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Produits et activités

Les Beaux-Arts culinaires

Pour célébrer la Fête de la Gastronomie — Goût de France, on retrouve l’événement « Les Beaux-Arts Culinaires » pour une quatrième année en Normandie. Le concept : des chefs normands s’inspirent d’une œuvre d’art exposée dans l’un des huit musées participants de la région, afin de créer une recette originale. Ayant préalablement visité le musée, choisi leur tableau et préparé leur création, les 50 chefs invités viennent ensuite cuisiner au pied de la toile sélectionnée pour recréer leur œuvre culinaire devant le public.

Les visiteurs ont la chance de déguster des plats uniques, de discuter avec les chefs à propos du choix de leur tableau et de vivre une expérience culturelle multisensorielle. À leur sortie, ils repartent avec la recette du chef illustrée sur une carte postale. L’expérience se poursuit en ligne, sur la section « Recettes » du site Web où l’on retrouve la recette, mais également un mot du chef qui partage les détails de son inspiration. Cette animation culinaire valorise la région, les produits, la gastronomie et de nombreux acteurs de la Normandie.

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Source : Les Beaux-Arts Culinaires – Recette Coquillages et carottes, velouté safrané

 

Source image à la une : Les Beaux-Arts Culinaires

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Produits et activités

Quelle est la distance parcourue pour faire de l’autocueillette ?

Afin de permettre aux producteurs de mieux comprendre leur clientèle, une question a été ajoutée au coupon-réponse d’un concours, dans le but de connaître la distance parcourue pour réaliser une activité d’autocueillette en Estrie. Le Conseil de l’industrie bioalimentaire de l’Estrie a ainsi colligé les réponses de 2000 visiteurs québécois de juin à décembre 2017. 

Les résultats ont été analysés par type de culture et chaque producteur participant a également eu accès aux résultats de son propre établissement.

Il a été établi de nommer « clientèle locale », tout visiteur se déplaçant sur une distance de 10 à 100 kilomètres. La clientèle « hors région » se déplace sur plus de 100 kilomètres. Ainsi, on observe pour l’ensemble des cultures une proportion de 91,2 % de visiteurs locaux et 8,8 % de visiteurs hors région (que nous pourrions qualifier d’excursionnistes ou de touristes, bien que la définition officielle implique un déplacement d’au moins 40 kilomètres). Une majorité d’excursionnistes ou de touristes proviennent de la région de Montréal.

  • Ces proportions sont semblables pour la cueillette de petits fruits (fraises, framboises et bleuets) ;
  • Une part plus importante d’excursionnistes ou de touristes se déplacent pour l’autocueillette des pommes (13,9 %) ainsi que celle de cultures moins connues (12,7 %) telles l’argousier, la cerise griotte, la citrouille, etc.
  • L’autocueillette d’arbres de Noël est indéniablement une activité s’adressant à la population locale (98,7 %).

L’approche marketing des producteurs doit ainsi s’adresser d’abord à une clientèle locale. Il est cependant important d’être présent dans les outils de promotion touristique pour la part non négligeable de visiteurs hors région.

Cette démarche a été réalisée dans le cadre de la campagne de communication Souvenirs de cueillette, issue de la collaboration de six organismes et financée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.

Lire aussi : Quand l’autocueillette devient une expérience

 

* Les visiteurs de l’extérieur du Québec ont été exclus des analyses.

 

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Tourisme durable

Composer avec les changements climatiques

État de la situation au Québec

Le consortium scientifique Ouranos constate un réchauffement des températures au Québec depuis au moins quarante ans et précise que « cette hausse devrait s’accompagner d’une diminution de la durée de la saison d’enneigement, d’une augmentation de la durée des vagues de chaleur et de la quantité de précipitations dans certaines régions du Québec. ». La tendance à la baisse des précipitations de neige sera significative au Sud du Québec.

La tendance à la baisse des précipitations de neige sera significative au Sud du Québec.

La liste ne s’arrête pas là, et comme le montre une enquête de la Chaire de tourisme Transat réalisée en 2017, face à la multiplication des phénomènes météorologiques hors normes, les gestionnaires touristiques du Québec reconnaissent que les changements climatiques ont déjà un impact sur leur secteur. Si globalement, ils se sentent peu informés sur les menaces et les opportunités liées aux variations du climat, plus de la moitié sont prêts à poser des actions concrètes au sein de leur organisme dans un avenir rapproché. D’ailleurs, les exploitants ayant déjà entamé des démarches en ce sens sont plus optimistes face à l’avenir de l’industrie que ceux qui sont moins proactifs.

Des changements déjà perceptibles

Concrètement, les impacts liés aux événements météorologiques qui sont ressentis par les gestionnaires se manifestent aussi bien pendant la saison hivernale qu’en été.

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Ce large spectre de répercussions influence déjà directement les gestionnaires dans leur planification et leur prise de décision, notamment dans les secteurs suivants :

– Périodes d’activités et de fréquentation

– Finance et investissements

– Service et accessibilité

– Ressources humaines

– Dommages et sécurité

– Expérience client

– Image et réputation

Identifier les opportunités

Dans le cadre d’une présentation intitulée « Changements climatiques et tourisme », Isabelle Charron, Stéphanie Bleau et Kate Germain ont distingué trois secteurs particulièrement aptes à transformer les menaces liées à la saisonnalité et aux extrêmes météo, en opportunités[1].

Le tourisme de plein air

Partout au Québec, la saison estivale se prolonge. Les journées sont plus chaudes, plus longtemps. Ainsi, le mois de septembre des dernières années, plus chaud et ensoleillé, permet une pratique étendue d’activités de plein air auparavant réservées à l’été.

les parcs nationaux anticipent une hausse de 7 % à 10 % de l’achalandage uniquement lié au climat d’ici 2020.

Les variations géographiques du climat constatées ne sont pas uniformes entre le nord et le sud. Par exemple, alors qu’une augmentation de la fréquence et de la durée des épisodes de chaleur extrême a été enregistrée de façon plus prononcée au sud, le nord est davantage marqué par une augmentation des précipitations extrêmes de tous types (pluie, neige, verglas, etc.). Ce constat peut entraîner une nouvelle répartition des flux touristiques. Ainsi, la multiplication des îlots de chaleur urbains, principalement situés le long du Saint-Laurent, assure aux espaces naturels du nord et à leur fraîcheur une attractivité nouvelle. De ce fait, les parcs nationaux anticipent une hausse de 7 % à 10 % de l’achalandage uniquement lié au climat d’ici 2020.

L’agrotourisme

Dans le sud de la province, la chaleur augmente, tout comme la quantité de précipitations et le nombre de jours pluvieux. Cette réalité apporte au monde agricole son lot de défis (épidémies, nouveaux insectes, etc.), mais aussi l’occasion de diversifier les cultures. Grâce à l’augmentation des températures, le rendement agricole s’améliore globalement et de nouvelles variétés d’espèces peuvent être introduites, en particulier dans les vergers et les vignobles.

Ce constat concerne particulièrement les producteurs de pommes et de raisins, ainsi que les viticulteurs. Ouranos précise que « d’ici 2040-2050, la plupart des régions du sud du Québec pourraient avoir des conditions climatiques favorables avec suffisamment de jours consécutifs sans gel et suffisamment de degrés-jour de croissance pour faire pousser des variétés comme le Vitis vinifiera (Roy et al., 2017). » Les statistiques produites par le Conseil des vins du Québec témoignent d’ailleurs d’une augmentation de 12,6 % de la superficie des terres cultivées par les producteurs de vin et de raisins au Québec en 2017. L’agrandissement des exploitations a abouti à une augmentation de vin produit de 33,5 % entre 2016 et 2017.

Les sports d’hiver

Comme pour la saison estivale, les variations climatiques en hiver se manifestent différemment au sud et au nord. Ainsi, si une diminution de la neige est constatée à l’extrême sud du Québec, le niveau de la couverture nivale se maintient ou augmente dans le reste de la province.

La diminution du nombre de jours avec une quantité de neige adéquate pour la pratique des sports d’hiver peut compromettre la qualité de l’offre des entreprises de ce secteur. Dans ce contexte, les régions comme Lanaudière, la Mauricie, le Saguenay ou encore la Baie James pourraient se distinguer par rapport au sud du Québec, mais aussi en contraste avec les destinations internationales qui font face aux mêmes défis. Ce contexte constitue une occasion pour les gestionnaires du secteur de diversifier leurs activités pour proposer une expérience hivernale renouvelée.

Pour conclure, les répercussions du réchauffement climatique affectent le quotidien des exploitants touristiques. Combinées aux statistiques du passé, ces données sur l’avenir permettent aux gestionnaires proactifs de réduire efficacement les risques et de mieux saisir les occasions d’adaptation.

 

Source de l’image à la Une : Pexel

[1] Ces données ont été collectées en Mauricie exclusivement. Cependant, le dernier rapport d’Ouranos et de la Chaire de tourisme Transat sur les opportunités liées aux changements climatiques dans les régions de Charlevoix et de Québec a montré que des opportunités similaires s’observent dans les mêmes 3 secteurs.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Les microbrasseries ont la broue dans le toupet

Les microbrasseries du Québec font partie de l’offre touristique de la province. Que ce soit Québec Original, Tourisme Montréal, Tourisme Mauricie, ou Tourisme Cantons-de-l’Est, ces OGD dédient toutes une section de leur site Web au tourisme brassicole. Pour les visiteurs, il s’agit d’une occasion de découvrir des produits locaux et de vivre une expérience authentique. Les microbrasseries s’inspirent de l’histoire de leur région, du terroir et de sa population.

 

Un phénomène mondial

L’industrie des microbrasseries connait une croissance impressionnante. Selon l’Association des brasseurs de France, 500 nouveaux établissements ont vu le jour depuis une dizaine d’années pour atteindre 900 en 2016. Aux États-Unis, si la vente des grandes marques a chuté de 2,9 % en 2017, celle des bières artisanales a augmenté de 5,6 % selon une étude d’Iri Worldwide. 

Au Québec 

Se basant sur l’émission des permis émis par la Régie des alcools, des courses et des jeux, la plus récente étude de l’Association des microbrasseries du Québec estime que le nombre d’entreprises brassicole dans la province a doublé entre 2011 et juin 2018 (voir le tableau suivant).

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Outre le Nord-du-Québec, chaque région possède au moins une entreprise brassicole. Le plus grand nombre se trouve dans la région de Montréal (42), suivie de la Montérégie (33) et de la Capitale-Nationale (22). La majorité d’entre elles (60 %) se situent dans les villes de moins de 100 000 habitants.

Développement de l’offre

Que ce soit des initiatives privées ou organisées par des destinations, le nombre d’activités liées au monde des microbrasseries augmente au Québec et ailleurs. Une pléiade de routes, de circuits, d’applications mobiles et de tours guidés permettent aux résidents et aux touristes de découvrir l’univers du houblon. Plusieurs microbrasseries offrent des spectacles et d’autres encouragent les artistes locaux. Témoins de la popularité de la bière, plus d’une trentaine de festivals ayant une thématique brassicole existent désormais dans la province.

plus d’une trentaine de festivals ayant une thématique brassicole existent désormais dans la province

Bière et musées 

Plusieurs musées explorent la thématique du monde brassicole. Que ce soit par une exposition permanente ou temporaire, les visiteurs découvrent l’univers du houblon à travers une multitude d’histoires. Certaines institutions muséales profitent de l’occasion pour s’associer à des microbrasseries de leur région. C’est le cas de Musée POP à Trois-Rivières qui s’associe à deux établissements, Trou du diable et Le temps d’une pinte, pour son exposition Autour d’une Broue. En plus de profiter de dégustations au musée, les visiteurs peuvent visiter ces microbrasseries afin de découvrir leurs installations et leurs produits.

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Source : Musée POP

Circuits et énigmes houblonnées 

Le nombre de circuits, d’excursions ou de tours de la bière augmente chaque année. Que ce soit à pied, en autobus, à vélo, en milieu urbain ou non, les choix sont multiples pour les amateurs de boissons houblonnées. Il s’agit d’une bonne manière de découvrir une ville ou une région en quelques heures ou quelques jours.

La compagnie française L’échappée bière offre des rallyes brassicoles dans plusieurs villes, notamment Bruxelles, Bordeaux, Lille et Strasbourg. Les parcours scénarisés, d’environ 3 h, mettent au défi les participants avec des jeux d’orientation (pour trouver les brasseries), des dégustations à l’aveugle et des questions et énigmes sur la ville.

Faire dodo à la micro 

Une nouvelle offre apparaît dans le milieu des microbrasseries, celle de l’hébergement. Encore peu présents au Québec, les concepts Bed & Brew ou Beer & Breakfast se développent à travers le monde.

La microbrasserie Spinnakers, à Victoria en Colombie-Britannique, possède des maisons d’hôtes depuis la fin des années 1990. Les propriétaires désirent offrir plus de services dans le quartier et accueillir les touristes de plus en plus nombreux, en quête des bières régionales dans la ville. Forts du succès de leur premier hébergement, les propriétaires ont acquis deux autres propriétés qu’ils ont transformées en maison d’hôtes.

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Source : Spinnakers

Certaines entreprises brassicoles choisissent la plateforme Airbnb pour la location de leurs espaces d’hébergement. Située sur un terrain de 18 hectares dans la région de Newcastle dans le Maine, la Oxbow Brewing Compagny met en location une petite maison pour les voyageurs assoiffés. Les locataires profitent de l’accès à la salle de dégustation et des sentiers sur le terrain. Dans le cas de la brasserie Funky Bow, située sur une ferme dans la région de Portland, les visiteurs dorment dans une yourte.

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Source : Airbnb

Au Québec, quelques microbrasseries offrent l’hébergement. C’est le cas de l’Auberge Sutton Brouërie dans les Cantons-de-l’Est, du Baril roulant à Val-David et du Roquemont dans la région de Portneuf.

Fait intéressant, le phénomène inverse existe également. Misant sur la popularité de la bière, des hôtels vont ajouter leurs propres brasseries (ou distilleries) à leurs installations. C’est le cas du The Cavalier en Virginie. D’autres les encouragent en mettant en vente les produits dans leur établissement.

Face au nombre grandissant de microbrasseries et des nombreuses activités s’y rattachant, l’ajout de l’hébergement à un commerce donne une bonne occasion pour se démarquer de ses concurrents, élargir sa clientèle en plus de la fidéliser et d’apporter des revenus supplémentaires.

Qu’en pensez-vous ?

Cheers!

 

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Produits et activités

Le pouvoir d’attraction des marchés publics

L’engouement des consommateurs pour des produits locaux et de qualité contribue à la popularité des marchés publics du Québec et d’ailleurs. Qu’il s’agisse d’obtenir de la nourriture fraîche, de réduire l’impact environnemental de son alimentation, d’encourager l’économie régionale, d’assurer la traçabilité des produits ou d’en découvrir de nouveaux, le consommateur se tourne de plus en plus vers des aliments cultivés et transformés localement.

Cette tendance au locavorisme s’est répandue un peu partout, même au Québec, où le dernier Baromètre de la consommation responsable de l’Observatoire de la consommation responsable de l’ESG-UQAM confirme l’intérêt des Québécois pour les produits de proximité. En effet, près des deux tiers des personnes interrogées (68 %) ont favorisé l’achat de produits cultivés localement. Les marchés publics deviennent donc la vitrine toute désignée pour cette clientèle. Pour le producteur agricole, ils permettent de mieux contrôler les coûts en éliminant les intermédiaires. De plus, le contact direct avec le consommateur lui procure une meilleure connaissance de ses besoins et représente une belle occasion de répondre à ses préoccupations.

Le portrait des marchés publics québécois

Les marchés publics ont pris une ampleur considérable au Québec au fil des ans, que ce soit en milieu rural, en milieu de villégiature ou en ville. Leur nombre est passé d’une soixantaine en 2005, à une centaine en 2012 et à 145 en 2017, selon l’Association des marchés publics du Québec (AMPQ) qui regroupe la plupart d’entre eux. La moitié se situe dans les villes, mais de plus petits voient le jour au cœur des villages. Ils sont majoritairement saisonniers et ouverts de juin à septembre, une journée par semaine, le plus souvent le samedi.

Les marchés publics se concentrent dans les régions de la Montérégie, de Montréal, de l’Estrie et de la Capitale nationale (voir le tableau 1). Leurs ventes ont connu une croissance de 67 % au cours de la dernière décennie pour atteindre 500 millions de dollars. 

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Des facteurs de succès

Plusieurs critères favorisent le succès et la croissance des marchés publics :

  1. La localisation. Son emplacement dans la ville constitue un facteur primordial. Il doit se situer au cœur d’une zone à forte densité démographique et à proximité d’un lieu de rassemblement ou d’attractions.
  2. L’accessibilité. Sa facilité d’accès, en bordure de routes passantes et offrant une capacité de stationnement suffisante, lui assurera une certaine affluence.
  3. Les producteurs. La fraîcheur et la qualité de leurs produits s’avèrent déterminantes pour le succès du marché. Plus encore, ils doivent fournir un service à la clientèle amical et un accueil chaleureux avec un soupçon d’éducation.
  4. La variété des produits. Mis à part la fraîcheur, les clients veulent de la variété (fruits, légumes, viandes, fromages, poissons, pain, etc.) de manière à pouvoir réaliser la majorité de leurs achats au marché.
  5. La tenue de dégustations et d’événements spéciaux. Puisque le marché est perçu comme un lieu de découverte de nouveaux aliments et de produits fins, quoi de mieux que de faire goûter !

L’AMPQ a mené une étude auprès de clients et de non-clients des marchés publics afin de connaître les freins et les incitatifs à s’y approvisionner. L’achat de fruits et de légumes frais, de produits locaux, du terroir ou que l’on ne trouve pas ailleurs figure parmi les principales raisons de visiter un marché public.

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Source : Marchés d’ici

Des boîtes à outils pour un petit coup de pouce

Envie de vous lancer dans la création d’un marché public au cœur de votre petite ville ou village ? L’Association des marchés publics du Québec propose un éventail d’outils, dont un guide conçu pour faciliter le démarrage, le développement et la consolidation d’un marché public. On y trouve entre autres une section concernant les démarches à mettre en place en vue d’implanter un tel marché et une autre liée à l’exploitation. Il suggère aussi des pistes de solution à divers problèmes ainsi que des références et des ressources visant à résoudre les difficultés. Le MAPAQ a rédigé un document d’information sur les exigences de commercialisation à l’intention des exploitants agricoles qui souhaitent vendre leurs produits dans les marchés publics.

Et la promotion dans tout ça ?

En plus d’attirer une grande partie de la population locale, les marchés publics ont prouvé leur capacité à devenir des attractions touristiques importantes et une force économique territoriale ; pensons à La Boqueria, à Barcelone, au Borough Market, de Londres, ou encore au Pike Place Market, de Seattle. Ils contribuent ainsi aux efforts de revitalisation des villes et des villages, au Québec comme ailleurs dans le monde.

Puisque les marchés publics constituent un attrait touristique indéniable, il s’avère tout à fait naturel de les mettre en valeur dans la promotion régionale. C’est ce que font plusieurs destinations québécoises, entre autres :

En plus de lister les différents marchés sur un site Web, les promouvoir sur diverses plateformes — médias sociaux, journaux, circulaires, — et mettre de l’avant le contact avec des artisans et des producteurs passionnés constituent des stratégies gagnantes. Photos, vidéos, histoires, recettes, tous les moyens sont bons, car pour de nombreux touristes et clients, le marché représente bien plus qu’un endroit où effectuer ses emplettes, il s’agit aussi, voire surtout, d’un lieu de rencontres, de dégustations, de plaisir et de découvertes. Alors, rendez-vous au marché !

Source : Youtube

 

Source de l’image à la une : © Québec Original/Linda Turgeon

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Produits et activités

Quand l’autocueillette devient une expérience

Plusieurs tendances favorisent la progression des activités d’autocueillette. Le virage entrepris par un nombre grandissant de ménages vers des pratiques culinaires plus responsables, comme de choisir des produits cultivés localement ou biologiquement, en est un exemple probant. On observe aussi un intérêt grandissant pour le tourisme gourmand et les produits du terroir, tel que le révèle une récente enquête sur la clientèle agrotouristique. De plus, le segment familial démontre un grand dynamisme depuis déjà quelques années en matière de voyage ; il constitue un marché important pour les agriculteurs qui offrent l’autocueillette.

Les cueilleurs québécois

Les données sur l’autocueillette s’avèrent plutôt rares. Néanmoins, dans le cadre d’une étude de la Chaire de tourisme Transat sur le plein air, des questions ont permis d’analyser la pratique de cette activité. Ainsi, les trois quarts des adeptes d’activités de plein air s’adonnent aussi à la cueillette (au moins une fois sur trois ans). Quelque 43 % d’entre eux l’ont fait à plus de 2 occasions (voir le graphique 1).

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Les adultes âgés de 25 à 44 ans s’adonnent à la cueillette plus que les autres groupes (voir le graphique 2). Ils sont aussi plus enclins à s’y être prêtés à plus de 5 occasions au cours des trois dernières années. Inversement, une plus forte proportion de personnes de 55 ans et plus n’ont pas fait de cueillette.

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Les gens des régions du Québec pratiquent la cueillette plus souvent que ceux des grands centres : 22 % s’y sont adonnés plus de 5 fois au cours des 3 dernières années. Cette proportion s’élève à 11 % dans le cas des Montréalais et à 14 % pour les résidents de Québec.  

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Vivre l’expérience de la cueillette

Cueillir des fruits et légumes ne suffit plus. Les consommateurs veulent une variété d’activités. Les jeunes familles souhaitent passer du bon temps avec les enfants, leur montrer d’où proviennent les aliments, mais aussi les divertir pour que chacun y trouve son compte et que l’expérience soit mémorable.

Les agriculteurs répondent à cette demande en ajoutant un éventail de divertissements, souvent les mêmes d’une ferme à l’autre, soit la possibilité de pique-niquer, de s’amuser dans des modules de jeu, de faire un tour de tracteur, de découvrir les animaux, de marcher dans les champs ou encore de trouver son chemin dans un labyrinthe de maïs. D’autres innovent soit par le type d’aliments offerts en autocueillette, par les activités connexes ou dans la façon de transmettre l’information sur les produits disponibles.

Cueillir son propre bouquet

Une entreprise de Laval offrait pour la première fois au printemps 2018 la possibilité de cueillir des tulipes parmi 500 000 plants de toutes les couleurs. En plus de repartir avec un sceau de fleurs, les visiteurs de Tulipes.ca bénéficient d’un paysage favorable à la prise de photos spectaculaires et propices aux partages sur Instagram. Voilà une excellente façon de faire connaître les lieux gratuitement.  

Choisir sa citrouille

Une famille de Saint-Joseph-du-Lac, dans les Laurentides, a choisi de diversifier l’offre d’autocueillette dans la région, surtout orientée jusqu’alors autour de la pomme, en mettant sur pied le Centre d’interprétation de la courge. Le visiteur peut donc en apprendre sur les différentes variétés et cueillir les cucurbitacées qu’il souhaite acheter. L’endroit propose également un bistro avec plusieurs spécialités culinaires à la courge. L’entreprise a développé des forfaits qui combinent visites guidées des champs et dégustation de mets cuisinés sur place.

En Outaouais, le Potager Eardly ouvre aussi sa ferme au public pour l’autocueillette de courges et de citrouilles, mais il anime également les lieux grâce à des ateliers de décoration de citrouilles. Les gourmands peuvent savourer des gelato, sorbets et yogourts glacés maison conçus à base des fruits cultivés à la ferme.

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Source : Centre d’interprétation de la courge

Récolter le raisin… et faire du vin

Le Vignoble La Bauge, dans les Cantons-de-l’Est, invite les gens non seulement à visiter les lieux et à déguster les vins, mais aussi à mettre la main à la pâte le temps d’une journée. L’activité consiste à participer aux vendanges, à prendre part à chacune des étapes de la préparation du vin, le tout dans une ambiance festive. Le forfait « Vigneron d’un jour » remporte beaucoup de succès.

Couper son sapin

Plusieurs cultivateurs de sapins proposent aux consommateurs de venir le choisir sur place, encore bien enraciné dans le sol. La Plantation René Matte crée un événement autour de la cueillette et anime les lieux avec une équipe de lutins qui donne un coup de main dans la coupe des arbres choisis. M. Matte a bien cerné le concept de l’expérience avec une mise en scène pour amuser toute la famille. Voici la vidéo de présentation :

Source : YouTube

Aller aux pommes en hiver

Le Domaine Lafrance, dans les Basses-Laurentides, invite à récolter des pommes gelées pour la production du cidre de glace. Cet événement se déroule habituellement durant deux week-ends du mois de janvier dans une ambiance de fête avec visite guidée de la cidrerie, tire de pomme sur glace, feu de joie, repas chaud et dégustation de cidres.

Trouver l’information à jour, en ligne

Les producteurs agricoles qui ont franchi la frontière de l’agrotourisme doivent adopter une approche orientée vers le service à la clientèle. Certains transmettent de façon claire l’information pertinente sur leur site Web afin de bien renseigner les clients sur les produits disponibles en autocueillette. C’est le cas de la ferme Chez Mario qui affiche les quantités disponibles à la cueillette lorsque c’est la saison.

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Source : Chez Mario

De bonnes pratiques

Pour outiller les agriculteurs, le regroupement Terroir et Saveurs, en collaboration avec le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, lançait récemment un rapport comprenant un volet sur les bonnes pratiques d’affaires en agrotourisme. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation offre de nombreuses pistes de réflexion dans son document étoffé intitulé le Pense-Bête de l’agrotourisme.

L’Université du Vermont publie aussi un guide bien conçu pour informer les agriculteurs des avantages et inconvénients d’ouvrir sa ferme à l’autocueillette et des éléments à considérer pour le faire avec succès.

Voilà autant d’inspirations et d’outils pour enrichir l’offre agrotouristique et ainsi favoriser la fréquentation et le dynamisme des régions rurales québécoises.

 

Image à la une : StockSnap 

 

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Tendances

Les slow cities, là où il fait bon vivre

Valoriser le bien-vivre, le développement durable et local

Le mouvement Slow a pris racine en Italie, en 1989, avec l’arrivée du Slow Food qui prône un retour à une alimentation locale saine et promeut le plaisir de manger, les traditions culinaires, ainsi que certaines formes d’agriculture, de production artisanale et d’approvisionnement. C’est dans la foulée du Slow Food qu’émergent les Slow Cities (Cittaslow, en italien), une dizaine d’années plus tard, donnant alors de l’envergure à un mouvement qui ne cesse de croître. En novembre 2017, le réseau international Cittaslow comptait 236 villes réparties dans 30 pays.

Adhérer au mouvement Slow Cities implique une réflexion autour des pratiques environnementales, des traditions locales, de l’aménagement du territoire, de la mobilité, de l’hospitalité et du bien-être en général. Toutefois, seules les villes de moins de 50 000 habitants peuvent aspirer à ce titre. Pour ce faire, elles doivent répondre à une charte comportant plus de 70 critères répartis dans 7 domaines (voir l’image). On y encourage, entre autres :

  • la mise en valeur du patrimoine historique ;
  • la commercialisation de produits locaux, du terroir, de l’artisanat local ;
  • la préservation des coutumes ;
  • la valorisation des savoir-faire et du patrimoine architectural local à travers la rénovation de bâtiments anciens, de fermes, etc. ;
  • la création d’événements locaux culturels ;
  • la multiplication des espaces verts et des zones piétonnes, le développement de pistes cyclables et de réseaux de transports alternatifs ;
  • la réduction de la consommation énergétique ;
  • le développement des commerces de proximité ;
  • la mise à niveau des équipements pour favoriser l’accessibilité aux personnes handicapées.

Le contrôle du respect de la charte est prévu tous les cinq ans pour chaque ville ou village.

slowcities-excellence-criteresSource : Cittaslow Belgique

Un outil de revalorisation du territoire 

L’affiliation au réseau Cittaslow offre aux petites municipalités une visibilité internationale qu’elles pourraient difficilement obtenir autrement. D’ailleurs, la plupart ont rejoint le réseau pour cette raison, comme le souligne Sandra Mallet, maître de conférences en aménagement et urbanisme à l’Institut d’Aménagement du Territoire, d’Environnement et d’Urbanisme de l’Université de Reims. Segonzac, première commune de France à avoir obtenu le label international, cherchait un moyen de revaloriser son territoire lorsqu’elle a eu vent de l’existence des « villes lentes ». Idem pour Mirande, qui a connu le label grâce à son jumelage avec la ville italienne San Mauro Torinese, également membre du réseau. La démarche du maire de la sous-préfecture a été soutenue par le comité départemental du tourisme qui, lors de l’obtention du label, n’a pas tardé à mettre l’information en ligne sur son site Web. À Saint-Antonin-Noble-Val, Cittaslow a permis la revitalisation des commerces du centre-ville, alors qu’un supermarché s’installait en périphérie. À Labastide-d’Armagnac, l’adhésion à Cittaslow est apparue comme la solution pour donner un nouvel essor au village, les élus espérant attirer de nouveaux résidents après avoir connu une baisse importante de leur population au fils des ans.

Un enjeu : se démarquer

Comme c’est le cas pour de nombreux labels, l’un des défis est de parvenir à se démarquer pour se développer. L’affichage du logo Cittaslow sur les sites Web et dans la signalisation des villages membres constitue un pas dans la bonne direction. Le réseau polonais a su tirer parti de la certification en créant une publication regroupant les attractions de chaque petite ville sous forme de circuits, suggérant plusieurs itinéraires de voyages pour permettre aux visiteurs de ressentir leur atmosphère unique. 

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Source : cittaslow.net

Cet exemple montre le potentiel de commercialisation du label. Toutefois, le mouvement et les principes de sa charte gagneraient à être mieux connus pour permettre aux communes et aux villages de se différencier efficacement. Malgré tout, certains y trouvent déjà leur compte. En effet, selon des élus de Segonzac et de Labastide-d’Armagnac, les retombées sont importantes à tous points de vue : économique, touristique et médiatique; elles le seront davantage avec le développement du réseau français.

Un concept qui séduit les grandes villes

Même si créer des « villes lentes » dans les grandes régions métropolitaines peut sembler une contradiction, ce mouvement est si bien ancré dans l’air du temps qu’il a suscité l’intérêt de grandes villes, particulièrement de Barcelone, San Francisco, Rome et Milan. Le projet Cittaslow Metropole, qui se voulait une tentative d’appliquer les principes des Slow Cities aux grandes villes modernes, n’a malheureusement pas vu le jour. Se conformer aux exigences du réseau peut s’avérer contraignant pour les villes de grande envergure. Cependant, les grandes villes peuvent prendre part au mouvement en devenant des supporteurs qui adhérent à l’éthique générale des « villes lentes ». Les partisans sont des entrepreneurs et des organisations qui soutiennent les valeurs du réseau dans leur propre municipalité. Ils sont autorisés à utiliser les logos de Cittaslow et de la municipalité qui les ont désignés comme supporteurs pour leur commercialisation.

Quid du Québec ?

Le mouvement Slow Cities peine à se frayer un chemin au Canada en général (3 villes seulement) et au Québec en particulier (une seule, Lac-Mégantic). Pourtant, au 1er juillet 2017, le Québec comptait 1267 municipalités de moins de 50 000 habitants, soit la presque totalité de la province (98,5 %), selon l’Institut de la Statistique du Québec. Une partie d’entre elles applique probablement déjà les principes du mouvement CittaSlow sans le savoir : qualité de vie, authenticité, produits locaux, offre culinaire régionale, mise en valeur du patrimoine, etc. Y adhérer et le promouvoir ajouterait une corde à leur arc. Cela stimulerait le tourisme régional et rural en offrant aux visiteurs un label de qualité. Après tout, la certification répond aux attentes des touristes d’aujourd’hui : intérêt pour les produits locaux, recherche d’expériences authentiques, désir de rencontrer la population locale et les producteurs.

Image à la une : Unsplash

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Produits et activités Tourisme durable

L’agrotourisme des mers

L’agrotourisme au Québec est en pleine croissance. L’engouement envers ce secteur a un fort potentiel d’exploitation et devient un produit d’appel pour plusieurs régions. Il permet aux agriculteurs de diversifier leur revenu, de contribuer au développement territorial, de répondre à une attente des visiteurs ; soit les rapprocher du producteur.

Est-il possible d’exporter le concept sur l’eau et de diversifier ce faisant les activités reliant la pêche et le tourisme ?

Le pescatourisme : l’agrotourisme de la mer 

Développé depuis quelques années à l’échelle mondiale, le pescatourisme est une forme de tourisme qui unit la découverte de la mer, le métier de la pêche et le savoir-faire des pêcheurs.

Cette activité donne la possibilité à des pêcheurs professionnels d’accueillir à bord de leur embarcation un certain nombre de personnes (outre les membres de l’équipage) auxquelles ils expliquent leur activité quotidienne. La participation des visiteurs peut varier d’un pays à l’autre selon la règlementation en vigueur et les exigences des assureurs. Dans la majorité des cas, le touriste agit en tant que spectateur. L’objectif du pêcheur est de partager ses connaissances sur le milieu marin, son métier, ses produits afin de valoriser sa production.

Le pescatourisme permet de créer un lien de proximité entre le pêcheur et le touriste qui est souvent peu au fait des réalités de la profession. Cela est d’autant plus important pour la valorisation du métier et de l’image des pêcheurs auprès de l’opinion publique, à une époque qui accorde une grande importance à la protection des ressources et du milieu marin.

Ohé du bateau !

En France 

Dans le secteur de la ville côtière de Guilvinec, Tourisme Bretagne a développé un projet de pescatourisme pour faire vivre une expérience typiquement bretonne. Les visiteurs peuvent réserver en ligne et devenir pêcheurs d’un jour en accompagnant des professionnels dans leur routine quotidienne (voir la vidéo).

Source : YouTube

Toujours à Guilnivec, certains pêcheurs se sont associés à Haliotika — La Cité de la pêche. Ce centre offre une panoplie d’activités liées au monde marin. En plus de pouvoir assister à des cours de cuisine et visiter des criées (lieux de vente aux enchères des poissons), le touriste peut réserver en ligne sa visite sur un chalutier. Les intéressés quittent le port entre 2 h et 5 h du matin, selon la température, et passent la journée à échanger avec l’équipage.

Le pescatourisme est aussi présent dans la région du bassin d’Arcachon près de Bordeaux. Environ 10 pêcheurs et 18 ostréiculteurs professionnels proposent d’embarquer des visiteurs. Selon eux, cet accès privilégié permet une meilleure compréhension de la valeur du produit et du travail. De plus, les visiteurs réalisent que le bassin d’Arcachon est bien plus qu’un site touristique.

Source : YouTube

Le secteur de la Méditerranée n’est pas en reste en ce qui a trait à cette activité jumelant la pêche et le tourisme. Les organisations professionnelles, avec l’appui des populations locales dans les régions des Bouches-du-Rhône et du Var (entre Marseille et Cannes), ont mis en place une action collective de pescatourisme. Plus de dix ports offrent des sorties en mer de trois à six heures pour découvrir les différentes espèces de poissons et les techniques de pêche. Dans l’Hérault (près de Montpellier), 28 pêcheurs proposent des activités pescatouristiques.

Conscients du potentiel de cette activité touristique, plusieurs pêcheurs de la Corse sont regroupés sous le projet « Pescaturisimu ». Développé par le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins, il est financé par les Fonds européens pour la Pêche avec l’Office de l’Environnement de la Corse. L’Agence du Tourisme de la Corse est aussi l’un des partenaires du projet. Pour connaître la démarche et les motivations des pêcheurs en Corse pour le pescatourisme, un petit documentaire a été produit par le regroupement.

Au Québec 

Peu connu sous le terme pescatourisme, ce type d’activité s’implante quelque peu au Québec. Par exemple, l’entreprise Les cultures du large, aux Îles-de-la-Madeleine, propose aux touristes de suivre des mariculteurs pour connaître le processus d’élevage des moules et des huîtres. En Gaspésie, l’entreprise En mer avec les pêcheurs côtiers pratique la pêche commerciale de certaines espèces, notamment le homard et le crabe. D’avril à septembre, les lève-tôt (le départ se fait à 4 h du matin) peuvent suivre l’équipage dans ses tâches quotidiennes. Il est aussi possible pour les clients de passer la nuit chez l’un des capitaines pour vivre une expérience complète de la vie d’un pêcheur. Des visites d’un atelier de fabrication de bijoux confectionnés à partir des produits de la mer sont également proposées.

Les bénéfices

Marie Lesueur, de l’équipe de la Cellule d’Études et Transfert du Pôle halieutique en France, explique que le développement de la synergie entre la pêche et le tourisme entraîne des bénéfices à trois niveaux.

  1. Pour un territoire, il s’agit de promouvoir le secteur par ses produits et ses activités, d’augmenter son attractivité, de maintenir sa vitalité économique et de créer de nouveaux partenariats.
  2. Pour la pêche, cette synergie favorise l’obtention de revenus complémentaires, la création de marchés et l’élargissement de la clientèle pour mieux valoriser la ressource.
  3. Pour le tourisme, elle permet de renouveler ses activités, de diversifier l’offre et de répondre à de nouvelles demandes.

Tout comme dans les pays européens, les pêcheurs côtiers canadiens sont soumis à une règlementation stricte pour le transport et la sécurité des passagers. Toutefois, cet « agrotourisme des mers » est une façon originale de participer à la pêche côtière tout en valorisant la ressource et le métier du pêcheur.

Que pensez-vous  de cette tendance ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Quand le sociofinancement appuie l’agrotourisme

Le financement participatif (crowdfunding) fait appel au grand public pour soutenir monétairement et collectivement des projets. Comme l’explique une précédente analyse, il existe plusieurs bénéfices à recourir à cette méthode.

Développée en 2014, la plateforme française MiiMOSA est le premier site de financement participatif dédié exclusivement aux acteurs de l’alimentation et de l’agriculture, incluant l’agrotourisme. C’est aussi un lieu d’échange, de partage et de solidarité entre les membres d’une communauté passionnée du terroir.

MiiMOSA propose deux types de financement participatif :

  1. Don avec contrepartie : le public soutient un projet en échange de produits, d’avantages exclusifs, de services ou d’expériences.
  2. Prêt rémunéré : le public soutient un projet en échange d’un remboursement avec intérêts.

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Source : MiiMOSA

Plusieurs projets en agrotourisme sont en cours de campagne ou sont passés par MiiMOSA pour financer leur idée. Par exemple, la Vinaigrerie balsamique ardéchoise désire agrandi ses installations et créer une vinaigrerie-cuisine pour accueillir des groupes et faire de la transformation. Le financement a déjà dépassé l’objectif de 10 000 euros. La réalisation du projet se fera en 2018 et 2019.

En 2015, la brasserie artisanale Ouche Nanon désire accueillir un atelier de distillation et produire les premiers whiskys du Berry et de la région Centre en France. L’objectif était de 9 000 euros. L’entreprise a reçu 16 722 euros. Ainsi, le financement reçu a permis d’acheter des barriques, d’aménager une cave et l’ensemble du matériel nécessaire. Selon le montant investi, les gens qui ont contribué au projet ont reçu des produits développés par la brasserie.

Les responsables de la plateforme se sont associés à deux partenaires majeurs pour soutenir les projets en agrotourisme : Airbnb et Bienvenue à la ferme, premier réseau de ventes directes et d’accueil à la ferme en France. Parmi les agriculteurs qui auront proposé un projet d’accueil à la ferme cet hiver (séjour dans une ferme ou une exploitation agricole, expérience ou découverte autour de la ferme, etc.), dix d’entre eux seront sélectionnés pour accélérer leur développement. Airbnb leur octroiera une aide financière allant jusqu’à 5 000 euros par projet. Bienvenue à la ferme accompagnera les gagnants avec ses conseillers locaux des Chambres d’agriculture dans la mise en place de leur projet d’accueil, et leur accordera une remise sur l’adhésion à la marque.

Ainsi, le sociofinancement est une bonne occasion pour les producteurs d’accroître leur notoriété et leur activité commerciale tout en valorisant leur travail et leurs produits.

Une idée pour le Québec?

 

Source de l’image à la une : Reshot

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Marketing

Le « storytelling » pour inspirer

Pour illustrer l’esprit de la région des Adirondacks dans l’État de New York, Visit Adirondacks, l’organisme qui en fait la promotion, publie une série de courtes vidéos mettant en vedette des visiteurs et des résidents qui partagent leur passion, leurs expériences.

Célébrer les Adirondacks

Le portail Web Area ADK, un microsite de Visit Adirondacks, rassemble des récits appuyés de photos, des itinéraires et des vidéos célébrant la région. Ce recours au principe du storytelling permet de mettre en valeur la relation des gens avec les Adirondacks, avec ses ressources et ses paysages. Les vidéos, présentées sous forme d’épisodes, transmettent bien la dynamique qui anime le territoire. Elles mettent en vedette des personnes, résidents comme visiteurs, qui ont un attachement à la région et s’avèrent une belle façon de découvrir les Adirondacks, l’ambiance et l’esprit qui y reignent. Voici l’exemple de l’épisode 7 intitulé Farm Fresh From the Adirondacks :

Ces vidéos professionnelles inspirent le visiteur potentiel, tout en créant un lien émotif entre celui-ci et le territoire. Mais l’expérience véritable doit se vivre sur le terrain… On peut d’ailleurs lire sur le site Web présentant ces épisodes que pour ressentir l’effet réel des Adirondacks, il faut s’y rendre.

 

Image à la une : © Adirondack Regional Tourism Council, 2002 – 2018