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À quoi servent les avis en ligne?

Avec ses 150 millions de commentaires à propos de 4 millions d’hébergements, de restaurants et d’attraits touristiques à travers le monde, la popularité de TripAdvisor ne se dément pas. Et ce site n’est pas le seul à offrir une telle vitrine aux consommateurs. Des géants tels qu’Expedia, Booking.com et même Google permettent aux utilisateurs d’émettre un avis envers une prestation touristique. Ces entreprises ont bien saisi l’attrait qu’exerce la publication de commentaires et d’évaluations auprès des consommateurs à travers le monde. L’opinion des usagers importe beaucoup aux yeux des autres utilisateurs.

Les jeunes les utilisent davantage

L’entreprise de consultation Web Software Advice publiait en juin 2014 les résultats d’une étude portant sur la consultation des avis en ligne par les Américains. Voici quelques-uns des faits saillants du sondage.

D’abord, un peu moins de la moitié (46%) des répondants consultent les avis en ligne «parfois», «la plupart du temps» ou «toujours» avant de réserver une chambre d’hôtel (voir le graphique 1).

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Parmi ceux qui le font «toujours», 60% sont âgés de 18 à 44 ans, dont 45% de 18 à 34 ans. Selon Chris Campbell de la firme Review Trackers, l’utilisation assidue des avis en ligne par les jeunes est fortement liée à la croissance de la consultation de ces sites à partir d’appareils mobiles.

Les avis s’inscrivent dans le processus de décision

L’étude s’est attardée aux raisons qui poussent les consommateurs à lire des commentaires d’autres voyageurs. La plupart le font pour trouver des établissements (35%) ou pour raffiner leur sélection (28%) à partir des options envisagées (voir le graphique 2). Seulement 19% d’entre eux utilisent les sites de commentaires d’abord pour trouver le meilleur prix. Consulter des avis devient peu à peu partie prenante du processus de planification et contribue à la prise de décision.

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Parmi les quelques aspects contribuant à l’appréciation de l’établissement sur les sites d’avis, tels que le classement ou les photos partagées, c’est le contenu des commentaires qui exerce le plus de poids sur la décision finale (40%). La cote d’évaluation occupe aussi une place importante avec 29% des réponses. Les photos publiées par les clients, puis le classement par rapport aux autres établissements suivent (voir le graphique 3). En fait, les consommateurs cherchent à faire le meilleur choix avec les outils qui leur sont offerts. Les avis leur permettent de valider ou d’infirmer ce que l’établissement promet.

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TripAdvisor: l’incontournable

La plateforme la plus connue, et aussi celle qui rassemble le plus grand nombre de visiteurs et d’avis, est formée d’une communauté d’utilisateurs assidus. En effet, 77% d’entre eux consultent «toujours» ou «habituellement» des avis en ligne avant de choisir un hôtel; cette proportion s’élève à 50% dans le cas de restaurants et à 44% pour les attraits touristiques. Ces données proviennent de l’étude réalisée par la firme PhoCusWright pour TripAdvisor. Parmi les résultats du sondage permettant de mieux évaluer la portée des informations circulant sur TripAdvisor, mentionnons que:

  • 73% des utilisateurs consultent les photos publiées par les autres voyageurs pour les aider à prendre une décision;
  • 53% ne réserveraient pas sans avoir lu des avis;
  • 83% affirment que les avis de TripAdvisor les rassurent dans leurs décisions de voyage;
  • 80% préfèrent lire les avis concernant un séjour récent;
  • 66% ne considèrent pas les critiques extrêmes.

Voici l’infographie portant sur les faits saillants de l’étude.

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Source: TripAdvisor

Les faux avis dérangent, mais pas tant que cela

Le débat sur les faux avis déchaîne les passions. Les entreprises honnêtes se sentent lésées par cette menace et les consommateurs se méfient. Certains sites Web d’avis, comme TripAdvisor, affirment procéder à un traitement rigoureux de chaque commentaire avant sa publication grâce à des algorithmes pour déjouer les fraudeurs.

Néanmoins, peu d’entre eux exigent une preuve de séjour avant la publication de commentaires. Demander au consommateur une attestation de paiement ou développer un système de reconnaissance par carte de crédit pourrait devenir dissuasif pour celui qui souhaite partager son opinion. Par ailleurs, une étude de PhoCusWright réalisée pour TripAdvisor auprès de ses utilisateurs révèle que 95% d’entre eux estiment que les avis lus sont cohérents avec l’expérience vécue. Un porte-parole de l’entreprise n’estime pas nécessaire d’ajouter une contrainte supplémentaire pour la publication d’un avis. Le volume de commentaires partagés permet d’y trouver son compte et d’obtenir suffisamment d’informations pour prendre une décision éclairée.

Une enquête menée pour Testntrust en août 2013, pour la quatrième année consécutive, dévoile que 83% des Français estiment que certains commentaires (tous secteurs d’activités confondus) sont faux; cette proportion est à la hausse depuis la première enquête effectuée en 2010 (74%). Néanmoins, 86% des répondants jugent les avis en ligne utiles. Les sites Web adhérant à la récente norme française publiée par l’Association française de normalisation (AFNOR), qui se veut un filtre visant à fiabiliser le traitement des avis publiés, récoltent davantage de points – 62% des Français leur accordent plus de crédibilité que les sites qui n’appliquent pas la norme.

Gérer sa réputation en ligne

Les outils offerts aux établissements touristiques pour suivre la discussion et y prendre part, ainsi que pour briller en ligne ne manquent pas. Par ailleurs, l’Université Cornell et TripAdvisor lançaient en mai 2014 une formation en ligne gratuite de trois heures, portant sur la gestion de la réputation en ligne. Il s’agit aujourd’hui d’un exercice indispensable.

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Tourisme durable

Nouveau départ: des villes qui se réinventent

Lorsqu’une municipalité se développe autour d’une industrie et que celle-ci bascule, c’est toute la communauté qui chavire. Les catastrophes naturelles forcent aussi des collectivités à se prendre en main. Voici des exemples de villes qui ont reconstruit ou réaménagé les lieux afin de stimuler le renouveau et la fierté des résidents, et de mieux se positionner sur le plan touristique.

Après les chantiers navals, la culture

Bombardée durant la deuxième guerre mondiale puis mal rénovée, Nantes a été meurtrie au cours de son histoire. Dans les années 1980, elle perd sa principale industrie, les chantiers navals. Les friches industrielles ont orné le territoire jusqu’à récemment. L’élection d’un nouveau maire, en 1989, amène un nouveau dynamisme, une vision: miser sur la culture pour raviver l’esprit de cette ville, pour l’animer à nouveau. Des interventions pour concrétiser ce projet sont alors mises en branle. En voici quelques unes:

  • L’ancienne usine des biscuits LU est recyclée en centre d’art atypique. Le lieu unique abrite des salles de spectacle et d’exposition, et également un bar, un restaurant, une garderie et une boutique, entre autres.
  • On rénove le château des ducs de Bretagne en musée d’histoire.
  • La troupe de théâtre de rue de renommée mondiale, Royal de Luxe, anime le centre-ville par de nombreuses manifestations artistiques.
  • Des artistes créent des œuvres sur les anciens chantiers navals: Les Machines de l’île.
  • Un festival nocturne alternatif est mis sur pied, le Festival des Allumées (1990-1995).
  • On réalise un parcours d’art contemporain en plein air sur les berges de la Loire dans le cadre de la biennale d’art contemporain appelée l’Estuaire; des œuvres temporaires et pérennes y figurent.

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Source: Les machines de l’Ile Nantes – Photo: Jean-Dominique Billaud

En 2007, l’organisme Le voyage à Nantes est créé dans le but de développer le tourisme culturel. Il élabore notamment un parcours dans la ville à suivre grâce à un marquage au sol, pour faire découvrir l’offre culturelle et patrimoniale aux visiteurs. Nantes développe au fil des années une image culturelle très forte, en France ainsi qu’en Europe. Toutes ces initiatives portent leurs fruits, puisque non seulement elles améliorent la qualité de vie des citoyens, mais elles attirent des touristes.

Todmorden mise sur l’agriculture urbaine

La petite ville anglaise de Todmorden, qui compte quelque 15 000 habitants, peinait à surmonter la récente crise économique. Les commerces fermaient les uns après les autres, la valeur des maisons déclinait et de plus en plus de résidents devaient sortir de la région pour se chercher du travail. Le climat général était plutôt morose. Lassés d’attendre une aide gouvernementale pour relancer l’économie, des citoyens ont développé un projet expérimental au potentiel rassembleur, puisque basé sur un besoin commun à tous: la nourriture.

Aujourd’hui, la rue principale regorge de potagers. Les écoles ont les leurs; le poste de police, la bibliothèque, l’hôpital et l’hôtel de ville aussi. L’école secondaire aura son centre aquaponique, qui combine la culture de légumes et l’élevage de poissons. Les aînés offrent des formations aux plus jeunes sur la fabrication de confitures et de conserves. Des amitiés se créent et les échanges de connaissances vont au-delà de la nourriture. Un dynamisme nouveau anime désormais la petite communauté.

Le mouvement Incredible Edible, qui fait des petits ailleurs dans le monde, permet de rassembler la communauté autour d’un langage universel, mais aussi de relancer l’économie locale

Le mouvement Incredible Edible, qui fait des petits ailleurs dans le monde, permet de rassembler la communauté autour d’un langage universel, mais aussi de relancer l’économie locale. Des artisans de Todmorden créent de nouveaux produits qui se distinguent à l’échelle internationale, comme des fromages et de la saucisse de haute qualité. Les restaurateurs et les commerçants affirment qu’ils bénéficient eux aussi du phénomène. L’objectif ultime du programme Incredible Edible est de rendre Todmorden autosuffisante en matière d’alimentation d’ici 2018. La vidéo ci-dessous (en anglais) explique le concept et illustre le virage entrepris par cette petite ville du nord de l’Angleterre.

Source: Vimeo

Ce mouvement est bien en phase avec les préoccupations actuelles. Les touristes s’intéressent à ces initiatives et sont interpellés par la découverte de milieux de vie novateurs et empreints d’une vision. L’office de tourisme propose d’ailleurs de découvrir Todmorden par la route verte (Green-Route – voir l’image ci-dessous), un circuit balisé qui relie les sites de production locale.

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Source: Incredible Todmorden

Greensburg reconstruit «LEED»

On y trouve aujourd’hui le plus grand nombre de bâtiments certifiés LEED par habitant au monde!

En mai 2007, une petite ville (moins de 800 habitants) du Kansas est démolie à 95% par l’une des tornades les plus dévastatrices qu’ont connues les États-Unis. Après la tempête, la communauté prend la décision de reconstruire de façon durable. On y trouve aujourd’hui le plus grand nombre de bâtiments certifiés LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) par habitant au monde! Le virage vers un développement plus durable a eu un effet d’entraînement sur l’ensemble de la collectivité. Les bâtiments municipaux, des industries, des commerces et même des résidences sont certifiés selon la norme environnementale LEED.

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Greensburg, 12 jours après le passage de la tornade – Source: FEMA

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La reconstruction – Source: Greensburgks

Des touristes viennent spécifiquement visiter Greensburg pour découvrir ses installations vertes. L’office de tourisme et d’autres organismes locaux ont d’ailleurs développé des outils pour ces visiteurs, tels qu’un guide de la ville qui met de l’avant les efforts en développement durable réalisés à la suite de la tornade. Le GreenTour, une initiative de l’organisme Greensburg GreenTown, présente chacun des principaux bâtiments et leurs particularités durables à l’aide de symboles, illustrés ci-dessous.

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Source: Greensburg Green Town

De beaux projets au Québec

Les inondations de 2007 en Gaspésie ont rudement éprouvé la petite communauté de Rivière-au-Renard. De plus, la «Capitale des pêches» du Québec souffre aujourd’hui de la décroissance des activités de pêche commerciale. La municipalité compte néanmoins miser sur cette appellation pour se positionner sur le plan touristique et se refaire une beauté. Dans cette optique, le Groupe IBI/DAA a soumis un projet d’aménagement à la Corporation de développement de Rivière-au-Renard, un plan qui a d’ailleurs remporté un prix d’excellence de l’Association des architectes paysagistes du Canada (voir l’image ci-dessous). La Ville de Gaspé, dont fait partie Rivière-au-Renard, doit maintenant trouver le financement de 16 millions de dollars pour réaliser ce plan.

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Source: AAPC CSLA

Le centre-ville de Lac-Mégantic doit être reconstruit à la suite de la catastrophe ferroviaire de juillet 2013. Des projets sont en développement et l’attractivité touristique semble figurer parmi les objectifs. Souhaitons que ce renouvellement se réalise autour d’une vision rassembleuse qui permettra de panser les profondes blessures tout en offrant un nouveau départ.

Image à la une: © Arthur Edwards pour Incredible Edible Todmorden

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Ressources humaines

Les médias sociaux durant les heures de travail…

Ces données partagées par le site learnstuff.com, qui collige des informations sur divers sujets, datent de 2012. Elles seraient peut-être encore plus étonnantes aujourd’hui! À une époque pas si lointaine, des organisations choisissaient de bloquer l’accès aux médias sociaux sur les postes de travail de leurs employés. Mais avec la prolifération des téléphones intelligents, cette approche est devenue obsolète et inutile. L’ère n’est plus à l’interdiction et à la rigidité dans les milieux de travail, mais plutôt à l’ouverture et à la flexibilité. Surtout en contexte de pénurie de main-d’œuvre et d’entrée sur le marché du travail d’une génération née avec Internet.

Selon le CEFRIO, 85% des internautes québécois de 18 ans et plus (ou 72% de l’ensemble des adultes québécois) utilisent les médias sociaux en 2014. Cette proportion atteint 100% (!) pour les internautes de 18 à 24 ans et 98% chez les 25 à 34 ans. Il s’agit donc d’une habitude qui concerne une grande majorité de la population active.

Plus productifs grâce aux médias sociaux?

Des entreprises canadiennes ont nommé les médias sociaux comme une façon d’améliorer la productivité et la compétitivité du pays. Comment? En les utilisant pour favoriser la collaboration entre les employés, par des communications améliorées et même pour se libérer du stress lié au travail. Selon Sidney E. Matrix, expert de l’Université Queen’s, en Ontario, consulter les nouvelles publications sur Facebook, par exemple, peut donner un coup de pouce à l’imagination, même si cela consiste à regarder une vidéo de chaton… Il s’agit là d’une courte pause divertissante qui suscite des émotions positives et entraîne un retour à la tâche plus efficace.

Une étude de la firme Evolv réalisée auprès de 39 000 travailleurs américains – notamment dans des centres d’appels – révèle que les employés qui consultent quatre réseaux sociaux sur une base hebdomadaire effectuent de plus longues heures au travail que leurs collègues. Ceux qui accèdent à cinq réseaux ou plus obtiennent de meilleurs résultats de ventes que les autres.

Le même phénomène est observable auprès des employés de bureau. Un professeur de la Warwick Business School, au Royaume-Uni, soutient que les travailleurs qui recourent à une variété de médias sociaux et de moyens de communication numériques collaborent davantage, sont plus créatifs et plus productifs.

Pour certains spécialistes, l’utilisation des médias sociaux au travail reflète la tendance de l’hyperconnectivité. Les employés sont presque toujours branchés grâce à leur appareil mobile et effectuent des tâches en dehors de leurs heures de travail régulières, comme prendre leurs courriels du bureau ou établir un contact d’affaires sur Twitter. La ligne séparant le boulot de la vie personnelle s’amincit alors; consulter les médias sociaux au travail fait partie de cet amalgame entre vie privée et professionnelle.  

Tombés dedans étant petits

Toutefois, une étude publiée en 2013 dans l’International Journal of Advances in Management and Economics rappelle que ces activités en ligne, tout comme vérifier ses courriels, ont un puissant effet de dépendance, en partie parce qu’elles génèrent instantanément de la satisfaction. Ces mêmes activités seraient d’ailleurs responsables de la réduction de la durée moyenne de concentration des individus. Selon cette étude, elle est passée de 12 minutes à 5 minutes au cours des 10 dernières années.

Les jeunes générations de travailleurs carburent aux stimulations multiples. Ceux-ci estiment d’ailleurs que l’accès aux médias sociaux est nécessaire pendant les heures de travail et deviendra essentiel d’ici 2020, selon un sondage de Future Workplace. Les entreprises qui ne le permettront pas pourraient bien passer à côté des meilleurs talents.

L’employé responsable et soucieux du travail bien fait saura tirer profit des médias sociaux sans en abuser, alors que celui qui n’est peut-être pas à sa place aurait perdu son temps autrement. Ces nouveaux moyens de communication, tels que les technologies révolutionnaires qu’ont été le téléphone et les courriels, constituent un potentiel, mais aussi une menace pour la productivité des employés. Une politique claire, développée avec la participation du personnel, permet de le responsabiliser et de le sensibiliser à l’importance de bien performer au travail.

Quand les médias sociaux font partie intégrante de l’outil de travail

Dans de nombreuses organisations touristiques comme les offices de tourisme, les médias sociaux deviennent une composante essentielle de la stratégie marketing de la destination. Il faut animer la page Facebook et alimenter le compte Twitter ou Instagram. Dans les organismes de gestion de destination, il n’y a pas toujours de personnel dédié à cette gestion. Même si c’est le cas, il est souvent souhaité que toute l’équipe participe à la production de contenu.

Ainsi, la visite d’une entreprise touristique par l’agent responsable des partenariats peut permettre de publier un reportage sur les réseaux sociaux. L’animateur qui organise un événement doit aujourd’hui en faire la couverture sur Facebook ou Instagram. Cette nécessité bien comprise par la majorité des gestionnaires d’organismes de gestion de la destination génère trois nouvelles problématiques:

  • Le personnel n’est pas forcément formé ou habitué à utiliser les médias sociaux. Or pour comprendre la logique de publication de ces outils, il vaut mieux pratiquer. Faut-il alors demander à tous ses employés de se créer un compte Facebook?
  • Les accords sociaux, comme la convention collective des organismes de tourisme en France, ne prévoient pas pour le moment comment tweeter un samedi à 22 h ou veiller sa page Facebook le week-end! Or la présence sur les médias sociaux ne s’arrête pas le vendredi à 17 h.
  • Lorsque l’on demande à une équipe de travail de se mobiliser pour alimenter les comptes sociaux de l’organisation, il est difficile de demander aux employés de limiter la consultation de ces mêmes outils à des fins personnelles.

Certaines expériences dans le domaine sont extrêmement intéressantes. Ainsi, il y a quelques années, Tourisme Montréal a équipé ses collaborateurs de téléphones intelligents. La consigne a été donnée à chaque membre de l’équipe d’alimenter les réseaux sociaux lors de leurs expériences vécues dans la ville (sortie au restaurant, magasinage, etc.). Les objectifs de check in ou de tweets sont même intégrés à l’évaluation annuelle des salariés. Si au départ certains d’entre eux étaient réticents, le pli a été rapidement pris et les collaborateurs de Tourisme Montréal reconnaissent en tirer du plaisir et de la reconnaissance personnelle.

 

Analyse réalisée en collaboration avec Jean Luc Boulin, directeur de la Mission OTSI et Pays touristiques d’Aquitaine (MOPA) et blogueur à www.etourisme.info

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Produits et activités

Découvrir la destination à la pagaie

Le Print Measurement Bureau 2014 estime que 673 000 Québécois ont fait du canot à au moins une occasion au cours de la dernière année. C’est sensiblement le même nombre et la même proportion, soit plus ou moins 10% des Québécois de 12 ans et plus, depuis 5 ans. Bien que les statistiques sur la pratique du kayak et de la planche à pagaie (stand-up paddling, SUP) – planche individuelle sur laquelle on pagaie debout – ne soient pas disponibles, nous pouvons affirmer qu’il s’agit de deux activités en vogue depuis quelques années.

Le kayak au premier rang

Le kayak s’avère le sport de pagaie le plus populaire; le nombre de gens le pratiquant a augmenté de 20% de 2010 à 2012

L’organisme Outdoor Foundation publiait récemment un rapport sur la pratique des activités de pagaie par les Américains. L’étude révèle que plus de 19 millions d’individus (6,7% de la population de 6 ans et plus) se sont adonnés au canot, au kayak, à la planche à pagaie ou au rafting en 2012. Le kayak s’avère le sport de pagaie le plus populaire; le nombre de gens le pratiquant a augmenté de 20% de 2010 à 2012, et c’est en Nouvelle-Angleterre que son taux de pratique est le plus élevé (8,2% de la population). Le canot arrive en seconde place tous groupes d’âge confondus, mais il est le sport de pagaie le plus populaire parmi les jeunes de 6 à 17 ans. La fréquence de pratique du canot est plus élevée que pour les autres activités de pagaie, mais son nombre d’adeptes a diminué au cours des dernières années.

Le rafting récolte 1,3% de participants auprès de la population américaine. La plupart (68%) en ont fait moins de 3 fois au cours de l’année. Cette activité est surtout pratiquée par des garçons de 13 à 17 ans. Le rafting est aussi en perte de vitesse. La planche à pagaie est une activité nautique en pleine émergence, dont la croissance de 2010 à 2012 a été de 36%. Elle rejoint pour l’instant 1,5 million d’Américains, soit 0,5% de la population. La planche à pagaie séduit principalement les adultes de 18 à 44 ans. Le tableau suivant rassemble les faits saillants de l’étude de l’Outdoor Foundation et de Coleman.

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Faciliter la pratique et initier les jeunes

Les organismes comme Pagaie Canada et la Fédération québécoise du canot et du kayak rassemblent des programmes de formation pour apprendre aux gens à pratiquer ces sports. Aux États-Unis, le National Water Trail System (NWTS), une initiative gouvernementale, fait appel aux coopératives ainsi qu’aux organismes locaux et d’États qui gèrent les différents cours d’eau afin de regrouper les parcours canotables des États-Unis. Le NWTS a ainsi pour but de protéger et de restaurer les rivières, les lacs et leurs berges, tout en y favorisant l’accès aux loisirs de plein air. L’utilisateur peut se rendre sur le site Web de la NWTS pour consulter les parcours canotables, ainsi que les caractéristiques et les cartes utiles pour y naviguer. Les adeptes peuvent y partager leurs histoires de descente de rivières.

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Source: National Water Trails System

L’organisme américain Outdoor Nation, dont le but est d’inciter les jeunes – surtout ceux de la génération Y – à faire des activités de plein air, mise d’abord sur les sports de pagaie pour y arriver. En collaboration avec le U.S. National Park Service, entre autres, Outdoor Nation lance la troisième édition de Paddle Nation Grant, un programme de bourses pour les instigateurs de projets qui poussent les jeunes à pagayer. Chacun des 16 projets novateurs gagnants recevra une bourse de 2500 dollars américains.          

Sortir des sentiers battus… et se régaler!

Les adeptes de sports de pagaie s’organisent pour pratiquer leur activité de façon autonome ou avec des groupes d’initiés. Mais pour inciter les néophytes à le faire, le producteur doit offrir le service complet qui comprend une courte formation, l’équipement et l’activité guidée. Plusieurs petites entreprises québécoises le font. Certaines vont au-delà de l’offre traditionnelle avec des sorties en mer en plein hiver. C’est le cas de Katabatik, qui propose des sorties hivernales en kayak sur le fleuve dans la région de Charlevoix. L’activité n’est pas plus difficile à pratiquer qu’en été, selon le propriétaire. Lorsque l’on est bien habillé, il s’agit d’une expérience unique et mémorable.

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Source: Katabatik

D’autres entreprises misent aussi sur l’aspect épicurien des voyageurs, comme Fjord en Kayak, au Saguenay, qui propose un menu gourmand. En Colombie-Britannique, Edible Canada et Sealegs Kayaking ont créé les Gourmet Kayaking Weekend. Ces séjours combinent la découverte des Gulf Islands en kayak, des nuitées sous la tente et des repas conçus par des chefs à l’aide de produits locaux et de vins de la région. La vidéo suivante donne un aperçu d’un séjour type.

Jouer la carte de la nouveauté

L’effet de nouveauté de la planche à pagaie se fait toujours sentir. Sa polyvalence en fait une activité qui peut se conjuguer de multiples façons, que ce soit en lac, en rivière, que l’on soit jeune ou moins jeune, sur un cours d’eau agité ou calme. D’ailleurs, le SUP Yoga est pratiqué autant en ville qu’en milieu de villégiature. Méditer en plein lac tout en cherchant l’équilibre sur sa planche se prête bien aux objectifs du yoga. Les retraites de SUP yoga se multiplient. Juna Yoga offre notamment à Mont-Tremblant une retraite yoga + SUP + écologie. Le forfait comprend aussi des activités de plein air et des ateliers de cuisine biologique.

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Source: Juna Yoga

Un moyen de découverte et de sensibilisation

Pour le Québec et le Canada, les sports de pagaie représentent tout un pan de l’histoire et s’inscrivent dans le patrimoine. Autrefois un moyen de déplacement, ce type d’activité pourrait contribuer à l’interprétation des lieux et à la découverte de milieux naturels et d’espaces spectaculaires, parfois même inaccessibles autrement que par voie d’eau. Les sports de pagaie, qui incitent à la contemplation, permettent de se rapprocher de la nature et de sensibiliser l’utilisateur à sa protection, pour un tourisme plus durable.

 

 Image à la une ©istockphoto

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Produits et activités

Le golf en quête d’un second souffle

Moins de rondes jouées et moins de terrains

Selon les données de la National Golf Foundation (NGF), le nombre de rondes de golf jouées annuellement aux États-Unis est en baisse depuis plusieurs années. Le nombre de golfeurs, lui, est sensiblement stable depuis quelques années, soit plus ou moins 25 millions d’Américains. Le sommet de 30 millions de golfeurs atteint en 2002 n’a jamais été égalé.

Autre indicateur éloquent, le nombre de fermetures de terrains de golf surpasse largement celui des nouveaux clubs. Depuis 2006, cette balance est négative. En 2013, près de 160 terrains (équivalent de 18 trous) ont fermé leurs portes, contre 14 ouvertures. Les années 90, fastes en aménagements de golfs, n’ont pas connu la croissance anticipée de la demande. La NGF estime que la réduction du nombre de terrains aux États-Unis ces dernières années mènera vers un marché plus équilibré.

Les défis ne manquent pas pour l’industrie québécoise du golf non plus. Selon une étude réalisée par DAA Stratégies, il s’est joué dans la province environ 6,9 millions de rondes en 2013, soit 20% de moins qu’en 2011. L’étude s’intéresse principalement au potentiel du marché du golf au Québec et révèle que la conquête de nouveaux golfeurs s’annonce ardue. Pourtant, en plus du million d’adeptes, 1,5 million de Québécois se sont déjà adonnés au golf mais ont abandonné et quelque 8% d’entre eux souhaitent s’y remettre. Chez les non-golfeurs, seulement 5% souhaitent commencer à jouer au golf. Parmi les constats du rapport, mentionnons que:

  • le golf est toujours vu comme un sport snob et cher à pratiquer;
  • les jeunes adhèrent peu à cette activité, notamment à cause du coût et de la rigidité des règles;
  • d’autres sports, plus faciles d’accès, exercent une forte concurrence.

Le choc des générations

Un des grands enjeux de l’industrie, souligné par des experts tant canadiens qu’américains, concerne le manque de relève, et plus particulièrement l’absence de la génération Y. Le désintérêt des 18 à 34 ans pour le golf se fait sentir tant sur les terrains que dans les boutiques d’équipement.

De 2009 à 2013, le taux de participation de ces jeunes adultes américains au golf a chuté de 13%, alors qu’il a cru de 29% pour la course, selon l’organisme Sports & Fitness Industry Association. Un analyste du portail Internet SportsOneSource considère que la lenteur du jeu, le temps nécessaire pour compléter une partie ainsi que le coût élevé rebutent les jeunes Y à pratiquer le golf. Selon lui, l’activité ne reflète pas les valeurs qui interpellent les Y, comme la diversité et l’inclusion.

Des changements s’imposent!

L’ensemble de l’industrie reconnaît qu’il est impératif de remettre en question différents aspects de la pratique du golf. Peu de changements ont été apportés au cours de la dernière décennie, alors que la pratique est en déclin. Des organisations bien ancrées dans le secteur, comme le fabricant d’équipement Taylormade et le regroupement de golfeurs professionnels PGA of America, lancent des suggestions. Ils proposent des concepts pour inverser la tendance, démocratiser, assouplir et rajeunir ce sport. Ils sont d’ailleurs à l’origine du projet HackGolf, une plateforme Web qui vise à rassembler les idées de tous les milieux pour refaire du golf une source de plaisir. Cet exercice de crowdsourcing devrait permettre de cibler les irritants et de favoriser l’innovation. Voici également quelques idées transmises par différents acteurs de l’industrie pour stimuler le secteur.

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Source: HackGolf

FootGolf

Jouer au golf en troquant le bâton pour le pied et la balle pour le ballon, voilà en quoi consiste le FootGolf. Il est possible de pratiquer ce sport en émergence sur certains terrains de golf notamment en Europe, aux États-Unis et au Canada. L’Association canadienne de FootGolf estime que le sport peut bénéficier de la popularité montante du soccer en Amérique du Nord pour attirer les jeunes et les familles. Voici une vidéo du regroupement au sujet de cette activité.

Des trous de 15’’

Pour accélérer le jeu et réduire les frustrations, le dirigeant de Taylormade suggère l’implantation de trous de golf plus grands sur les verts. Selon lui, les golfeurs amateurs réalisent une grande partie de leurs coups sur le vert et s’épuisent à tenter d’introduire la balle dans son trou. Des cavités de 15 pouces (38 cm) de diamètre rendraient l’étape du green beaucoup plus courte et agréable. Il suggère aux exploitants de terrain de laisser également les trous traditionnels, offrant ainsi les deux possibilités au golfeur.

Faciliter les expériences de golf variées

Comme l’indique le dirigeant de la PGA of America, Peter Bevacqua, le golf ne se limite pas à un 18 trous. L’expérience peut également consister à aller frapper des balles, compléter un 9 trous entre amis pendant le week-end ou encore un 6 trous après une journée de travail. Le golf doit pouvoir s’insérer dans l’horaire du client; selon M. Bevacqua, c’est un message qui devrait être véhiculé par les exploitants.

Réduire le nombre de règles

La compagnie Troon Golf, qui gère des terrains dans 23 pays, estime que la réduction des règles du jeu est nécessaire pour éviter l’abandon de la pratique par les débutants. Les nouveaux golfeurs doivent assimiler la technique en plus d’une foule de contraintes qui peuvent les dissuader de poursuivre leur initiation.

Innover, innover, innover!

Selon l’étude de DAA Stratégies, il s’avère essentiel de poser des actions dès maintenant pour relancer le secteur. On y mentionne également qu’il faudrait que l’industrie adopte une approche marketing axée sur les besoins de la clientèle et développe des stratégies de communication innovantes.

Le produit en lui-même et la façon de le commercialiser ont besoin d’une cure de rajeunissement. D’autres secteurs d’activité connaissent des défis similaires et trouvent des solutions en réinventant certaines façons de faire. Par exemple, la diversification de l’offre et la formation de la relève de skieurs dans les stations de ski ou encore le développement de l’offre de prêt-à-camper dans le secteur du camping ont certainement contribué à dynamiser ces industries. À votre avis, qu’est-ce qui pourrait donner un nouvel élan à celle du golf?

 

Image à la une: © Footgolf France

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Segments de clientèles

Quand l’hôtellerie forme sa clientèle!

Ce blogue s’adressant aux jeunes diplômés propose des conseils pour bien commencer leur carrière. On y trouve notamment des témoignages de jeunes professionnels figurant sur la liste Forbes 30 Under 30, soit des vedettes montantes dans leur domaine d’activité aux États-Unis. Le message s’articule autour de l’importance d’entretenir des relations professionnelles significatives et du mentorat

Par cette initiative, Fairfield Inn & Suites se veut partenaire de sa clientèle en favorisant les relations entre mentors et jeunes travailleurs. La campagne Every Day Connect comportera également un volet sur Twitter afin de susciter la création de liens entre professionnels novices et expérimentés. Un concours permettra de rassembler des jeunes et le mentor de leur choix – parmi ceux établis par Fairfield Inn & Suites – lors d’un séjour à New York.

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Source: Every Day Connect

 

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Vous êtes ici! L’abc d’une signalétique efficace

Tous les sites d’exposition, les aéroports, les centres de congrès, les parcs thématiques et autres installations de grande taille doivent orienter leurs visiteurs à l’aide d’affiches, de plans ou de panneaux directionnels. Pour faciliter les déplacements à pied, les villes s’y mettent aussi. Les systèmes bien intégrés et efficaces passent souvent inaperçus tout en contribuant largement à la qualité de l’expérience. Toutefois, une signalétique mal planifiée génère des frustrations qui influenceront la visite, parfois jusqu’à la gâcher.

Lorsque la signalétique est réussie, elle donne un sens au lieu. Les visiteurs se sentent plus à l’aise d’explorer, d’y passer plus de temps et de s’arrêter à différents endroits le long du trajet. Elle doit être intuitive et facile à consulter. Le recours aux symboles, lorsque c’est possible, permet de communiquer rapidement, peu importe la langue. Un système de signalétique efficace devrait indiquer:

  • où l’on se trouve;
  • où l’on souhaite aller;
  • comment s’y rendre.

La vidéo suivante (en anglais) offre une bonne introduction à l’importance de la signalétique (wayfinding).

Le bon message, au bon endroit et au bon moment

La firme néerlandaise Designworkplan se spécialise dans la signalétique qui sert à orienter les piétons dans un espace donné. Selon ses experts, certaines caractéristiques influencent la façon dont on interprète l’environnement et doivent être considérées dans l’élaboration de la signalétique:

  • Repères: Ils sont nécessaires pour s’orienter. Il peut s’agir d’édifices connus, d’œuvres d’art ou d’éléments saisissants du paysage. En proposant des repères, l’organisation ou la ville crée une imagerie dans l’esprit humain tout en choisissant les objets identitaires qui façonneront l’endroit.
  • Orientation: Le plan demeure la meilleure façon de s’orienter dans l’espace. Le visiteur doit pouvoir facilement se situer sur la carte et identifier rapidement la ou les destinations qu’il compte rejoindre.
  • Guide: Les visiteurs peuvent se guider à l’aide des panneaux directionnels sur lesquels sont inscrits la destination, la distance et même, parfois, le temps nécessaire pour s’y rendre. Ils doivent être positionnés à des endroits stratégiques le long des parcours.

L’exemple de New York

À l’été 2013, la Ville de New York lançait WalkNYC, le nouveau programme de signalisation pour les piétons. Le Département des transports de la Ville a engagé plusieurs types d’intervenants dans le processus de développement afin d’identifier les destinations populaires, les parcours les plus empruntés par les piétons et les endroits les plus susceptibles à la prise de décision directionnelle. Les partenaires ont aussi fait ressortir les lieux où il semble plus difficile de s’orienter, et ce, pour chacun des quatre quartiers concernés.

Cette recherche a permis de dresser un portrait détaillé des quartiers, qui a été utile pour déployer stratégiquement les installations à travers le territoire. Afin de favoriser la marche, les panneaux directionnels indiquent non seulement la distance, mais aussi le temps nécessaire pour se rendre à pied à destination. Plusieurs villes procèdent d’ailleurs ainsi désormais.

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Types de signalétique employés pour le programme WalkNYC – Source: Pentagram

la technologie mobile est fort utile, mais […] la signalétique est beaucoup plus démocratique

Michael Bierut, designer chez Pentagram, la firme engagée dans le programme, estime que la technologie mobile est fort utile, mais que la signalétique est beaucoup plus démocratique. Elle ne nécessite pas de posséder un téléphone intelligent et d’avoir téléchargé l’application au préalable pour éviter le recours au téléchargement de données en itinérance. L’information est là, prête à être consultée. Néanmoins, la technologie GPS a créé des réflexes chez les utilisateurs: lorsqu’ils consultent une carte sur un panneau, ils s’attendent à ce que le haut du plan corresponde à la direction se trouvant devant eux. C’est ce qu’ils retrouvent avec les panneaux de WalkNYC.

Une signature

Intégration, qualité visuelle et cohérence sont les mots qui caractérisent une signalétique efficace

La signalétique, c’est aussi orienter le visiteur à l’intérieur d’un grand bâtiment. Non seulement cette communication doit être claire et l’inciter à découvrir les différents volets d’une attraction, mais elle constitue aussi une signature visuelle de la marque. Intégration, qualité visuelle et cohérence sont les mots qui caractérisent une signalétique efficace selon Julie Margot, qui a collaboré au projet du planétarium de Montréal. Comme le mentionne Gabriel Tourangeau, designer chez Ædifica: «Par un juste équilibre entre le contenu et la présentation, le designer graphique développe des messages articulés autour d’un concept, pour créer une synergie entre la fonctionnalité de l’information et l’identité de l’espace.» À cet égard, voici quelques exemples de signalétiques identitaires.

Bota Bota, Montréal (Canada)

La signalétique est contemporaine, avec un aspect industriel qui colle bien au design urbain de ce spa flottant.

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Source : Sid Lee Architecture

Buenos Aires (Argentine)

On retrouve des bornes d’informations contemporaines, très simples, mais qui orientent le visiteur selon plusieurs thèmes d’activités de la ville (gastronomie, parcs, musées, bibliothèques, etc.). Malgré la multiplicité des types d’affichage, on reconnaît la signature par le design.

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Source: Bando

Chicago Design Museum (États-Unis)

La signalétique de ce musée doit respecter deux thèmes: transparence et simplicité. L’usage du plexiglas convient bien.

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Source: Pouya Ahmadi

Lohas Park, Hong Kong (Chine)

Les panneaux sont faits de bambou et de granit, en harmonie avec l’environnement qu’ils présentent.

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Source: Follow me! – Wayfinding & Signage system

Bernaqua, complexe aquatique et spa (Suisse)

La construction de l’architecte Daniel Libeskind exigeait qu’une attention particulière soit portée au design de la signalétique. Les flèches en trois dimensions et le recours aux symboles s’intègrent bien au style des installations.

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 Source: Follow me! – Wayfinding & Signage system

 À faire et à éviter

Les experts d’une autre firme de design des Pays-Bas proposent quelques astuces lorsqu’on développe un système de signalétique. En voici quelques-unes:

  • Utiliser les repères existants.
  • Ne pas sous-estimer l’importance d’une information claire et fonctionnelle.
  • Éviter de donner trop d’informations directionnelles au même endroit.
  • Bien séparer les pictogrammes les uns des autres pour éviter la confusion.
  • Retirer les objets ou le mobilier qui pourraient réduire la visibilité de la signalétique.

La signalétique est un art qui se crée en équipe pluridisciplinaire. Chaque lieu est unique et nécessite l’apport de plusieurs intervenants de diverses disciplines pour prendre en compte, notamment, les aspects architecturaux, le comportement des visiteurs et la dynamique qui anime les lieux.   

 

Image à la une: © Bando

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Gestion

La coop, c’est tendance!

 

Tous secteurs confondus, on compte au Québec près de 3 300 coopératives et mutuelles qui représentent 92 000 emplois, dont la majorité se trouvent en région. Elles génèrent un chiffre d’affaires de plus de 25,6 milliards de dollars. Quelque 255 de ces entreprises œuvrent dans les secteurs du loisir, de la restauration, de l’hôtellerie, des arts et de la culture.

 

De quoi parle-t-on, au juste?

Comme l’indique Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins, la coopérative est un rassemblement de personnes plutôt qu’un regroupement de capitaux, comme c’est le cas dans une entreprise classique. Les individus qui créent la coopérative ont pour objectif de se donner des services afin de répondre à des besoins particuliers.

La formule coopérative s’adapte selon les secteurs d’activités. Mais qu’il s’agisse d’agriculture, d’habitation, de foresterie, de services financiers ou de loisirs, le principe de base demeure le même: un membre, un vote. C’est en assemblée générale qu’est décidé, démocratiquement, comment seront investis les excédents.

Un modèle résolument actuel

la formule coopérative correspond tout à fait aux valeurs actuelles d’un nombre grandissant d’entrepreneurs

Mise en commun des ressources, responsabilisation, démocratie, développement régional, retombées positives directes dans la communauté: la formule coopérative correspond tout à fait aux valeurs actuelles d’un nombre grandissant d’entrepreneurs. Elle s’inscrit dans le mouvement de l’économie sociale, un modèle qui vise l’augmentation de la richesse collective, mais aussi la rentabilité sociale.

Les entreprises coopératives sont généralement très ancrées dans leur milieu. Il s’agit d’un concept basé sur l’ouverture et l’inclusion, qui implique la création de biens et services pour la communauté. La coopérative propose de nombreux avantages et s’insère particulièrement bien dans le paysage économique rural:

  • Comme elle est gérée par ses membres afin de répondre à leurs besoins, elle s’adapte et se renouvelle, souvent génération après génération, s’inscrivant ainsi dans le patrimoine.
  • Il s’agit d’un actif collectif qui ne peut être vendu ou délocalisé.
  • Elle participe activement au développement local par les emplois qu’elle génère et les partenariats qu’elle développe.
  • Lorsqu’elle réussit à passer le cap des 10 ans d’existence, elle a une espérance de vie deux fois plus élevée que les entreprises traditionnelles.

Le tourisme et la coopérative

La coopérative de solidarité a la particularité de regrouper plus d’un type de membres, contrairement aux autres catégories qui n’en impliquent qu’un seul (consommateurs, producteurs ou travailleurs). C’est elle qui s’avère le mieux correspondre aux besoins de l’industrie touristique, notamment parce qu’elle favorise les partenariats.

Le développement durable semble aller de soi avec la gestion d’une coopérative. Du moins, les piliers social et économique s’inscrivent déjà au sein des principes de base. Dans l’industrie touristique, celui de l’environnement s’intègre tout naturellement dans les valeurs qui dictent la gestion de l’entreprise. Voici quelques modèles en tourisme qui démontrent un dynamisme inspirant.  

La Coopérative de Solidarité V.E.R.T.E. (Vision entrepreneuriale régionale touristique et environnementale), au Saguenay–Lac-Saint-Jean, a été créée en 2007 avec pour mission de «faire vivre la culture régionale aux voyageurs à travers le monde et aux résidents locaux en offrant de l’hébergement diversifié et des activités touristiques et culturelles accessibles».

Grâce à ses 500 membres, elle est propriétaire d’un bar culturel – Le Bar à Pitons – et de l’auberge de jeunesse La Maison Price. Le développement durable est au cœur de ses activités et de ses partenariats. Cette organisation à but lucratif s’est distinguée au fil des années, notamment par son offre hôtelière, aux Grands Prix du tourisme québécois de 2012.

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Auberge de Saguenay – La Maison Price – Source: Coop verte

La Vallée Bras-du-Nord, située dans la région de Saint-Raymond, près de Portneuf, est bien connue du milieu touristique. Il s’agit d’une coopérative de solidarité qui vise le développement harmonieux de l’écotourisme dans la région. Elle regroupe les trois types de membres:

  • utilisateurs-producteurs: ils utilisent les services de la coopérative tout en en produisant – entreprise de tourisme d’aventure, hôtels, campings, etc.;
  • travailleurs: ils travaillent pour la coopérative – les employés qui souhaitent adhérer à titre de membre et déboursent la somme requise;
  • de soutien: ils ont un intérêt économique ou social dans la coopérative – des individus ou des organisations y ayant investi.

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Source: Vallée bras du nord

Depuis sa création en 2002, la coopérative de la Vallée Bras-du-Nord a remporté plus d’une dizaine de prix. Son modèle est bien représentatif du concept d’économie sociale, puisqu’elle intègre dans son développement la population locale, des jeunes en réinsertion sociale et plusieurs entreprises de la région. Il s’agit là d’un beau modèle de réussite pour une destination.

Écovoile Baie-des-Chaleurs, une petite coopérative de solidarité située en Gaspésie, a pour mission de «promouvoir la pratique du nautisme et faire connaître le milieu marin de la Baie-des-Chaleurs dans une perspective éducative». On y offre des cours de voile, des sorties guidées en mer, de la location d’équipements et un camp de jour de voile. L’un de ses objectifs est de contribuer au développement socio-économique de Carleton-sur-Mer, en exploitant son caractère maritime. Elle semble y parvenir depuis sa création en 2007, grâce à la qualité et à la variété de son membership. La vidéo suivante présente l’esprit qui anime Écovoile Baie-des-Chaleurs et l’importance de la vie maritime pour la communauté.

Former les entrepreneurs à la coopération

Pour soutenir la création de nouvelles coopératives et aider celles qui sont déjà en place, le Québec compte 11 coopératives de développement régional (CDR) dont c’est le mandat premier. La formation des entrepreneurs au modèle coopératif s’avère néanmoins essentielle. Une initiative a d’ailleurs récemment été lancée en ce sens, de concert avec la CDR de Montréal-Laval.

La Chaire de leadership en enseignement en création et gestion de coopératives et d’entreprises collectives de l’Université Laval souhaite sensibiliser les étudiants à cette forme d’entrepreneuriat, mais également contribuer à les former pour assurer le succès de ce modèle d’affaires. Cette Chaire estime que la formule de la coopérative représente un potentiel énorme, puisqu’elle répond aux valeurs de la génération montante en favorisant une meilleure répartition des richesses et en respectant les principes de la démocratie.

 Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Visionnez la vidéo réalisée par l’organisme:

Image à la une: © istockphoto

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Produits et activités

L’été, ça bouge au pied des pistes!

L’explosion de l’offre en toutes saisons

Le développement d’une offre estivale dans les stations de ski ne date pas d’hier. Elle permet d’exploiter plus efficacement les infrastructures déjà en place, de créer des centres de profit additionnels, de fidéliser la clientèle et de stimuler l’économie locale; ce qui est tout à fait favorable à moyen et à long termes.

L’impact des changements climatiques et l’évolution du comportement des consommateurs, qui cherchent désormais à pratiquer diverses activités, créent des courbes de fréquentation en dents de scie dans les stations. Des stratégies sont mises de l’avant pour contrer ces tendances lourdes; la diversification des activités en hiver et en été en fait partie. Une étude présentée par RRC Associates, dont les résultats ont été présentés en mai 2014 au congrès de la National Ski Area Association (NSAA) – le regroupement des stations de ski américaines –, révèle que:

  • 84% des 107 stations répondantes proposent une offre estivale ou annuelle (quatre saisons);
  • en moyenne, chacune de ces stations a reçu 52 500 visiteurs à l’été 2013;
  • la fréquentation a crû en moyenne de 37% au cours des 5 dernières années;
  • les activités de mai à octobre représentent environ 11% des revenus annuels;
  • les attractions qui, de l’avis des gestionnaires des stations, remportent le plus grand succès financier sont la luge alpine, le parc aquatique et la montagne russe (voir le graphique 1).

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Diversifiez, diversifiez qu’ils disaient!

On observe de plus en plus de développements de parcs d’attractions, aquatiques ou autre, à même la montagne. Ces infrastructures nécessitent de gros investissements et la proximité d’un marché de masse. De plus, elles impliquent de devoir renouveler le produit pour maintenir l’intérêt et assurer une fréquentation qui rentabilisera les actifs. Aux États-Unis, la prolifération de ces parcs amène des experts à se questionner sur le point de saturation de cette offre.

Néanmoins, il existe d’autres moyens de susciter l’intérêt, et à moindre coût. La clé du succès réside souvent dans une programmation variée. La créativité des organisateurs et l’enthousiasme du personnel doivent être au rendez-vous. Les activités peuvent être organisées à partir des installations existantes ou d’aménagements temporaires, ou encore n’impliquer que de petits investissements.

L’aventure extrême et douce

Le tourisme d’aventure et les expériences qui procurent des sensations fortes s’inscrivent dans les tendances à la hausse. Les parcours d’aventure dans les arbres, les tyroliennes et les murs d’escalade se multiplient dans les stations de ski. Les courses d’aventure extrême comme Tough Mudder ou Mud Hero sont aussi très populaires; des stations québécoises en accueillent depuis quelques années.

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Mud Hero 2013 à Ski Saint-Bruno – Source: 2013 Ryder Photography

La randonnée pédestre est une activité indémodable qui peut être renouvelée par des événements thématiques ou par l’offre de variantes originales. Les circuits de promenade à pieds nus se développent en France, notamment à la Ferme Aventure, dans les Vosges. Les randonneurs marchent sur des roches, des feuilles, dans l’herbe et même dans la boue. Cette activité familiale remporte beaucoup de succès, surtout auprès des enfants. En Savoie, on peut aussi faire de la randonnée aquatique: en compagnie d’un guide accompagnateur, les marcheurs remontent des torrents par petits groupes.

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Source: La ferme aventure

Le vélo

Le vélo de montagne est l’activité de prédilection en dehors de la saison de ski pour un grand nombre de stations. La NSAA et l’International Mountain Bicycling Association (IMBA) ont d’ailleurs signé une entente, il y a quelques années, afin d’outiller les stations pour le développement et la promotion de cette offre.

La Ville de Steamboat Springs, au Colorado, va plus loin. Alors que son offre hivernale et son image de marque sont bien reconnues et constituent même une marque déposée − Steamboat Ski Town, USAÒ -, elle souhaite en faire autant l’été avec Steamboat Bike Town USAÒ. Regroupant plusieurs partenaires de la communauté, dont la station de ski, cette organisation a pris l’engagement de faire de la région LA destination vélo des États-Unis (The Ultimate Destination for Cycling Experiences). Elle ne s’arrête pas au vélo de montagne : son site Web propose des circuits de vélo de route, de ville, BMX, freeride, etc.

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Source: Bike town USA

Les séjours d’apprentissage

Non exclusifs aux milieux montagneux, les séjours qui combinent plein air et apprentissage peuvent aussi contribuer à diversifier l’offre et à attirer une nouvelle clientèle. L’office du tourisme du Massachusetts, par exemple, propose des learning adventures: la cuisine avec un chef, les rudiments de la sculpture, de la soudure, du soufflage de verre ou encore la familiarisation avec l’apiculture ou la conception de fromages. Dans le Maine, une auberge et une école d’ébénisterie collaborent pour offrir aux voyageurs des ateliers de fabrication de traîneau. Faire appel aux ressources locales et aux spécialités régionales constitue un atout attractif.

L’animation urbaine au village

Les petites villes et les villages ont la cote depuis quelques années. Les voyageurs cherchent des expériences authentiques dans des milieux de vie ayant de la personnalité. Le magazine Travel & Leisure a demandé à ses lecteurs d’indiquer leur village favori. Les gens étaient ensuite appelés à voter sur plusieurs aspects, dont la présence de musées, de marchés agricoles, d’activités de plein air et d’hébergements pour accueillir les familles. Cinq des vingt municipalités retenues sont des destinations de ski. Les communautés d’Aspen, d’Estes Park et de Telluride, toutes au Colorado, ainsi que de Stowe (Vermont) et de Park City (Utah) attirent par leur dynamisme, leur scène culturelle, mais aussi par leur offre culinaire, leurs spécialités, qu’il s’agisse de microbrasseries ou de productions vinicoles, et par l’animation de leur centre-ville.

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Telluride Mountain Film Festival – Source: Mountain Film

S’adapter

L’offre estivale se développe dans un nombre grandissant de stations; elle devient donc de plus en plus compétitive. Pour tirer leur épingle du jeu, les stations devront faire comme en hiver: s’adapter aux comportements changeants des consommateurs, aux tendances touristiques et aux préférences en matière de loisirs, mais aussi demeurer fidèles à leur image de marque et à leur positionnement.

 

– Image à la une: Aspen, © Jeremy Swanson

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Marketing Tourisme durable

L’entrée de votre ville est-elle accueillante?

Soigner sa vitrine

Parfois, il suffit de peu pour améliorer l’image et offrir un meilleur accueil, donner aux gens l’envie d’être attentifs à ce qui s’y trouve et de s’y arrêter.

ces entrées ont le potentiel de refléter les contextes économique, culturel et historique, et permettent aux municipalités d’affirmer leur signature paysagère

Comme le suggère le Comité du patrimoine paysager estrien dans son manuel de bonnes pratiques, les entrées de villes et de villages représentent des occasions de mettre en place une démarche d’amélioration du paysage. Le Comité estime que ces entrées ont le potentiel de refléter les contextes économique, culturel et historique, et permettent aux municipalités d’affirmer leur signature paysagère. Limiter l’affichage commercial, structurer un boulevard à l’aide de végétation et intégrer une signalisation claire et élégante, voilà déjà un premier pas vers un embellissement de la ville. Voici un exemple d’aménagement simple, mais efficace, d’une entrée de ville.

 Illustration 1: Entrée de ville typique

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Illustration 2: Entrée de ville améliorée par simulation – aménagements à l’aide de végétaux et d’une signalisation claire

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Illustrations 1 et 2: Fauteux et associés, architectes paysagistes – Source: Comité du patrimoine paysager estrien.

Embellir et rendre plus sécuritaire

Les règlements d’urbanisme encadrent le développement des entrées de villes et de villages, et contribuent au contrôle du développement de ces secteurs. Ils déterminent notamment le zonage précisant les fonctions permises, les marges de recul et les limites d’affichage.

Un paysage d’entrée accueillant exerce de l’attrait tant sur les visiteurs que sur les entrepreneurs et les résidents potentiels. Voici quelques exemples d’initiatives régionales et municipales.

Les 2 Alpes

Un effort considérable a été fait dans la station de montagne française des 2 Alpes pour aménager l’entrée de la station et les abords des points d’information. On note, entre autres, un élargissement des zones piétonnes, la plantation de végétaux et la valorisation de l’entrée de la station.

Les aménagements réalisés sur les différents sites avaient plusieurs objectifs:

  • Valoriser l’image de la station;
  • Restructurer l’espace urbain;
  • Inciter au ralentissement (réduction de la largeur des voies);
  • Élargir et sécuriser les voies piétonnes;
  • Ponctuer l’avenue et les voies transversales par des végétaux issus de la région.

 Illustration 3: Aménagement de l’avenue de la Muzelle et de ses voies annexes

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 Source: AVP21

Atelier signalétique et entrées de ville

À Aubagne, toujours en France, s’est déroulé un atelier de réflexion pour imaginer de nouvelles façons d’accueillir les visiteurs dans le centre historique. Impliquant des citoyens, des experts (urbanistes, architectes paysagistes, etc.) et des élus, ce programme comprenait notamment une promenade dans le centre afin que les différents intervenants posent un regard critique sur la signalétique et les entrées de ville (voir la vidéo ci-dessous). L’atelier avait notamment pour buts:

  • d’évaluer l’aménagement de l’ensemble des entrées de la ville;
  • d’analyser et de mettre en œuvre une signalétique globale de la ville et de ses entrées;
  • de donner une identité à la signalétique;
  • d’améliorer l’accueil, l’esthétique générale, la sécurité et le lien progressif avec le centre-ville.

L’engagement des commerçants

De nombreuses municipalités québécoises ont profité de l’expertise de la Fondation Rues principales. Cet organisme à but non lucratif offre son soutien pour la revitalisation socioéconomique et le développement durable des villes et villages du Québec et d’ailleurs au Canada. Pour certaines municipalités, il s’agit de projets de longue haleine initiés par les instances publiques.

C’est le cas de Saint-Jean-de-Dieu, un village du Bas-Saint-Laurent qui a profité des travaux d’infrastructures (réfection du système d’eau potable et d’égout) de ses rues principales pour s’engager dans un programme de revitalisation. La municipalité s’est dotée de nouveaux trottoirs sur plusieurs kilomètres, d’îlots paysagers aux abords des routes et de mobilier urbain. Les gens d’affaires du village ont ensuite pris le relais avec des projets de revitalisation des commerces soutenus par des programmes d’aide financière. Une dizaine d’esquisses ont été réalisées, et trois importants projets de rénovations ont jusqu’à maintenant été menés à terme pour ce petit village de 1 600 habitants. Ce renouveau apporte un vent de fraîcheur dans la communauté, améliore la qualité de vie et entraîne la fierté de ses résidents.

Illustration 4: Saint-Jean-de-Dieu avant les travaux

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Source: Philippe Veilleux, SADC des Basques

 Illustration 5: Saint-Jean-de-Dieu après les travaux

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   Source: Philippe Veilleux, SADC des Basques

Selon la Fondation Rues principales, l’aménagement routier des villages et centres urbains doit se faire en privilégiant l’artère principale. Cette dernière doit concilier circulation, sécurité, protection du patrimoine et environnement. Lors d’un projet de revitalisation, il faut penser:

  • aux voies de circulation et à la place du stationnement de rue;
  • aux intersections, qui devraient permettre une bonne lisibilité par les différents usagers;
  • aux aménagements piétonniers;
  • aux matériaux − on peut, par exemple, recourir à des matériaux différents ou à des marquages au sol pour délimiter les zones selon le mode de transport;
  • à l’éclairage pour qu’il structure l’espace, crée des ambiances et assure la sécurité des usagers;
  • aux aménagements cyclables;
  • à la végétation et au mobilier urbain afin de viser l’intégration et la sauvegarde de végétaux, d’harmoniser la signature visuelle et de favoriser un sentiment de calme et de repos.

La Fondation offre plusieurs fiches-conseils, disponibles en ligne gratuitement, traitant notamment de l’amélioration des façades, de la rénovation commerciale et résidentielle, de l’aménagement des municipalités et de la revitalisation.

Tout le monde y gagne

La revitalisation des entrées et des centres de villages contribuent à l’essor économique de ces derniers. Lorsqu’elle est réalisée adéquatement, avec le soutien des gens d’affaires et la volonté des citoyens, elle dynamise les lieux, attire les investisseurs et les touristes, et devient la fierté de ses résidents.

 

Analyse réalisée en collaboration avec Caroline Lévesque