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Réseaux de distribution

Le tourisme de groupe profite d’un vent favorable

L’Agence de développement touristique de la France, Atout France, a publié une étude sur le marché de groupe en avril 2016. Elle s’est intéressée au portrait de la clientèle ainsi qu’à l’évolution de ce secteur. L’Agence définit le tourisme de groupe selon ces trois critères :

– un voyage de 2 jours minimum;

– un groupe constitué de 10 personnes ou plus;

– un voyage d’agrément uniquement, incluant les croisières et les centres de villégiature (dont les resorts).

Les Français voyagent en groupe à l’étranger

Atout France a analysé les voyages de groupe des Français, chez eux et à l’étranger en s’appuyant sur les dernières données disponibles. Ces sources datent de quelques années, mais dans la mesure où les Français représentent la principale clientèle outre-mer au Québec et que les statistiques sur la clientèle de groupe sont rares, cette étude est pertinente afin d’avoir une compréhension globale de ce marché.

Les statistiques sont issues d’un sondage effectué en septembre 2014 auprès de 2000 Français, de l’Enquête 2011 sur le suivi de la demande touristique des Français (20 000 répondants) et des données 2014 du chiffre d’affaires des entreprises du tourisme.           

Selon l’étude, un peu moins de 7 millions de Français ont effectué un voyage d’agrément en groupe organisé en 2013. Leurs voyages à l’étranger représentent 75 % des journées générées et 84 % des dépenses de ces voyageurs (voir l’infographie ci-dessous).

Infographie voyages d agrement des français en groupe

Plus de 60 % de l’ensemble des voyages de groupe ont été réservés auprès d’une agence de voyages ou d’un voyagiste.

Une organisation et une offre qui évoluent

Actuellement, plusieurs transformations s’opèrent sur le marché de groupe :

  • Désintermédiation : les prestataires et les agences de voyages deviennent des producteurs (exemple du partenariat entre les agences de voyages Tourcom et le réseau des agences départementales Tourisme & Territoires) et les voyagistes commercialisent en direct, par exemple aux associations.
  • Raccourcissement des délais de réservation : celles faites moins de 4 à 6 mois avant le départ, considérées de « dernière minute », ont tendance à fortement augmenter. Cela nécessite une réorganisation dans la manière de travailler.
  • Augmentation des offres personnalisées : la plupart des opérateurs (agences de voyages, voyagistes, agences réceptives, transporteurs) ne disposent plus de brochures et ne fournissent les programmes de groupes que sur demande de devis. Les offres personnalisées et sur-mesure sont davantage mises de l’avant que les programmes préétablis. Selon le sondage d’Atout France, 30 % des produits vendus pour les groupes sont modifiés par rapport à l’offre initiale.

Produits à fort potentiel

En France, les acteurs œuvrant sur ce créneau s’inspirent de plus en plus des produits populaires du marché individuel. C’est ainsi que les voyages de groupe se thématisent selon des centres d’intérêt : magasinage, événements, bien-être, tourisme solidaire, etc. Dans certains programmes, le voyage s’articule autour de la pratique d’un sport : randonnée, marche nordique, vélo, etc. Ces voyages thématiques requièrent des guides spécialisés avec des compétences et des savoirs spécifiques.

les voyages de groupe se thématisent selon des centres d’intérêt

Le tourisme expérientiel s’intègre aussi à l’offre grâce à de nouvelles activités et moyens de se déplacer, à des lieux « hors des sentiers battus » et à un contact facilité avec la population (nuitée ou repas chez l’habitant).

Bonnes pratiques dans la sensibilisation et la mise en marché

Il existe plusieurs regroupements dont le but est d’accroître la visibilité de l’offre du tourisme de groupe pour les clientèles B to C et B to B. Pour faire connaître leurs voyages de groupe, la fédération des autocaristes flamands, en Belgique, organise des concours par l’entremise de son site Busfan. Les participants doivent composer un programme d’excursions thématiques d’une journée et le gagnant est invité avec les personnes de son choix à y participer.

Autocariste Busfan excursions thematiques

Source : Busfan

Créé à l’initiative du Comité Régional du Tourisme de Lorraine, en France, le Club LorTour rassemble une cinquantaine d’acteurs (offices de tourisme, hôtels, agences réceptives) de la région afin de commercialiser les séjours de groupes aux autocaristes, associations, agences de voyages et voyagistes. Les spécificités régionales sont valorisées grâce à une offre entièrement thématique.

Club LorTour tourisme de groupe

Source : Club LorTour

H.I.F. (Hôtels Indépendants Français) réunit 600 hôtels qui vendent des « blocs » de chambres aux voyagistes allemands positionnés sur le marché de groupe. Il offre à ses clients B to B des tarifs négociés et la gestion des rooming lists. Depuis 2012, H.I.F. cible les voyagistes francophones pour la réservation de leurs séjours dans plusieurs pays européens, grâce à un portfolio élargi d’établissements.

Croissance sur le marché québécois

Lors d’un sondage effectué par l’APAQ (nouvellement intégrée à la fédération des autobus du Québec) en 2013 auprès des agences réceptives et forfaitistes du Québec (regroupés dans l’association de l’ARF-Québec), 60 % d’entre eux affirmaient que le marché des voyages de groupe par autocar devrait croître d’ici les cinq prochaines années.

60 % d’entre eux affirmaient que le marché des voyages de groupe par autocar devrait croître d’ici les cinq prochaines années

Les principales raisons évoquées sont l’augmentation des projets de développement et la hausse des clientèles étudiantes et plus âgées. Trois ans plus tard, cette croissance est toujours d’actualité, selon Marilyn Désy, directrice générale de l’ARF-Québec, grâce notamment à la hausse des tarifs hôteliers dans l’ouest du Canada qui force les voyagistes à vendre davantage de séjours au Québec. Néanmoins, certaines difficultés nuisent à cette tendance. Selon Mme Désy, l’enjeu numéro un de ses membres sur le marché québécois est de pouvoir proposer des hôtels appartenant à des bannières. Actuellement, peu de disponibilités sont proposées et ces établissements n’offrent plus de tarif net (inférieur au prix affiché publiquement). Malheureusement, l’une des principales clientèles des réceptifs et des forfaitistes, les latino-américains, souhaite séjourner majoritairement dans ces hôtels.

Selon un sondage réalisé par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM en décembre 2014, 3 % des voyageurs québécois d’agrément avaient effectué un voyage de groupe organisé, au cours de la dernière année. Les opérateurs ciblent-ils adéquatement cette clientèle?

La conception et la commercialisation des produits sont des étapes qui apportent leur lot de défis. Mais puisque la demande des voyageurs internationaux est au rendez-vous, les efforts en valent la chandelle!

 

Source de l’image à la une: © Pexels.com

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Technologies

Une boussole météo pour trouver le soleil, la neige ou la pluie!

Le Oregon Weather Compass est le premier site Web mobile qui présente les destinations, ainsi qu’une série d’activités à pratiquer, en fonction de la météo souhaitée. L’Oregon jouit d’une vaste diversité géographique : grandes plages, hautes montagnes, plaines désertiques, vallées luxuriantes. Une telle variété s’accompagne de climats bien distincts, ce qui explique les grandes disparités météorologiques à travers l’État.

 

Choisir la météo

L’utilisateur peut donc consulter le site Web Oregon Weather Compass sur son téléphone géolocalisé, comme il le ferait avec une boussole. Celle-ci lui indique notamment la direction du ciel ensoleillé en fonction de sa position. L’usager sélectionne le type de conditions météo recherchées (ensoleillées, pluvieuses ou enneigées) et le site Web lui propose une destination et des activités, à distance de route raisonnable. La boussole transmet en temps réel les données météorologiques grâce à un partenariat entre Travel Oregon et The Weather Channel.

Selon une étude du Pew Research Center, 90 % des utilisateurs de téléphone intelligent consultent leur appareil pour obtenir des informations liées au lieu où ils se trouvent. Voilà un comportement sur lequel Travel Oregon a choisi de miser en déjouant les effets négatifs perçus d’une météo défavorable afin de faciliter le processus de planification de dernière minute.

Il est facile d’imaginer l’usage d’un tel outil au Québec. Le Montréalais sous la pluie en janvier pourrait ainsi aisément identifier les régions ensoleillées ou sous la neige…

Voici une vidéo illustrant le fonctionnement du Oregon Weather Compass.

Image à la une: © Travel Oregon

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Produits et activités

L’engagement du public dans les musées

La conférence CTM, qui se déroulait à Québec du 15 au 18 novembre 2016, portait sur le thème de l’engagement. Lors des présentations et des ateliers, près de 200 experts culturels internationaux ont échangé à propos des défis que pose l’engagement dans l’ensemble de leurs activités et des bonnes pratiques mises en place par leur institution. Ce premier d’une série de deux comptes rendus portera sur l’engagement du public; le second se penchera sur l’engagement des musées dans la société.

 

Une approche sensorielle pour engager le public

Éveiller les sens contribue à l’engagement. Cette prémisse, évoquée par Amahl Hazelton, chef des communications chez Moment Factory, s’exprime par la création d’environnements propices au partage. Cette création est guidée par l’identité du lieu à mettre en valeur et s’appuie sur un solide processus de travail intégré. Par exemple, un parc (Foresta Lumina), un musée (Musée de l’ingéniosité J. Armand Bombardier) ou un événement (Bal du Centenaire, Musée Royal de l’Ontario) ont tous une histoire qui, partagée à travers un univers immersif sensoriel, stimule et marque le visiteur. La firme mise ensuite sur le sentiment d’émerveillement du public afin qu’il se connecte avec le lieu.

L’engagement d’un public moins initié aux musées

Les jeunes adultes constituent l’un des principaux publics que de nombreuses institutions culturelles tentent activement d’attirer. De quelle façon peut-on leur donner l’envie de découvrir les musées, et comment développer leur engagement?

« il est indispensable de revoir la façon dont on présente le contenu si l’on veut attirer davantage de milléniaux dans les musées »

Pour Ethan Angelica, guide interprète de l’agence indépendante Museum Hack, il est indispensable de revoir la façon dont on présente le contenu si l’on veut attirer davantage de milléniaux dans les musées. Convaincue par son approche qui sort de l’ordinaire, l’agence, qui offre des visites guidées dans des musées à New York, à Washington D.C. et à San Francisco, cible un public qui n’aime généralement pas les musées.

Ainsi, Museum Hack réinvente l’expérience muséale en personnalisant le contenu selon les intérêts de chaque groupe et en intégrant trois aspects fondamentaux pour engager son public :

  1. Incorporer du divertissement et faire preuve de passion en utilisant le storytelling;
  2. Modifier le script d’une visite traditionnelle afin de créer des expériences sociales;
  3. Créer un sens d’exclusivité dans le but que le public se souvienne d’un moment privilégié vécu au musée.

museum-hack

Source : museumhack.com

Au Louvre, on mise sur une stratégie de communication digitale pour rejoindre les milléniaux. Anne-Laure Béatrix, directrice des affaires extérieures et Adel Ziane, chef des communications, ont exposé le fruit d’une collaboration avec Will.i.am, chanteur du groupe Black Eyed Peas.

« on marque les esprits lorsque l’on trouve la bonne façon de capter l’attention et de communiquer le contenu »

Selon eux, on marque les esprits lorsque l’on trouve la bonne façon de capter l’attention et de communiquer le contenu. Le public aime se faire surprendre; au-delà de la visite, il désire participer et faire des découvertes.

Le partenariat entre le Louvre et Will.i.am a débuté en 2010, à la suite du tournage de la série Visionaries : Inside the Creative Mind. Ce premier contact avec le musée a inspiré le chanteur à réaliser le vidéoclip Mona Lisa Smile entre les murs de ce haut lieu français. Le succès de cette première collaboration en a engendré une seconde. L’enthousiasme et le réel intérêt de l’artiste pour certaines collections du musée a inspiré le Louvre à approcher le chanteur afin de réaliser le documentaire Will.i.am au Louvre. La relation développée avec le chanteur a ainsi permis au musée de compter sur un solide ambassadeur pour rejoindre un public plus jeune.

Madame Béatrix précise qu’avant d’accepter une idée provenant de l’extérieur, il faut considérer un temps d’adaptation pour se familiariser avec le partenaire. Il est aussi important de s’interroger sur ce que celui-ci apportera de plus au musée et à son public. Parmi les facteurs de succès de la collaboration du Louvre avec Will.i.am se trouvent :

  • L’implication et le cautionnement du projet par l’équipe interne du musée;
  • L’identification des valeurs communes entre l’artiste et le musée afin de donner un sens à la collaboration auprès du public;
  • Le respect de chaque partie prenante;
  • La prise de risque et l’acceptation d’une part d’inconnu.

À l’Opéra National de Paris, on cherche à acquérir de nouveaux publics sans toutefois risquer de perdre la clientèle régulière. Marylou Johnston, directrice des communications et du développement international et Fabrice Gueneau, fondateur et président, tous deux de l’agence Dream On, ont présenté leur stratégie visant à rejoindre de nouveaux publics pour le compte de l’Opéra National de Paris. L’approche privilégiée consiste à positionner l’expérience au centre d’une réflexion plus globale axée sur l’engagement du public.

Au-delà de la refonte de l’identité visuelle, l’agence a développé la plateforme numérique 3Scène, qui consiste en un espace virtuel de diffusion de contenus. Pour alimenter cette 3Scène, l’Opéra invite en résidence des artistes de tous horizons (cinéastes, écrivains, photographes, etc.) afin de communiquer sur les arts de la musique et de la danse. Complémentaire à l’expérience de visite pour tous les publics, cette plateforme de diffusion permet de créer davantage de liens avec l’auditoire, de faire vivre virtuellement l’expérience de l’Opéra et d’offrir un espace de partage propice à l’engagement du public.

Opera de Paris

Source : operadeparis.fr

Explorer de nouvelles façons de faire, prendre des risques, être authentique, écouter son auditoire, inviter ses visiteurs à des événements spéciaux afin de développer une communauté, être créatif quant aux moyens de communiquer avec le public; voilà plusieurs exemples soulevés par les participants de la conférence CTM dans le but de créer un engagement durable avec son public.

Source de l’image à la une : © Agenda

 

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Réseaux de distribution Technologies

Le tourisme collaboratif s’invite dans le B to B

À l’heure où l’utilisation des biens et des services des particuliers s’est généralisée parmi les voyageurs, les entreprises touristiques prennent conscience qu’un rapprochement avec le secteur de l’économie collaborative présente un intérêt lucratif. Plusieurs cas de bonnes pratiques illustrent ce phénomène.

L’économie de partage a sa place dans le B to B

 

Lors de l’événement des Enjeux E-tourisme organisé en France par l’Echo Touristique et la Fevad en collaboration avec Phocuswright, en juillet dernier, l’une des tendances clés identifiées fut l’ouverture de l’économie collaborative au B to B. Laurent Queige, qui dirige le Welcome City Lab à Paris, est aussi de cet avis.

les possibilités d’innover dans des services B to B sont peu exploitées

Selon lui, les entreprises devraient entamer des réflexions sur la manière de s’intégrer dans ce secteur qui est à présent mature et en phase de professionnalisation. Les nouvelles start-ups qui proposent des services collaboratifs aux consommateurs sont moins nombreuses; alors que les possibilités d’innover dans des services B to B sont peu exploitées.

Un premier pas franchi par les nouveaux entrants

Luxury Retreats, une agence montréalaise de location de villas privées de luxe, souhaite se rapprocher des agents de voyages. Cependant, comme l’explique Amr Younes, vice-président, optimisation des revenus, il est difficile de les convaincre d’intégrer ces nouveaux joueurs à leurs offres, car ils ont une mauvaise réputation parmi les acteurs traditionnels. Pour y remédier, un département de développement d’affaires B to B devrait voir le jour chez Luxury Retreats et il organisera des webinaires, des formations et recueillera les commentaires des agents de voyages. L’entreprise souhaite également établir des liens avec les associations sectorielles afin d’identifier les agences dont le profil de la clientèle correspond le plus à la sienne.

Luxury Retreats Montreal se positionne sur le B to B

Bureaux de Luxury Retreats à Montréal; source : PAX News

VizEat, une plateforme collaborative française qui propose des repas chez l’habitant, vise le même objectif. À la suite d’une campagne de financement de 3,8 millions d’euros en septembre dernier, l’entreprise s’apprête à ouvrir un site Web pour les agences de voyages. Elle compte déjà sur un partenariat avec Comptoir des Voyages qui organise des voyages à la carte et sur mesure. Cette agence est d’ailleurs familière avec le tourisme collaboratif puisqu’elle a signé au printemps 2016 un contrat exclusif de cinq ans avec BedyCasa, un site de réservation de chambres chez l’habitant, qui compte 260 000 membres. Cette offre de logements est intégrée à des forfaits, qui incluent aussi des rencontres avec des résidents francophones (greeters). Investir le marché du B to B est une volonté de BedyCasa qui a développé le site MyBedyBusiness pour les agences de voyages, les entreprises ainsi que les écoles de langue. 


Comptoir des Voyages et Bebycasa créent un partenariat

Source : Facebook

Outre l’hébergement et la restauration, le transport collaboratif séduit certaines agences. L’offre de la start-up TravelerCar, qui permet la location de voitures entre particuliers à partir des aéroports, gares et centres-ville, est distribuée par Transat France depuis 2015 et par des agences de voyages en ligne telles que Opodo, Edreams et Go voyages.

La présence de plateformes collaboratives au sein des GDS devrait se généraliser

En ajoutant le tourisme collaboratif à ses offres, le réseau de distribution répond à une demande déjà répandue chez les voyageurs. La présence de plateformes collaboratives au sein des GDS, les systèmes de distribution mondiaux, devrait se généraliser, affirme Georges Rudas, PDG d’Amadeus France. Outre ces partenariats, on assiste à une vague de rachats par des acteurs présents en ligne, tels que HouseTrip et FlipKey par TripAdvisor et HomeAway par Expedia, preuve que le marché se consolide.

Marchés du tourisme d’affaires et MICE

Selon un sondage réalisé au printemps 2016 par Global Business Travel Association et American Express auprès de 3500 voyageurs d’affaires, certaines politiques de voyages des entreprises incluent l’utilisation des plateformes collaboratives pour le transport (44 % des répondants) tel que Uber et Lyft et pour l’hébergement (28 %), tel que Airbnb et HomeAway.

En effet, pour faciliter la réservation de leurs services par les voyageurs d’affaires, Airbnb et Uber ont signé en 2014 un partenariat avec Concur, un fournisseur de solutions technologiques pour les voyages et les frais de déplacement des entreprises. Les réservations de logements d’Airbnb sont intégrées à l’outil TripLink de Concur, qui centralise tous les détails des déplacements effectués par les employés. Quant aux clients d’Uber, ils peuvent payer leurs déplacements à même la plateforme de Concur. Depuis cet été, Carlson Wagonlit Travel, American Express Global Business Travel et BCD Group, trois leaders sur le marché du voyage d’affaires, proposent les logements d’Airbnb à certains de leurs clients.

Uber et Concur proposent le tourisme collaboratif aux voyageurs d'affaires

Source : The Next Web

La start-up Spacebase loue des salles de réunions inusitées, dans des lieux privés à travers l’Europe. Mis à part les salles appartenant à des particuliers, les restaurants, les bars, les cafés, les espaces de coworking, des lieux dédiés aux événements professionnels et privés, peuvent être loués quand ils ne sont pas utilisés.

Enfin, VizEat déploie une stratégie offensive pour se tailler une place dans le marché MICE. Par exemple en 2015, lors de l’événement Airbnb Open à Paris, la start-up a permis à 1000 délégués de souper chez un des membres de sa plateforme. Un microsite avait été créé pour l’occasion afin que les participants puissent choisir leur hôte, selon leur profil et le type de cuisine. Un tel événement, où tant d’éléments incontrôlables sont présents, a nécessité une excellente coordination de la part de VizEat.

Défis et occasions d’affaires

L’intégration d’acteurs C to C à une offre B to B pose plusieurs contraintes, qu’il s’agisse de la sécurité, de la logistique ou de la constance de la qualité de l’offre. De plus, un partenariat avec les acteurs de l’économie du partage vient avec des défis à gérer en terme de législation et de réputation. Néanmoins, ce rapprochement va permettre aux entreprises touristiques de rajeunir leur image et de séduire une clientèle qui priorise le contact humain et l’expérience en voyage.

 

Source de l’image à la une : © Facebook/VizEat

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Produits et activités

La reconquête touristique des berges fluviales

Pour de nombreuses municipalités, les berges des fleuves deviennent un élément supplémentaire d’attractivité et un lieu de pratique d’activités nautiques et terrestres. Au Québec, les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive et leurs aménagements se multiplient, tout comme dans d’autres pays, notamment la France.

Des activités qui relient le territoire au fleuve

En France, le terme offre fluvestre est utilisé pour rassembler les activités terrestres, réalisées au bord des fleuves, et fluviales, pratiquées sur les fleuves : loisirs nautiques, baignade, vélo, randonnée, événements, visite de sites remarquables, observation de la faune et de la flore, etc. Le développement du tourisme fluvestre permet d’utiliser un territoire sous-exploité. Il a pour effet d’encourager les passagers à s’arrêter en escale et à dépenser, et d’inciter les visiteurs et les résidents à effectuer des activités au bord de l’eau.

Le développement du tourisme fluvestre permet d’utiliser un territoire sous-exploité.

Afin de développer ce type de tourisme, les berges sont aménagées, développées et valorisées. Selon la firme de consultation Horwath HTL, les principales initiatives peuvent se catégoriser comme telles :

  • Création d’espaces naturels au bord de la voie d’eau, notamment en zone périurbaine;
  • Conception de nouveaux espaces publics en lien direct avec les berges;
  • Création de bases de loisirs nautiques ou reconfiguration des installations existantes;
  • Création de voies vertes le long de la voie d’eau;
  • Développement d’équipements saisonniers ou éphémères (par exemple la Plage de l’Horloge à Montréal).

Une promenade le long des berges

Ancienne zone industrialisée, la promenade Samuel-De Champlain de la Ville de Québec est aujourd’hui un parc aménagé le long du fleuve Saint-Laurent qui a nécessité des investissements de près de 70 millions de dollars. Des sentiers et une piste cyclable donnent accès à trois stations, sur près de 2,5 km :

  • La Station des Cageux, où se trouvent un marais, une tour d’observation d’une hauteur de 25 mètres et une descente à l’eau;
  • La Station des Sports, dédiée aux activités sportives (terrains de soccer, aire de jeux gazonnée).
  • La Station des Quais, constituée de quatre jardins thématiques inspirés de l’environnement et de l’histoire du fleuve : le Quai-des-Brumes, le Quai-des-Flots, le Quai-des-Hommes, le Quai-des-Vents.

Selon la Commission de la capitale nationale du Québec, 313 000 visiteurs ont fréquenté les lieux en moyenne 9,5 fois pour un total de 3 millions de visites en 2015. Cela représente une augmentation de fréquentation de 15 % par rapport à 2013. Les travaux de la dernière phase du développement commenceront en 2017 et comporteront la création de points d’observation, de parcs et de belvédères. Au final, 24 km de littoral seront accessibles aux visiteurs.

promenade Samuel-De Champlain

Quais des Hommes; source : Flickr/CCNQ

À Paris, un ancien axe routier longeant la Seine a été reconverti en 2013 en un espace de loisirs, d’animations et de culture. Le projet les Berges est composé de 3 aménagements étendus sur 4,5 hectares le long de la Seine :

  • Au port de Solférino, un immense escalier fait office d’amphithéâtre pour des projections sur le fleuve. Plusieurs autres installations ont été mises en place : un parcours sportif, un espace de jeux pour enfants couvert en hiver et les « Zzzz », des conteneurs vitrés à louer.
  • Au port des Invalides, les visiteurs profitent d’une plage, de restaurants avec terrasse ouverts à partir du printemps et de péniches amarrées au quai proposant une offre de restauration, des spectacles et des croisières.
  • Au port du Gros Caillou, un espace nature permet d’observer la faune et la flore sur les jardins flottants de cinq îlots, ainsi que dans le verger.

Les Berges de Paris

Port de Solférino; sources : Architecture urbanisme FR et MY TF1 News

Plus de quatre millions de visiteurs ont fréquenté les Berges en 18 mois et les émissions de dioxyde d’azote (NO2) ont diminué en moyenne de 15 % sur le site. 

Développement récréotouristique dans une escale nautique

Le projet récréotouristique Écomonde du lac Saint-Pierre situé à Sorel-Tracy, sur la voie maritime du Saint-Laurent, devrait voir le jour en 2017. Situé sur un quai bordé d’une plage, d’une piste cyclable et d’un parc, le complexe comprendra, entre autres, un établissement d’hébergement, un lieu de congrès et réunions, une salle multifonctionnelle et un amphithéâtre extérieur. Une programmation artistique ainsi que des circuits écotouristiques seront proposés. Le Regroupement indépendant pour la relance économique de la région de Sorel-Tracy (RIRÉRST), le promoteur, a invité des firmes de création dont Moment Factory à définir un concept touristique. Le budget prévu pour ces travaux s’élève à 19,7 millions de dollars et les retombées économiques sont évaluées à 6 millions de dollars, pour un potentiel de 240 000 visiteurs par année.

La mise en réseau des sites d’accès au fleuve

La mise en réseau des accès publics au fleuve garantit le succès d’un développement concerté et cohérent mené à l’échelle d’un territoire administré par plusieurs collectivités.

La mise en réseau des accès publics au fleuve garantit le succès d’un développement concerté et cohérent

Le réseau des Haltes du Saint-Laurent est le résultat d’un travail de concertation entre cinq municipalités de la MRC de Portneuf (Deschambault-Grondines, Portneuf, Cap-Santé, Donnacona et Neuville) et divers acteurs locaux. Chacune a aménagé un site au bord des berges du Saint-Laurent afin d’offrir un accès libre et gratuit pour pratiquer des activités nautiques, d’interprétation, d’observation et la baignade. Le projet fut inauguré en 2013 et les cinq sites sont identifiés par une sculpture symbolisant à la fois une voilure et un vol d’oiseau.

Haltes du Saint-Laurent

Source : Cameleoh!

Une initiative similaire a été entreprise par cinq municipalités de la MRC de Kamouraska. Depuis juillet dernier, sept sites d’accès au fleuve Saint-Laurent sont clairement identifiés par des panneaux « Fleuve & détente » et par le symbole d’une chaise de plage sur la carte vélo du guide touristique.

Ces projets innovants permettent de révéler les multiples usages d’un fleuve et de ses rives. L’aménagement des berges du Saint-Laurent permettra d’atteindre les objectifs fixés dans la Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique, en haussant l’attractivité des dix pôles du Saint-Laurent et de leurs produits prioritaires.

 

Source de l’image à la une : ©QuébecOriginal/Jean-François Hamelin

 

 

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Marketing

Quand l’hôtel offre des livres éducatifs aux enfants

Au Back Room, le restaurant de l’hôtel, les enfants peuvent choisir un livre au moment du service de fromages à même un charriot sur roulettes. Le soir venu, des biscuits et un verre de lait ainsi qu’un livre approprié selon l’âge sont également offerts. Ce partenariat permet de divertir les jeunes clients de l’hôtel lors des périodes d’attente tout en les instruisant, ce qui n’est pas pour déplaire aux parents, et donne une belle vitrine aux auteurs.

 

 

Source image à la une : Phaidon

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Gestion

L’information touristique en mode collaboratif (partie 1)

Dans le cadre d’une recherche pour le compte du ministère du Tourisme, nous avons observé de plus près les systèmes de gestion de l’information touristique. Plusieurs régions françaises et la Wallonie en Belgique ont mis en place des plateformes de mutualisation de l’information.

De quoi parle-t-on?

Il s’agit de bases de données touristiques hébergées sur le Web, qui permettent à une multitude d’intervenants d’accéder à de l’information exacte et de travailler à des projets communs. Les données sont utilisées tant de façon territoriale ou sectorielle (réseaux d’hébergement, type de produits, etc.). Ces plateformes peuvent également contenir des articles de presse, des contenus éditoriaux ou des vidéos, et la plupart sont jumelées à un système de réservation auquel grandes et petites entreprises peuvent bénéficier.

Certains de ces outils collaboratifs servent aussi à appuyer une stratégie de gestion de la relation client. En effet, grâce au suivi de l’information touristique consultée par un internaute, un office de tourisme ou encore un prestataire de services peut lui proposer des offres sur-mesure.

Voici un aperçu des avantages pour chacun :

  • Pour les organismes de promotion et d’accueil : accès à des informations libres, fiables et actualisées, à des contenus éditoriaux et multimédias à valeur ajoutée.
  • Pour les entreprises touristiques : occasion de mettre à jour leurs renseignements de manière efficace, sur toutes les plateformes utilisant leurs données. Certaines d’entre elles proposent même des widgets qui peuvent être intégrés au site Web de l’entreprise et personnalisés. À titre d’exemple, un hôtelier peut présenter les attraits se situant dans un rayon de 30 kilomètres; un attrait peut inclure un moteur de recherche d’hébergement aux alentours, etc.
  • Pour tous : la possibilité de créer des projets collaboratifs et des partenariats, afin de valoriser l’offre des destinations de différentes façons.

Des outils sous la loupe


mutualisation_apidaeApidae Tourisme
(nommé Sitra jusqu’en 2015) a été créé en 2004 et avait pour objectif de mutualiser la gestion collective d’une base de données de l’offre touristique pour de multiples usages : renseigner à l’accueil, alimenter des sites Web, etc. Elle permet aujourd’hui aux représentants d’un territoire de construire leur propre stratégie numérique, de renforcer leur présence sur le Web et de créer des liens avec des partenaires. D’abord conçue pour la région Rhône-Alpes, Apidae dispose d’une plateforme de travail collaborative qui dessert maintenant les régions Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur, ainsi que le département du Tarn. Les chiffres d’utilisation (image ci-contre) présente la situation en avril 2016, mais évoluent constamment.

De plus, le réseau Apidae Tourisme offre à ses utilisateurs un large éventail de services : accompagnement stratégique, veille numérique, soutien au développement, formation en contrôle de la qualité, soutien technique, analyse de la performance et sélection de données.

Les statistiques connues pour Apidae démontrent la pertinence de l’outil : une fiche d’information est envoyée à 6,5 sites en moyenne et peut être transmise à plus de 30 sites s’il s’agit de grands événements. La plateforme est très populaire auprès des acteurs touristiques : 410 000 connexions sur un an pour 7 millions de pages consultées et 137 000 fiches créées ou modifiées (soit 73 % de la base). Rappelons qu’il s’agit d’une plateforme uniquement professionnelle et dont le contenu n’est pas référencé par Google.

Le projet Pivot est une base de données mutualisée de l’information touristique wallonne et un véritable réseau entre les exploitants touristiques de la région qui possèdent leur propre version de la base de données. Interconnectées et synchronisées les unes aux autres, elles permettent le partage d’information à tous les utilisateurs. Pivot comprend un outil de gestion des offres touristiques qui permet, entre autres, la création, la mise à jour et l’extraction de données, la fusion et le publipostage. Ses fonctionnalités facilitent l’alimentation de sites Web, d’applications mobiles, de sites dédiés à la cartographie et incluent des flux renouvelés régulièrement, comme celui de Mons 2015 (capitale européenne de la culture).

Mentionnons d’autres bases de données collaboratives telles que SIRTAQUI en Aquitaine, Auvergne Search (vidéo ci-dessous) ou encore INFOTOUR qui rassemble les informations touristiques régionales de l’Agence du Tourisme de la Corse.

mutualisation_auvergne_search

Source: Auvergne Search

Le Québec sur la bonne voie

Un projet de mutualisation des données touristiques est déjà en place depuis plusieurs années au Québec. Environ 50 % du contenu de la banque d’informations sur les produits et services touristiques du ministère du Tourisme est déjà mutualisé, grâce à la collaboration de trois associations sectorielles qui colligent et fournissent les données des établissements qu’elles classifient : la Corporation de l’industrie touristique regroupant les établissements d’hébergement touristique, la Fédération des pourvoiries du Québec et Camping Québec.

Un investissement avantageux

Les avantages de ces plateformes semblent nombreux. Elles aident, entre autres, à maintenir la compétitivité avec les entreprises privées qui souhaitent s’approprier l’information touristique pour la diffuser sur leurs sites Web (TripAdvisor, Airbnb ou des agences de voyages en ligne, par exemple). Elles permettent aux destinations d’être plus performantes, plus pertinentes et ainsi, essentielles à ces grands joueurs avec lesquels il demeure important de collaborer. Au fil du temps, la relation n’en sera que plus équilibrée.

De longues périodes de planification, d’intégration des informations et de formation des intervenants ont été nécessaires à leur développement et leur mise en place requiert une équipe permanente de soutien et de la formation continue. À cet effet, le séminaire annuel d’Apidae et le système de parrainage entre certaines entreprises qui maitrisent bien la plateforme et de nouvelles recrues s’avèrent très utiles.

Poursuivez votre lecture avec des exemples concrets d’applications dans la seconde partie de cette analyse.

 

Source :

Chaire de tourisme Transat. « Portrait de l’offre d’information touristique sur le Québec », étude réalisée pour le ministère du Tourisme, décembre 2015.

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Exemples de mutualisation de l’information touristique (partie 2)

Nous avons récemment expliqué comment certaines régions ont mutualisé l’information touristique grâce à des bases de données, devenues outils de collaboration, qui profitent à tous les professionnels. Cette lecture est préalable à une pleine compréhension des exemples suivants qui illustrent les possibilités qu’offrent trois de ces plateformes : ApidaeSIRTAQUI et Auvergne Search.

 

Personnaliser l’accueil

Le bureau d’information touristique de Thonon-les-Bains peut accueillir jusqu’à 1000 personnes par jour dans ses locaux. Ses préposés tentent de répondre adéquatement aux besoins des clients qui ont parfois des demandes complexes. Pour ce faire, ils utilisent un outil connecté en continu à Apidae et compatible à tout type d’écran qui facilite l’exploitation de facteurs de segmentation, l’ajout des critères additionnels, et permet une adéquation optimisée avec la demande formulée.

L’outil prend en compte l’espace-temps dans lequel se situe le client et considère les données météorologiques. Il permet aussi la personnalisation de carnets de voyage en version imprimable ou numérique. Mutualisation_thonon2

Source : Thonon-les-Bains

Intégrer des widgets

Quiconque souhaite ajouter du contenu touristique gratuit à son site Web peut intégrer l’un des widgets d’Apidae. Il peut notamment choisir d’afficher les événements, les actualités, les activités culturelles ou sportives de la région dans le format qui lui convient. Voici l’exemple d’un camping qui affiche un agenda des événements alimenté automatiquement par la base de données. De nombreux autres exemples sont répertoriés ici (rappelons qu’Apidae se nommait Sitra jusqu’à tout récemment). Rappelons que les gestionnaires d’événements mettent eux-mêmes à jour leur fiche.

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Source : Camping Saint-James Les Pins

Alimenter un site Web couvrant plusieurs régions administratives

ViaRhona est un itinéraire dédié aux transports doux de Genève à la Méditerranée. Sa mise en marché nécessite la mobilisation de tous les niveaux territoriaux (local, départemental, régional, national). Apidae permet l’identification des offres touristiques répondant aux attentes des clientèles en vélos et alimente les outils d’information et de promotion de ViaRhona :

  • Son site Web viarhona.com
  • Les demandes des opérateurs de tours, des groupes, de la presse et les recherches de contenu
  • Sa future application mobile

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Source : ViaRhona

Adapter les services au cycle de vie du voyageur

L’Office de tourisme de Nyons a mis en place une stratégie multicanal développée avec des outils adaptés à chaque moment du parcours client. La base de données Apidae appuie la démarche.

Avant le voyage

  • Un site Web adapté, alimenté par Apidae
  • Une présence ciblée sur les médias sociaux (dont Facebook qui inclut un widget alimenté par Apidae)

Pendant

  • Accueil physique agréable et efficace
  • Outils numériques en complément : une borne d’information 24h/24h alimentée par Apidae et une version mobile du site Web

Après

  • Invitations à partager des expériences sur le site Web, sur les médias sociaux, etc.
  • Fidélisation de la clientèle : bulletin, fichier client pour des offres personnalisées, offres affinitaires, enquête de satisfaction

Rediriger le voyageur vers le site mobile correspondant à sa situation géographique

Le comité départemental de tourisme Béarn Pays Basque a créé un outil qui permet de réaliser, sans coût supplémentaire, une collection de sites mobiles de destination ou thématiques (mon64.com, monbearn.com, monpaysbasque.fr et d’autres), alimentés à partir de SIRTAQUI. L’élément particulièrement intéressant de cet outil est que le voyageur en déplacement est automatiquement redirigé vers le site mobile le plus pertinent, en fonction de sa position géographique.

Par exemple, si celui-ci arrive à la limite d’une destination couverte par un site Web qu’il a consulté, il sera invité à basculer vers le site de la région où il se trouve désormais et recevra ainsi les informations de cette zone.

Chaque territoire peut développer le site mobile qui lui convient et prioriser son offre. Une charte commune existe, mais les feuilles de styles, les pictogrammes, les rubriques sont personnalisables. Le voyageur a donc accès à l’information avec une certaine continuité.

Gérer la relation client

Vaison-la-Romaine a développé une stratégie globale alliant maîtrise de l’information, mise en valeur de la destination et coordination de l’accueil, auquel s’ajoute également un volet de gestion de la relation client (GRC). En effet, le comportement de navigation sur le site alimenté par Apidae est tracé et sert à mieux comprendre les intérêts du client. L’office de tourisme (OT) peut ensuite déployer des actions de GRC efficaces (courriels personnalisés de l’OT et partage des profils avec les prestataires de services comme les hôteliers).

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Source : Vaison-la-Romaine

La réalisation de ce projet complexe a nécessité deux ans de travail. Outre le site Web, le système de gestion de la relation client, basé sur l’outil Koézio, a été redéveloppé pour pouvoir être intégré à Apidae.

Déclinaison de sites mobiles

Le site mobile adaptif de l’Auvergne peut être décliné en sites mobiles pour les différents territoires de la région. Alimentée par la base de données Auvergne Search, la version offerte aux plus petites destinations permet, entre autres fonctionnalités, d’avoir une adresse Web propre, de personnaliser les « incontournables », d’accéder à l’offre touristique de proximité « Autour de moi » sans limites géographiques administratives.

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Site mobile du territoire Riom Limagne

 

Bien qu’il s’agisse de démarches d’envergure, la mise en place de telles bases de données partagées permet de développer de meilleurs outils de planification de voyage et d’accueil, et offre une multitude de possibilités. Au Québec, on s’intéresse non seulement à ces façons de faire, mais la démarche est même déjà amorcée avec la mutualisation des données la Corporation de l’industrie touristique, la Fédération des pourvoiries du Québec et Camping Québec.

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Les hôteliers séduits par l’économie collaborative

 

Les groupes hôteliers perçoivent peu à peu les occasions d’affaires entourant l’économie collaborative : diversification des revenus, nouvelles interactions avec les consommateurs et monétisation plus efficace de leurs services. Ils se rapprochent de ces concurrents ou de ces prestataires de services complémentaires, en tant qu’investisseurs ou partenaires d’affaires.

 

 

Une occasion d’affaires pour les hôteliers

L’économie collaborative répond à une demande difficile à satisfaire pour les grandes entreprises

L’économie collaborative répond à une demande difficile à satisfaire pour les grandes entreprises. Rachel Botsman, une spécialiste de ce modèle, les aide à intégrer certains de ses principes dans leurs modèles d’affaires.

Elle a déterminé cinq éléments de vulnérabilité qui nuisent à la compétitivité d’une organisation face aux acteurs de l’économie collaborative. Pour chacun d’eux, elle associe un principe ou une idée que devraient utiliser les entreprises pour maintenir leurs parts de marché, voire créer de la valeur ajoutée (voir le tableau ci-dessous).

economie collaborative modèle affaires

 

Rachel Botsman suggère à ses clients de déterminer leur plus grande faiblesse et de la convertir en occasion d’affaires en entrant sur un nouveau marché ou en en créant un. Ces conseils s’appliquent aussi à l’hôtellerie traditionnelle. Voici comment celle-ci se glisse sur le marché de l’économie collaborative.

Des investissements stratégiques

En 2014, une collecte de fonds de 40 millions de dollars américains a marqué l’entrée de Hyatt et de plusieurs autres investisseurs dans le capital de onefinestay. Cette entreprise propose des locations de résidences privées haut de gamme dans plusieurs grandes villes. Le groupe hôtelier a franchi un pas de plus cet été en menant au Hyatt Regency London – The Churchill un programme pilote visant à offrir ses services à la clientèle de onefinestay. Celle-ci peut entreposer ses bagages et utiliser la salle de bain d’une chambre en attendant que la résidence réservée soit disponible. D’après le magazine Web TechCrunch, cet investissement sur le marché haut de gamme, pouvant mener à l’intégration de ces logements privés dans l’offre globale de l’hôtelier, favorise la rétention de sa plus fidèle clientèle.

Hyatt n’est pas le seul à voir d’un bon œil les acteurs de l’économie collaborative. Wyndham Worldwide a investi 12 millions de dollars américains dans Love Home Swap, une plate-forme d’échange de maisons. Récemment, AccorHotels avouait regretter de ne pas avoir investi dans Airbnb quand il en avait eu l’occasion. Il reste d’ailleurs ouvert à toute collaboration, affirmant que l’entreprise ne représente pas de menace concurrentielle.

Des partenariats pour offrir aux clients…

… des recommandations touristiques

Dans le but d’ajouter un service complémentaire à son offre, InterContinental Hotels Group a développé un partenariat avec Stay.com afin de proposer des guides touristiques interactifs à sa clientèle. Ces guides regroupent les recommandations des voyageurs et d’experts locaux.

Hotels IHG stay,com

Source : ihg.com

 Hilton Worldwide tire aussi profit du réseau d’utilisateurs des plates-formes collaboratives. Dans le contexte de son partenariat avec Uber, les membres de son programme de fidélisation HHonors pourront bientôt consulter la liste « Scène locale », qui répertorie les restaurants et les lieux d’animation nocturnes les plus fréquentés par les passagers d’Uber dans 20 villes américaines. La chaîne hôtelière n’est d’ailleurs pas la seule à s’associer avec la plate-forme Web Uber, puisque Hyatt et Starwood Hotels & Resorts font bénéficier leurs clients de ses services dans le cadre d’ententes.

 

… des services ou des biens non utilisés

Le groupe hôtelier AccorHotels s’est associé en 2014 à OnePark, entreprise spécialisée dans le partage de stationnements publics et privés. Certains de ses hôtels parisiens mettent à disposition leurs places vacantes sur la plate-forme Web. Selon Christophe Morin, directeur d’exploitation des hôtels Ibis, « OnePark permet de générer des revenus complémentaires sur un poste historiquement peu optimisé dans les hôtels ». OnePark compte plusieurs autres partenariats avec Hilton, Radisson Blu, Marriott et Holiday Inn.

OnePark stationnement aéroport

Source : onepark.fr

Une autre collaboration d’AccorHotels, celle-ci avec le site d’autopartage TravelerCar, permet aux clients de l’hôtel Ibis Berthier de Paris de louer une voiture laissée par son propriétaire sur le stationnement de l’établissement.

Enfin, Marriott loue ses espaces de réunion vacants depuis 2012 sur la plate-forme collaborative LiquidSpace.

Marriott liquidspace bureaux

Source : liquidspace.com

 

Ces investissements et ces partenariats témoignent de la volonté de l’hôtellerie traditionnelle d’adopter les pratiques des entreprises de l’économie collaborative

Ces investissements et ces partenariats témoignent de la volonté de l’hôtellerie traditionnelle d’adopter les pratiques des entreprises de l’économie collaborative. Les groupes hôteliers mettent en place ces alliances afin d’améliorer l’expérience du client, de mieux répondre à ses besoins, mais aussi de maintenir leurs parts de marché devant de nouveaux entrants qui perturbent les règles du jeu.

Des éléments de réflexion et des exemples à suivre pour les plus petits joueurs de l’industrie!

 

Première partie de l’analyse : L’hôtellerie et l’économie collaborative, quelle concurrence?

 

Image à la une : © Réseau de veille en tourisme

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Des partenariats financiers gagnants

À l’instar du ministère du Tourisme du Québec qui planche sur la révision de son modèle d’affaires et de gouvernance, les petites et moyennes entreprises peuvent réfléchir à l’échelle locale à des moyens d’augmenter leur performance. Les partenariats financiers se présentent comme une des solutions.

Atout France, l’Agence de développement touristique de la France, considère ces actions collectives comme des démarches de mutualisation. Elles peuvent être effectuées par des entreprises privées, des structures publiques ou bien par les deux réunies. Selon une étude réalisée par Atout France, la mutualisation représente un partage d’idées, de moyens, de ressources ou de compétences pour atteindre un objectif commun à un groupe. Les parties prenantes contribuent financièrement et doivent en retirer des bénéfices réciproques.

L’étude fait ressortir les intérêts de ces ententes pour les parties prenantes et détaille diverses initiatives dans l’industrie touristique; en voici quelques-unes.

La valeur ajoutée de la mutualisation

Dans le cadre d’un projet, la démarche de mutualisation présente de nombreux avantages :

  • partager les coûts (investissements, personnel, locaux, formation) et répartir les risques;
  • partager des compétences et des connaissances;
  • bénéficier des expériences mutuelles;
  • trouver de nouveaux clients ensemble;
  • résoudre des problèmes communs;
  • accroître la visibilité auprès des visiteurs.

Lorsque cette démarche rassemble des acteurs de différents secteurs économiques, d’autres avantages s’ajoutent :

  • créer un nouveau produit ou un service ensemble;
  • concevoir des offres originales et identitaires, sources d’innovation;
  • optimiser les ressources économiques sur le territoire.

L’intersectorialité apporte une valeur ajoutée aux partenariats financiers, tout comme la complémentarité des produits et des services 

L’intersectorialité apporte une valeur ajoutée aux partenariats financiers, tout comme la complémentarité des produits et des services. En effet, les touristes souhaitent découvrir une destination dans son ensemble, de la manière la plus fluide possible. Ainsi, les initiatives qui rassemblent des produits et des services différents placent les clients au cœur du processus de mutualisation.

Mutualisation des actions marketing

Dans l’industrie touristique, la mutualisation s’axe principalement autour d’actions marketing conjointes. Elles s’effectuent par la mise en commun de supports de communication (dépliants, achat de bannières publicitaires, etc.), de démarches commerciales (par ex. : participation à des salons), ou encore par des accords collectifs auprès de réseaux de distributeurs.

Plusieurs entreprises touristiques du nord de la France se sont regroupées au sein d’une association pour créer la Route 62. Le but est d’accroître leur visibilité et d’inciter les visiteurs à se rendre d’un site à l’autre. Elle propose la carte Avantages Route 62, qui permet de bénéficier de réductions et de privilèges dans chacun des attraits (prestataires de loisirs, hébergements, restaurants). L’association a créé un site Web et une brochure, participe à des salons et achète des encarts publicitaires dans des magazines. La mutualisation est animée et gérée par les membres, qui se partagent les actions à mener.

coupon route 62

Source : route-62

Mutualiser des ressources humaines et des compétences

De nombreuses démarches de mutualisation sont créées afin de professionnaliser les acteurs. Cela permet d’échanger des expériences et des bonnes pratiques, de partager la connaissance du territoire et des points de vue sur l’actualité du tourisme.

Le groupement d’employeurs RESO propose à ses membres d’embaucher des salariés en temps partagé

Le groupement d’employeurs RESO, issu d’une initiative d’hôteliers pour remédier aux aléas de l’emploi saisonnier dans l’industrie touristique, propose à ses membres d’embaucher des salariés en temps partagé. L’objectif est de créer des emplois à temps plein, de faciliter la gestion des ressources humaines et de fidéliser le personnel. De plus, les entreprises y adhérant, provenant de tous les secteurs de l’industrie touristique, sont aidées financièrement par les autres membres lorsqu’elles ont de la difficulté à payer un de ces salariés.

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Source : resoemploi.fr

Le réseau Tistra, qui regroupe des entreprises du secteur du tourisme industriel, scientifique et technique au Rhône-Alpes, est une association qui a été créée par le gouvernement français et la région. Un de ses objectifs est de favoriser l’échange de bonnes pratiques entre ses membres. Les salariés peuvent ainsi visiter gratuitement les autres sites du réseau une fois par année. De plus, Tistra organise des formations destinées aux salariés de ses membres portant sur différentes thématiques.

Mutualiser des moyens

La mutualisation de moyens passe par la mise en commun d’espaces de travail, d’une centrale de réservations, d’outils d’observation de la fréquentation touristique, etc.

La coopérative De Rue et De Cirque rassemble des acteurs des arts du cirque, de la rue et de la ville dans la région Île-de-France, et leur apporte un accompagnement logistique et financier en échange du partage des recettes de leurs spectacles. De plus, elle favorise la mutualisation des moyens entre ses membres : prêt et échange de matériel, listes de diffusion, organisation et montage en commun de spectacles en tournée ou lors d’événements culturels.

Le réseau Actes if réunit des lieux artistiques et culturels indépendants. Un de ses axes est constitué de la mutualisation d’un fonds de solidarité financière afin de faciliter le fonctionnement quotidien des lieux. Chaque membre dépose des sommes d’argent, considérées comme des « cautions », dans un compte bancaire commun. En retour, l’organisme de crédit accorde des prêts à court terme à taux avantageux ou une marge de crédit à faible taux d’intérêt.

Mutualiser pour établir une démarche de qualité

Une démarche collective de qualité s’inscrit dans les objectifs de certaines initiatives de mutualisation, comme c’est le cas de l’association Cévennes écotourisme. Elle regroupe près d’une centaine de professionnels du tourisme situés dans le parc national des Cévennes. Financée par les cotisations des membres et des subventions publiques, l’association les accompagne et les assiste techniquement afin d’appliquer les principes de la Charte européenne du tourisme durable dans les espaces protégés.

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Source : cevennes-ecotourisme.com

Les acteurs de l’industrie touristique ont tendance à se regrouper entre prestataires d’un même secteur d’activité pour mener des démarches de mutualisation. Pourtant, les initiatives intersectorielles permettent de valoriser des complémentarités et de stimuler l’innovation.

 

Image à la une : © istockphoto