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Les voyages entre copines

Un marché florissant

Bien que nous n’ayons pas trouvé de données statistiques récentes sur les voyages des femmes, déjà en 2013, le nombre de voyages entre amies ou parentes atteignait un chiffre record, selon une enquête d’American Express. L’étude rapportait que 56 % des voyageuses avaient déjà effectué un séjour entre « femmes seulement ».

Le boom de ce segment de clientèle a provoqué une augmentation de 230 % du nombre d’entreprises spécialisées dans les voyages pour femmes seulement, entre 2008 et 2014 aux États-Unis, selon Marybeth Bond, auteur du blogue Gutsy Traveler et spécialiste des voyages des femmes.

Le boom de ce segment de clientèle a provoqué une augmentation de 230 % du nombre d’entreprises spécialisées dans les voyages pour femmes seulement

Même si Intrepid Travel, expert du voyage responsable en petits groupes, rapporte que 63 % des 100 000 réservations effectuées sur son site Web en 2012 provenaient de femmes âgées de 25 à 39 ans, celles de 60 ans et plus constituent une énorme proportion de voyageuses. Maintenant retraitées, elles voyagent parce qu’elles en ont le temps et les ressources.

Selon Kelly Lewis, fondatrice et éditrice des Go! Girl Guides, des publications destinées aux voyageuses, les femmes recherchent des expériences de voyage plus actives ou philanthropiques. Toutefois, la santé et la sécurité demeurent au cœur de leurs préoccupations. Voyons comment l’industrie touristique tente de s’adapter à ce lucratif marché.

L’offre hôtelière pour copines

Plusieurs forfaits hôteliers offerts dans le cadre de séjours entre filles proposent les traditionnelles séances de spa et massage comme celui de l’Auberge Godefroy à Bécancour, de l’Hôtel Spa Watel à Sainte-Agathe-des-Monts, ou de l’Auberge de la Montagne Coupée dans Lanaudière. L’Auberge et Spa West Brome ajoute à son escapade de filles, un film de filles et un popcorn! D’autres forfaits comme ceux de l’hôtel Niagara Falls de la chaîne Courtyard de Marriott et du Andrew Pinckney Inn, sont plutôt axés sur le magasinage et la gastronomie.

Un peu moins traditionnel, le forfait Couette et espadrilles à Charlevoix de l’hôtel Le Germain à Baie-Saint-Paul, invitait les filles à sillonner au pas de course les sentiers environnants pendant un weekend d’automne. Au programme : yoga, course à pied, expérience thermale et conférence sur la nutrition.

Un peu d’aventure et de divertissement peut-être? C’est ce que proposent plusieurs centres de villégiature membres de l’association Resorts of Ontario : leçons de poker, cours de mixologie ou de joaillerie, courses extrêmes, paintball, randonnées et vélo de montagne.

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Source : Resorts of Ontario

Le réseau de distribution courtise-t-il les copines?

Pas spécifiquement. Plutôt les groupes de femmes qui partagent les mêmes intérêts comme les activités de plein air ou d’aventure. Wild Women Expeditions s’adresse aux femmes depuis plus de 25 ans avec sa pléiade d’activités de plein air telles que le canot, le kayak, le rafting, le vélo, la randonnée ou l’équitation, entres autres, sur presque tous les continents.

World Expeditions, qui se spécialise dans le tourisme d’aventure en petits groupes, a vu le nombre de ses clientes augmenter considérablement au cours des 20 dernières années, passant de 38 % en 1996 à 54 % en 2016. Même sur les itinéraires les plus difficiles, proposant notamment l’alpinisme ou la longue randonnée en montagne, les femmes représentent maintenant 30 % du groupe. C’est pourquoi le voyagiste a mis sur pied une toute nouvelle gamme d’activités d’aventure pour femmes seulement. Elle verra le jour en 2017.

Des destinations qui affichent leurs weekends de filles

L’office de tourisme et des congrès de Chattanooga a commencé à commercialiser des forfaits destinés spécifiquement aux femmes en 2010, un an après que l’État du Tennessee ait lancé sa campagne de promotion pour les touristes de la gent féminine. Ses escapades entre amies incluent des soins de spa, la fabrication de bijoux, des visites de vignobles, des repas dans les restaurants locaux et bien sûr… du magasinage, mais avec un volet « dans les coulisses » pour offrir un élément de découverte.

Seetorontonow, le site Web de Tourisme Toronto, annonce clairement ses weekends de filles en leur proposant cinq circuits incluant luxe, spa, gastronomie, magasinage, musées et divertissement.

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Source : Tourisme Toronto

Un voyage de pêche entre copines, pourquoi pas?

Afin de promouvoir les activités de chasse et de pêche auprès de la gent féminine urbaine, l’Association des pourvoiries de la Mauricie lançait la campagne « o » qui s’est déroulée sur les ondes de la radio du 29 février au 11 mars 2016. Les auditrices devaient répondre à des questions sur la faune pour être admissibles au concours permettant de gagner un forfait pour quatre personnes à la pourvoirie La Seigneurie du Triton.

Orvis, détaillant de produits de pêche et d’équipement de plein air du Vermont exploite aussi une école et organise des voyages. Célébrant le 50e anniversaire de son institution cette année, Orvis propose un voyage de pêche à la mouche exclusivement réservé aux femmes, sur la plus grande île du Belize.

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Source: Pourvoiries Mauricie

Et même l’économie collaborative s’en mêle

Issu de l’économie collaborative, le site Web Copines de voyage publie chaque semaine de nouvelles offres auxquelles adhèrent des intéressées qui peuvent échanger et discuter d’un voyage avant même d’effectuer leur réservation. Dès que le nombre minimum de participantes est atteint, le voyage est confirmé.

En 2015, près de deux millions de Canadiennes âgées de 18 ans et plus ont voyagé au Québec. Pourquoi ne pas s’y intéresser de plus près en leur offrant une gamme de produits et services variés, dont des escapades entre filles. Tentez le coup et voyez ce qu’il advient!

Source de l’image à la une : Pixabay.com 

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Produits et activités

Accroître la popularité des sports nautiques

Au Québec, les sports nautiques font partie des activités identifiées dans la Stratégie touristique du Saint-Laurent. Le nautisme est en effet l’un des produits prioritaires, car il représente un avantage concurrentiel et il répond à la demande des marchés cibles hors Québec. En développant les sports nautiques moins connus, le Québec peut consolider ce positionnement et se différencier des marchés concurrents. Voici des projets favorisant l’accessibilité et l’attractivité des sports nautiques méconnus des touristes.

Le surf, un produit d’appel même pour les débutants

L’industrie du surf se taille une place au Québec. Selon PMB 2015, 102 000 Québécois possèdent ou louent une planche à voile ou de surf, soit une hausse de 120 % en cinq ans. Il existe de nombreux lieux de pratique en eau vive, sur les rivières et le fleuve. À Montréal, les populaires vagues à surf de l’Habitat 67 et de la « vague à Guy » du Parc-des-Rapides attirent chaque année entre 18 000 et 25 000 surfeurs, selon la Fédération québécoise de canoë-kayak d’eau vive (qui s’occupe aussi du surf).

Pour faire découvrir cette activité aux novices, deux centres de surf intérieur ont ouvert au Québec dans les dernières années. Il s’agit de Maeva Surf à Laval, et Oasis Surf à Brossard (voir vidéo ci-dessous). Ce dernier, qui abrite un bar-restaurant et organise des événements corporatifs, a attiré 50 000 clients en 2015.

Il existe aussi des parcs à surf dans des bassins extérieurs, comme le NLand Surf Park au Texas et le Surf Snowdonia Adventure Parc au Pays de Galles (voir photos ci-desssous). Ce dernier est un lagon artificiel équipé de la technologie Wavegarden permettant de créer les plus longues vagues artificielles au monde (300 mètres). Le site propose de multiples activités d’aventure aquatiques, des hébergements en pods, un bar, un café et un restaurant, ce qui en fait un véritable produit touristique. De plus, des forfaits de consolidation d’équipes sont proposés pour les groupes.

surf snowdonia adventure parc au pays de galles

Sources : Contemporist et Instagram

Le surf en eau froide, produit à développer au Québec?

Le surf se pratique en hiver dans des régions éloignées du Québec telles que la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et la Côte-Nord, où les sportifs affrontent les vagues glacées du Saint-Laurent et de son golfe. La province a de nombreux atouts pour devenir une destination prisée pour le surf en eau froide, à l’instar d’autres régions éloignées du globe telles que les îles Lofoten en Norvège.

La province a de nombreux atouts pour devenir une destination prisée pour le surf en eau froide

Pour éviter que cette activité ne reste réservée à une poignée d’aventuriers, la Norvège a mis en place une offre touristique. Le complexe Unstad Arctic Surf, au bord de la mer arctique, est une école de surf ouverte à l’année. Elle dispose d’un camping, de chalets et d’un spa, organise des camps de trois jours et propose plusieurs types de forfaits, même en hiver. Certains incluent les transferts de l’aéroport, le transport aux différents lieux de surf, l’hébergement, les repas et l’équipement.

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Source : Unstad Arctic Surf

Le kayak de mer, une offre complémentaire et originale

Certains acteurs offrent une expérience de kayak de mer distinctive en tirant profit d’autres attraits, installations ou tout simplement des éléments naturels. Observer les baleines en kayak dans la région de Tadoussac est un produit populaire dans le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et est proposé par plusieurs entreprises touristiques et inclus dans des forfaits de voyagistes. Mais il y a un potentiel de développement pour ce produit de niche. Par exemple, l’école KSF, basée à Montréal, organise des sorties de groupe en été pour assister aux feux d’artifice Loto-Québec ou encore admirer la pleine lune.

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Source : KSF

L’entreprise d’activités d’aventure Katabatik située dans la région de Charlevoix propose un forfait d’une demi-journée de kayak hivernal. Organisée à la fin de l’hiver, l’excursion permet de s’approcher de la banquise, des phoques, et de contempler les falaises glacées.

kayak hivernal charlevois katabatik

Source : Katabatik

Pour attirer les visiteurs, l’accessibilité d’un produit va de pair avec son attractivité. À Minneapolis, un projet pilote a vu le jour afin d’encourager les touristes urbains, mais aussi les résidents, à pratiquer le kayak. Mississippi River Paddle Share est le premier service de partage de kayaks situé dans un parc national. Une trentaine de bateaux sont mis à disposition dans quatre stations prévues à cet effet aux abords du fleuve Mississippi et de la ville. Les réservations se font sur le site Web où l’utilisateur choisit un jour et une plage horaire et reçoit un code d’accès qui lui permet d’ouvrir un casier contenant le kayak, la rame et le gilet de sauvetage. Il peut se rendre d’un point de chute à l’autre et continuer son excursion grâce aux stations de vélos en libre-service de la ville, situées à proximité.

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Source : Mississippi River Paddle Share

Promouvoir les sports nautiques par les festivals

La pratique de la planche à pagaie (SUP) est en forte hausse. Selon l’organisme Outdoor Foundation, le nombre de participants aux États-Unis est passé de 1,1 million en 2010 à 2,8 millions en 2014. Le Paddlefest O’Soleil est un nouvel événement nautique qui a lieu chaque été au lac Saint-Jean, sur le site de la Coopérative O’Soleil, un café-bistro qui organise des activités de planche à pagaie (SUP) et de kite surf sur le lac. Le but de l’événement est de promouvoir la pratique de ces sports moins connus par des courses et des démonstrations.

kitesurf et planche a pagaie paddlefest osoleil

Source : Facebook

Une voie à poursuivre pour le Québec

Au Québec, plusieurs facteurs favorisent le développement de l’offre touristique autour des sports nautiques émergents : les nombreux centres de location d’équipement, le développement du Sentier maritime du Saint-Laurent, les projets de création de vagues à surf artificielles, l’omniprésence des voies d’eau et la structuration grandissante du secteur nautique grâce au programme Québec Stations Nautiques de l’Association Maritime du Québec.

Avez-vous d’autres idées pour développer ces pratiques ?

 

Source de l’image à la une : © Jean-François Hamelin/QuébecOriginal

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Segments de clientèles

Connaissez-vous les adeptes de la raquette et de la marche hivernale?

Une étude publiée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat pour la Fédération québécoise de la marche, la Sépaq et le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dresse le profil de la clientèle des randonneurs québécois. Pour ce faire, un sondage auprès de 1 002 randonneurs, dont des adeptes de la marche hivernale et des raquetteurs, a été réalisé.

Parmi les adultes québécois, 16 % s’adonnent à la raquette, 25 % à la marche hivernale et 40 % font de la randonnée en dehors de l’hiver. Un profil des randonneurs québécois (hors hiver) a été publié précédemment. La présente analyse se penche plutôt sur les deux premiers segments : les raquetteurs et les marcheurs en hiver.

La rando, hiver comme été

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, une majorité d’adeptes de la raquette en font moins de six fois par année. C’est aussi le cas des marcheurs en hiver, mais ces derniers comptent aussi une forte proportion d’habitués, qui en font plus de 20 fois par année (22 %). À titre de comparaison, la fréquence de la pratique de la marche en hiver est assez similaire à celle en dehors de l’hiver.

La majorite des adeptes de la raquette en font moins de six fois par annee

Seuls ou en couples

La raquette et la marche hivernale se pratiquent surtout en couple (35 % et 33 % respectivement). Mais les marcheurs sont plus solitaires (38 %) que ne le sont les raquetteurs (20 %). Ces derniers choisissent aussi d’en faire entre amis (21 %), plus que ne le font les marcheurs (14 %). Dans le cas de la raquette comme de la marche hivernale, les hommes en font plus seuls alors que les femmes sont plus enclines à en faire en famille.

Pour la nature et parce que c’est gratuit et accessible

L’attrait de la nature et du plein air constitue la première motivation à pratiquer la raquette, et ce, pour 80 % des adeptes.

L’attrait de la nature et du plein air constitue la première motivation à pratiquer la raquette

Les deux tiers, environ, en font parce que c’est gratuit et accessible ainsi que pour admirer les paysages. Dans le cas de la marche hivernale, c’est d’abord l’accessibilité de l’activité et le fait qu’elle soit sans frais qui motivent sa pratique (voir le graphique 2).

L'attrait de la nature et du plein air est la premiere motivation a pratiquer la raquette

Soulignons que le quart des hommes qui pratiquent la raquette sont motivés par des excursions en montagne. Les femmes sont plus stimulées que les hommes à faire de la raquette pour garder la forme ou pour prendre du temps pour soi ou avec des proches.

Surtout dans leur propre région

Pour la suite de l’analyse, les randonneurs en raquettes et les marcheurs hivernaux sont regroupés pour être présentés sous un seul profil.

La région de Montréal constitue le lieu de pratique mentionné par la plus forte proportion de raquetteurs et de randonneurs hivernaux. Il s’agit donc ici de randonnées dans de grands parcs urbains. Suivent les Laurentides, la région de Québec, la Montérégie puis des Cantons-de-l’Est (voir le graphique 3). À noter que les randonneurs font de la marche hivernale et de la raquette principalement dans leur région de résidence.

La region de Montreal est le lieu de pratique important

Planifié la veille ou le jour même

La plupart (81 %) des raquetteurs ou des randonneurs hivernaux planifient leur excursion la veille ou le jour même de l’activité. Quelque 16 % organisent leur sortie de deux à sept jours à l’avance; seulement 3 % le font plus d’une semaine à l’avance (voir le graphique 4). Les randonneurs de 35 à 54 ans ont plus tendance que les autres à planifier leur excursion de 2 à 3 jours à l’avance alors que les randonneurs de 55 ans et plus, les retraités et les célibataires sans enfants sont plus enclins à prendre la décision de partir le jour même.

La plupart des raquetteurs ou des randonneurs hivernaux planifient leur excursion la veille ou le jour meme

Des randonnées d’une heure ou moins, de calibre débutant

Plus de la moitié des raquetteurs et des randonneurs hivernaux affirment effectuer habituellement des randonnées de moins d’une heure. Un peu moins du tiers y consacrent de 1 à 2 heures. La majorité parcourt habituellement une distance de 3 kilomètres ou moins. Néanmoins, les jeunes de 18 à 34 ans font davantage de randonnées de 4 à 5 kilomètres que les autres, et ceux de 35 à 44 ans font des sorties de 2 à 3 heures en plus forte proportion.

La majorité parcourt habituellement une distance de 3 kilomètres ou moins

La majorité des randonneurs préfèrent les fins de semaine des mois de décembre à février pour la pratique de la raquette et de la marche hivernale. Plus de la moitié recherchent des sentiers de calibre débutant, 60 % parmi les femmes, mais une forte proportion de randonneurs hivernaux (42 %) souhaitent des randonnées de niveau intermédiaire. Seulement 5 % recherchent des randonnées de niveau avancé ou expert; c’est le cas surtout parmi les jeunes de 18 à 34 ans.

Dépenser pour l’équipement et le transport

Questionnés à propos de leur plus récente excursion, les raquetteurs et les marcheurs hivernaux ont surtout dépensé pour l’achat d’équipement (dont les vêtements) et le transport. Seulement 3 % des raquetteurs et des randonneurs hivernaux ont déboursé une somme pour louer de l’équipement ou pour de l’hébergement lors de cette sortie (voir le tableau 1).

Les raquetteurs et les marcheurs hivernaux depensent surtout pour l'achat d'equipement et le transport

Aspects à privilégier

Les trois quarts des raquetteurs et des marcheurs hivernaux ont considéré la beauté des paysages comme important ou très important comme critère de choix lors de leur dernière randonnée. Par ailleurs, la plupart des randonneurs sont satisfaits ou très satisfaits de leur expérience globale de randonnée hivernale.

Un croisement entre les critères de sélection et le niveau de satisfaction des randonneurs fait ressortir cinq aspects à améliorer ou, du moins, à privilégier par les gestionnaires de sentiers :

  • la diversité de la faune et de la flore;
  • l’étendue du réseau de sentiers;
  • la qualité de l’enneigement;
  • la qualité des sentiers;
  • le niveau d’achalandage, la tranquillité des lieux.

Image à la une: ©Pexels

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Produits et activités

Le plein air en vedette – rétrospective

Les activités de plein air s’inscrivent en effet parmi plusieurs tendances telles que le bien-être, la recherche d’expériences authentiques et immersives, l’aventure, mais aussi comme un mouvement de fond prônant un contact avec la nature qui contribue à la santé globale individuelle et collective. Voici des extraits d’analyses publiées au cours des deux dernières années qui témoignent de la place grandissante qu’occupe le plein air dans le paysage touristique.

 

Le plein air au service…

 … de la revitalisation urbaine

D’anciennes villes industrielles misent sur les sports de plein air pour relancer leur économie. Grâce à la volonté politique, à des efforts concertés et à des campagnes de séduction, l’image et la qualité de vie de ces municipalités s’en trouvent vivifiées, favorisant du même coup leur attractivité touristique.

Développée principalement autour de l’industrie ferroviaire, Ogden, en Utah, a souffert d’un important déclin économique avec l’avènement des transports routier et aérien. Avec deux rivières, trois centres de ski, deux lacs à proximité et un centre historique, Ogden avait le potentiel de développer une économie basée sur les activités d’aventure.

Un investissement gouvernemental de plus de six millions de dollars US a permis de restaurer les rives, de dépolluer la rivière Ogden et de créer l’Ogden River Parkway; une série de sentiers le long d’un cours d’eau cristalline où l’on pêche la truite arc-en-ciel en plein cœur de la municipalité. La Ville a également aménagé trois sites de pratique pour le kayak, un parc de ski nautique et plus d’une centaine de kilomètres de nouveaux sentiers pour la randonnée et le vélo.

plein air revitalisation ogden kayak escalade

Source : Visit Ogden

L’économie de Ogden est aujourd’hui florissante. La Ville poursuit ses efforts afin de maintenir un dynamisme et un engagement des entreprises pour la prospérité de l’ensemble de la collectivité. L’analyse Revitaliser une ville par le plein air présente le cas de Ogden mais aussi celui de la ville de Duluth au Minnesota.

… du design

L’architecture et le design ne sont pas exclusifs aux milieux urbains. Les structures d’hébergement ainsi que diverses installations en milieu naturel surprennent par leur style audacieux, agençant modernité, art et mise en valeur du paysage.

Un environnement hostile aux conditions climatiques imprévisibles caractérise les Okstindan Mountains, région du nord de la Norvège reconnue pour la randonnée. La Rabot Tourist Cabin a été construite à partir de matériaux locaux et est conçue pour affronter de grands vents et de fortes tempêtes. Malgré la nécessité d’une construction robuste, le design est au rendez-vous. Lisez Design et plein air : une combinaison heureuse pour découvrir d’autres exemples.

plein air design refuge norvege

Source : Adventure Journal

… du tourisme hivernal

Bien que le ski et la planche à neige correspondent aux produits d’appel de la montagne, qui a dit qu’il fallait absolument s’y adonner pour profiter de la station?

Au Québec, Ski Montcalm a récemment investi deux millions de dollars pour ajouter notamment des pistes de glissade sur tube avec remontée mécanique, des sentiers balisés de raquette et des installations de jeux et de parcours. Le Massif de Charlevoix a introduit la luge alpine en 2012 et d’autres stations l’adoptent peu à peu au Québec, par exemple le Domaine du Radar à Sainte-Marie-de-Beauce et la station Vallée du Parc à Grand-Mère.

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Source : Le Massif de Charlevoix

Les adeptes du hors-piste affectionnent les stations qui offrent des services de guide, des remontées en cat ski ou en motoneige. Serpenter des sentiers intouchés répond au besoin d’aventure de cette clientèle plus aventurière. Bien que la pratique du hors-piste soulève plusieurs débats, notamment quant à la sécurité et à la légalité de la pratique, de plus en plus de stations développent des zones qui lui sont consacrées. Plusieurs autres exemples d’activités variées dans les stations de ski sont à découvrir dans l’analyse Diversification des activités hivernales dans les stations de ski.

…du glamping

La pratique du camping par les jeunes est en baisse. Quand l’appel du plein air ne suffit pas, il faut donner un petit coup de pouce pour susciter la curiosité et l’intérêt afin que le charme opère.

Selon une étude publiée en 2014 par l’organisme américain Outdoor Foundation, la grande majorité des campeurs adultes ont pratiqué régulièrement des activités de plein air durant leur enfance ou leur adolescence. D’ailleurs, parmi les adultes américains amateurs de camping, 85 % ont campé pour la première fois avant l’âge de 15 ans. Pour assurer une relève, il faut donc solliciter les jeunes adultes dès maintenant. Ils transmettront cette culture à leurs enfants, qui le feront à leur tour.

Les caravanes des années 1950 et 1960 ont la cote. Les puristes les aiment authentiques ou légèrement rafraîchies; d’autres les préfèrent actualisées. À Santa Barbara en Californie, cinq emplacements d’un parc de véhicules récréatifs (VR) sont occupés par des caravanes transformées en suites pour les voyageurs de passage. Les célèbres roulottes argentées de marque Airstream, fabriquées entre 1959 et 1972 à Santa Barbara même, ont subi une cure de jeunesse.

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Source : Autocamp

En harmonie avec le style rétro des VR, des bicyclettes assorties sont fournies avec la location, ce qui permet aux campeurs de circuler et de se mêler à la population locale. L’analyse Rajeunir le camping… avec style propose des initiatives originales pour élargir la clientèle cible et faire mousser une relève de campeurs.

Un avenir prometteur

Les activités de plein air occupent une part importante de l’offre touristique québécoise. Avec une stratégie sectorielle, développée par le ministère du Tourisme, visant à mettre de l’avant le tourisme de nature et d’aventure, ce secteur d’activité a de belles années devant lui. Inspirez-vous des innovations et des pratiques d’ailleurs pour mousser encore davantage l’intérêt pour le plein air.

 

Image à la une : PixaBay

 

 

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Produits et activités

Les Mancations, l’univers masculin du voyage

De nos jours, de plus en plus d’hommes troquent pour quelque temps leurs obligations familiales et professionnelles contre des vacances entre hommes, des mancations ou des brocations. Du traditionnel voyage de golf ou de pêche, l’offre a évolué et s’est diversifiée en fonction des besoins de la clientèle masculine.

De métrosexuel à lumbersexuel, qui est le mancationer moderne?    

Au cours des dix dernières années, le rôle des hommes dans la société a évolué sur divers plans : travail, couple, famille. On a assisté à l’émergence du métrosexuel, cet urbain branché, soucieux de son image et intéressé par les produits axés sur le bien-être, la santé et l’esthétisme. Celui-ci cède doucement la place au lumbersexuel. Avec sa barbe fournie, ses bottes et sa chemise à carreaux, le lumbersexuel semble sortir tout droit du bois. Et pourtant! Il travaille dans l’univers des nouvelles technologies, aime la cuisine maison réconfortante, préfère aller camper plutôt que de flâner dans les boutiques comme le métrosexuel aimait si bien le faire. Le type d’hommes dans le groupe de voyageurs influencera grandement le genre de mancation; en voici d’autres :

  • Les amateurs de luxe – Ces hommes aiment les plaisirs de la vie, la gastronomie, le bon vin, les suites d’hôtels haut de gamme. Ils disposent d’un budget important pour leur séjour de type mancation. Des hôtels ciblent cette clientèle avec des offres personnalisées. Par exemple, The Crawford Hotel, situé à l’intérieur de la gare Union récemment rénovée, a établi un partenariat avec un des plus grands fabricants de vins et spiritueux indépendants de l’État, Stranahan’s Colorado Whiskey, pour offrir un forfait exclusif « Stranahan’s Curated». Ce dernier inclut la visite de la distillerie, une dégustation, une bouteille de whisky et des verres;
  • Les boys – L’aspect le plus important pour ce groupe de mancationers c’est le groupe lui-même et non le lieu ou même le type d’activité. Ils se laisseront donc guider beaucoup plus par le prix que par n’importe quoi d’autre;
  • Les aventuriers – Ils rêvent d’adrénaline, recherchent les émotions fortes et le danger. Pour leur mancation, rien de connu et surtout plein d’aventure! Voici l’exemple de l’Hotel Viking à Newport au Rhode Island qui, en association avec l’entreprise 12 Meter, propose à ses clients de participer à une course à bord d’un yacht de 12 mètres de l’America’s Cup. L’expérience d’une durée de 3 heures promet des sensations fortes tout comme cet autre forfait de l’établissement qui invite les groupes à apprendre les rudiments du polo pour ensuite concourir amicalement;
  • Les gars de party – Ils se mettent sur leur 36 (ou leur 31, c’est selon!) et sortent en ville. Leur voyage sera urbain avec une bonne dose de divertissement.

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Source : pexel.com

L’offre s’organise. Vraiment?

Bien qu’il soit encore difficile de trouver une offre bien structurée pour les voyages de type mancation, le Réseau de veille en tourisme a déniché quelques exemples, tels l’agence de voyages en ligne Expedia qui dédie une section de son site aux vacances entre hommes. Sans vraiment mettre de l’avant des forfaits particuliers, elle suggère plutôt des destinations et des hôtels en fonction du type de mancation recherché. Par exemple, Las Vegas pour les boîtes de nuit et les spectacles osés, la Nouvelle-Orléans pour l’ambiance de fête qui dure toute la nuit, l’Alaska ou le Wyoming pour un voyage de chasse ou pêche ou encore la ville d’Anchorage, en Alaska, pour les plaisirs urbains et le retour à la nature. Vacances Signature, quant à elle, met l’accent sur les centres de villégiature.

Le blogue spécialisé mantripping propose des destinations, des forfaits, des idées de mancations, allant du traditionnel voyage de golf à une virée des casinos, en passant par un séjour de randonnée en montagne; tout y passe ou à peu près.

Weekend de gars (WDG) est un site Web québécois construit par des gars, pour des gars. Il présente des séjours organisés de chasse (sept espèces et safari en Afrique) et de pêche, mais également des forfaits pour amateurs de sensations fortes comme du parachutisme, du rafting, du bateau à propulsion hydraulique (jet boat), de la luge de rivière et même de la survie en forêt.

Du côté des DMO, notons que le Wisconsin répertorie des escapades entre hommes; au menu : pêche, golf, tour guidé de brasseries et VTT pour n’en nommer que quelques-uns. Kamloops en Colombie-Britannique présente un exemple d’escapades entre hommes où il est question de golf, de randonnée, de vélo de montagne, de paintball, de parachutisme, de boîte de nuit et de… spa. Visit Belmont, en Caroline du Nord, souhaite briser son image de ville ennuyeuse et mise sur le plaisir à profusion (nourriture, boisson et plein air) à coût abordable.

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Source : Travel Wisconsin

Une manne pour l’industrie touristique?

Les mancations peuvent apporter un flux régulier de vacanciers. Pour créer de bons forfaits pour ces séjours, il n’existe pas de solution ou de recette unique, mais plutôt une multitude d’options en fonction de votre emplacement, de vos équipements et des attractions locales situées à proximité. Plusieurs activités et produits touristiques sont susceptibles de plaire à ce groupe de voyageurs en plus de la chasse, de la pêche et du golf. Comme l’offre semble peu structurée à l’heure actuelle, pourquoi ne pas être parmi les premiers à plonger dans l’univers masculin du voyage et à concocter des forfaits axés sur le tourisme d’apprentissage, l’aventure, le plein air, le divertissement et même le bien-être?

 

Source de l’image à la une : pexels.com

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Produits et activités

Connaissez-vous les parcours touristiques ludiques?

De plus en plus répandue dans l’industrie touristique, la ludification consiste à emprunter les principes du jeu pour les intégrer dans d’autres domaines. Elle s’insère dans les sphères du marketing, du recrutement ou de l’animation de congrès, et permet à des activités telles que le géocaching de voir le jour. 

Les parcours touristiques ludifiés et géolocalisés entrainent les joueurs dans une chasse au trésor, un jeu de rôle, une quête ou une énigme

Ainsi, les parcours touristiques ludifiés et géolocalisés entrainent les joueurs, petits et grands, dans une chasse au trésor, un jeu de rôle, une quête ou une énigme où les mondes virtuels et réels s’entremêlent. L’appareil mobile tient uniquement lieu de support à l’expérience de découverte, mais la rend autant interactive qu’attrayante. Les acteurs touristiques, qu’ils soient les initiateurs ou non de ces projets, sont généralement impliqués dans la démarche.

Un jeu de rôle pour touristes

Wizar est un guide touristique sous forme de jeu de rôle géolocalisé. Il s’agit de parcours inspirés de contes, légendes et histoires locales datant de différentes époques. La ville de Malestroit, en Bretagne, est notamment le théâtre de l’un de ces jeux. Le joueur est invité à parcourir la ville, où un traité de paix entre les Anglais et les Français fut signé en 1343, pour apporter les plumes au calligraphe. Il passe, entre autres, par la maison au Pélican où il doit collecter les plumes et les apporter aux vestiges de la Madeleine, place historique du traité de paix. Encore en processus de développement, l’application devrait être lancée en France en 2018. Son concepteur souhaite impliquer les commerçants et les entreprises touristiques afin que les joueurs consomment chez eux ou visitent leurs attraits en échange de bonus et d’objets rares.

 

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Source : La Nurserie Numérique

Des quiz dans la ville

Stray Boots propose des chasses au trésor thématiques sur mobile dans 30 villes américaines. Elle cible principalement les entreprises et les étudiants par des activités de consolidation d’équipes. Ces dernières explorent la ville en répondant à des questions, en trouvant des objets cachés et en relevant des défis. L’équipe gagnante est celle qui récolte le plus de points. À chaque arrêt, les joueurs reçoivent de l’information sur le lieu visité et des recommandations de restaurants à proximité.

Épreuves d’activités de plein air

Adventure Junky est une application pour les voyageurs d’aventure. Plus de 500 activités sportives sont répertoriées à travers le monde et accompagnées d’informations touristiques sur la destination. Les utilisateurs récoltent des points et des badges. Au-delà du simple jeu, c’est un réseau social où les membres peuvent se suivre, interagir et comparer leurs résultats. Des classements sont effectués afin de déterminer la personne la plus active dans chaque sport. Les points peuvent être échangés contre des rabais pour des activités ou pour l’achat d’équipement.

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Sources : Adventure Junky et Instagram

Certaines des activités, allant de douce à extrême, doivent se pratiquer accompagnées d’un guide. Plusieurs acteurs du tourisme, tels que Intrepid Travel, G Adventure, Tourisme Saguenay Lac St-Jean et Tourism Australia, se sont associés au projet.

Le Camp Explora, en Outaouais, organise des rallyes mystères en géobike électrique sur des circuits empruntant des routes, sentiers et pistes cyclables. Munis d’un iPad, les participants résolvent des énigmes ou répondent à des questions tout au long du parcours. Les gagnants sont invités à participer au rallye Grand Prix annuel et les meilleurs reçoivent des récompenses. Les familles peuvent utiliser un véhicule à deux sièges ou le ELF à trois roues qui comprend un pédalier et un moteur électrique.

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Source : Camp Explora

Des nouveautés pour le géocaching

Le géocaching est une activité de découverte ludique d’un territoire, devenue très populaire au fil des ans. Traditionnellement muni d’un GPS pour trouver les géocaches, l’utilisateur peut aujourd’hui améliorer son expérience grâce à des applications mobiles géolocalisées. C’est ce que propose depuis 2014 le Comité Départemental du Tourisme de Haute-Bretagne, avec l’application Trésors de Haute-Bretagne.

Les visiteurs explorent le département en recherchant l’une des 80 géocaches dissimulées à proximité de points d’intérêt touristique. Chacune est représentée par un korrigan, une petite créature légendaire, sur la carte de l’application. Ces personnages symbolisent des thèmes : écologie, urbain, mer, gastronomie, légende, etc. Le visiteur peut alors choisir de découvrir le territoire selon ses intérêts. Dans certaines caches se trouvent des réductions, gratuités ou cadeaux offerts par les prestataires touristiques du département.

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Source : Trésors de Haute-Bretagne

Certains propriétaires d’hébergements ont reçu une formation afin de promouvoir cette activité auprès de leur clientèle. Ils ont reçu le titre d’« Ambassadeurs du Géocaching en Haute-Bretagne », ainsi qu’une plaque attestant leur nouveau statut.

L’association Géocaching a ajouté les Géotours, 60 circuits de géocaches à travers le monde, à son application mobile. Elle invite les destinations touristiques et les municipalités à créer leur circuit personnalisé qui sera visible sur l’application. Il en existe sept au Canada, dans les provinces de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. Selon l’association, 43 % des géocachers ont voyagé plus de 250 km pour pratiquer cette activité.

Le géocaching n’est pas sans rappeler la nouvelle application Pokémon Go, où les joueurs doivent se déplacer, parfois sur de longues distances, pour attraper les personnages. L’engouement pour ce jeu convertira peut-être nombre d’adeptes au géocaching…

Existe-t-il des applications au Québec?

Au Québec, de nombreux rallyes, énigmes et chasses au trésor sont organisés par les acteurs touristiques, particulièrement par les attraits : le Village historique de Val-Jalbert, le Musée maritime de Charlevoix, la pourvoirie du domaine Bazinet, le parc Arbraska Rigaud ou encore le Labyrinthe Magog, pour n’en nommer que quelques-uns. Mais ceux qui accompagnent l’expérience d’une application mobile sont rares. L’application Circuit-Québec fait figure de bonne pratique. Ce circuit pédestre patrimonial du Vieux-Québec, créé à l’initiative du Centre d’interprétation de la vie urbaine de la ville de Québec, peut s’effectuer sous forme de rallye comportant 15 questions pour découvrir le mot mystère.

 

Une avenue à envisager pour les futures start-ups de l’incubateur touristique de Montréal, le MTLab? Pourquoi pas!

 

Image à la une : © Trésors de Haute-Bretagne

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Ressources humaines

Comment passer de guide à guide Plus

Des chercheuses de la Norvège et de la Suède se sont intéressées à l’influence de la performance des guides d’aventure sur l’implication du voyageur, sur son immersion dans l’activité guidée. Le terme « immersion » fait ici référence à l’idée de vivre pleinement le moment présent, de s’impliquer entièrement dans l’activité proposée et de se laisser aller.

Voici leurs principales conclusions.

 

Les rôles de base du guide

D’abord, les chercheuses formulent les fonctions de base nécessaires à la performance du guide pour créer une prédisposition à l’immersion du visiteur. Peu importe le type d’expérience guidée, la personne responsable doit offrir une expérience :

  • Enclavée: l’activité se déroule sur un territoire aux frontières préidentifiées. Celles-ci doivent être communiquées au visiteur, lui permettant de se situer et de délimiter l’espace dans lequel il évoluera, d’avoir des repères. La zone parait ainsi encadrée et contrôlée, qu’il s’agisse de la descente d’une rivière ou d’une expédition en forêt.
  • Sécurisée : l’expédition guidée comprend un certain nombre d’éléments à apprivoiser, par exemple l’équipement. Le guide doit expliquer aux participants comment l’utiliser de façon efficace et à quel moment. Il doit pouvoir résoudre des problèmes, prendre soin de son groupe et créer un cocon sécuritaire, une microcommunauté dont il prend la charge.
  • Thématisée : par des références, par son habillement, par la mise en contexte concernant l’activité, le guide crée une ambiance. Un environnement thématique est généralement conçu pour stimuler les sens et l’imaginaire, et contribuer à l’évasion du quotidien.

Des recherches ont démontré que les visiteurs sont généralement satisfaits lorsque ce niveau est atteint.

Les rôles du guide Plus

La performance des guides est habituellement évaluée selon différents facteurs comme leur connaissance de la destination, leur ponctualité, leur fiabilité, leur capacité à gérer les plaintes, à résoudre des problèmes, leur leadership, leur sens de la débrouillardise et leur enthousiasme. Mais pour créer une expérience véritablement immersive et mémorable, les chercheuses proposent trois autres rôles qui, lorsqu’intégrés à la performance d’un guide, peuvent transformer celui-ci en guide +. Voici ces trois rôles :

  • Storytelling: raconter des histoires, des anecdotes tout au long du tour apparait comme une composante importante du rôle de guide. Ce dernier peut même impliquer les participants dans ses histoires s’il est bon acteur et animateur. Le storytelling inclut la communication verbale, mais aussi non verbale; qu’il s’agisse d’attitudes, de mimiques ou de gestes. Ces histoires peuvent contribuer à informer les voyageurs, souvent plus enclins à retenir l’information si elle leur est livrée de façon divertissante.
  • Médiateur social : amorcer et encourager les échanges entre les participants afin que se crée une communauté. Pour ce faire, le guide peut mettre en place un cadre favorable aux interactions comme une activité en sous-groupes ou un divertissement incitant à la discussion.
  • Instructeur : faciliter la pratique de l’activité et rendre fluide l’ensemble de l’expérience. Le guide est considéré comme un expert. Sa capacité à transmettre ses connaissances et à initier à la pratique est très importante pour permettre aux participants de s’y adonner avec plaisir, principalement s’il s’agit de novices.

Le niveau « Plus » correspond à la performance d’un guide ayant accompli davantage que ses rôles de base en stimulant l’implication des participants. Une telle performance outille le visiteur pour qu’il se laisse guider en toute confiance et qu’il vive une expérience mémorable.

Relation entre la performance du guide et l'immersion du touriste.

Concrètement 

Pour tester leurs théories, les chercheuses ont participé à des tours guidés dans le but d’évaluer la performance des guides et d’interroger les autres participants, afin de connaître leur niveau d’immersion dans l’activité. Parmi les tours guidés à l’étude, le tableau ci-dessous résume deux cas : une expédition dans la nature sauvage arctique (3 jours) et une excursion de traineaux à chiens (sur roues) en région arctique (1/2 journée).

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Dans le premier cas, le guide a assumé ses rôles de base, mais il s’est peu adonné au storytelling, avait de la difficulté à s’exprimer de façon fluide et n’est pas intervenu afin de créer des liens sociaux entre les participants. Bien que le séjour ait été généralement satisfaisant, les participants ont senti certaines lacunes agissant comme un frein à un complet « laisser-aller ». Le guide n’a pas favorisé l’immersion des participants.

Dans le second cas, le guide a joué tous les rôles pouvant favoriser l’immersion. Ses interventions ont mené à un haut degré de participation des visiteurs. Il a été un instructeur efficace et a réussi à mettre en place un sentiment de sécurité. L’observation, le dialogue et le souci du bien-être de chacun des participants sont devenus des outils pour le guide afin de détecter des éléments qui auraient pu être corrigés. Les participants de ce tour ont témoigné de leur contentement, notamment en soulignant le fait qu’ils se sentaient en sécurité et qu’ils ont pu se « laisser aller ».

Une affaire de cocréation

La performance du guide de tourisme d’aventure joue un rôle clé dans la qualité de l’expérience du visiteur. Les capacités du guide à l’impliquer, à le sortir de son quotidien pour l’imprégner d’un nouvel environnement, à l’inciter à entrer en relation avec les autres et à embarquer dans l’aventure de plain-pied contribuent assurément à faire de ce tour une expérience de cocréation extraordinaire.

Image à la une : FreeImages.com

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Segments de clientèles

Qui sont les randonneurs québécois?

Une étude publiée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat pour la Fédération québécoise de la marche, la Sépaq et le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dresse le profil de la clientèle des randonneurs québécois. Pour ce faire, un sondage auprès de 1 002 randonneurs dont des adeptes de la marche hivernale et des raquetteurs a été réalisé.

L’analyse qui suit présente les grandes lignes de ce portrait des randonneurs pédestres; elle n’inclut pas les activités d’hiver. Une analyse subséquente portera sur le profil des adeptes de marche hivernale et de raquette.

Une pratique répandue

Parmi l’ensemble des adultes québécois, 40 % ont fait de la randonnée pédestre (en tout temps sauf en hiver) au cours des 12 derniers mois.

Parmi l’ensemble des adultes québécois, 40 % ont fait de la randonnée pédestre (en tout temps sauf en hiver) au cours des 12 derniers mois.

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, bien que 31 % n’en aient fait qu’une ou deux fois, 35 % se sont adonnés à la randonnée à plus de 5 occasions durant l’année.

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Les Québécois pratiquent la randonnée surtout en couple (36 %) ou seuls (26 %). Un randonneur sur cinq en fait habituellement avec des amis et 15 % font de la randonnée en famille, avec ou sans enfants de moins de 15 ans. Néanmoins, près du quart des randonneurs de 35 à 44 ans sont portés à en faire en famille avec des enfants de moins de 15 ans.

Pour être dans la nature

La majorité des Québécois font de la randonnée pour être dans la nature, parce qu’il s’agit d’une activité sans frais et facilement accessible, pour admirer les paysages ou encore pour garder la forme. Le graphique 2 démontre que de nombreux aspects motivent la pratique de la randonnée.

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À Montréal et dans les Laurentides

Les Québécois pratiquent surtout la randonnée pédestre à Montréal*, dans les Laurentides et en Montérégie. De façon générale, ils sont plus enclins à pratiquer la randonnée dans leur propre région. Des proportions plus élevées de Montréalais en font aussi dans les Laurentides, dans Lanaudière ainsi qu’en dehors de la province. Parmi ceux qui en font 10 fois ou plus par année, 7 % en font surtout en Gaspésie.

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*Le haut taux de pratique à Montréal peut s’expliquer par le fait que plusieurs ont considéré les grands parcs urbains comme des lieux de marche en nature et par la forte proportion de randonneurs montréalais.

Du beau temps, un accompagnateur et c’est parti!

Près des trois quarts des randonneurs estiment que des conditions climatiques favorables sont un facteur important ou très important dans la décision d’aller en randonnée. Encore davantage parmi ceux qui n’en font qu’une fois ou deux par année et pour ceux qui en font en famille, entre amis ou en groupe. Aussi, le fait d’être accompagné ou non pèse dans la balance pour plus de la moitié des randonneurs.

La majorité des randonneurs décident la veille ou le jour même de partir en randonnée.

La majorité des randonneurs décident la veille ou le jour même de partir en randonnée.

Près du tiers prévoit en faire de 2 à 7 jours à l’avance et seulement 6 % décident plus d’une semaine à l’avance. Les jeunes adultes de 18 à 34 ans sont plus enclins à prévoir leur randonnée 2 à 3 jours à l’avance, alors que ceux de 55 ans et plus ainsi que les retraités sont davantage portés à décider le jour même. Enfin, la majorité de ceux qui en font souvent (10 fois ou plus par année) décident le jour même.

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Des randonnées intermédiaires de 2 heures et moins

Les deux tiers des randonneurs québécois marchent 2 heures ou moins. La majorité parcourent en moyenne 2 à 5 km. Ce sont les jeunes de 18 à 34 ans qui réalisent en plus grand nombre les randonnées de 5 à 10 heures. Aussi, les Montréalais sont plus enclins que les Québécois des autres régions à faire des randonnées de 2 heures ou plus.

Les fins de semaine d’automne constituent les périodes privilégiées pour la pratique de la randonnée pour la majorité des répondants.

Les fins de semaine d’automne constituent les périodes privilégiées pour la pratique de la randonnée pour la majorité des répondants.

Mais près du tiers des randonneurs en font les jours de semaine. Le tiers des randonneurs souhaitent des sentiers de niveau débutant, mais la grande majorité parcourt plutôt des sentiers intermédiaires. Seulement 6 % choisissent des sentiers de niveau avancé ou expert.

À la recherche de points de vue

Les points d’observation constituent le type d’aménagement le plus recherché, suivi des sentiers dédiés à la marche. Les randonneurs de 18 à 24 ans et les Montréalais souhaitent plus que les autres trouver un point d’accueil ou un bureau d’information, alors que ceux de 35 à 44 ans recherchent des lieux avec tables à pique-nique et panneaux d’interprétation. Le graphique 5 illustre les installations recherchées par les randonneurs.

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Dépenser surtout pour s’équiper

Les randonneurs québécois dépensent en moyenne 181 $ par année pour la pratique de cette activité. L’achat d’équipement et de vêtements représente, et de loin, la principale dépense des randonneurs. L’accès aux sentiers compte seulement pour 7 à 11 % des dépenses totales — l’accès étant gratuit pour plusieurs d’entre eux. Soulignons que les jeunes adultes de 18 à 24 ans dépensent moins, en moyenne, et que les hommes allouent des montants plus élevés que les femmes pour l’ensemble des postes de dépenses. Ces données incluent celles des randonneurs n’ayant rien déboursé dans l’année.

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Internet et conseils des proches

Enfin, les randonneurs connaissent généralement les destinations qu’ils fréquentent pour pratiquer leur activité. Ils se basent sur Internet et sur les conseils de parents et d’amis pour planifier leurs sorties. Les jeunes adultes sont plus enclins à se renseigner sur Internet. Ils consultent les moteurs de recherche généraux, le site de la Sépaq, celui de bonjourquebec.com et les sites de destinations pour planifier leurs sorties.

Image à la une : © Pexel

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Produits et activités

Voyage à vélo : de l’inspiration à la planification

Le tourisme à vélo est un créneau en plein essor pour de nombreuses destinations. Selon l’Adventure Cycling Association (ACA), cette forme de tourisme est de plus en plus lucrative et gagne en importance en Amérique du Nord et à travers le monde.

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a publié, en janvier 2015, un portrait de la clientèle des touristes à vélo au Québec. Cette étude a été entreprise par Vélo Québec, ATR associées du Québec ainsi que par plusieurs associations touristiques régionales (ATR). Les données recueillies proviennent d’un sondage Web administré entre les 7 et 29 octobre 2014. Sur un échantillon de 1473 répondants, 85 % sont des Québécois.

Cette analyse présente les résultats liés au choix de la destination et à la planification du dernier séjour des touristes au Québec en 2014, où le vélo était :

  • le principal moyen de transport à destination;
  • la principale activité pratiquée à destination;
  • ou une activité parmi d’autres pratiquée à destination.

Sélection et choix de la destination

Le principal critère de sélection d’une destination est la beauté des paysages, suivi de l’offre d’hébergement et de la localisation. Les Québécois accordent plus d’importance à la disponibilité des forfaits, alors que les répondants de l’extérieur du Québec sont attirés par la tenue d’un événement ou d’un festival. Il est à noter que les 18 à 35 ans considèrent davantage la variété de l’offre d’attraits et d’activités autres que le vélo. L’offre d’une restauration de qualité et d’hébergement est plus importante pour le segment de clientèle avec le revenu familial le plus élevé (150 000 $ et plus).

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Toutefois, lorsque vient le moment d’arrêter son choix, le voyageur considère d’autres critères, notamment la qualité des routes et des circuits cyclables, la sécurité des circuits, le faible niveau de circulation automobile, ainsi que la variété des circuits et des pistes cyclables.

Période de planification

Plus de la moitié des touristes à vélo provenant de l’extérieur du Québec ont planifié leur séjour plus de deux mois à l’avance (55 %), comparativement à seulement 21 % des répondants québécois. Ces derniers sont d’ailleurs enclins à planifier leur séjour moins d’un mois à l’avance (57 %). Les résultats de l’étude démontrent également que plus le séjour sera long, plus il sera planifié à l’avance. Par exemple, 57 % de ceux qui ont parcouru 200 km ou plus à vélo ont organisé leur voyage plus d’un mois à l’avance.

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Les habitudes de planification divergent également selon l’âge des répondants. La moitié des 55 ans et plus ont planifié leur séjour plus d’un mois à l’avance alors que les 18 à 35 ans sont portés à planifier à la dernière minute; plus du quart (26 %) l’ont fait moins d’une semaine à l’avance.

Sources d’information utilisées

En moyenne, les touristes à vélo québécois ont utilisé trois sources d’information différentes pour planifier leur dernier séjour au Québec, comparativement à près de quatre pour le segment hors Québec. Dans les deux cas, le Web se classe premier (respectivement 58 % et 75 %).

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De nombreux répondants québécois ont utilisé les cartes des circuits et des voies cyclables (35 %), les guides touristiques de la région (31 %) et les guides des circuits ou des voies cyclables (28 %). Ceux-ci sont aussi plus nombreux à avoir consulté leurs parents et amis (26 %), les salons vélo (8 %) et les médias sociaux (4 %). Plusieurs connaissaient aussi déjà la destination (39 %).

Sites Web consultés

Les principaux sites Web consultés par les touristes à vélo lors de la planification de leur dernier séjour au Québec sont ceux des régions touristiques (40 %), des moteurs de recherche généraux (39 %), Google Maps (38 %), ainsi que les sites Web des établissements d’hébergement (35 %) et de Vélo Québec (34 %). En général, le segment provenant de l’extérieur du Québec consulte dans une proportion plus élevée différentes sources en ligne, particulièrement les sites de partage de commentaires sur le voyage (29 % comparativement à 6 % des Québécois) et les sites de réservation en ligne (28 % comparativement à 17 % des Québécois). Parmi les autres sites Web signalés par les répondants on retrouve principalement ceux spécifiques à une route ou à un événement, le portail Web de la SÉPAQ, ainsi que les sites et les blogues spécialisés sur le vélo. En moyenne, les touristes à vélo au Québec ont consulté près de trois sites Web pour la planification de leur séjour.

Motivations

Faire de l’activité physique et garder la forme (87 %), admirer les paysages (75 %) ainsi qu’être dans la nature et prendre de l’air (74 %) sont les principales motivations à la pratique du vélo. Les plus jeunes sont plus nombreux à pratiquer le vélo afin de s’éloigner du stress de la vie courante, comme moyen de transport ou pour participer à des courses ou des compétitions, alors que les plus âgés le font davantage dans le but de s’immerger dans la localité ou socialiser avec les amis ou la famille.

Le développement de pistes et de circuits cyclables de qualité (33 %), de pistes cyclables séparées de la circulation routière (30 %) ainsi qu’une meilleure information (30 %) et promotion (26 %) de l’offre touristique québécoise et de son expérience vélo inciteraient davantage les touristes à visiter le Québec sur deux roues.

Pour plus de détails sur la méthodologie, les faits saillants et les grandes conclusions de l’étude, n’hésitez pas à consulter le sommaire exécutif.

Source de l’image à la une: iStock

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Produits et activités

5 profils de cyclotouristes décortiqués

 

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé, en janvier 2015, le portrait de la clientèle des touristes à vélo au Québec. Cette étude a été entreprise par Vélo Québec, ATR associées du Québec, ainsi que par plusieurs associations touristiques régionales (ATR). Les données recueillies proviennent d’un sondage Web administré en octobre 2014. Sur un échantillon de 1473 répondants, 85 % sont des Québécois.

 

Un exercice de segmentation a permis une analyse plus approfondie des résultats en fonction des cinq profils identifiés parmi les touristes à vélo :

La famille touche-à-tout

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Lors de son dernier voyage à vélo, la famille touche-à-tout a parcouru moins de 100 km dans les Cantons-de-l’Est ou les Laurentides. Elle a utilisé des cartes imprimées de circuits cyclables ainsi qu’un téléphone intelligent pour s’orienter. Pour son hébergement, elle a opté pour le camping ou les gîtes où elle a séjourné durant 3 ou 4 nuits. Elle a profité de ses vacances pour faire de la randonnée, visiter un parc naturel et acheter des produits régionaux. Ses dépenses moyennes par jour se sont élevées à 203 $.La famille touche-à-tout représente 22 % des cyclotouristes. Elle planifie son séjour moins d’un mois à l’avance. Elle l’organise à partir d’Internet, de cartes cyclables et de guides touristiques régionaux. Outre le fait qu’elle connaît généralement sa destination, son choix est influencé par des discussions avec des parents ou des amis, ainsi que par ses recherches en ligne.

 L’atypique spontané

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L’atypique spontané possède un profil complexe et représente 17 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour moins d’un mois à l’avance, et parfois même moins de deux semaines à l’avance. Le fait de déjà connaître une destination, et les discussions avec des parents ou des amis influencent son choix.

Lors de son dernier voyage de vélo, l’atypique spontané a parcouru moins de 200 km dans les Cantons-de-l’Est, le Bas-Saint-Laurent et la région de Québec. Il a davantage privilégié le camping que les autres segments de cyclotouristes, mais a également séjourné en hôtel/auberge 3 étoiles durant quatre nuitées. Pendant son périple, il a acheté des produits régionaux, mangé dans un restaurant de fine cuisine, visité un parc naturel, fait de l’observation de la faune ainsi que du vélo de montagne. Il a dépensé 221 $ par jour en moyenne.

Le rouleur autonome

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Le rouleur autonome correspond à 29 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour moins d’un mois à l’avance et l’organise à partir d’Internet et de cartes avec circuits et voies cyclables. Il se fie également à ses connaissances personnelles. Son choix de destination est influencé par un répertoire de pistes cyclables et par des discussions avec des parents ou des amis.

Lors de son denier voyage à vélo, le rouleur autonome a franchi plus de 200 km en vélo dans les Cantons-de-l’Est, les Laurentides ou la région de Québec. Il a roulé davantage sur la Route verte que les autres segments de cyclotouristes. Il a séjourné 5 nuits en camping, en gîte ou en hôtel/auberge 3 étoiles et lorsque possible, dans des établissements certifiés « Bienvenue cyclistes! ». En plus de faire du vélo, le rouleur autonome a visité un parc naturel, acheté des produits régionaux, fait de l’observation de la faune et pris part à des activités patrimoniales et culturelles. Ses dépenses moyennes sont de 229 $ par jour.

Le sportif encadré

5profils_cyclo4 Le sportif encadré représente 18 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour plus d’un mois à l’avance et l’organise à l’aide d’Internet, de cartes avec circuits de voies cyclables et de ses connaissances personnelles. Son choix de destination est influencé par les mêmes facteurs que le rouleur autonome.

Lors de son dernier voyage à vélo, le sportif encadré a parcouru plus de 200 km dans les Laurentides, le Saguenay–Lac-Saint-Jean ou la région de Québec. Il a voyagé en couple, avec des amis ou avec un club cycliste et en a profité pour manger dans un restaurant de fine cuisine, acheter des produits régionaux, visiter un parc naturel et explorer une route ou un circuit touristique. Il a séjourné entre trois et quatre nuits en gîte ou hôtel/auberge 3 étoiles, et plus que tous les autres segments, dans des établissements certifiés « Bienvenue cyclistes! ». Il a dépensé en moyenne 219 $ par jour.

 L’enthousiaste de groupe

5_profils_bon L’enthousiaste de groupe correspond à 14 % des cyclotouristes. Il planifie son séjour plus d’un mois à l’avance et parfois même plus de deux mois à l’avance. Il l’organise à l’aide d’Internet, de ses connaissances personnelles et de parents et d’amis. Son choix de destination est influencé par les mêmes facteurs que ceux de la famille touche-à-tout.

Lors de son dernier voyage à vélo, l’enthousiaste de groupe a parcouru entre 100 et 500 km dans les Cantons-de-l’Est, en Montérégie ou dans la région de Québec. Durant ses vacances à vélo, il a pris part à un événement cycliste, acheté des produits régionaux et mangé dans un restaurant de fine cuisine. Il a séjourné entre trois et quatre nuits en camping, en hôtel/auberge 3 étoiles, et plus que les autres segments chez des parents et des amis. Il a dépensé en moyenne 194 $ par jour.

Est-ce que cet exercice de segmentation vous permet de reconnaître les divers profils de cyclotouristes qui traversent votre région?

Pour plus de détails sur la méthodologie, les faits saillants et les grandes conclusions de l’étude, vous pouvez consulter le sommaire exécutif.

Source de l’image à la une : iStock