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Produits et activités

Top 2015 – Produits à fort potentiel au Québec

Depuis 2012, le ministère du Tourisme du Québec s’est donné les moyens de développer des produits novateurs et originaux grâce à son Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020. Afin de mieux orienter les entreprises et organismes dans leurs efforts, une des mesures du plan d’action 2016-2020 est d’assurer le déploiement des stratégies sectorielles, pour la mise en valeur des produits à fort potentiel. Voici plusieurs extraits de nos analyses, sur des bonnes pratiques d’ici et d’ailleurs, qui sont autant d’idées inspirantes pour le Québec !

Le patin, produit porteur pour le tourisme hivernal

Des destinations remettent des activités hivernales traditionnelles au goût du jour, tel que le patin. C’est le cas de Moscou qui a utilisé la patinoire de la célèbre place Rouge pour y tenir un spectacle de patinage artistique et une partie de hockey jouée par des vétérans lors des Jeux olympiques d’hiver de 2014.

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Source : boro.gr

Au cœur du centre-ville de Winnipeg, la Red River Mutual Trail est, en hiver, une longue voie glacée offrant une programmation intéressante. Outre patiner, il est possible de faire du curling, du hockey, de la marche, des activités familiales et du ballon-balai.

Exemples tirés de l’analyse Se démarquer d’un coup de patin

Des régions revitalisées par le tourisme culturel et événementiel

Conscientes des avantages associés à un milieu créatif dynamique, plusieurs collectivités locales ont adopté des stratégies visant à mieux stimuler leur vitalité culturelle. Depuis 2012, l’Association touristique régionale de l’Abitibi-Témiscamingue coordonne le projet CULTURAT, qui vise entre autres à faire rayonner la région en misant sur les arts, la culture et son identité. Un des objectifs est d’accroître et de bonifier les activités de tourisme culturel sur le territoire.

Des municipalités de plus petite taille peuvent aussi rayonner grâce à leur district culturel. C’est le cas de Paducah dans l’État du Kentucky, une ville d’environ 25 000 habitants, qui se démarque par son Lowertown Arts District.

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Source: Paducah CVB

 Exemples tirés de l’analyse La culture au service du développement régional

Des lieux inusités pour le tourisme d’affaires et de congrès

Les entreprises touristiques ouvrent grand leurs portes aux touristes d’affaires. Plusieurs attractions s’intéressent à la clientèle corporative et les réunions font partie intégrante de leur offre touristique : parc animalier, centre de ski, lieu historique, parc, jardin extérieur, etc. Les lieux de diffusion culturelle sont aussi à l’écoute des gens d’affaires, que ce soit des théâtres, musées, cinémas, salles de spectacle, maisons de la culture, centres ou galeries d’arts.

Exemples tirés de l’analyse Des lieux de réunions inusités, sources d’inspiration

Les activités aériennes pour mousser le tourisme de nature et d’aventure

Parcours dans les arbres, tyroliennes extrêmes, structures aériennes spectaculaires, l’offre de produits en plein air incitant les gens à faire preuve d’agilité et à braver les hauteurs se propage, se diversifie et rivalise d’ingéniosité et de promesses de poussées d’adrénaline. La tyrolienne Zip World Velocity au Royaume-Uni permet d’atteindre des vitesses très élevées (plus de 160 km/h). Le visiteur est en position couchée à plat ventre, tête première, donnant ainsi l’impression de voler.

Le parc autrichien Area 47 est en quelque sorte le Disney World des parcs d’aventure. On y trouve un très grand nombre d’activités de plein air, dont plusieurs aériennes, mais aussi des activités d’intérieur.

Exemples tirés de l’analyse Parcs d’aventure : Les activités aériennes se diversifient

Les hébergements authentiques pour le tourisme au nord du 49e parallèle

L’hébergement constitue une composante majeure de l’expérience dans les destinations nordiques, où le voyageur est en quête d’authenticité. Icelandic Farm Holidays, une association formée de propriétaires fermiers, propose 4800 lits et circuits thématiques en Islande, à la limite du cercle arctique.

En Norvège, plus d’une centaine de cabanes de pêcheurs longent la côte. Au fil du temps, elles sont devenues une oasis pour les visiteurs étrangers. Très prisées en été, ces cabanes sont équipées minimalement d’une salle de séjour, d’une chambre et d’une toilette.

Exemples tirés de l’analyse Voyager autrement dans les destinations nordiques 

Le patrimoine pour valoriser le Saint-Laurent touristique

Le ministère du Tourisme du Québec a élaboré une stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique qui est soutenue par la Stratégie maritime du gouvernement du Québec. Le patrimoine fluvial est au cœur de l’histoire du Québec et cet héritage peut être reconverti à des fins touristiques. La province compte deux routes thématiques axées sur ce patrimoine dont la Route des Navigateurs, qui retrace l’histoire du fleuve à travers une centaine d’activités, d’attraits, d’événements et de points de vue.

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Source: Route des phares

Cet héritage peut aussi être célébré par des événements. C’est le cas de la Régate 1900, organisée dans la région des Pays de la Loire et qui réunit diverses embarcations de rivière et de lac inspirées de la « Belle Époque ». Ce rassemblement vise ainsi à faire revivre les loisirs et sports nautiques du début du XXe siècle.

Exemples tirés de l’analyse Valorisation du patrimoine fluvial et maritime

Découvrez d’autres produits inspirants dans notre catégorie des produits et activités touristiques.

Consultez les autres articles de l’édition Top 2015 :

Image à la une : © Québec Original

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Marketing

Marketing touristique et territorial : une attractivité renouvelée

La Chaire de tourisme Transat a eu le plaisir de recevoir Joël Gayet, fondateur de la chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial de l’Institut de Management Public et Gouvernance Territoriale d’Aix-en-Provence (IMPGT), le 10 mars dernier. Sa présentation a fortement intéressé les participants à ce Gueuleton touristique. Voici quelques extraits et exemples illustrant comment le marketing selon une approche territoriale a mené certaines destinations à rehausser leur efficacité et leur performance.

Le Réseau de veille a déjà abordé le marketing territorial précédemment (partie 1 et partie 2), mais revenons sur certains éléments marquants.

D’abord, pourquoi?

Gayet expose d’emblée le contexte concurrentiel difficile en tourisme : l’offre explose. Tous mettent le tourisme au cœur de leurs priorités; la concurrence est de plus en plus vaste et féroce. La demande ne croît pas aussi rapidement que l’offre. De plus, le marketing se fait aujourd’hui avec de nouveaux outils et moins d’argent (de la part des collectivités territoriales). Dans ce contexte, poursuivre dans la même veine est risqué et il s’avère pertinent de penser autrement.

Plusieurs entités s’affairent à rendre une destination attirante, mais chacune travaille en silo. Outre le tourisme, mentionnons les organismes de développement économique, le secteur résidentiel, les grands événements sportifs, culturels ou commerciaux ainsi que les lieux d’enseignement supérieur. Si les marchés et les messages diffèrent, chacun œuvre à l’attractivité. Des territoires ont parié qu’une destination attrayante et cohérente bénéficierait à tous les secteurs. C’est le cas de l’Alsace, de Berlin, d’Amsterdam, de Barcelone, du Michigan, de Lyon et de plusieurs autres.

Ensuite, comment?

Un marketing intégré

La construction de stratégies transversales ou « intégrées » d’attractivité, regroupant tous les acteurs et secteurs concernés, se réalise concrètement à travers une approche unifiée du marketing territorial dans son niveau stratégique (versus un marketing opérationnel et sectoriel basé sur les différentes filières). Elle regroupe généralement une vision commune du développement du territoire, une stratégie d’attractivité et de marque et un plan d’action collectif.

Pas de recette unique

Les façons de travailler de manière plus concertée en matière d’attractivité sont aussi variées que les destinations qui se lancent dans une telle démarche. Certaines fusionnent carrément plusieurs structures comme l’a fait Auckland en Nouvelle-Zélande ou encore Amsterdam. D’autres conservent les entités, mais déploient des efforts de coordination importants pour que chacun agisse de façon cohérente et dans un esprit de renforcement d’une marque commune.

L’apport du privé

L’implication des entreprises privées est non seulement une condition de départ et un levier financier essentiel, mais également un gage de succès. M. Gayet explique que si la marque à véhiculer est forte et crée de la valeur, les entreprises privées n’hésiteront pas à s’engager. Il mentionnait l’exemple de Michelin qui a embrassé la marque Auvergne Nouveau monde, non parce qu’on le lui a intimé, mais parce que cela facilitait ses démarches pour attirer des cadres nord-américains qui y voyaient une destination plus attirante que Clermont-Ferrand.

La montée des métropoles

Tendance amplement observée, la promotion internationale passe souvent par les métropoles d’une destination. Pour M. Gayet, Montréal et Québec sont très porteuses en termes d’image à l’international. Le reste existe, mais de façon plus faible du point de vue marketing. C’est d’ailleurs ainsi que des régions ont révisé leur identité : la région Pas-de-Calais se vend maintenant sous la marque Lille région, et l’Île-de-France, Paris région. Même démarche pour Lyon qui regroupe des partenaires et des ambassadeurs dans un rayon de 150 kilomètres. Il peut s’agir d’un changement de mentalité difficile; M. Gayet donne l’exemple de Laval qui se joindrait à la marque Montréal en expliquant qu’elle peut le faire sans forcément perdre son identité.

Une marque partagée

Une stratégie de marketing territorial repose sur la création et l’adoption d’un positionnement et d’une image visuelle. Celle-ci n’est habituellement pas la même que celle de l’institution administrative (ville ou région administrative). Cela permet de créer davantage de valeur et de se différencier du volet politique. Il n’y a généralement pas de slogan (signature) la marque véhicule un message général qui peut se décliner selon les secteurs. De plus, le visuel offre une grande flexibilité au niveau de la charte graphique (par exemple : pas de contrainte de couleur). L’Alsace procure un bon exemple, que M. Gayet qualifie d’écosystème de marque. L’icône et les différents signes sont utilisés par les grandes instances liées à l’attractivité, mais également par une multitude d’entreprises. De plus, le secteur agroalimentaire ayant aussi joint le mouvement pour identifier les produits de la région, la marque se retrouve sur les produits dans les supermarchés; en d’autres mots, dans le quotidien de toute la population.

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Strasbourg et l’Alsace travaillent ensemble actuellement afin de se mettre en synergie que ce soit au niveau de la marque, des outils ou des plans d’action.

Le Michigan avance aussi dans cette direction : la marque Pure Michigan, qui n’est pas la même que celle de l’État, est devenue une marque globale utilisée par de très nombreuses institutions et entreprises tant à l’intérieur du Michigan que dans la promotion internationale des différents secteurs.

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Exploiter ses forces et créer des clusters

Une autre façon de renforcer son image et son attractivité internationale est de mieux exploiter ses forces en hissant son offre à un niveau d’excellence que ce soit à travers des pôles d’excellence du type cluster, la labellisation ou la création d’écosystème d’excellence et de communication. M. Gayet présente l’exemple de Lyon qui, à partir de sa Fête des lumières, a regroupé des partenaires sur cette thématique (cluster), créé un programme d’enseignement, une association internationale regroupant de grandes villes dans le monde, un salon et s’est finalement vu offrir le contrat d’ingénierie du Festival of Lights de Dubaï.

Outil de marketing inestimable : le citoyen

« Le citoyen est en train de devenir le premier outil de communication marketing », explique M. Gayet. Il est le plus habilité à parler de la destination. Les territoires observés utilisent souvent la force citoyenne pour communiquer leur message. Lyon a non seulement rassemblé un réseau de 18 000 ambassadeurs pour construire son offre, raconter le territoire et mieux accueillir les visiteurs, mais il les a également invité à inclure le logo OnlyLyon à leur signature de messagerie, générant ainsi chaque année d’après lui plusieurs dizaines de millions de partages de l’image de marque.

Plus audacieuse, l’initiative ConnectIreland consiste à utiliser la communauté irlandaise établie à l’étranger pour amener des investisseurs en Irlande. Tel que mentionné sur le site, l’individu s’engage comme « connectors » et met en contact son entreprise ou son organisme avec ConnectIreland qui entreprendra le démarchage. Si l’entreprise décide de s’implanter, l’individu recevra une récompense de 1500 euros par emploi créé.

Enfin, par où commencer?

S’il n’y pas de modèle unique, il y a certes des facteurs clés communs. Joël Gayet insiste sur la sensibilisation des élus au secteur privé avant de lancer la démarche. Il faut expliquer la création de valeur, pour le territoire comme pour le privé, et agir rapidement. Pour mettre en place une stratégie concertée et cohérente, il est nécessaire de consulter amplement le milieu et de prévoir des investissements de départ conséquents. Identifier l’instance porteuse du ballon, travailler sur un territoire pertinent, partir de l’identité du territoire, interroger toutes les clientèles, construire une démarche collaborative et une marque partagée, constituent d’autres étapes délicates.

Le Québec, la métropole ou certaines régions se lanceront-elles dans l’aventure? Comme le démontre l’exercice (qu’il a qualifié de « très imparfait », mais qui est néanmoins éloquent!) de M. Gayet dans cette dernière image, le défi sera grand!

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Compte rendu rédigé en collaboration avec Joël Gayet. Visionner la présentation.

Lire aussi :

L’exemple de l’Australie où, dès 2004, la communauté touristique a impliqué les autres secteurs d’activité dans une démarche commune de branding : Brand Australia : une approche de partenariats.

 

Image à la Une: © Steph&Steph Photographie

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Tendances

15 tendances touristiques pour 2015

Le 21 janvier se déroulait la 1re édition 2015 des Gueuletons touristiques de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. Pierre Bellerose (Vice-président, Relations publiques, Recherche et Développement du produit) de Tourisme Montréal et Paul Arseneault (Professeur en gestion des entreprises et des organisations touristiques) de l’ESG UQAM ont poursuivi la tradition pour une 3e année consécutive en y présentant les tendances touristiques qui teinteront l’année 2015.

 

1.     L’ère de l’image de soi

Les autoportraits (selfie), les courtes vidéos, Instagram… On like, on texte, on répond par des émoticônes, on illustre et on s’illustre! La destination choisie par le visiteur importe, mais la mise en scène élaborée par celui-ci pour partager son expérience prend le dessus. Se mettre en valeur constitue un mouvement de fond selon les deux experts. Le prêt de caméras de type Go Pro que portent les aventuriers pour filmer leurs exploits et les bornes à selfie préidentifiées devant des hauts-lieux touristiques démontrent bien l’exploitation de ce courant.

2.     La force retrouvée du marché américain

Avec une économie américaine sortie de la récession, des Américains qui dépensent plus en divertissements, un indice de confiance à la hausse, un taux de change favorable, la chute du prix de l’essence; les planètes sont bien alignées pour un retour chez nous de nos voisins du Sud. Déjà observée en 2014, la tendance à la hausse de leurs visites devrait se poursuivre. 

3.     Internet des objets

Les objets connectés à Internet (téléphones, montres, bracelets, etc.) génèrent de nouvelles façons de recevoir et de consommer les données. Les entreprises en seront submergées. Bien gérées et choisies de façon judicieuses, ces informations permettront de personnaliser davantage l’offre, et ce, de façon instantanée.

4.     Le début de la fin de l’histoire?

Tout doit se dérouler rapidement, surtout avec la génération Z (née après 1995). La popularité des médias sociaux tel que Vine (vidéos de 8 secondes) auprès de ces jeunes sous-entend un passage du storytelling au storymaking. À cet égard, la marque doit être un facilitateur plutôt qu’un créateur d’histoire. La campagne de Tourisme Montréal #MTLMOMENTS, où les gens étaient invités à partager sur les médias sociaux des photos de moments forts dans la métropole, s’inscrit tout à fait dans cette tendance.

5.     2015: année de la saturation pour les OTA

Les agences de voyages en ligne (OTA) ont essuyé beaucoup de critiques en 2014. Ce ne sera guère mieux en 2015. Les acteurs traditionnels continueront de dénoncer certaines de leurs pratiques. De plus, l’offre des OTA atteint une certaine limite. D’abord, le nombre d’entreprises ayant souscrit avec ces agences atteint un plateau. Aussi, elles n’accèderont pas aux inventaires des plateformes de location entre particuliers (économie collaborative), comme Airbnb.

6.     Du défi et de la complexité d’être restaurateur

Le nombre de restaurants est élevé et le taux de roulement aussi. Les blogueurs et les leaders du milieu moussent beaucoup les nouveautés. Dans un tel contexte, il est difficile de durer. Pour favoriser leur survie, certaines entreprises mettront en place des procédures limitant les inconvénients en cas de no show, comme une pénalité sous forme d’amende pour un client qui n’honore pas sa réservation. Se renouveler et se regrouper feront aussi partie des initiatives des restaurateurs avertis.

7.     Les hôtels travailleront fort pour notre confort

Le bien-être du client est au cœur des préoccupations de l’hôtelier avisé. Cela passe notamment par une bonne nuit de sommeil: offrir des matelas et des oreillers de grande qualité, des chambres insonorisées et un contrôle de la température et de la luminosité. La technologie joue également un rôle dans cette quête du bien-être. Par exemple, des hôteliers proposent une bande passante efficace pour une connexion Internet rapide, un service de conciergerie numérique, etc. La chambre se transforme en un cocon de confort.

8.     L’automne devient l’été: changements climatiques appliqués

La planète se réchauffe, les automnes ont des allures d’été, les hivers des apparences d’automne. Les entreprises observent déjà des changements et adaptent leurs produits, leurs horaires, leur modèle d’affaires. Cette adaptation s’avère essentielle dès maintenant.

9.     Gouvernance renouvelée du tourisme québécois

La gouvernance en tourisme pose de nombreux défis, et ce, partout dans le monde. Celle du Québec est plus que jamais remise en question. Le tourisme québécois est analysé sous toutes ses coutures. De nouvelles voies seront-elles tracées en 2015 afin de favoriser une croissance qui se compare à celle du tourisme mondial? Les Assises du tourisme 2015 devraient livrer le modèle d’affaires repensé issu de ce processus de réflexion.

10.  Les aéroports nous accueillent et nous facilitent la vie

La croissance du tourisme incite les aéroports à investir pour améliorer l’expérience des voyageurs. La technologie est mise à profit afin de mieux guider le visiteur et de faciliter son enregistrement. Les balises iBeacon permettent d’offrir la bonne information au bon passager et au bon moment.

11.  Les OGD, agents de développement économique

On attend plus des organismes de gestion de la destination (OGD). Ils doivent démontrer leur performance en tant que promoteurs du tourisme, mais aussi faire la preuve de leur impact dans le développement économique local. Pour faire face à cette pression, les OGD devront accroître leur influence sur différents plans, tel que le développement urbain, l’amélioration de la qualité de vie ou encore s’impliquer dans le marketing du territoire dans sa globalité.

12.  Tourisme collaboratif, la suite

Les plateformes de location d’hébergement et probablement aussi celles de transport entre particuliers poursuivront leur croissance en 2015. Ces joueurs de l’économie collaborative seront toujours confrontés à des enjeux liés à la règlementation. Les tentatives concernant d’autres secteurs comme les repas chez l’habitant ou les tours guidés et activités demeureront très marginales.

13.  La Chine, opérateur touristique d’envergure

Les Chinois s’imposent de plus en plus dans l’industrie, comme voyageurs, mais aussi comme opérateurs. Des partenariats entre des entreprises touristiques d’envergure en Asie-Pacifique et l’acquisition d’organisations occidentales par des intérêts chinois comme le Club Med et le Château Montebello démontrent bien leur dynamisme. En 2015, la Chine deviendra le plus grand marché de voyageurs d’affaires internationaux, dépassant ainsi les États-Unis.

14.  La convergence du commerce physique et du commerce virtuel

Le tourisme est lié au bouleversement de la trame commerciale, le magasinage étant une activité majeure.  Les expériences réelles et virtuelles sont désormais intimement liées et doivent être cohérentes entre les différentes interfaces que sont le mobile, les points de vente et les interactions en ligne. Les commerces ayant pignon sur rue devront plus que jamais interpeler les travailleurs mais aussi les touristes pour leur survie. Les livraisons à domicile seront en demande.

15.  La fin du marketing de masse en tourisme

Des changements profonds se sont opérés au fil des dernières années en ce qui a trait au marketing. La transformation des comportements du client et des supports technologiques, la multiplication des canaux et l’hyperpersonnalisation poussent le marketing de masse vers la sortie. Nous sommes à l’ère du marketing de créneau hyperpersonnalisé. Chaque personne devient une niche! Plusieurs des tendances mentionnées précédemment expliquent cette transition qui est amorcée depuis déjà bien des années, mais qui rencontre encore de la réticence chez certains joueurs.

Les conférenciers ont fait la démonstration que les 15 tendances de l’industrie touristique sont autant d’éléments à considérer par les acteurs de l’industrie. Ils ont suscité la réflexion, invité les participants à penser différemment et à remettre en question leurs façons de faire en tenant compte de ces courants.

 

Pour connaître tous les détails de ces 15 tendances, visionnez la vidéo.

Merci à nos conférenciers:

– Pierre Bellerose (@pierrebellerose), vice-président – Relations publiques, accueil, recherche et développement du produit à Tourisme Montréal;

– Paul Arseneault (@paularseneault), professeur, Département d’études urbaines et touristiques de l’ESG UQAM

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Marketing Tendances

Le tourisme face aux évolutions du marketing territorial, partie 1

Il s’agit du thème du colloque Place Marketing Forum, qui s’est tenu à Aix-en-Provence, en France, en octobre dernier. Des intervenants européens et américains y ont partagé leurs bonnes pratiques afin de faire avancer cette façon plutôt nouvelle et non conventionnelle de positionner une destination. Ce colloque a également été l’occasion pour Joël Gayet, directeur de la chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial, de présenter une analyse en profondeur, intitulée «Place Marketing Trend 2013 – Tendances et nouvelles pratiques du marketing territorial».  

l’ensemble des techniques qui permettent de construire et de développer l’attractivité d’un territoire

Dans cet ouvrage, le marketing territorial est défini comme «l’ensemble des techniques qui permettent de construire et de développer l’attractivité d’un territoire, c’est-à-dire sa capacité à rayonner, à promouvoir son offre et à attirer sur place, d’une manière ponctuelle ou permanente, des personnes et des capitaux».

Les territoires qui décident de regrouper leurs efforts s’engagent dans une démarche de longue haleine, parsemée de défis, mais se positionnent très favorablement sur l’échiquier mondial. Cette consolidation est utile, parce qu’il s’agit du même territoire qui est «vendu», que l’efficacité finale est optimisée et que les moyens budgétaires peuvent être regroupés.

ML_marketing_territorial_image1 À cet effet, l’exemple de Lyon illustre particulièrement bien une stratégie concertée (voir la vidéo ci-dessous).

Voyons maintenant les neuf tendances qui, selon M. Gayet, influencent le marketing territorial.

Construction de projets partagés autour de territoires pertinents

On parle donc d’attractivité économique qui inclut le tourisme, le secteur résidentiel, les universités ou autres grandes écoles, ainsi que les grands événements culturels, sportifs, commerciaux et d’affaires d’envergure. On rêve d’une région où les habitants sont heureux de vivre, où d’autres trouvent un emploi et s’installent avec leur famille, où les jeunes veulent venir étudier, où les touristes désirent se rendre et où les entreprises souhaitent s’implanter. Bref, tous ces secteurs sont interreliés et influent les uns sur les autres.

Il y a parfois lieu de passer d’un territoire administratif à un territoire qui a du sens, celui où les habitants et les clients se retrouvent. En arrière-plan, les divisions administratives demeurent, mais l’exercice de positionnement repose sur un espace qui peut être autre.

Dans certains cas, mieux vaut «construire» le territoire en fonction de sa pertinence pour une clientèle. M. Gayet mentionne les exemples du Creative Corridor de l’Iowa, qui réunit sept comtés et se positionne dans l’esprit de la Silicon Valley, ou encore, en tourisme, de la destination en cours de  construction «Ardenne», qui regroupe les Ardennes belges, luxembourgeoises et françaises. Mentionnons également les départements Haute Savoie et Savoie qui travaillent aujourd’hui dans le tourisme sur la destination «Savoie Mont Blanc» et qui envisagent de l’étendre à tous les secteurs.

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Source : Savoie Mont Blanc

Développement de stratégies de marque partagées

De plus en plus de territoires ont développé une marque unique pour l’attractivité, comme Amsterdam l’a fait en 2004 (voir l’image ci-dessous). Elle peut être liée à un projet porteur ou englober l’ensemble du territoire. 

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L’objectif est que les institutions, les citoyens et les entreprises se l’approprient et l’incluent dans leurs communications. La région de l’Alsace a particulièrement bien relevé ce défi en mettant en place une stratégie de marque « partagée » ; l’image ci-dessous donne un aperçu de l’intégration du logo de l’Alsace par plus de 1200 entreprises de la région.

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Mise en place de nouvelles gouvernances

Qu’elles cherchent à être plus efficaces, à faire des économies, à obtenir une meilleure cohérence ou à bénéficier d’un plus grand rayonnement, les collectivités peuvent choisir d’effectuer un rapprochement des organismes chargés de l’attractivité ou d’élargir les missions et fonctions des agences de marketing territorial. Par exemple, London & Partners, un organisme créé dans le cadre des Jeux olympiques de 2012, regroupe plus de 1 000 partenaires de toutes tailles et est responsable de l’attractivité de la ville, tant pour le tourisme que pour les investisseurs, les grands événements et les étudiants.

Avènement de l’excellence créative, pilotée par les clients

Il est ici question d’élever encore le niveau d’excellence à travers une meilleure connaissance de sa clientèle, la construction d’une offre concurrentielle et un grand professionnalisme. Cela peut se traduire, entre autres, par la gestion de la qualité en temps réel, la généralisation et l’extension des démarches d’excellence dans la structuration de l’offre ou la qualification de celle-ci par les internautes, citoyens ou clients. En matière de démarche d’excellence, le canton du Valais, en Suisse, apporte une triple garantie aux consommateurs à travers son label Valais Excellence: l’origine valaisanne de l’entreprise, les certifications ISO 9001 pour la qualité et ISO 14001 pour l’environnement, ainsi que l’engagement de l’entreprise dans une démarche citoyenne (intégration de l’identité du territoire et l’équivalent de ISO 26 000).

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Source: Valais Excellence

 

Découvrez les cinq autres tendances et leurs exemples dans la seconde partie de cette analyse.

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Marketing Tendances

La destination touristique à travers le marketing territorial, partie 2

Cette analyse fait suite à une première partie et explique cinq autres tendances qui influencent les destinations d’aujourd’hui.

Les informations sont issues du rapport intitulé «Place Marketing Trend 2013 – Tendances et nouvelles pratiques du marketing territorial», réalisé par le directeur de la chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial, Joël Gayet, ainsi que des conférences du colloque Place Marketing Forum, qui s’est déroulé à Aix-en-Provence, en France, en octobre dernier.

Construction d’un marketing affinitaire, communautaire et collaboratif

Il s’agit de marketing de plus en plus segmenté auprès de niches très pointues, de coconstruction d’offres avec les usagers, comme pour le géocaching, de plateformes citoyennes collaboratives de financement, par exemple, ou de réseaux d’ambassadeurs.

La création de Rally Saint Louis … a insufflé un vent de fraîcheur et a permis la réalisation de projets contribuant à améliorer la qualité de vie et l’attractivité de la ville

La ville de Saint Louis, au Missouri, vit avec une réputation difficile, entachée par un taux de criminalité élevé. De plus, le peu de nouveautés stimulantes pour la ville au cours des dernières années a engendré dans la population une piètre estime de soi et un sentiment de frustration. La création de Rally Saint Louis, alliant crowdsourcing − appel d’idées et de projets − et crowdfunding – financement collaboratif − a insufflé un vent de fraîcheur et a permis la réalisation de projets contribuant à améliorer la qualité de vie et l’attractivité de la ville. Un site Web offre à chaque résident la possibilité de soumettre une idée et de voter pour ses projets préférés.

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Source: Rally Saint Louis

En plus d’améliorer la fierté locale et de générer des retombées médiatiques positives importantes, cette initiative a permis la réalisation de nombreux projets structurants pour la municipalité.

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Source: Rally Saint Louis

Évolution vers un marketing personnalisé

La personnalisation s’impose de plus en plus dans le marketing territorial, où les attentes sont fortes et les motivations ainsi que la clientèle diversifiées. En tourisme, les exemples s’avèrent nombreux:

–          Le site 2 Days in Seattle propose des itinéraires personnalisés grâce aux conseils de 57 collaborateurs issus de l’office de tourisme et passionnés de la ville;

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Source: 2 Days in Seattle

–          Les politiques de prix variables selon la clientèle, les comportements ou le moment sont des pratiques de plus en plus courantes;

–          Les cartes personnalisées de KLM sont créées avec la collaboration de la communauté sociale de l’individu pour ensuite être imprimées et lui être acheminées.

Évolution vers une promotion directe en ligne

Que ce soit par la vente en ligne, l’économie du partage ou collaborative, la désintermédiation et d’autres formes de marketing et de promotion, la tendance est clairement aux communications en direct. Pratiquée par des entreprises depuis un moment, cette forme d’interaction s’observe aussi dans le marketing territorial. Le site français Dismoioù permet aux individus de partager leurs bons plans et aux professionnels de leur proposer des réductions accessibles en fonction de la localisation.  

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Source: Dismoioù.fr

Développement d’un marketing viral centré sur les effets de levier

On constate que les destinations ou les entreprises performantes réussissent le plus souvent grâce à un marketing viral puissant, plutôt que par des placements marketing classiques. L’effet de levier viral peut venir des réseaux sociaux, des partenariats ou de l’événementiel culturel ou sportif.

Certains acteurs importants se lancent dans divers secteurs d’activités, comme Google et le voyage, ou encore le groupe Ferrero qui, à travers le Club Kinder, propose des séjours et des activités pour enfants. Des partenariats créent également des effets de levier intéressants, tels que CNN, qui labellise des établissements hôteliers «CNN Partners», leur apportant ainsi une nouvelle visibilité, ou l’Équateur, qui s’est affiché par code QR (renvoyant à une vidéo de la destination) sur 24 millions de tonnes de bananes.

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Source: Place Marketing Trends 2013 – Tendances et nouvelles pratiques du marketing territorial

Autre exemple, M. Guillaume Henry a présenté les retombées mirobolantes du Vendée Globe 2012-2013, l’un des plus importants événements nautiques, pour la région et la ville des Sables-d’Olonne. Selon les calculs du cabinet Kandar, il aurait eu un plus grand impact que le Tour de France ou Roland-Garros dans le monde. La course a généré 738 heures de télévision dans 190 pays, touchant ainsi plus de 2,3 milliards de foyers sur tous les continents. L’utilisation judicieuse de la vidéo, des médias sociaux et de la mobilité a fait bon ménage avec cette grande aventure humaine, ses héros et une imagerie forte. Il s’agit d’un positionnement solide pour la région, basé sur la voile, la mer mais aussi des valeurs comme l’audace, le courage et le dynamisme. Visionnez la vidéo pour des émotions fortes.

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Enfin, il ne faut pas oublier la puissance des médias sociaux en matière de marketing viral, comme en témoigne l’exemple du MoMA, qui anime une communauté cumulée de plus de trois millions de personnes entre Facebook, Twitter, YouTube, Foursquare et Instagram. Une telle assistance confère une portée remarquable à ses actions en ligne.

Développement d’une communication en temps réel, centrée sur l’expérientiel, l’image et le ludique

D’autres tendances du marketing actuel, directement liées aux possibilités du Web, influencent aussi les stratégies du marketing territorial en matière de communication.

Environnement concurrentiel oblige, le positionnement et la promotion d’une destination méritent d’être pensés dans leur globalité, et les nouvelles approches de communication favorisent l’innovation et la créativité. Ouvrons les horizons, changeons de paradigme et inventons un nouveau marketing territorial.

 

 

Commentaires de Joël Gayet

Derrière les 9 grandes tendances et 50 nouvelles pratiques du marketing territorial que nous avons étudiées et mises en valeur, se dessine en fait un nouveau modèle de marketing centré sur la création de lien; l’avènement du co-marketing territorial a commencé.

Le marketing citoyen et partagé d’une part et le marketing centré sur Internet et les réseaux sociaux assoient définitivement le marketing dans un mode collaboratif. C’est le cas bien sûr dans l’animation des acteurs et la construction des diagnostics et des stratégies d’attractivité et de marque, mais aussi dans le marketing opérationnel que ce soit pour la construction de contenu, l’expérientiel, les partenariats, la communication, le financement ou la promotion.

Le comarketing c’est un marketing collectif, coopératif, collaboratif, communautaire… et même de «coopétition» ! où l’on communique et où l’on est connecté en temps réel, ou l’on  coconstruit, co-manage, « cobrande » et cofinance!

Faire du comarketing, c’est s’inscrire dans une logique nouvelle de travail et d’approche du marketing, c’est considérer que le niveau de participation et d’implication des acteurs, du personnel et des clients est une condition incontournable de la réussite. C’est considérer que la création de valeur vient de l’intelligence collective, du partage et des liens.

Les nouvelles tendances et pratiques le montrent d’une façon claire, on est passé en effet d’un marketing séquencé par canal ou par media à un marketing de flux ou de liens en temps réel. Chez les acteurs territoriaux les plus performants, tout est, et tout sera, en effet, de plus en plus mis en lien: liens entre l’identité et le marketing, entre le territoire et les entreprises, les visiteurs et les citoyens, liens entre les habitants et leurs amis, liens entre les objectifs stratégiques poursuivis et les actions, liens entre la marque,  les portes d’entrée  du territoire et  les offres du territoire, liens entre la marque, les entreprises, les ambassadeurs et les membres des communautés, liens entre la marque et l’ensemble des fonctions, actions et supports opérationnels du marketing, liens entre chaque «media» ou support de communication avec l’ensemble de l’écosystème de marque, liens par la communication virale, le partenariat et les effets de levier… Liens demain, entre les objets connectés et le mode personnel de vie de chacun (maison, voiture, santé, professionnel…), ses habitudes de consommation (achats…) et son activité en ligne (recherche d’informations, notification, timeline et réseaux privés…). 

Liens, enfin, à travers la construction d’écosystèmes de marketing et communication de plus en plus efficaces, mais aussi de plus en plus vertueux en termes de sens et de citoyenneté.

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Gestion

Les contrats de destination: de nouveaux partenariats public-privé

Tous les secteurs sont concernés: transport, hébergement, restauration, activités culturelles ou de loisirs, promotion, information ou encore accueil. Ces ententes se tissent autour de thématiques particulières — tourisme d’affaires, culturel, œnotourisme, etc. — et servent à créer une offre touristique cohérente pour les clientèles nationale et internationale.

L’objectif du ministère est que ces contrats de destination soient développés dans l’ensemble des territoires et mènent à la création d’offres innovantes, de manière à renforcer la compétitivité et l’attractivité touristique de la France.

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Enjeux Marchés géographiques

Les visas touristiques, un enjeu d’actualité pour le Canada

Portrait général des politiques de visas

 En 2012, seulement 18% de la population mondiale était dispensée de visa pour les voyages à but touristique

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a publié une étude en janvier 2013 sur l’octroi des visas à travers les pays. En 2012, seulement 18% de la population mondiale était dispensée de visa pour les voyages à but touristique. L’Asie et les Amériques sont les régions les plus «ouvertes» à l’entrée des touristes, alors que l’Europe est la plus «fermée».

En moyenne, plus des deux tiers de la population doit demander un visa pour un voyage à l’étranger avant son arrivée, par rapport à 16% peut en réclamer un à l’arrivée dans le pays, et seulement 2% a le droit de réclamer un visa électronique. Cependant, une nette amélioration est constatée, puisqu’en 2008, l’obligation de détenir un visa touristique avant le départ concernait 77% de la population.

Des procédures simplifiées pour favoriser la fréquentation touristique

Pour les voyageurs, les visas représentent un coût et nécessitent d’eux du temps pour suivre la procédure et répondre aux exigences. Ce qui apparaît comme une simple formalité peut devenir un facteur de dissuasion pour le voyageur qui désire se rendre à une destination.

 une amélioration des démarches pourrait générer un surplus de recettes touristiques de 206 milliards de dollars américains

Le secrétaire général de l’OMT, Taleb Rifai, souligne que les procédures d’octroi de visa entravent l’essor du tourisme en matière de fréquentation, de création d’emploi et de croissance économique. Selon une étude réalisée conjointement avec le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) en mai 2012, une amélioration des démarches pourrait générer un surplus de recettes touristiques de 206 milliards de dollars américains et créer 5,1 millions d’emplois supplémentaires d’ici 2015 pour les pays membres du G20.

Le Canada a-t-il une politique restrictive en matière de visa?

Afin de voyager sur le territoire canadien, les citoyens de plus de 70% des pays ont besoin d’un visa, soit davantage que la moyenne mondiale calculée par l’OMT. Ces voyageurs ont le choix entre deux types de visas de résident temporaire: à entrée unique (75$) ou à entrées multiples (150$) valide pour 10 ans.

Parmi les marchés cibles de la Commission canadienne du tourisme, le Brésil, le Mexique, la Chine (sauf Hong Kong) et l’Inde ont l’obligation de détenir un visa touristique. D’après Citoyenneté et Immigration Canada, les délais de traitement varient selon le pays entre 12 et 15 jours (sauf New Delhi: 4 jours).

Selon le Globe and Mail, de nombreux diplomates d’Amérique du Sud et d’Asie se plaignent de la complexité du processus de demande: informations difficiles à rassembler, formulaires régulièrement renvoyés pour cause d’erreurs, et de multiples demandes qui sont finalement refusées.

Le cas du Mexique

Depuis juillet 2009, Ottawa impose un visa temporaire pour les visiteurs mexicains afin de réduire les demandes d’asile, qui étaient souvent injustifiées, selon le gouvernement. Aujourd’hui, ce dernier évalue la possibilité d’annuler cette obligation, mais cela pourrait prendre plusieurs années car tout le système d’immigration est en processus de refonte.

Cette restriction a eu des effets néfastes sur la venue des touristes mexicains (lire aussi: Doit-on continuer de s’intéresser au marché mexicain?).

Grève des centres de traitement des visas du Canada à l’étranger

L’actualité ajoute une note pessimiste, puisque les employés des bureaux de visas à l’extérieur du Canada sont en grève depuis le mois d’avril. Il en résulte d’importants retards dans le traitement et une baisse du nombre de visas délivrés. À la fin juin, l’Association de l’industrie touristique du Canada (AITC) estimait que les délais d’obtention d’un visa pour un Mexicain et un Chinois pouvaient aller jusqu’à 6 semaines, comparativement à 5 à 10 jours en temps normal.

Selon David Goldstein, président de l’AITC, cette situation sera préjudiciable non seulement pour cette saison, puisqu’il estime que la grève coûtera 280 millions de dollars à l’industrie touristique, mais aussi à long terme. En effet, l’obligation de détenir un visa temporaire ne concerne que 20% des touristes internationaux, mais ces derniers proviennent en majorité des pays émergents, qui se classent parmi les marchés émetteurs de touristes ayant les plus fortes croissances.

Recommandations et exemples de bonnes pratiques

Dans leur étude conjointe, l’OMT et le WTTC ont émis des recommandations pour simplifier l’ensemble des procédures d’obtention de visa, tout en donnant des exemples de bonnes pratiques:

1. Améliorer la transmission de l’information: service à la clientèle; communication; partage de l’information entre les gouvernements (et à l’interne); diffusion sur Internet.

2. Faciliter le processus d’obtention d’un visa: réduction des documents demandés et du nombre d’entretiens individuels; augmentation de la capacité de traitement; maîtrise des outils technologiques; délivrance de certains visas à l’arrivée du voyageur; création d’un programme d’exemption des visas.

     Bonne pratique: Le gouvernement de Barack Obama souhaite réduire le temps d’attente à 21 jours, comparativement à plusieurs mois actuellement. Un projet pilote est en cours afin que soit mis en place un système de  vidéoconférences permettant aux entretiens avec les demandeurs de visa d’être menés à distance. En plus de réduire les frais inhérents aux bureaux situés à l’étranger, cette méthode élargira l’accès aux services à davantage de touristes, qui n’auront pas besoin de se déplacer.

3. Différencier les demandes: retrait de l’obligation d’un visa pour les voyageurs qui en détiennent déjà un, délivré par un autre pays jugé sûr; prolongation de la validité et augmentation du nombre d’entrées autorisées; émission de dispenses de visa pour des zones délimitées (c’est le cas pour les passagers de croisières).

4. Délivrer des visas électroniques.

     Bonne pratique: Depuis 2009, dans le cadre du programme américain d’exemption des visas (Visa Waiver Program), les voyageurs des 36 pays participants doivent demander une autorisation de voyage électronique (ESTA) et débourser 14$US, dont 10 vont à Brand USA, l’organisme de gestion de la destination.

5. Établir des accords régionaux permettant à des personnes de voyager dans les pays membres avec un seul visa.

     Bonne pratique: La Commission européenne souhaite améliorer et moderniser sa politique des visas pour les courts séjours dans l’espace Schengen (où aucun contrôle de papiers d’identité n’est effectué aux frontières internes). Pour cela, elle a ouvert une consultation publique en ligne, entre mars et juin dernier, afin de recueillir l’avis de la population.

De nombreux pays souhaitent alléger leurs procédures de visas pour les voyageurs afin de donner un coup de fouet à leur industrie touristique. Et vous, la politique de visa de votre pays a-t-elle une influence sur vos activités professionnelles?

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Segments de clientèles Tourisme durable

Des vacances et des loisirs pour tous

Les voyages sont inaccessibles pour un large pan de la population. Selon un sondage réalisé par La Presse en mars 2012, 57% des Québécois n’ont pas voyagé lors de la dernière année. Voici quelques initiatives européennes et québécoises de démocratisation des vacances.

De quoi parle-t-on?

Le droit au tourisme pour tous est reconnu par le code mondial d’éthique de l’Organisation mondiale du tourisme. Le tourisme social regroupe les acteurs œuvrant plus largement dans l’économie sociale et solidaire, et ses valeurs se rapprochent de celles du tourisme durable. La mission de l’association, de la coopérative ou encore de la fédération est de rendre les loisirs touristiques accessibles aux personnes défavorisées ou ayant un revenu modeste, et de soutenir la mixité sociale, sans poursuivre un objectif de rentabilité. Les activités de ces organismes sont souvent rendues possibles par le soutien ou l’intervention de l’État, grâce à ses politiques sociales.

Louis Jolin, professeur à l’Université du Québec à Montréal et membre de l’Organisation internationale du tourisme social, précise que ce dernier vise «la qualité de la relation entre les visiteurs et les communautés d’accueil. […] Il a donc le mérite d’accroître la démocratisation du territoire pour des fins récréotouristiques mais aussi socioéducatives».

Un programme commun pour les États membres de la Commission européenne

La Commission européenne a créé en 2009 le programme Calypso (voir la vidéo ci-dessous), qui encourage le développement d’initiatives en lien avec le tourisme social dans l’Union européenne (UE). Quatre catégories de personnes des 21 États membres et pays participants peuvent profiter des voyages à bas prix et des séjours thématiques en basse saison:

  • les jeunes âgés de 18 à 30 ans;
  • les familles confrontées à des pressions financières ou autres;
  • les personnes en situation de handicap;
  • les personnes de plus de 65 ans ainsi que les retraités qui sont dans la précarité ou qui sont découragés à l’idée de devoir organiser un voyage.

Le programme a pour objectifs la lutte contre la saisonnalité des régions touristiques, mais aussi la découverte de destinations moins connues de l’UE. L’une des initiatives récentes est le FETE-project (First European Travel Experience), qui est né d’un partenariat entre la Belgique, l’Allemagne, la Finlande et la Suède pour offrir des vacances aux jeunes de 16 à 26 ans qui n’ont jamais voyagé en dehors de leur pays.

Source: vidéo YouTube

L’engagement des gouvernements envers le tourisme social

L’établissement public français de l’Agence Nationale pour les Chèques-Vacances (ANCV) assure l’accès aux vacances pour tous les travailleurs (lire aussi: «Chèque-vacances: un double levier, social et touristique»). Ces chèques-vacances génèrent plus de 1,3 milliard d’euros, profitent à près de 9 millions de bénéficiaires et sont acceptés par 170 000 entreprises touristiques et de loisirs. En marge de son activité principale, l’ANCV mène des actions de solidarité à travers plusieurs programmes d’aide à la personne et de financement des infrastructures touristiques à vocation sociale.

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Source: ANCV

Le gouvernement espagnol a développé le programme Europe Senior Tourism pour accueillir en basse saison les Européens de plus de 55 ans dans trois de ses régions touristiques. Une partie du voyage est financée, ce qui permet aux seniors de profiter d’un tarif maximal de 360 euros pour un séjour de 8 jours en hôtel 4 étoiles incluant le transport, la demi-pension, des animations et une excursion.

Quant au gouvernement québécois, il compte à son actif quelques programmes de financement. Les plus récents sont consacrés aux associations nationales de loisir touristique et de plein air, regroupées au sein du Conseil québécois du loisir, et aux centres de vacances et camps familiaux rassemblés dans le Mouvement québécois des vacances familiales.

Une offre segmentée selon le type de clientèle

En France, les acteurs du tourisme social sont regroupés au sein de l’Union nationale des associations de tourisme et de plein air, et sont classés de la manière suivante:

  • villages vacances, ciblant les familles (VVF Villages, Vacances Bleues);
  • centres d’accueil de jeunes et/ou sportifs (FUAJ, UCPA);
  • centres de vacances pour enfants et adolescents (Ligue de l’enseignement);
  • classes de découverte (voyages scolaires);
  • séjours linguistiques (Thalassa);
  • voyages pour adultes à l’étranger (ARVEL, Croq’Nature).

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Source: VVF Villages

En 2010, ils ont généré un chiffre d’affaires de 1,9 milliard d’euros, impliqué 20 000 emplois directs annuels, 50 000 emplois saisonniers et accueilli 3,2 millions de personnes.

En Italie et en Croatie, il existe un réseau de 40 centres touristiques qui se sont adaptés à une clientèle ayant des besoins particuliers les empêchant souvent de profiter des offres touristiques «ordinaires». Ainsi, Village for all est accessible aux personnes en situation de handicap, mais aussi à celles ayant des allergies alimentaires ou environnementales, aux personnes âgées, aux patients dialysés, aux personnes en surpoids et aux familles avec des enfants en bas âge.

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 Source: Village for all

AL_tourisme_social_image3Au Québec, le Mouvement québécois des vacances familiales a lancé le Programme Vacances Familiales Accessibles, qui permet à des familles de bénéficier de réductions pour voyager. Plusieurs autres organismes sont engagés dans le tourisme social en ciblant une clientèle précise: l’Association des camps certifiés du Québec, Vélo Québec, Kéroul, la Fédération québécoise de la marche, la Fédération québécoise des centres communautaires de loisir, etc.

Des enjeux bien présents

Ces organismes font face à de nombreux enjeux qui compromettent leur pérennité, tels que le financement et la difficulté de valoriser leurs pratiques. Pour répondre à ces problématiques, le Conseil québécois du loisir a déposé des recommandations auprès du gouvernement, proposant la création d’un fonds d’investissement d’aide à la personne, aux infrastructures et aux petits établissements touristiques en région, ainsi que la mise en place de crédits d’impôt.

Enfin, les partenariats avec le secteur privé sont une avenue à considérer. Une entreprise touristique qui s’engage auprès d’un organisme de tourisme social peut élargir sa clientèle et dispose d’un moyen supplémentaire pour lutter contre la saisonnalité.

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Tendances

12 tendances urbaines

Un laboratoire mobile voyage autour du monde pour capturer les idées novatrices qui définissent et inspirent la vie urbaine d’aujourd’hui. Quels termes utilise-t-on pour définir les villes en 2012? Résultant d’une démarche du BMW Guggenheim Lab de Berlin et dans l’optique de présenter la réalité de la vie en ville, voici douze tendances urbaines puisées d’un glossaire en réunissant une centaine.

1. Création de lieu

Ce terme fait référence à une approche multidisciplinaire pour la planification, le design et la gestion d’espaces publics. La création de lieu implique la participation de ceux qui y vivent, y travaillent ou le fréquentent. Ces espaces en milieu urbain favorisent les rencontres et répondent à des besoins précis. Ils améliorent la qualité de vie des citoyens et constituent des lieux vibrants, qui animent la ville. Il s’agit en somme de placer les utilisateurs au cœur de la réflexion.

 

Vidéo: Placemaking & Seattle

2. Transformation active

État de mouvement continuel, d’amélioration et de changements urbains engendrés par des citoyens motivés par l’épanouissement en ville. Les espaces pop-up (lire aussi: Les espaces pop-up, la nouvelle tendance de l’éphémère) s’articulent autour de cette tendance. Par exemple, l’initiative PARK(ing) Day, qui prend place dans plusieurs villes du monde et consiste à transformer un espace de stationnement en un lieu convivial recentré sur l’individu et sa communauté. Ainsi, on y voit des jardins éphémères, des stations de yoga, des scènes musicales improvisées, etc.

 

Source: dijon-ecolo.info

3. Ville heureuse

Cultiver le bonheur urbain peut améliorer la vitalité d’une ville sur les plans émotionnel et économique, ainsi qu’en ce qui a trait à ses infrastructures. Cette affirmation se base sur la prémisse qu’un citoyen qui se sent bien dans son quartier aura davantage tendance à en prendre soin, à y dépenser de l’argent et à socialiser avec le voisinage. Ainsi, on répertorie les lieux où il fait bon vivre à travers des index du bonheur et du bien-être en ville.

4. Gouvernance démocratisée

La technologie facilite la collaboration des citoyens dans le processus décisionnel gouvernemental. Par exemple, en 2009, l’administration Obama a inauguré OpenGov, un site toujours actif qui permet aux Américains de s’informer à propos des politiques et des décisions de leur gouvernement, tout en pouvant soumettre des idées et des suggestions. Le même type de plateforme serait tout aussi pertinent sur la scène municipale.

 

Source: OpenGov

5. Participation 

La participation citoyenne s’inscrit dans un processus où certains individus effectuent des contributions dans un objectif de bien-être collectif. Au cours des dernières années, Internet et les plateformes dites «ouvertes» ont accru l’accessibilité à l’engagement, au partage de connaissances et à l’implication communautaire.

6. Mobilité urbaine

Les enjeux auxquels font face les villes, notamment ceux touchant l’environnement, l’étalement urbain et la congestion automobile, les incitent à valoriser davantage certains types de déplacements par rapport à d’autres. Ainsi, les systèmes de mobilité qui prennent en compte ces problématiques ont la cote: la marche, le vélo, l’autopartage, les transports publics.

7. Vélopartage

On dénombre aujourd’hui près de 165 villes à travers le monde possédant un système de vélopartage; le premier étant celui d’Amsterdam, mis en place en 1969. Les vagues de cyclistes dévalant les voies urbaines s’accentuent et initient ou solidifient la culture vélo des municipalités concernées. Le Copenhagenize Index présente les villes qui se démarquent pour leurs infrastructures, leur programme de vélopartage, la perception de sécurité et les politiques mises en place.

8. Accessibilité

L’accessibilité d’un quartier va jusqu’à influencer le type de personnes qui y circulent, la clientèle qui fréquente un commerce, un attrait ou un restaurant. Ainsi, certains lieux sont peu accueillants pour un parent et son bébé en poussette ou une personne à mobilité restreinte. Les médias sociaux et les applications mobiles comptent parmi les outils favorisant l’identification des lieux adaptés à certains besoins; Access Together et Wheelmap en constituent des exemples.

 

Source: Wheelmap

9. Ville durable

La durabilité d’une ville passe inévitablement par une réduction de son empreinte écologique. De cet objectif découlent des stratégies affectant toutes les sphères d’activité de la municipalité: choix énergétiques, gestion des déchets, adaptation des infrastructures, plan pour les transports, etc.

10. Réutilisation 

Dans la même veine que le recyclage, la réutilisation de matériaux charme de nombreux citoyens et designers. Plusieurs artistes s’inspirent d’objets pour créer des œuvres qui, parfois, occupent même l’espace urbain.

 

Source: FRAGILE – une œuvre de matériaux recyclés, de l’artiste Roadsworth

11. Financement participatif

Cette stratégie de collecte de fonds, de plus en plus présente sur Internet, repose sur la participation d’individus intéressés par le projet à financer. Les contributions incluent bien sûr des dons d’argent, mais aussi la diffusion du projet à travers les réseaux sociaux dans le but de faire connaître l’initiative. Une variété d’idées voient ainsi le jour grâce à ce type de financement basé sur des valeurs communautaires.

12. Tourisme durable

Il consiste à soutenir le milieu visité sur les plans social, économique, environnemental et culturel. Le tourisme durable repose également sur le comportement responsable des visiteurs. Une destination doit sensibiliser ses intervenants à offrir à ses visiteurs les moyens de voyager en minimisant leur empreinte écologique et en valorisant leurs retombées positives sur la société et son économie.

D’autres tendances à découvrir

Mieux comprendre les tendances urbaines nous permet de rester à l’écoute des valeurs et des courants qui façonnent la ville d’aujourd’hui et de demain. D’un point de vue touristique, elles nous offrent la possibilité de saisir les intérêts et les attentes des visiteurs avides d’une expérience urbaine de leur temps.

Vous pouvez découvrir les 88 autres tendances en consultant le rapport du BMW Guggenheim Lab.

 Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

 

Sources:

– BMW Guggenheim Lab. «100 Urban Trends», cdn.guggenheim.org, 29 juillet 2012.

– Borys, Hazel. «Can cities help you forget your troubles? C’mon, get happy!», placemakers.com, 29 octobre 2012.

– Borys, Hazel. «Urban happiness index revisited», bettercities.net, 15 novembre 2012.

Sites Web:

Access Together

BMW Guggenheim Lab

Copenhagenize Index

Fragile.projekroom

OpenGov

PARK(ing) Day

Wheelmap

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Ailleurs dans le monde Marketing

Le géant se réveille

Avec la création d’une première stratégie nationale officielle pilotée par Brand USA, nos voisins du Sud témoignent d’une volonté accrue de repositionner leur pays au premier rang des destinations touristiques mondiales.

«America is open for business!» déclarait le président Obama lors d’un discours donné à Disneyworld en 2011. Il annonçait ainsi la mobilisation de plusieurs agences fédérales visant à stimuler le tourisme tant international que domestique aux États-Unis. Depuis, plusieurs initiatives ont été déployées, notamment en ce qui concerne l’obtention des visas pour les voyageurs étrangers.

Une invitation au rêve américain

Avant 2010, la responsabilité de la promotion nationale du tourisme était décentralisée au niveau des États. Constatant le besoin d’une stratégie globale, le gouvernement a fondé la Corporation for Travel Promotion, maintenant connue sous le nom de Brand USA, pour faire rayonner sa marque.

En mai 2012, Brand USA a lancé sa première campagne nationale invitant les visiteurs à «découvrir cette terre de rêves», misant fortement sur une présence en ligne et une stratégie de réseaux sociaux (voir la vidéo ci-dessous). Le site DiscoverAmerica.com ainsi que ses pages Facebook et Twitter se déclinent en plusieurs versions, en fonction des pays émetteurs ciblés. La première phase de l’initiative de marketing intégré, au coût de 12,3 millions de dollars américains pour les trois premiers mois, mise d’abord sur les marchés japonais, canadien et britannique. Le Brésil et la Corée du Sud seront ensuite courtisés, suivis d’autres pays comme la Chine, l’Inde, l’Allemagne, le Mexique et l’Australie.

 

Source: Youtube.com

La décennie perdue

Depuis l’imposition de mesures de sécurité plus sévères à la suite des événements du 11 septembre 2001, les États-Unis ont connu un certain recul dans le classement des destinations touristiques mondiales. Une vive concurrence internationale et l’évolution des tendances touristiques ont également contribué à la baisse de la performance américaine (lire aussi: Classement mondial des destinations et des marchés émetteurs). Alors qu’en 2000, le pays recevait 17% des dépenses touristiques internationales, cette part est tombée à 11% en 2010. L’industrie américaine du tourisme a surnommé cette décennie The Lost Decade, illustrant ainsi la perte d’occasions d’affaires, qui aurait coûté au pays 509 milliards de dollars américains en retombées dérivées du tourisme, dont 214 milliards en dépenses directes par les voyageurs.

En 2011, les États-Unis ont repris leur élan et connu une année record, avec un total de 62 millions de visiteurs internationaux. Les efforts déployés par Brand USA et les mesures adoptées pour accélérer le processus de traitement des demandes de visas ont permis au pays de connaître une hausse importante de visiteurs, particulièrement en provenance du Brésil, de l’Australie, de la Russie, de la Chine et de la Corée du Sud (voir le graphique 1).

 

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Les retombées touristiques de cette année s’annoncent encore meilleures qu’en 2011. Au cours des neuf premiers mois de 2012, les dépenses des visiteurs étrangers ont atteint 123 milliards de dollars, une hausse de 8% par rapport à la même période l’an dernier.

Plus de BRIC, plus de fric

Selon les projections de l’U.S. Department of Commerce, les voyageurs en provenance de la Chine, du Brésil et de la Russie devraient respectivement croître de 274%, 135% et 131% entre 2011 et 2016 (lire aussi: Le point sur les marchés émergents). Les États-Unis apporteront des modifications substantielles à leurs modalités d’accueil et réduiront les barrières au développement touristique pour profiter pleinement de l’essor de ces marchés émergents. Un programme pilote actuellement à l’étude propose que la Chine et le Brésil soient ajoutés à la liste de ceux qui sont exemptés de visas pour des séjours touristiques.

Avec la Corée du Sud, ce duo de nations émergentes affichait en 2011 les taux de croissance les plus importants parmi les arrivées internationales aux États-Unis, une tendance qui prendra sûrement plus d’ampleur si la levée de visas se concrétise. Malgré des délais d’attente liés au processus qui pouvaient dépasser 100 jours, plus d’un million de Brésiliens et 802 000 Chinois ont visité nos voisins du Sud en 2010. Le temps d’attente pour un visa est maintenant réduit à 5 jours pour la Chine, alors qu’au Brésil, il faut dorénavant compter de 2 à 15 jours.

«En 2012, votez pour… le tourisme!»

L’industrie touristique américaine se concerte et mobilise ses citoyens, les invitant à se rallier à la cause du voyage (voir la vidéo ci-dessous). La campagne Vote Travel fait un usage astucieux d’un autobus similaire à ceux utilisés par les candidats en période électorale. Une équipe de l’U.S. Travel Association réalise une tournée de lobbying à travers le pays, afin de sensibiliser le public aux avantages économiques de l’industrie et d’informer les législateurs à propos d’actions favorables à son expansion.

 

Source: Youtube.com

Le tourisme est devenu une priorité nationale en raison de son rôle de moteur économique et des créations d’emplois qui en découlent aux États-Unis. Y a-t-il lieu pour le Québec de s’inquiéter de la concurrence accrue que cela sous-entend? Alors que la performance du marché d’agrément américain au Québec est source d’inquiétude (lire aussi: Retour à la baisse des Américains au Québec en 2011), de plus en plus de Canadiens traversent la frontière pour profiter de vols moins chers ou pour faire une escapade de magasinage (lire aussi: La concurrence des aéroports frontaliers américains et Les tarifs aériens sont-ils trop coûteux?). Le Québec devrait-il jouer la carte de la «coopétition» en créant des partenariats avec ses voisins afin de proposer, par exemple, des circuits combinés?

 

Sources:

− Lenhart, Maria et Nick Verrastro. «Jubilant Industry Leaders Hail Obama’s Travel Strategy», travelmarketreport.com, 23 janvier 2012.

− Martin, Hugo. «Spending by international visitors sets new record for September», latimes.com, 3 décembre 2012.

− U.S Travel Association et Oxford Economics. «The Lost Decade: The High Costs of America’s Failure to Compete for International Travel», février 2010.

− U.S. Travel Association. «Ready for Takeoff: A plan to Create 1.3 Million U.S. Jobs by Welcoming Millions of International Travelers», 2011.

− Task Force on Travel & Competitiveness. «National Travel & Tourism Strategy», 2012.

Sites Web:

Brand USA

Power of Travel Coalition 

US Travel Association

US Travel Association video