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Gestion

Quand la destination mise sur les résidents

Le trépas

Wonderful Copenhagen (WoCo), l’organisation de gestion de destination (OGD) de Copenhague partageait dernièrement sa stratégie 2020. Il s’agit également d’un manifeste dont le titre The end of tourism as we know it donne le ton sans équivoque : le tourisme tel qu’on le connait est mort et les façons de faire doivent être adaptées. L’organisme pressent la fin du tourisme de masse et des segmentations affaires ou agrément, urbain ou nature, culture ou cyclisme. Il fait ses adieux au tourisme en tant que secteur isolé opérant en silo, ainsi qu’au marketing d’images parfaites. Enfin, il reconnait l’expiration du rôle de l’OGD en tant que star de la promotion de la destination.

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Source : Wonderful Copenhagen

La vie après la mort

WoCo embrasse aujourd’hui de nouvelles réalités. Par exemple, le voyageur est désormais un résident temporaire qui ne cherche pas la photo parfaite, mais plutôt une émotion liée au partage spontané d’expériences basées sur les intérêts, les relations et l’authenticité. Les citoyens jouent un rôle crucial dans l’expérience. L’OGD se dédie désormais à favoriser les rencontres entre les touristes et la population, à faire reconnaitre l’impact économique et sociétal du secteur et à promouvoir l’innovation.

Le marketing change de paradigme : WoCo passe de la promotion classique à la promotion à travers les citoyens et les partenaires de divers secteurs. L’organisme souhaite faciliter la création d’expériences autour d’une vision commune : un sens partagé de la vie locale (localhood). Ils inviteront plus de résidents et de visiteurs à engager la conversation à propos de Copenhague.

Une stratégie qui s’appuie sur quelques tendances :

  • L’expérience d’être un résident temporaire, la recherche d’immersion ;
  • Les citoyens sont la destination, un attrait majeur ;
  • L’image de marque ne vient plus forcément du marketing, mais de ce que chacun pense de la destination et communique ;
  • L’OGD a un nouveau rôle de facilitateur du partage d’expériences, au bon endroit et au bon moment, autour de thèmes caractéristiques de la destination ;
  • Des voyageurs aux profils multiples et changeants ; chaque personne doit être abordée individuellement ou en micro-segment ;
  • Le fort potentiel du tourisme urbain où il faut tenter de trouver l’équilibre afin de respecter la qualité de vie des citoyens ;
  • Au-delà du numérique – qui est omniprésent –, on vise la connaissance stratégique à travers de nouvelles données ou le big data.

Nouvelle vie, nouvelle approche concertée

Tel que mentionné par Signe Jungersted, directrice du développement de WoCo lors de la conférence de Destinations International en juillet à Montréal, les parties prenantes de l’industrie ont été consultées pour la réalisation de ce plan. Le plus grand défi a été de leur faire prendre conscience que le tourisme a déjà changé. Autre gain, elles ont accepté de ne plus mesurer la performance touristique qu’en termes de nuitées.

WoCo a également invité les résidents à participer au dialogue. Il importe d’avoir l’assentiment de la population pour cette démarche et de stimuler la fierté qu’ils éprouvent envers leur ville. Considérant que celles-ci représentent la principale attraction, la réussite repose sur la capacité à trouver l’équilibre et l’harmonie dans les interaction entre les citoyens et les visiteurs.

Cinq axes stratégiques vitaux

Le plan repose sur des orientations stratégiques (coordinates). Pouvant mener l’OGD bien au-delà de 2020, ces axes sont accompagnés de quelques stratégies qui seront constamment remises en question en fonction du contexte changeant. Les efforts seront orientés vers le partage d’information (shareability is king), la fidélisation de la clientèle, l’investissement aujourd’hui pour attirer de nouveaux marchés demain, la co-innovation avec les partenaires et une croissance qui s’appuie sur des individus (people-based growth).

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Source : Wonderful Copenhagen

Pour chacun des axes, le plan précise également ce qui ne sera pas ou cessera d’être fait. On mentionne enfin quelques actions concrètes pour 2017 et l’avis des parties prenantes sondées précédemment. On note ainsi l’appui de l’industrie sur ces aspects, mais aussi les éléments d’inquiétude à prendre en considération.

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Source : Présentation de Signe Jungersted, directrice du développement de WoCo lors de la conférence Destinations International

Prenons l’exemple du partage d’information (shareability is king). Dans le contexte où les médias sociaux augmentent la force et la portée du bouche-à-oreille dans le positionnement d’une destination, WoCo souhaite favoriser les conversations pertinentes. Pour ce faire, il entend notamment :

  • Développer l’intelligence d’affaires pour comprendre la situation et optimiser l’appropriation de la vision localhood : l’appréciation des visiteurs, la nature et la qualité de leur engagement ;
  • Aider les partenaires à créer des moments partageables ;
  • Encourager et diriger un storytelling continu au cours de l’année.

Les professionnels de l’industrie sondés appuient l’organisation dans l’abandon de sa fonction de superstar du marketing. Ils hésitent cependant à approuver son rôle exclusif de facilitateur. La démonstration de résultats concrets demeure à faire.

Puisque l’expérience authentique dépend des interactions avec la population, l’OGD vise aussi une croissance orientée autour des individus (People-based growth) et non seulement basée sur l’augmentation du nombre de touristes. Pour y arriver, WoCo souhaite, entre autres :

  • Assurer la collecte et l’analyse de données sur l’état d’esprit des visiteurs et des citoyens ainsi que des interactions entre eux ;
  • Impliquer davantage de parties prenantes (acteurs publics, planificateurs urbains, etc.) dans cette forme de croissance afin de réduire les irritants pour les touristes ;
  • Favoriser les moments de partage entre la population et les visiteurs.

On ne vise donc pas la croissance pour la croissance, mais plutôt un équilibre et une harmonie entre les citoyens et les visiteurs. Les intervenants et les résidents sondés ne perçoivent pas encore la destination comme saturée ou dans un contexte de tourisme de masse et souhaitent que l’OGD continue à attirer davantage de touristes.

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Source : Visit Copenhagen

Pour la majorité de ces orientations, la connaissance est une stratégie clé de WoCo. Il ne s’agit pas de colliger les données menant seulement aux indicateurs habituels, mais plutôt de comprendre l’état d’esprit des visiteurs et leurs interactions avec les citoyens. Le suivi des perceptions et des sentiments des résidents est pour eux essentiel afin de favoriser l’harmonie et l’envie de partager.

 

Source de l’image à la une : Unsplash

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Transport

Comment améliorer le tourisme à vélo en milieu urbain ?

Le tourisme à vélo est un secteur en croissance dont les retombées économiques sont importantes. Selon Vélo Québec, le cyclotourisme et le marché du vélo ont généré des dépenses de 1,2 milliard de dollars au Québec en 2015. De plus, cette clientèle dépense 6 % de plus dans la province que la moyenne des autres touristes d’agrément.

Considérant que le tourisme urbain est aussi en forte croissance et que la quête du mieux-être est une tendance dominante, certains organismes se sont interrogés sur les actions à entreprendre pour positionner leur ville comme destination de tourisme à vélo. Une étude publiée en 2017 par le réseau des Départements & Régions Cyclables (DRC) en France propose une multitude de recommandations afin de répondre à ces questions. En voici quelques-unes qui ont retenu notre attention.

Aménager la ville et la périphérie

Un aménagement de pistes cyclables de qualité permet d’amenuiser des freins importants pour les touristes à vélo. En effet, des voies qui ne sont pas sécuritaires, trop achalandées, difficiles d’accès ou entrecoupées peuvent affecter l’attractivité d’une ville pour les amateurs de mobilité douce.

À travers l’aménagement du réseau cyclable, des outils doivent être mis en place pour valoriser les sites qui bordent le parcours. Il est recommandé par le DRC d’utiliser une signalisation homogène, simple et précise sur l’ensemble du territoire de la ville et d’assurer une visibilité et une compréhension optimales.

Il ne faut pas hésiter à connecter le réseau urbain à un circuit qui s’étend plus loin que les limites de la ville. Si la connexion est faite, cela peut devenir un axe structurant pour les cyclistes et valoriser certains quartiers de la ville. Dans cette perspective, il est important d’établir un marquage de cet axe et de rendre accessible l’itinéraire avec des points touristiques d’intérêts.

Signalisation

Source : Unsplash

Développer les services

Une ville proposant plusieurs services aux touristes à vélo possède un pouvoir attractif sur ceux-ci. Dans le cas où elle est un arrêt dans un itinéraire cyclotouristique, offrir une connexion avec le réseau des transports collectifs est essentiel. Il s’avère alors intéressant de permettre l’embarquement des touristes avec leur vélo pendant les heures creuses dans les trains, le métro, les autobus, etc. De plus, l’installation de stationnements à vélos aux abords des stations ou des accès au transport en commun facilite le déplacement des touristes à travers leur itinéraire.

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 Source : Unsplash

Voici quelques suggestions concrètes du DRC concernant l’offre de services pour les touristes à vélo :

  • Créer un site d’accueil dans un lieu stratégique pour des services adaptés aux touristes à vélo ;
  • Inciter les sites touristiques et les hôtels à offrir des espaces de rangement sécuritaire pour le vélo et l’équipement (casques, sacs, etc.);
  • Installer des stationnements adaptés à plusieurs types de vélo à proximité des points touristiques importants ;
  • Accroître la location de vélos à usage touristique à des endroits stratégiques tels que les offices de tourisme ou les gares de train et d’autobus.

Se positionner comme LA destination

Une ville qui désire développer le tourisme à vélo doit adopter un positionnement fort. Selon le DRC, elle ne peut se contenter d’être le point de départ ou une étape dans un itinéraire. Elle doit montrer qu’elle est un véritable point d’accueil et de séjour tout en proposant une offre qui met en valeur son identité.

Conséquemment, le positionnement doit définir une identité cohérente et précise pour la ville tout en la valorisant par l’offre vélotouristique. De plus, il est suggéré d’entretenir son image envers les diverses clientèles utilisant le vélo et de cibler différentes actions pour celles-ci.

Développer l’offre

L’étude du DRC conseille plusieurs idées pour développer son offre de tourisme à vélo. L’une d’entre elles consiste à créer des itinéraires qui valorisent les patrimoines bâti, paysager et culturel et à ne pas hésiter à les inclure dans les propositions de séjour de type escapade urbaine. Aussi, encourager la création de visites thématiques, guidées ou non, permet de rejoindre une clientèle plus large qui n’est pas nécessairement adepte du vélo, mais qui cherche à découvrir la ville autrement. Enfin, combiner son offre avec celle d’un autre territoire ou d’un autre type d’activité permet d’offrir des séjours ou des balades plus complètes pour les amateurs de vélo.

Promotion et communication : les clés du succès

Tous les efforts pour devenir une destination phare du tourisme à vélo ne mènent à rien sans une communication et une promotion solides autour de l’activité. Des actions de qualité et une visibilité constante permettent de développer sa notoriété, que ce soit par :

  • La création d’activités et d’événements pour valoriser le vélo et son utilisation en ville ;
  • La promotion de l’offre régionale et nationale auprès de la presse, un réseau d’ambassadeurs, des voyagistes et des influenceurs ;
  • La mise en place d’une section informative dédiée au tourisme à vélo sur le site des villes et des organisations responsables du développement touristique du secteur : offre, services, séjours, modes de transport collectif et outils disponibles ;
  • La planification de la communication et de la promotion sur de multiples supports et en plusieurs langues ;
  • La transmission d’informations claires et cohérentes aux touristes lors de la planification de leur séjour et une fois à destination.

Plusieurs villes européennes ont développé leur notoriété en ce qui a trait au tourisme à vélo en milieu urbain. Les villes de Copenhague et d’Amsterdam sont d’ailleurs reconnues mondialement comme destination pour les amateurs de vélo; tout comme Portland, en Oregon, qui se proclame « Bike City, USA ». 

Le tourisme à vélo en ville s’inscrit dans la tendance qui vise à offrir aux visiteurs, avides d’expériences inédites, une nouvelle perspective pour la découverte d’un milieu urbain.

De votre côté, comment contribuez-vous à mettre en valeur le tourisme à vélo?

Source de l’image à la une : pexels

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Marketing

Penser différemment les cartes touristiques

L’organisme de marketing touristique d’Helsinki, en Finlande, propose des cartes thématiques originales et attractives. De forme carrée, le dépliant qui se déploie en un plan de la ville avec une foule d’informations liées au même thème est à l’image de la destination : imprégné par le design.

Pour le visiteur d’un jour

Le dépliant qui s’intitule Day in Helsinki présente notamment un plan avec une proposition de circuit à pied. Tout s’y trouve pour maximiser l’expérience en une seule journée. En plus de la liste des principales attractions, on y trouve des recommandations, une liste d’éléments typiques à cocher, mais aussi des secrets bien gardés, les meilleurs endroits pour faire des égoportraits, les lieux privilégiés pour admirer le panorama de la ville, un glossaire de quelques expressions finnoises et bien d’autres renseignements utiles. Malgré la grande quantité d’informations incluses, la présentation demeure agréable grâce à l’utilisation judicieuse de pictogrammes.  

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Source : Visit Helsinki

Quatre thématiques de cartes touristiques

Chacune des quatre cartes disponibles à ce jour est conçue différemment pour correspondre adéquatement au thème. Le plan intitulé Helsinki for Kids propose notamment deux circuits en tram qui permettent de découvrir un grand nombre d’attraits susceptibles d’intéresser les tout-petits. La carte Urban Nature identifie les parcs et les jardins, mais aussi les piscines extérieures, les plages et les quais ainsi que les lieux tranquilles. Enfin, Food Helsinki illustre l’offre culinaire par quartier, selon diverses catégories (local, wild, urban, slow, etc.), ainsi qu’une multitude d’informations comme les produits saisonniers offerts selon le mois.

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Source : Visit Helsinki

Voilà une belle façon de rassembler l’offre touristique et de la présenter de façon amusante et efficace, pour mieux servir la clientèle selon ses différents besoins.

Image à la une : Visit Helsinki

 

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Hébergement Produits et activités

La tendance est au camping urbain

Rapprocher le camping de la clientèle potentielle pourrait certainement favoriser une plus grande pratique de cette activité en général. Mais qu’il s’agisse de former une relève de campeurs, d’accommoder les convertis ou de proposer une expérience mémorable et hors de l’ordinaire, l’offre urbaine en matière de camping se multiplie et est de plus en plus éclatée. En voici quelques exemples.

 

Au bord de la Seine, à Paris

En juin 2016, le groupe Huttopia inaugurait sous sa bannière Indigo le Camping Paris Bois de Boulogne. Créé dans les années 1950, il a subi d’importants travaux de rénovation et de végétalisation. Il compte désormais 410 emplacements contre 600 auparavant. En plus des sites pour tentes et pour véhicules récréatifs, le glamping (glamourous camping) y est à l’honneur : on propose en location quelque 70 unités d’hébergement, une vingtaine de tentes et de lodges ainsi que deux caravanes de marque Airstream. Seul terrain de camping situé sur le territoire parisien, il enregistre environ 250 000 nuitées par année.

 

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Source : Camping Indigo Paris Bois de Boulogne

Dans les bois… à New York

Un ancien aéroport municipal de la ville de New York, situé dans le sud du quartier Brooklyn, compte aujourd’hui une quarantaine d’emplacements de camping (32 pour tentes et 9 pour véhicules récréatifs). Le camping Floyd Bennett Field est géré par le National Park Service américain et propose des emplacements de camping traditionnels, avec feux de camp, BBQ au charbon de bois et table à pique-nique. On peut aussi y pratiquer plusieurs activités de plein air comme la randonnée, le tir à l’arc et le kayak, et il est possible de s’y rendre en transport en commun. Il s’agit du seul terrain de camping permanent des cinq quartiers de New York.

 

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Source : Floyd Bennet Field, National Park Service

Camping de luxe à Halifax

En Nouvelle-Écosse, une offre alliant tourisme culinaire, plein air et glamping a été concoctée par Kayak Halifax et McNabs and Lawlor Islands Provincial Park. Les clients qui se procurent le forfait d’une nuitée, disponible seulement durant deux semaines en août, ont droit à une visite exclusive de l’archipel en face de Halifax. Le forfait comprend tous les repas, une randonnée guidée à pied et en kayak, la visite d’un site historique, l’animation de la soirée et une nuitée en camping sur l’une des îles dans une tente confortablement meublée. Les repas sont préparés par des chefs de la région qui mettent en valeur les produits locaux. L’esprit du camping y est en vedette avec feu de camp, musiciens locaux ainsi que contes et légendes à propos des mystères des îles. Ce forfait unique se détaille à 750 $. La vidéo suivante le présente.

 

Dans les hauteurs de San Francisco

L’ancien site militaire Presidio a subi une transformation importante en 2010 pour offrir deux emplacements de camping pour des groupes de 30 personnes, en tente seulement. La localisation et les services du Rob Hill Campground en font un excellent lieu pour une initiation au camping. Les clients peuvent apporter leur propre équipement ou louer le nécessaire sur place. Il s’agit du seul camping à San Francisco.

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Source : The Presidio

Un projet de haltes-camping pour Montréal

Un regroupement composé de six organismes québécois* souhaite développer un réseau reliant la Route verte et d’autres pistes cyclables ainsi que la Route bleue du Grand Montréal, afin de constituer une offre qui fera de la région montréalaise une destination de plein air urbain par excellence. À cet égard, un projet-pilote prévu sous peu consiste à mettre en place un réseau de haltes-camping en périphérie de l’île. Cinq sites de camping dans quatre grands parcs montréalais ont été retenus par la firme de design urbain B3. Ils sont tous accessibles par les réseaux cyclables et navigables de la métropole :

  • parc-nature du Cap-Saint-Jacques
  • parc nature du Bois-de-Liesse
  • parc nature de la Pointe-aux-Prairies
  • parc René-Lévesque et port de plaisance de Lachine

Selon le regroupement, cette étude exploratoire a pour but de mener à l’implantation de sites de camping permanents à Montréal. Cette offre s’ajouterait ainsi à celle aménagée depuis peu au parc national des Îles-de-Boucherville, situé à deux pas de la ville, et qui est accessible en transport en commun. 

 

*Montréal physiquement active, AccèsFleuve/Comité ZIP Ville-Marie, la Fédération québécoise du canot et du kayak (FQCK), le Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement (GUEPPE), Vélo Québec et la Ville de Montréal.

Glamping dans le Vieux-Port

Dormir au pied du Silo no 5 en formule prêt-à-camper, dans une minimaison ou dans un bateau, c’est ce qu’offre le Village des Écluses, dans le Vieux-Port de Montréal. Les clients sont hébergés en plein cœur de l’action urbaine. Il s’agit certainement d’une excellente façon de créer un séjour mémorable. Ce projet, mis sur pied en partenariat notamment avec Parcs Canada, intègre également certains éléments historiques de Montréal.

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Source : Village des Écluses

Des formules insolites

Le charme et l’esprit du camping et du plein air stimulent la créativité urbaine et plusieurs offres qui s’y rattachent voient le jour. Bivouac NYC en est un bel exemple. Il s’agit d’une expérience de camping sur le toit d’un édifice new-yorkais où six abris de toile hébergent les visiteurs. À Melbourne, le concept du camping sur un toit d’édifice est également à l’origine du projet de St Jerome’s The Hotel*, mais dans un format beaucoup plus luxueux. À Amsterdam, l’événement bisannuel UrbanCampsite met en vedette des unités d’hébergement qui marient le camping et l’art. Il est possible de passer la nuit dans l’une ou l’autre de ces créations en réservant sur le portail d’Airbnb.

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Source : St. Jerome’s The Hotel

Le plein air en ville

Offrir de la nature en ville, faire vivre des expériences hors du commun, proposer du « glamourous camping » ou du glamping, voilà des tendances qui se déploient parfaitement à travers le camping urbain. Il s’agit d’une excellente façon de faire vivre la ville autrement.

 

Image à la une : Kayak Halifax

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Hébergement

Des silos à grains reconvertis en hôtel haut de gamme

Inutilisés depuis 2001, les silos à grains du vieux-port de Cape Town ont trouvé une seconde vie. Le groupe hôtelier Royal Portfolio a aménagé l’hôtel haut de gamme The Silo dans l’ancienne section de l’élévateur à grains du complexe. Le design reflète la mémoire du lieu et laisse son empreinte dans le paysage urbain de la ville. La structure de six étages a été bonifiée par l’ajout d’imposantes baies vitrées. Leur disposition et leur géométrie permettent au bâtiment de se transformer telle une lanterne la nuit venue. En plus d’offrir un centre sportif et un spa, l’hôtel propose à ses clients un restaurant directement sur son toit. Les 28 chambres ont été aménagées au-dessus des cellules de stockage du silo qui deviendront, quant à elles, un musée d’art contemporain qui ouvrira ses portes en septembre 2017. Des tours guidés seront proposés aux clients de l’établissement. 

La construction de cet hôtel est l’un des nombreux exemples de réutilisation de silos industriels. En effet, Marseille a transformé le silo d’Arenc en salle de spectacles polyvalente et Helsinki a métamorphosé de vieux silos à l’huile en phares interactifs géants. Le Silo no 5 du Vieux-Port de Montréal a inspiré plusieurs projets, mais aucun n’a abouti. Le plus récent est celui proposé par la Société du Vieux-Port de Montréal dans le cadre d’un plan de revitalisation du secteur. Le Silo no 5 serait transformé en tour d’observation et une partie serait détruite pour faire place à un grand espace public.

Pour l’instant, la seule mise en valeur prévue sera orchestrée par le Musée d’art contemporain de Montréal qui projettera des textes de Leonard Cohen sur les murs, dès le 7 novembre prochain.

Quel(s) projet(s) voyez-vous prendre forme dans le Silo no 5 ?

Source de l’image à la une : © The Royal Portfolio

Écrit en collaboration avec Julie Payeur

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Technologies

La ville du futur sera-t-elle un terrain de jeu?

Lors du colloque « Ludifier la ville », organisé par le Partenariat du Quartier des spectacles en février dernier, plusieurs intervenants ont exposé comment la ville et ses espaces urbains peuvent devenir des lieux où l’on peut vivre des expériences ludiques variées. Nous avons retenu les exemples de Playable City, qui place le jeu et les gens au cœur de la ville.

La ludification c’est « l’application des mécaniques propres aux jeux, notamment aux jeux vidéo, à diverses disciplines (…) pour inciter de façon ludique les utilisateurs à adopter un comportement souhaité 

La ludification c’est « l’application des mécaniques propres aux jeux, notamment aux jeux vidéo, à diverses disciplines (…) pour inciter de façon ludique les utilisateurs à adopter un comportement souhaité », d’après l’Office québécois de la langue française.

Se réapproprier la ville

D’entrée de jeu, l’animateur Marc-André Carignan, chroniqueur spécialisé en design urbain et en architecture, nous parle de la ville comme terrain d’expérimentation qui vise divers objectifs, tels que :

  • S’informer… sur l’histoire avec Cité Mémoire;
  • Surprendre… en marquant le territoire, par exemple avec des ruelles qui deviennent des œuvres d’art colossales comme à Vancouver (voir l’image plus bas dans le texte) ou de magnifiques ruelles vertes telles que celles de Montréal ;
  • Sensibiliser… à la sécurité avec ces lumières de circulation « dansantes » (voir la vidéo) qui divertissent les piétons en attente aux feux de circulation. Cette installation ludique a fait grimper à 81 % le nombre de piétons qui se sont mis à attendre patiemment la lumière au lieu de traverser la rue à tout moment ;
  • S’amuser et bouger… pour augmenter le sentiment d’appartenance et interagir avec sa ville ;
  • Vendre… des produits à l’aide de concepts originaux intégrés dans le matériel urbain comme ces panneaux d’affichage offrant un massage aux personnes qui attendent l’autobus dans un abribus de Bogota en Colombie (voir la vidéo)
  • Socialiser… à l’aide de matériel urbain comme avec les bascules de la place des Festivals

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Ruelle de Vancouver ; source : Métro

La ville du futur: Playable City

Hilary O’Shaughnessy, de Bristol en Angleterre, a présenté Playable City, un concept qui réutilise les infrastructures urbaines existantes et se réapproprie les technologies innovantes mises sur pied dans les villes intelligentes afin de créer des interactions entre la ville et ses habitants.

Playable City encourage les échanges entre les villes, et a contribué à la création de projets à Lagos, Tokyo, Sao Paulo, Bristol et Austin. Mme O’Shaughnessy a également présenté plusieurs initiatives qui ont su se démarquer dans le cadre du concours international annuel Playable City Award; en voici quelques exemples.

Quand le matériel urbain prend vie 

Hello Lamp Post a vu le jour à Bristol en 2013, où il a remporté le Playable City Award. Il s’agit d’un projet ludique qui permet d’échanger des messages textes avec du mobilier ; un lampadaire, une boîte aux lettres, un parcmètre, une borne d’incendie, ou même un monument, en utilisant un code d’identification déjà présent sur l’objet en question.

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Source: Pan Studio

S’engage alors une discussion reprenant à l’occasion des informations fournies par de précédents joueurs sur des thèmes variés. Hello Lamp Post vise à changer le regard des résidents, et pourquoi pas des touristes, sur leur environnement en créant des souvenirs agréables et inattendus. Depuis, le concept s’est étendu à plusieurs villes, dont Tokyo, Austin et Bordeaux (voir la vidéo ci-après).

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 Source : Hello Lamp Post Bordeaux

Quand on s’amuse avec les ombres 

Le projet Shadowing a été présenté à Bristol durant six semaines à l’automne 2014. Les gens ont déambulé dans les rues de la ville, certaines parmi les moins fréquentées, à la recherche des huit lampadaires clandestins, jouant, dansant et façonnant leurs ombres sous ces lumières qui les captaient puis les enregistraient. Ces ombres étaient ensuite projetées sur le sol pour le bonheur des passants. Le but des deux créateurs de ce projet : créer des interactions inopinées entre les personnes qui partagent un même environnement urbain. Pour mieux comprendre le concept, visionnez la vidéo de Shadowing Tokyo.

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Source : BBC News

Dans le même esprit, les URBANIMALS, sont des animaux d’Origami projetés sur les murs et le sol dans des parties peu fréquentées de la ville au gré des personnes qui passent ou qui s’arrêtent pour interagir avec eux.

« Le jeu c’est tout ce qu’on fait sans y être obligé », Mark Twain.

D’ailleurs, ils possèdent une personnalité qui leur est propre. Les dauphins aiment sauter avec les gens, le lapin est très timide, le scarabée tente de faire son travail malgré toutes les distractions fournies par les habitants qui interagissent avec lui, tandis que le kangourou effronté effectue quelques sauts sous l’œil amusé des passants.

« Le jeu c’est tout ce qu’on fait sans y être obligé », Mark Twain.

Quand attendre devient un jeu d’enfant

Stop, Smile, Stroll est le grand gagnant de l’édition 2016 du Playable City Award. Il s’agit d’un projet ludique qui vise à transformer les passages piétonniers en expériences multisensorielles. Les juges ont été particulièrement enthousiasmés par l’importance qu’accordent les concepteurs à la cocréation avec les communautés locales, qui sont invitées à soumettre leurs idées d’animation.

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Source : Playable City

En appuyant sur le bouton qui leur permet de traverser la route lorsque les feux de circulation tournent au vert, les piétons verront leur passage s’animer de sons, de lumières et d’images. Les passants et même les gens dans les voitures seront invités à participer autant qu’ils le souhaitent.

Animer la ville, la rendre vibrante et différente. Jouer, s’amuser, se réapproprier le matériel urbain, l’habiter, interagir, quoi de plus authentique qu’une population qui sort de chez elle et habite réellement sa ville, été comme hiver !

 Source de l’image à la une : ©Atomic3

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Produits et activités Tendances

Comment faire jouer vos clients

La nostalgie, l’idée surtout de se soustraire du monde des adultes et de ses responsabilités, l’espace d’un instant, charme un nombre grandissant de personnes. Comme le souligne madame Husni Bey, spécialiste en thérapie par le jeu, jouer permet de libérer le stress et de déconnecter, tout en favorisant le développement de l’optimisme, de l’estime de soi et de l’épanouissement personnel. L’industrie touristique se prête bien au jeu, surtout si ce dernier permet de décrocher et de passer du bon temps avec les proches. 

Colorier à l’hôtel, au spa, en congrès

L’une des tendances les plus remarquables à cet égard est celle du coloriage. En 2016 aux États-Unis, douze millions de cahiers à colorier pour adultes ont été vendus. Colorier est une pratique qui détend le corps et l’esprit. On observe d’ailleurs une multiplication des ateliers de coloriage dans les spas et dans certains hôtels. C’est aussi une activité qui se répand en congrès pour favoriser l’interaction entre les participants.

L’hôtel Gladstone à Toronto offre plusieurs activités créatives comme le coloriage, la conception de collages ou encore de bracelets de l’amitié. Le Yotel de New York s’est associé à un artiste afin de créer un cahier à colorier inspiré de la marque et de la ville. Il est vendu à l’hôtel, mais les clients peuvent également télécharger ses images, les colorier et prendre en photo le résultat pour le partager sur les médias sociaux avec le mot-clic #YOTELMasterpiece.

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Source : Gladstone Hotel

L’appel de la cabane dans les arbres et des camps de vacances

L’année dernière, Airbnb publiait une liste des dix offres les plus populaires sur son portail Web. Trois d’entre elles, dont celle qui arrive au premier rang, étaient des cabanes perchées. Alliant nature et confort, ces unités d’hébergement insolite continuent de séduire ceux qui rêvent de retourner en enfance, le temps d’une ou deux nuits. Cette offre s’est développée depuis quelques années et interpelle une clientèle diversifiée grâce à des événements d’entreprises, des réceptions de mariage et des visites guidées des lieux.

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Source : TreeHouse Point 

Au Québec, des produits originaux comme Kabania, dans la région de Lanaudière, Les Refuges Perchés dans les Laurentides ou l’entreprise écotouristique Canopée Lit au Saguenay ont vu le jour. Cette dernière, qui offre des cabanes et des bulles perchées en forêt, a également recours à l’esprit du jeu sur son site Web qui s’apparente à une planchette animée de jeu de société.

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Source : Canopée Lit 

Le développement des camps de vacances pour adultes n’est pas étranger à cette nostalgie de l’enfance. Au Camp Grounded, un camp californien spécialisé en désintoxication numérique, on joue aux Legos, on fait des étampes avec des pommes de terre, des masques en papier mâché et l’on marche avec des échasses.

Jouer dans l’espace public

Les glissades sont vectrices de bonne humeur. Que ce soit pour dévaler une rue enneigée, tel que le proposait l’événement de Lévis Attache Ta Tuque, pour descendre quelques étages d’un gratte-ciel dans le Skyslide à Los Angeles ou encore pour animer une place publique en hiver à Montréal, la glissade a le vent en poupe.

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Source : Facebook

Pour les coeurs d’enfant

Les piscines à balles pour adultes se taillent aussi une place dans l’univers du divertissement. À l’occasion du Sydney Festival, les participants ont été invités à plonger dans un bassin d’un million de balles en plastique recyclé. Le projet The Beach a provoqué la surprise en conviant les adultes à se comporter comme des enfants. Conçu pour les 5 à 85 ans, The Beach a su séduire un large spectre de participants. La vidéo ci-dessous illustre l’enthousiasme généré par cette installation.

Vidéo : YouTube

En mars 2016, un château gonflable lumineux, conçu exclusivement pour les adultes, a été installé à Londres durant trois jours à côté du Tower Bridge. Les responsables du Bouncingham Palace encourageaient les participants à s’y donner à cœur joie et les plus dynamiques ont remporté des prix. En 2017, le plus grand jeu gonflable au monde sera érigé (ou gonflé) à Hyde Park, toujours à Londres, pour accueillir les adeptes (de douze ans et plus) des parcours à obstacles. La vidéo ci-dessous montre l’ampleur du module gonflable que l’on nomme The Beast.

Vidéo : YouTube

On joue en réunion, en conférence

Le tourisme d’agrément se prête naturellement à cette tendance, mais les événements d’affaires sont aussi touchés par ce mouvement. Déjà, les milieux de travail dynamiques aménagent des espaces de jeu pour les employés, afin de stimuler leur créativité. Les réunions et les congrès profitent aussi de ce principe. Jouer ouvre l’esprit, facilite les interactions et prédispose au processus d’idéation. Se balancer en réunion? L’entreprise en design de meubles Duffy London y a pensé et propose des modèles de tables avec balançoires.

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Source : Duffy London

La conférence annuelle C2 Montréal met largement en pratique de façon originale le concept du jeu, que ce soit en invitant les gens à s’asseoir sur une chaise dans un filet suspendu à 5,5 mètres au-dessus du sol ou à se lancer dans un contenant rempli de balles.

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Source : C2 Montréal

Le jeu favorise l’évasion, il laisse libre cours à l’imagination. Il permet de faire vivre une expérience, ou du moins il contribue certainement à l’enrichir lorsqu’intégré habilement. Offrir une ardoise pour dessiner, des balançoires ou des blocs Legos; il suffit parfois de peu pour permettre à un invité de retrouver son cœur d’enfant.

 

Analyse rédigée en collaboration avec Kathleen Murphy

 

Image à la une : © Pixabay

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Produits et activités Tourisme durable

De petites villes utilisent leurs atouts pour se revitaliser

De nombreuses villes qui se sont développées autour d’une seule industrie durant plusieurs décennies, ont vu ce secteur d’activité s’effriter ou des entreprises phares quitter la région. Affligées par les effets de l’étalement urbain, ces petites villes se sont retrouvées avec des centres-ville désertés. Certaines ont surmonté ce passage à vide, non sans efforts, pour connaître aujourd’hui de beaux succès et une notoriété sur le plan touristique. Une étude américaine de la United States Environmental Protection Agency rassemble plusieurs exemples de réussite.

Voici les cas de Paducah, dans l’État du Kentucky et de Roanoke en Virginie.

Paducah mise sur les arts et la culture

Dans les années 1980, la municipalité de Paducah (25 000 habitants) souffre d’un manque de vitalité économique et assiste à l’exode de sa population vers la banlieue. Le centre-ville, composé en grande partie de bâtiments historiques, enregistre un taux d’inoccupation de 70 %. La criminalité rend le lieu d’autant moins fréquentable.

Revitalisation petite ville arbres batiments historique

Source: Calebism

En 1988, la mairesse ainsi que plusieurs partenaires publics qui formeront le Paducah Renaissance Alliance, considèrent alors que le succès de la ville passe par un centre-ville en santé. On choisit de redorer le blason de Paducah en misant notamment sur ses atouts, dont son secteur historique, la « Renaissance Area ».

Impliquer les artistes 

L’un des éléments phares de l’approche consiste à valoriser les institutions culturelles qui ont le potentiel de drainer de l’activité dans le secteur. Le National Quilt Museum, inspiré par des résidents passionnés de matelassage, la Paducah School of Art and Design et le Luther F. Carson Four Rivers Center qui accueille des spectacles d’envergure voient le jour. Quelque 665 000 personnes provenant des quatre coins du pays ont assisté à l’un de ses événements dans les cinq ans qui ont suivi son ouverture.

Les efforts de revitalisation d’un secteur résidentiel central de la ville sont également notables. La Ville a consenti à vendre à des artistes pour la somme de 1 $ plusieurs immeubles qui devaient être entièrement rénovés. Des programmes de subvention et des ententes pour des loyers peu élevés ont permis au secteur de renaître et d’attirer des gens de partout, grâce aux ateliers et aux galeries d’art qui y ont vu le jour. D’autres types de commerces, comme des restaurants, des cafés, des boutiques se sont ensuite greffés au paysage pour combler les désirs de cette nouvelle affluence.

Revitalisation petites villes artistes

Source : Noah Adams/NPR

Ville créative de l’UNESCO 

En 2007, une étude menée par Americans for the Arts révèle que les organisations artistiques et culturelles à but non lucratif ont généré près de 40 millions de dollars américains en activités économiques dans la grande région de Paducah. Durant cette même année, plus de 400 000 personnes ont assisté à des événements culturels; 38 % d’entre elles provenaient de l’extérieur de l’État.

Jusqu’en 2010, environ 100 millions USD ont été investis dans le centre-ville de Paducah, dont la moitié venant du milieu privé. Les efforts de la Paducah Renaissance Alliance ont contribué à :

  • l’ouverture de 234 nouvelles entreprises;
  • attirer plus de 70 artistes qui ont rénové des bâtiments abandonnés;
  • la création de 1 000 nouveaux emplois;
  • la rénovation de 119 bâtiments;
  • une chute du taux d’inoccupation des bâtiments de 70 % à 14 %;
  • l’amélioration drastique de la qualité de vie;
  • une hausse considérable de la fréquentation et des dépenses touristiques;
  • la désignation par l’UNESCO, en 2013, de Paducah comme ville créative dans la catégorie : « artisanat et arts populaires ». Une reconnaissance bien méritée après plus d’une décennie d’efforts et d’investissements dans les arts et la culture.

Roanoke table sur le plein air

Dans les années 1980, la ville de Roanoke (98 465 résidents) voit plusieurs entreprises quitter son centre-ville, dont un siège social important (Norfolk & Western Railway) entraînant du même coup une série de pertes d’emplois. Les résidents quittent le centre-ville pour la banlieue et de nombreux bâtiments sont laissés à l’abandon.

Avec une situation géographique unique en Virginie, dans une vallée le long du Blue Ridge Parkway, une zone qui relie des parcs nationaux et le sentier des Appalaches, le plein air comme outil de développement économique s’impose.

Les autorités s’engagent alors à :

  • réaménager le centre-ville;
  • faire des loisirs de plein air un moteur économique;
  • créer un centre de recherche biomédical et un carrefour technologique.

 

Un dynamisme renouvelé 

Des programmes d’incitatifs à la rénovation ont été mis en place. La Ville a offert des subventions pour l’amélioration des espaces publics et des parcs urbains. Elle a contribué à créer un partenariat entre une organisation biomédicale, le collège Virginia Tech et University of Virginia pour la création du Carilion Biomedical Institute. La Carilion Clinic, un hôtel et une école médicale ont ensuite été construits. Mais pour attirer des résidents et des entreprises, il fallait procéder à l’amélioration du cadre de vie :

  • Entre 1995 et 2012, 42 km de voies vertes ont été aménagées dans la ville et ses alentours;
  • Un réseau cyclable permettant de sécuriser la pratique du vélo en ville et de la rendre plus attirante est développé;
  • Entre 2008 et 2010, la Ville place sous sa protection près de 5 000 hectares afin de préserver, notamment, des milieux de vie sauvage et certains panoramas;
  • En 2002, la Ville vise à obtenir une canopée d’arbres couvrant 40 % de sa superficie en dix ans; En 2010, 48 % du territoire est couvert d’arbres.

Le centre-ville de Roanoke a changé drastiquement depuis 2000. Alors que seulement une poignée d’individus y habitaient, quelque 1 200 résidents y ont élu domicile à ce jour. Entre 2009 et 2012, 25 restaurants se sont ajoutés, plusieurs d’entre eux ont profité de l’engouement pour les produits locaux en mettant de l’avant ceux disponibles au marché de fermiers de Roanoke.

L’organisme Smarter Travel a désigné Roanoke comme l’une des dix meilleures petites villes en croissance.

Revitalisation plein air Roanoke velo

Source : Visit Roanoke

Tactiques gagnantes

Chaque ville est unique. Une recette gagnante dans un cas peut se révéler un échec dans un autre. L’étude de la U.S. Environmental Protection Agency (EPA) expose quelques tactiques communes aux municipalités étudiées.

  • Identifier et utiliser les meilleurs atouts existants (paysage/ressources naturelles, plein air, bâtiments historiques, institutions culturelles) pour développer une économie résiliente;
  • Engager tous les membres de la communauté pour planifier l’avenir;
  • Tirer avantage de tout financement externe;
  • Créer des incitatifs au développement;
  • Encourager les investissements dans la communauté;
  • Faciliter la coopération au sein de la communauté et à travers la région;
  • Favoriser un environnement sain et de qualité.

Chaque milieu peut adapter ces éléments en regard de ses propres caractéristiques. Les petites et moyennes villes attirent par ce qu’elles ont d’authentique à offrir. Quels sont les atouts de votre ville?

Image à la une : Cooltown Studios

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Produits et activités

Accroître la popularité des sports nautiques

Au Québec, les sports nautiques font partie des activités identifiées dans la Stratégie touristique du Saint-Laurent. Le nautisme est en effet l’un des produits prioritaires, car il représente un avantage concurrentiel et il répond à la demande des marchés cibles hors Québec. En développant les sports nautiques moins connus, le Québec peut consolider ce positionnement et se différencier des marchés concurrents. Voici des projets favorisant l’accessibilité et l’attractivité des sports nautiques méconnus des touristes.

Le surf, un produit d’appel même pour les débutants

L’industrie du surf se taille une place au Québec. Selon PMB 2015, 102 000 Québécois possèdent ou louent une planche à voile ou de surf, soit une hausse de 120 % en cinq ans. Il existe de nombreux lieux de pratique en eau vive, sur les rivières et le fleuve. À Montréal, les populaires vagues à surf de l’Habitat 67 et de la « vague à Guy » du Parc-des-Rapides attirent chaque année entre 18 000 et 25 000 surfeurs, selon la Fédération québécoise de canoë-kayak d’eau vive (qui s’occupe aussi du surf).

Pour faire découvrir cette activité aux novices, deux centres de surf intérieur ont ouvert au Québec dans les dernières années. Il s’agit de Maeva Surf à Laval, et Oasis Surf à Brossard (voir vidéo ci-dessous). Ce dernier, qui abrite un bar-restaurant et organise des événements corporatifs, a attiré 50 000 clients en 2015.

Il existe aussi des parcs à surf dans des bassins extérieurs, comme le NLand Surf Park au Texas et le Surf Snowdonia Adventure Parc au Pays de Galles (voir photos ci-desssous). Ce dernier est un lagon artificiel équipé de la technologie Wavegarden permettant de créer les plus longues vagues artificielles au monde (300 mètres). Le site propose de multiples activités d’aventure aquatiques, des hébergements en pods, un bar, un café et un restaurant, ce qui en fait un véritable produit touristique. De plus, des forfaits de consolidation d’équipes sont proposés pour les groupes.

surf snowdonia adventure parc au pays de galles

Sources : Contemporist et Instagram

Le surf en eau froide, produit à développer au Québec?

Le surf se pratique en hiver dans des régions éloignées du Québec telles que la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et la Côte-Nord, où les sportifs affrontent les vagues glacées du Saint-Laurent et de son golfe. La province a de nombreux atouts pour devenir une destination prisée pour le surf en eau froide, à l’instar d’autres régions éloignées du globe telles que les îles Lofoten en Norvège.

La province a de nombreux atouts pour devenir une destination prisée pour le surf en eau froide

Pour éviter que cette activité ne reste réservée à une poignée d’aventuriers, la Norvège a mis en place une offre touristique. Le complexe Unstad Arctic Surf, au bord de la mer arctique, est une école de surf ouverte à l’année. Elle dispose d’un camping, de chalets et d’un spa, organise des camps de trois jours et propose plusieurs types de forfaits, même en hiver. Certains incluent les transferts de l’aéroport, le transport aux différents lieux de surf, l’hébergement, les repas et l’équipement.

unstad arctic surf mer arctique

Source : Unstad Arctic Surf

Le kayak de mer, une offre complémentaire et originale

Certains acteurs offrent une expérience de kayak de mer distinctive en tirant profit d’autres attraits, installations ou tout simplement des éléments naturels. Observer les baleines en kayak dans la région de Tadoussac est un produit populaire dans le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et est proposé par plusieurs entreprises touristiques et inclus dans des forfaits de voyagistes. Mais il y a un potentiel de développement pour ce produit de niche. Par exemple, l’école KSF, basée à Montréal, organise des sorties de groupe en été pour assister aux feux d’artifice Loto-Québec ou encore admirer la pleine lune.

kayak de mer ecole ksf montreal

Source : KSF

L’entreprise d’activités d’aventure Katabatik située dans la région de Charlevoix propose un forfait d’une demi-journée de kayak hivernal. Organisée à la fin de l’hiver, l’excursion permet de s’approcher de la banquise, des phoques, et de contempler les falaises glacées.

kayak hivernal charlevois katabatik

Source : Katabatik

Pour attirer les visiteurs, l’accessibilité d’un produit va de pair avec son attractivité. À Minneapolis, un projet pilote a vu le jour afin d’encourager les touristes urbains, mais aussi les résidents, à pratiquer le kayak. Mississippi River Paddle Share est le premier service de partage de kayaks situé dans un parc national. Une trentaine de bateaux sont mis à disposition dans quatre stations prévues à cet effet aux abords du fleuve Mississippi et de la ville. Les réservations se font sur le site Web où l’utilisateur choisit un jour et une plage horaire et reçoit un code d’accès qui lui permet d’ouvrir un casier contenant le kayak, la rame et le gilet de sauvetage. Il peut se rendre d’un point de chute à l’autre et continuer son excursion grâce aux stations de vélos en libre-service de la ville, situées à proximité.

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Source : Mississippi River Paddle Share

Promouvoir les sports nautiques par les festivals

La pratique de la planche à pagaie (SUP) est en forte hausse. Selon l’organisme Outdoor Foundation, le nombre de participants aux États-Unis est passé de 1,1 million en 2010 à 2,8 millions en 2014. Le Paddlefest O’Soleil est un nouvel événement nautique qui a lieu chaque été au lac Saint-Jean, sur le site de la Coopérative O’Soleil, un café-bistro qui organise des activités de planche à pagaie (SUP) et de kite surf sur le lac. Le but de l’événement est de promouvoir la pratique de ces sports moins connus par des courses et des démonstrations.

kitesurf et planche a pagaie paddlefest osoleil

Source : Facebook

Une voie à poursuivre pour le Québec

Au Québec, plusieurs facteurs favorisent le développement de l’offre touristique autour des sports nautiques émergents : les nombreux centres de location d’équipement, le développement du Sentier maritime du Saint-Laurent, les projets de création de vagues à surf artificielles, l’omniprésence des voies d’eau et la structuration grandissante du secteur nautique grâce au programme Québec Stations Nautiques de l’Association Maritime du Québec.

Avez-vous d’autres idées pour développer ces pratiques ?

 

Source de l’image à la une : © Jean-François Hamelin/QuébecOriginal

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Technologies

Quand le numérique répond aux enjeux d’une destination

Plusieurs intervenants des 12e Rencontres Nationales du eTourisme institutionnel (ET12) qui se sont tenues à Pau en France, les 19 et 20 octobre derniers, ont présenté leurs stratégies numériques pour répondre à un besoin de la destination par le biais d’une application, d’une plateforme Web ou encore des réseaux sociaux.

Professionnalisation des saisonniers

Afin de former les employés saisonniers et d’en faire des ambassadeurs de la destination, la start-up Good Morning Saisonniers a développé une application mobile délivrant du contenu pédagogique de manière ludique tout au long de la saison, quatre fois par semaine. Ce contenu se présente sous forme de messages, de jeux-questionnaire et de photos pour informer l’utilisateur des caractéristiques du territoire et techniques d’accueil pour améliorer la relation client. Les meilleurs saisonniers reçoivent des cadeaux et des rabais chez les commerçants. Un autre objectif de la start-up est de fédérer cette main-d’œuvre en créant une communauté à l’aide d’un groupe Facebook privé. En 2016, la formation a été préparée et testée dans cinq stations balnéaires françaises.

start up good morning saisonniers

Source : SlideShare

Dans la même veine, l’office de tourisme de Sarlat Périgord Noir développe actuellement un DOOC (Destination Open Online Courses), une formation en ligne ouverte à tous pour les saisonniers. Une plateforme diffusera du contenu pour mieux connaître la destination. Ce service sera mis en place conjointement avec l’organisme local pour l’emploi. Le projet a été élaboré durant les ETLab où plusieurs participants des ET12 ont partagé leurs réflexions et leurs conseils. S’inspirant des idées qui en sont ressorties, l’office souhaiterait, entre autres, impliquer les employeurs en les incitant à reconnaître les connaissances acquises durant la formation.

Conseil et assistance aux visiteurs en tout temps

Durant l’événement, un riche échange d’idées a eu lieu sur le développement des expertises et l’automatisation des tâches grâce à l’intelligence artificielle (IA). De l’avis de tous les panelistes de la conférence sur les conseillers hybrides, l’IA permet de maximiser l’expérience client en complémentant l’expertise de l’employé. Elle rend les services offerts plus efficaces.

conference intelligence artificielle et12

Source : SlideShare

Wiidii est un assistant personnel hydride dont l’application permet de débuter une conversation avec un robot et de finaliser la demande avec un humain. Ses secteurs d’activité cibles étant le tourisme et le transport, il offre plusieurs services aux voyageurs : recherches et réservations, recommandations de lieux en fonction des intérêts et du budget, déplacements, etc. Cet outil est proposé aux visiteurs de Bordeaux et de Cannes grâce à un partenariat avec les offices de tourisme. En plus d’offrir un service additionnel à leurs visiteurs, les offices récupèrent de multiples données clients sur leurs comportements de réservation et leurs déplacements sur le territoire. La start-up est en discussion avec quelques structures d’accueil du Québec et envisage d’ouvrir un bureau à Montréal à la fin de 2017.

wiidii assistant personnel hydride

Source : Wiidii 

Valorisation des atouts de la destination

La découverte d’un territoire touristique par des applications mobiles ludiques améliore l’expérience et l’engagement du voyageur. C’est le cas de Baludik qui crée des parcours de visite sous forme de jeux de piste pour les offices de tourisme, mais aussi pour d’autres acteurs de la destination. Par exemple à La Roche-sur-Yon, un circuit a été élaboré sur le thème de la mobilité connectée pour faire connaître le nouvel outil de recherche du site Web de la société de transport en commun ainsi que son service d’autobus. L’application est gratuite pour le visiteur, mais l’office de tourisme paie un abonnement (à partir d’environ 47 $ par mois hors taxe).

baludik application mobile ludique

Source : iTunes

La start-up Winefing, qui a présenté sa candidature au etourisme Startup Contest durant les ET12, est une plateforme de réservation d’hébergement dans des domaines viticoles français. Sa mission est d’offrir une expérience œnotouristique au voyageur indépendant en incluant dans le prix une visite du domaine et une dégustation. Les atouts de ces régions aux multiples vignobles sont mis en valeur sur le blogue et le classement par thématique souligne le style de chaque domaine (vie de château, familial, festif, etc.).

winefing location hebergements oenotouristiques

Source : winefing.com

Promotion de la destination après une crise

Afin de relancer le tourisme à la suite de l’attentat de Nice cet été, le Comité Régional du Tourisme (CRT) de la Côte d’Azur et les différents acteurs de la région ont mené une campagne de communication collaborative et virale, #CotedAzurNow. La stratégie : promouvoir le territoire par le biais d’images et de contenus positifs partagés par les habitants, les visiteurs, les influenceurs, les acteurs locaux et d’autres prescripteurs (voyagistes, Atout France, etc.) afin de « diluer l’effet post-attentat ».

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Source : #CotedAzurNow

Pour l’occasion, un annuaire des gestionnaires de communautés des offices de tourisme a été créé pour les joindre facilement et les connaître. Ils ont aussi été impliqués dans les réunions afin de fédérer l’ensemble de la destination autour d’un message commun.

Depuis le lancement de la campagne, un baromètre hebdomadaire répertoriant divers indicateurs d’activité sur les réseaux sociaux est envoyé à 4000 partenaires afin qu’ils suivent l’avancement de la campagne. En deux mois, le site dédié a enregistré 100 000 visites et les publications avec le mot-clic ont généré plus de 55 000 partages.

cotedazurnow-roi-medias-sociaux Source : Facebook

Il s’agit d’une campagne collaborative dans la mesure où 90 ambassadeurs (entreprises touristiques, offices de tourisme, municipalités) intègrent le mot-clic dans leurs publications sur les réseaux sociaux. Les contributeurs tels que les influenceurs ont un rôle important aux yeux du CRT. Chaque semaine, celui-ci publie le « Top 10 des influenceurs par réseau social » et en novembre un événement a récompensé les plus actifs par réseau.

L’exemple de #CotedAzurNow démontre que la collaboration est un gage de succès. C’est aussi le cas pour les start-ups présentées, puisque la plupart ont gagné la confiance des offices de tourisme et travaillent à présent avec elles.

Vos outils numériques répondent-ils à certains enjeux de votre destination ? Travaillez-vous avec les start-ups ?

 

Voici les autres comptes-rendus des #ET12 :

Bousculer les modèles établis pour innover

Un concept hôtelier innovant : Okko Hôtels

 

Source de l’image à la une : © Pexels