014, une collecte de fonds de 40 millions de dollars américains a marqué l’entrée de Hyatt et de plusieurs autres investisseurs dans le capital de onefinestay. Cette entreprise propose des locations de résidences privées haut de gamme dans plusieurs grandes villes. Le groupe hôtelier a franchi un pas de plus cet été en menant au Hyatt Regency London – The Churchill un programme pilote visant à offrir ses services à la clientèle de onefinestay. Celle-ci peut entreposer ses bagages et utiliser la salle de bain d’une chambre en attendant que la résidence réservée soit disponible. D’après le magazine Web TechCrunch, cet investissement sur le marché haut de gamme, pouvant mener à l’intégration de ces logements privés dans l’offre globale de l’hôtelier, favorise la rétention de sa plus fidèle clientèle.

Hyatt n’est pas le seul à voir d’un bon œil les acteurs de l’économie collaborative. Wyndham Worldwide a investi 12 millions de dollars américains dans Love Home Swap, une plate-forme d’échange de maisons. Récemment, AccorHotels avouait regretter de ne pas avoir investi dans Airbnb quand il en avait eu l’occasion. Il reste d’ailleurs ouvert à toute collaboration, affirmant que l’entreprise ne représente pas de menace concurrentielle.

Des partenariats pour offrir aux clients…

… des recommandations touristiques

Dans le but d’ajouter un service complémentaire à son offre, InterContinental Hotels Group a développé un partenariat avec Stay.com afin de proposer des guides touristiques interactifs à sa clientèle. Ces guides regroupent les recommandations des voyageurs et d’experts locaux.

Hotels IHG stay,com

Source : ihg.com

 Hilton Worldwide tire aussi profit du réseau d’utilisateurs des plates-formes collaboratives. Dans le contexte de son partenariat avec Uber, les membres de son programme de fidélisation HHonors pourront bientôt consulter la liste « Scène locale », qui répertorie les restaurants et les lieux d’animation nocturnes les plus fréquentés par les passagers d’Uber dans 20 villes américaines. La chaîne hôtelière n’est d’ailleurs pas la seule à s’associer avec la plate-forme Web Uber, puisque Hyatt et Starwood Hotels & Resorts font bénéficier leurs clients de ses services dans le cadre d’ententes.

 

… des services ou des biens non utilisés

Le groupe hôtelier AccorHotels s’est associé en 2014 à OnePark, entreprise spécialisée dans le partage de stationnements publics et privés. Certains de ses hôtels parisiens mettent à disposition leurs places vacantes sur la plate-forme Web. Selon Christophe Morin, directeur d’exploitation des hôtels Ibis, « OnePark permet de générer des revenus complémentaires sur un poste historiquement peu optimisé dans les hôtels ». OnePark compte plusieurs autres partenariats avec Hilton, Radisson Blu, Marriott et Holiday Inn.

OnePark stationnement aéroport

Source : onepark.fr

Une autre collaboration d’AccorHotels, celle-ci avec le site d’autopartage TravelerCar, permet aux clients de l’hôtel Ibis Berthier de Paris de louer une voiture laissée par son propriétaire sur le stationnement de l’établissement.

Enfin, Marriott loue ses espaces de réunion vacants depuis 2012 sur la plate-forme collaborative LiquidSpace.

Marriott liquidspace bureaux

Source : liquidspace.com

 

Ces investissements et ces partenariats témoignent de la volonté de l’hôtellerie traditionnelle d’adopter les pratiques des entreprises de l’économie collaborative

Ces investissements et ces partenariats témoignent de la volonté de l’hôtellerie traditionnelle d’adopter les pratiques des entreprises de l’économie collaborative. Les groupes hôteliers mettent en place ces alliances afin d’améliorer l’expérience du client, de mieux répondre à ses besoins, mais aussi de maintenir leurs parts de marché devant de nouveaux entrants qui perturbent les règles du jeu.

Des éléments de réflexion et des exemples à suivre pour les plus petits joueurs de l’industrie!

 

Première partie de l’analyse : L’hôtellerie et l’économie collaborative, quelle concurrence?

 

Image à la une : © Réseau de veille en tourisme