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Produits et activités

Tendances des voyages de luxe

Resonance, une firme spécialisée dans le développement, la promotion et le branding des destinations, étudie les voyages des Américains les plus fortunés depuis plus de dix ans. Son dernier rapport, 2016 Future of Luxury Travel présente dix grandes tendances qui reflètent les expériences, les désirs et les changements qui façonnent les voyages des riches aux États-Unis et dans le monde; nous en présentons huit.

 

Le voyage comme source de transformation

Pour des gens comme les voyageurs de luxe qui ont vu et réalisé beaucoup de choses dans leur vie, la transformation ne peut venir que d’une expérience extraordinaire, unique. Certains choisiront des expériences qui procurent une hyperstimulation des sens alors que d’autres opteront pour l’austérité d’une retraite dans un centre de yoga ou de méditation, par exemple. L’idée derrière le voyage de transformation est qu’il s’agit d’une expérience personnelle et non d’une simple occasion de plus de se mettre en scène dans un lieu exceptionnel.

L’importance des arts

Longtemps, la nourriture a servi à définir une région; gastronomique, elle était le refuge des connaisseurs et des curieux. L’art l’a remplacée et il est devenu, maintenant plus que jamais, une des principales raisons de voyager, l’âme des villes et des quartiers. L’art est unique et c’est cette rareté qui le rend si spécial. Lorsqu’en plus il fait partie de l’expérience hôtelière ou du repas au restaurant, il les rend incroyablement mémorables et tend à aiguiser la curiosité et l’appétit pour en apprendre davantage et revenir.

hotel21c art museeSource : Resonance

Le bien-être, le bien-être, le bien-être

Le bien-être est partout. La santé, le confort et le bonheur s’ajoutent aux aspirations des voyageurs de luxe qui sont beaucoup plus intéressés par les activités comme le yoga, la méditation et les traitements au spa que tous les autres types de voyageurs. Mais la notion de bien-être évolue; des camps de yoga sur planche à pagaie, aux cérémonies de re-naissance, en passant par les festivals et les croisières « santé », le volontourisme et les cours de cuisine, l’éventail d’activités s’élargit et intègre bien souvent un élément éducatif.

Le togethering

Le voyage multigénérationnel a connu un essor sans précédent depuis plus de cinq ans. Les plus fortunés exigent des lieux d’hébergement toujours plus grands pour accueillir leur famille, leurs amis et

les centres de villégiature et les lieux d’hébergement doivent repenser la notion d’unités « familiales »

parfois même des communautés entières. Pour accommoder ces familles élargies, les centres de villégiature et les lieux d’hébergement doivent repenser la notion d’unités « familiales » : les suites d’hôtel sont plus nombreuses et de plus en plus grandes, les résidences de tourisme ont une superficie pouvant atteindre près de 1000 m2.

L’omniprésence de l’environnement extérieur

Hier encore, le design hôtelier plaçait les voyageurs fortunés dans une bulle d’opulence. Puis vinrent les intérieurs contemporains, avec leurs matériaux exclusifs aux lignes épurées et froides. Aujourd’hui, le secteur de l’hébergement conçoit des milieux de vie qui amènent les voyageurs à être plus en contact avec les lieux qu’ils visitent et le paysage qui les entoure; le luxe s’ouvre sur l’environnement, la démarcation entre l’intérieur et l’extérieur s’estompe.

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Source : Resonance

Le culte du sport

Puisque les sports extrêmes ont remplacé le golf comme passetemps pour une nouvelle génération de riches consommateurs, des destinations et des lieux d’hébergement y voient de nouvelles occasions d’attirer ces gens qui sont prêts à voyager partout et à dépenser de grosses sommes afin de maximiser leur condition physique et d’améliorer leur performance. D’ailleurs, le Luxury Travel Report mentionne que les trois quarts (78 %) des voyageurs américains les plus riches sont plus susceptibles de pratiquer des activités sportives ou de remise en forme pendant leurs vacances comparativement à 60 % pour les voyageurs en général. Triathlons, marathons, courses à obstacles dans la boue sont autant d’événements recherchés par les touristes nantis.

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Source : Resonance

La recherche du meilleur conseiller

Les voyageurs de luxe veulent des conseillers et non des agents. Ils cherchent des experts, des connaisseurs qui savent cultiver leurs relations et ont une connaissance approfondie des besoins individuels de

Les conseillers qui prospèreront à l’avenir sont ceux qui sauront combiner l’élément humain avec des utilisations novatrices de la technologie

leurs clients afin de pouvoir leur concocter des expériences uniques. Les conseillers qui prospèreront à l’avenir sont ceux qui sauront combiner l’élément humain avec des utilisations novatrices de la technologie.

Le voyage débute dans l’avion

Généralement, on dit que les vacances ne commencent vraiment que lorsqu’on est bien arrivé à l’hôtel, qu’on a trouvé un endroit tranquille près de la piscine et bu notre première gorgée de vin. Mais pour les voyageurs nantis en quête d’expérience, les transporteurs mettent le paquet pour qu’ils se sentent en vacances avant même le décollage. Et dans un monde où l’avion est une corvée obligée pour se rendre du point A au point B, le transport aérien devient aussi mémorable que la destination.

Ces tendances montrent bien la variété et l’étendue des expériences recherchées par les voyageurs de luxe. Le Québec peut certainement y trouver son compte en faisant preuve de créativité. Alors laissez-vous inspirer…

Source de l’image à la une: Pixabay 

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Hébergement

Quand l’hôtel mise sur l’expérience

Au cours des dernières années, la demande pour des expériences plus authentiques n’a cessé de croître. Dès lors, la création de contenu portant sur la variété des expériences offertes par la destination est devenue un outil de différentiation indispensable pour les établissements hôteliers.

Une étude sur les hôtels de luxe réalisée par L2, une firme spécialisée dans la mesure de la performance numérique des entreprises révèle que la majorité des établissements (85 %) publient en ligne une liste des attractions, près de la moitié (49 %) des guides de destination, le cinquième (22 %) une liste d’itinéraires ou de conseils et seulement 4 % des expériences exclusives. Il y a donc place à l’amélioration. Voyons comment certains hôtels se distinguent…

… en intégrant des produits locaux

Les voyageurs souhaitent goûter la cuisine locale; si les ingrédients offerts au restaurant de l’hôtel proviennent de fermes avoisinantes, ou mieux, de leur propre jardin, alors ils seront d’autant plus impressionnés. Hyatt, par exemple, exige de tous ses restaurants qu’ils offrent au moins cinq ingrédients locaux dans leurs menus. Dans l’Hôtel Lucia, à Portland, les clients peuvent goûter le sel récolté localement à la main et de l’huile d’olive artisanale, ainsi qu’un miel produit sur le toit de l’hôtel.

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Source : skift.com

À Québec, le Château Frontenac a fait figure de précurseur avec son jardin de fines herbes et ses ruches sur le toit. Il fut suivi, entre autres, de l’Hôtel du Vieux-Québec, du Best Western et de l’Hôtel Château Laurier. À Montréal, le Fairmont Reine Élizabeth, pousse le concept encore plus loin : dès 2017, lors de sa réouverture, il proposera un marché urbain qui rassemblera des producteurs et des artisans locaux au rez-de-chaussée de l’établissement.

D’autres marques hôtelières, grandes et petites, intègrent des éléments de la culture locale dans leur design. C’est le cas des auberges de jeunesse Generator, du 21 Museum et des Provenance Hotels qui ornent leurs murs avec des œuvres d’artistes de la région. En faisant équipe avec des fournisseurs de leur région, ces hôtels racontent l’histoire de ses habitants et ses entreprises.

Plus près de nous, l’Auberge Saint-Antoine, située sur l’Îlot Hunt à Québec, un des plus importants sites archéologiques de la ville, a intégré à sa décoration des artéfacts provenant de ce site. L’établissement organise aussi de courtes visites guidées tous les jours pour faire découvrir l’héritage historique du lieu.

…en organisant des activités 

En plus des produits locaux, les hôtels peuvent aussi organiser des activités qui permettent aux clients de profiter de la destination. Par exemple, Generator offre ses propres activités dans chacune des huit villes européennes où il est implanté; que ce soit pour effectuer une visite guidée de différents restaurants de tapas à Barcelone, prendre part à une partie de pétanque à Paris ou à Copenhague ou déguster différents whiskeys à Dublin. Generator facilite même les rencontres entre ses clients et les résidents en présentant fréquemment des évènements mettant en vedette des DJ ou des musiciens locaux auxquels le grand public est invité.

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Source : Generator Hostel 

Les hôtels Renaissance présentent des concerts intimes d’artistes émergents sur leurs propriétés. Les évènements sont promus sur un site Web dédié ainsi que sur les médias sociaux, et n’importe qui peut y assister. L’hôtel Roger Smith à New York crée fréquemment des évènements-discussions sur l’art auxquels sont invités ses clients et le public.

…en créant des expériences exclusives 

Four Seasons Hotels & Resorts propose plus de 40 « expériences extraordinaires » à travers la planète, du tour d’hélicoptère privé au-dessus des champs d’agaves au Mexique pour aller déguster la tequila la plus vendue au monde à la distillerie Jose Cuervo, à une partie de nage avec d’imposantes créatures marines dans des eaux protégées en passant par l’exécution de quelques figures de patinage artistique en compagnie de champions olympiques.

Terranea Resort, en Californie, met à la disposition de ses clients une flotte de voitures de luxe Lexus équipées de GPS préprogrammés incluant des itinéraires thématiques recommandés par l’équipe de concierges de l’hôtel.

À travers son programme de l’Académie, Peninsula Hotels offre à sa clientèle une fenêtre unique et inédite sur l’histoire, la culture et l’art de vivre locaux dans chacune de ses destinations avec un éventail d’expériences sur mesure : apprendre à cuisiner des dim sum avec un maître cuisinier à Hong Kong; réaliser des photos sur le tapis rouge à Beverly Hills avec un photographe primé; participer à un atelier de composition de parfum à Paris, etc. 

Airbnb s’y met aussi

Airbnb a dévoilé Trips, une nouvelle application multiservices. Cette dernière propose deux catégories dont l’une qui permet de réserver des expériences offertes par des experts locaux. Cette collection d’expériences se présente sous diverses thématiques : sports, nature, solidarité, divertissement, cuisine et arts.

 

airbnb_experiencesSource : Airbnb

Des actions à la portée de tous

Comme les clients passent moins de temps dans leurs chambres et davantage à explorer les quartiers environnants à la recherche de sites et d’attractions uniques, les petits hôteliers doivent mettre à profit leurs connaissances de cet environnement pour leur proposer de découvrir la destination comme un local. Il ne s’agit pas de promouvoir seulement les grandes attractions, qui de toute façon obtiennent autrement toute la visibilité voulue, mais de consacrer, par exemple, une page de votre site Web ou une partie de vos messages sur les réseaux sociaux aux découvertes que l’on peut faire dans votre quartier. Que trouveront les clients devant votre porte d’entrée? La nouvelle microbrasserie du coin? Le restaurant qui sert les petits déjeuners les plus courus par la population locale? Le magasin de livres usagés? À vous de jouer!

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Hébergement

Réinventer le service en chambre

Depuis plusieurs années, les revenus provenant du service en chambre ne sont pas à la hauteur des attentes des hôteliers. En fait, selon PFK Hospitality Research, ils ont baissé de 10 % entre 2007 et 2012. Les commandes à emporter livrées aux hôtels ont quant à elles augmenté de 125 % entre janvier 2011 et juillet 2014, selon les données de 8000 hôtels à travers le monde analysées par GrubHub, plateforme Web qui dispose d’un réseau de 29 000 restaurants dans 700 villes.

Cette étude révèle également que les clients d’hôtels dépensent 11 % de plus par commande que les autres consommateurs.

Directement du marché

De plus en plus d’hôtels boutique et de grandes chaînes hôtelières adoptent le concept du marché qui vient s’ajouter à la traditionnelle boutique de cadeaux de leur établissement ou la remplacer. Ces « dépanneurs » vendent des boissons, des sandwichs fraîchement préparés, des salades et des collations à emporter à la chambre. Les clients peuvent faire provision de nourriture au même prix offert par leur épicerie locale. La société Irvine, par exemple, a ajouté des marchés à ses trois propriétés, y compris l’Hôtel Irvine en Californie où le marché de 3000 pieds carrés connaît un vif succès.

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Source : Hôtel Irvine

Depuis 2013, le Hilton Midtown de New York a mis fin au service en chambre pour le remplacer par un concept similaire à celui des hôtels Irvine : le Herb N’ Kitchen. Depuis, quatre propriétés du groupe offrent des produits locaux et saisonniers – sandwichs artisanaux, salades, pâtisseries, collations santé, etc. – en plus de « stations » qui permettent aux clients de personnaliser leurs repas en y ajoutant quelques extras, tels que des légumes ou des sauces. Tous les repas du Herb ‘N Kitchen sont emballés pour emporter ou faire livrer à la chambre.

La chaîne Hyatt a elle aussi introduit le concept de marché à plusieurs de ses hôtels dans le centre-ville de Chicago, de Minneapolis et d’Atlanta où on sert, entre autres, des smoothies, pâtisseries, sandwichs et soupes pour les clients en déplacement. Les hôtels Moxy du groupe Marriott disposent d’un café ouvert 24 heures avec des produits à emporter. Plus près de nous, le Reine-Élizabeth se dotera d’un marché urbain, concept unique à Montréal, qui offrira des produits locaux. Ouvert à tous, clients comme résidents, ce marché sera un lieu de rencontre entre foodies et producteurs.

Affinia Hotels, une chaîne d’hôtels boutique avec des propriétés à New York, a créé un partenariat avec FreshDirect, un service de livraison d’épicerie, afin de livrer à ses clients des repas rapides à préparer dans la cuisinette de la chambre avec des produits frais. Quant au Walt Disney World Resort, il utilise les services de GardenGrocer.com pour ses établissements d’Orlando.

Les hôtels Residence Inn de Marriott proposent des livraisons gratuites d’épicerie pour leurs clients, alors que tous les hôtels Homewood Suites du groupe Hilton offrent un service de courses alimentaires gratuit. Les clients peuvent laisser leurs listes aux employés de l’hôtel le matin et trouver le soir un réfrigérateur bien rempli. Quant aux clients d’Hotels.com, ils bénéficient d’un partenariat avec Delivery.com pour la commande en ligne de repas, d’épicerie ou de vins et spiritueux auprès de 12 000 marchands répartis dans 38 villes américaines.

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Source : Moxy

Livraison à la chambre…

La livraison de nourriture provenant de fournisseurs extérieurs représente une autre alternative au service en chambre traditionnel. Les hôtels boutique Hyatt Centric, en partenariat avec GrubHub, testent actuellement un projet pilote dans trois de leurs sept établissements. Pour établir la liste des restaurants participants, Hyatt Centric a demandé à ses employés travaillant dans les hôtels pilotes respectifs de recommander personnellement au moins huit restaurants différents qui livrent via GrubHub. Les menus des restos choisis sont disponibles dans chacune des chambres et les clients peuvent commander directement de ces restaurants en utilisant l’application GrubHub ou une URL indiquée sur le menu. Ils peuvent aussi appeler la réception, qui dès lors, ajoutera le prix de la commande GrubHub à la note d’hôtel. Le projet pilote a pris fin à la mi-juillet et s’il s’avère concluant, le programme pourrait être implanté dans d’autres hôtels Hyatt Centric ou d’autres chaînes de la bannière Hyatt. L’application mobile de Hyatt pourrait même offrir la possibilité de commander sur GrubHub.

En plus de faciliter les commandes via GrubHub, les hôtels pilotes offrent un menu à emporter à partir de leurs propres restaurants. La nourriture est livrée aux clients dans leurs chambres dans un emballage respectueux de l’environnement.

D’autres sites Web et applications mobiles permettent de commander en ligne et de faire livrer à sa chambre d’hôtel. Parmi les plus importants, mentionnons Caviar et Postmate (États-Unis), DoorDash (États-Unis et Toronto) et JustEat (15 pays, dont le Canada).

Des géants s’y mettent aussi       

Amazon a mis en place un système de livraison de repas présent dans une douzaine de villes américaines. Le service Amazon Restaurants, initié à Seattle en septembre 2015, est offert aux clients PrimeNow qui ont déjà payé une prime annuelle de 99 $. Ces derniers peuvent commander de la nourriture à partir d’un bassin d’environ 100 000 restaurants. Les repas seront livrés gratuitement dans un délai d’une heure, à domicile ou à la chambre d’hôtel.

Autre joueur majeur, UberEats utilise ses chauffeurs pour offrir le service de livraison de repas à Austin, Chicago, Los Angeles, New York, Seattle, San Francisco, Washington, mais aussi au Canada (à Toronto), et en Europe (à Barcelone et de manière expérimentale dans trois arrondissements de Paris).

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Source : UberEasts

Les services de livraison de repas permettent aux hôteliers de tout acabit d’améliorer leur offre de service en chambre en proposant une large gamme de produits à peu de frais. Quoi de plus facile que de répertorier les services de livraison disponibles dans sa région et de les faire connaître au client lors de son arrivée. Un petit plus qui sera certainement fort apprécié par le voyageur pressé ou trop fatigué par ses activités quotidiennes.

Source de l’image à la une : © Pexels

 

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Produits et activités

Les Mancations, l’univers masculin du voyage

De nos jours, de plus en plus d’hommes troquent pour quelque temps leurs obligations familiales et professionnelles contre des vacances entre hommes, des mancations ou des brocations. Du traditionnel voyage de golf ou de pêche, l’offre a évolué et s’est diversifiée en fonction des besoins de la clientèle masculine.

De métrosexuel à lumbersexuel, qui est le mancationer moderne?    

Au cours des dix dernières années, le rôle des hommes dans la société a évolué sur divers plans : travail, couple, famille. On a assisté à l’émergence du métrosexuel, cet urbain branché, soucieux de son image et intéressé par les produits axés sur le bien-être, la santé et l’esthétisme. Celui-ci cède doucement la place au lumbersexuel. Avec sa barbe fournie, ses bottes et sa chemise à carreaux, le lumbersexuel semble sortir tout droit du bois. Et pourtant! Il travaille dans l’univers des nouvelles technologies, aime la cuisine maison réconfortante, préfère aller camper plutôt que de flâner dans les boutiques comme le métrosexuel aimait si bien le faire. Le type d’hommes dans le groupe de voyageurs influencera grandement le genre de mancation; en voici d’autres :

  • Les amateurs de luxe – Ces hommes aiment les plaisirs de la vie, la gastronomie, le bon vin, les suites d’hôtels haut de gamme. Ils disposent d’un budget important pour leur séjour de type mancation. Des hôtels ciblent cette clientèle avec des offres personnalisées. Par exemple, The Crawford Hotel, situé à l’intérieur de la gare Union récemment rénovée, a établi un partenariat avec un des plus grands fabricants de vins et spiritueux indépendants de l’État, Stranahan’s Colorado Whiskey, pour offrir un forfait exclusif « Stranahan’s Curated». Ce dernier inclut la visite de la distillerie, une dégustation, une bouteille de whisky et des verres;
  • Les boys – L’aspect le plus important pour ce groupe de mancationers c’est le groupe lui-même et non le lieu ou même le type d’activité. Ils se laisseront donc guider beaucoup plus par le prix que par n’importe quoi d’autre;
  • Les aventuriers – Ils rêvent d’adrénaline, recherchent les émotions fortes et le danger. Pour leur mancation, rien de connu et surtout plein d’aventure! Voici l’exemple de l’Hotel Viking à Newport au Rhode Island qui, en association avec l’entreprise 12 Meter, propose à ses clients de participer à une course à bord d’un yacht de 12 mètres de l’America’s Cup. L’expérience d’une durée de 3 heures promet des sensations fortes tout comme cet autre forfait de l’établissement qui invite les groupes à apprendre les rudiments du polo pour ensuite concourir amicalement;
  • Les gars de party – Ils se mettent sur leur 36 (ou leur 31, c’est selon!) et sortent en ville. Leur voyage sera urbain avec une bonne dose de divertissement.

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Source : pexel.com

L’offre s’organise. Vraiment?

Bien qu’il soit encore difficile de trouver une offre bien structurée pour les voyages de type mancation, le Réseau de veille en tourisme a déniché quelques exemples, tels l’agence de voyages en ligne Expedia qui dédie une section de son site aux vacances entre hommes. Sans vraiment mettre de l’avant des forfaits particuliers, elle suggère plutôt des destinations et des hôtels en fonction du type de mancation recherché. Par exemple, Las Vegas pour les boîtes de nuit et les spectacles osés, la Nouvelle-Orléans pour l’ambiance de fête qui dure toute la nuit, l’Alaska ou le Wyoming pour un voyage de chasse ou pêche ou encore la ville d’Anchorage, en Alaska, pour les plaisirs urbains et le retour à la nature. Vacances Signature, quant à elle, met l’accent sur les centres de villégiature.

Le blogue spécialisé mantripping propose des destinations, des forfaits, des idées de mancations, allant du traditionnel voyage de golf à une virée des casinos, en passant par un séjour de randonnée en montagne; tout y passe ou à peu près.

Weekend de gars (WDG) est un site Web québécois construit par des gars, pour des gars. Il présente des séjours organisés de chasse (sept espèces et safari en Afrique) et de pêche, mais également des forfaits pour amateurs de sensations fortes comme du parachutisme, du rafting, du bateau à propulsion hydraulique (jet boat), de la luge de rivière et même de la survie en forêt.

Du côté des DMO, notons que le Wisconsin répertorie des escapades entre hommes; au menu : pêche, golf, tour guidé de brasseries et VTT pour n’en nommer que quelques-uns. Kamloops en Colombie-Britannique présente un exemple d’escapades entre hommes où il est question de golf, de randonnée, de vélo de montagne, de paintball, de parachutisme, de boîte de nuit et de… spa. Visit Belmont, en Caroline du Nord, souhaite briser son image de ville ennuyeuse et mise sur le plaisir à profusion (nourriture, boisson et plein air) à coût abordable.

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Source : Travel Wisconsin

Une manne pour l’industrie touristique?

Les mancations peuvent apporter un flux régulier de vacanciers. Pour créer de bons forfaits pour ces séjours, il n’existe pas de solution ou de recette unique, mais plutôt une multitude d’options en fonction de votre emplacement, de vos équipements et des attractions locales situées à proximité. Plusieurs activités et produits touristiques sont susceptibles de plaire à ce groupe de voyageurs en plus de la chasse, de la pêche et du golf. Comme l’offre semble peu structurée à l’heure actuelle, pourquoi ne pas être parmi les premiers à plonger dans l’univers masculin du voyage et à concocter des forfaits axés sur le tourisme d’apprentissage, l’aventure, le plein air, le divertissement et même le bien-être?

 

Source de l’image à la une : pexels.com

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Marketing

Le contenu généré par l’utilisateur, un incontournable!

Qu’est-ce que le CGU?

L’encyclopédie illustrée du marketing définit le contenu généré par les utilisateurs comme « l’ensemble des contenus numériques créés par les visiteurs sur les sites ou espaces à vocation communautaire ou d’échange ». En anglais, on le désigne sous le vocable User Generated Content (UGC). Les réseaux sociaux, les forums, les vidéos personnelles sur les plateformes telles YouTube, les albums photo publics, les avis de consommateurs, les commentaires d’articles ou de blogues sont des exemples de CGU.

Pourquoi s’intéresser au CGU?

Le CGU reflète les expériences réelles des voyageurs. Le client est en contrôle de sa propre histoire numérique, laquelle exprime l’authenticité d’une manière qu’aucune marque ne peut égaler. Cette même authenticité aide les entreprises à construire la confiance, qui devient le fondement d’une relation continue avec le consommateur. Et cette relation crée la loyauté, qui inspire souvent les consommateurs à partager leur enthousiasme pour la marque avec des amis… et le cycle recommence! 

Au lieu de créer du contenu, les entreprises devraient susciter des occasions de création de contenu et favoriser la conversation

Selon une récente étude de L2, une firme spécialisée dans l’analyse de la performance numérique, les entreprises qui intègrent du CGU sur leur compte Instagram génèrent six fois plus d’interactions par publication que celles qui ne le font pas. Les entreprises ne sont plus dans le siège du conducteur. Elles doivent adopter le rôle de navigateur et guider intelligemment l’utilisateur. Au lieu de créer du contenu, elles devraient susciter des occasions de création de contenu et favoriser la conversation. En reconnaissant les contributions des consommateurs, les entreprises sont en mesure d’identifier et de soutenir les défenseurs de la marque.           

Le CGU, une authentique source d’inspiration

Le CGU est largement reconnu pour déclencher le processus d’achat et il a été prouvé encore et encore que les consommateurs font confiance à leurs amis beaucoup plus qu’aux marques. Une récente étude de Destination Analyst publiée en janvier 2016, « The State Of The American Traveler », a révélé que 59 % des personnes interrogées comptent sur le contenu généré par les utilisateurs pour les aider à planifier leur voyage d’agrément.

Plusieurs entreprises touristiques regroupent, organisent et diffusent déjà du contenu généré par les utilisateurs sur leur site Web et sur leurs propres réseaux sociaux avec d’excellents résultats. C’est le cas de Tourism Nova Scotia qui, dès sa page d’accueil, invite le touriste potentiel à explorer la province à travers les yeux d’autres voyageurs. Les images sont invitantes et d’allure très professionnelle. Tourism New Zealand se sert des médias sociaux pour récolter du contenu visuel visant à inspirer le voyageur potentiel qu’elle publie ensuite sur son site Web où les images sont regroupées selon différentes thématiques : arts et culture, vélo et nature pour n’en nommer que quelques-unes.

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Source : Tourism Nova Scotia

Faciliter le partage du CGU

Les entreprises précitées n’obtiendraient pas le succès escompté si elles ne procédaient pas avec rigueur. Avant toute chose, il faut définir un mot-clic précis sur lequel communiquer (voir #SeeAustralia).

Avant toute chose, il faut définir un mot-clic précis sur lequel communiquer

Cette étape est primordiale pour se faire découvrir, mais aussi pour retrouver le contenu que les visiteurs partagent avec nous. Il doit correspondre à la destination et être simple pour que le client s’en souvienne. Il faut ensuite faciliter la création de contenu pour les clients et augmenter la notoriété du mot-clic.

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Source: Instagram

L’Academy for Marketing and Communication SA fournit quelques exemples d’actions intéressantes mises de l’avant par des destinations touristiques pour créer du CGU. Mais attention, pour exploiter le plein potentiel du contenu généré par les utilisateurs, il ne faut pas oublier de leur demander la permission d’utiliser ces photos comme véritable outil marketing dans de futures campagnes publicitaires ou sur son site Web (voir l’image).

  • Les points photo 

Suisse Tourisme a mis en place des points photo sur le « Grand Tour de Suisse » afin d’encourager les voyageurs à partager leurs plus belles images du circuit en utilisant les mots-clic #SwissGrandTour et #AMOUREUXDELASUISSE à travers ses réseaux sociaux. Plus près de nous, qui ne connaît pas les cadres photo géants disséminés un peu partout à Montréal où les gens sont invités à partager leur #MTLMoments sur les réseaux sociaux? Ces derniers sont ensuite publiés sur le site Web de la destination.

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Source : myswitzerland.com

  • Les concours 

Les concours sont une belle façon d’amener les gens à partager leurs photos de voyage. Plusieurs éléments sont importants pour que le concours remporte du succès : définir un sujet ou un thème, le communiquer à travers les différents réseaux sociaux et sur son matériel promotionnel traditionnel via un mot-clic bien précis et offrir un prix qui corresponde aux intérêts de la clientèle recherchée.

Par exemple, depuis deux ans, Tourism Saskatchewan, a mis sur pied un concours photo, ExploreSask, basé sur des thématiques diverses : vie urbaine, aventure, plein air, festivals et événements, entre autres. Les gagnants de chaque catégorie recevront cette année une carte-cadeau échangeable dans un magasin de photo.

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Source : Tourism Saskatchewan

Un centre de ski australien, Thredbo Ski Resort, a utilisé le concours de façon originale en invitant ses employés à partager leurs moments #teamthredbo au travail, en congé ou sur la montagne. Le gagnant a remporté la somme de 2000 AUD. Ce contenu « en coulisse » insuffle une personnalité à la station et crée du matériel promotionnel authentique pour cette attraction.

  • Les InstaMeet 

Les InstaMeet, ces rendez-vous d’« instagrameurs » influents, permettent de lancer un nouveau mot-clic, mais aussi de faire découvrir la destination à travers un point de vue différent. Zürich Tourism s’est jeté dans l’aventure en invitant huit « instagrameurs » de différents pays à visiter Zürich pendant trois jours pour photographier la ville et partager leurs images accompagnées du mot-clic #ThinkZurich. En 2015, Lake Wanaka Tourism, en Nouvelle-Zélande, a organisé #InstameetWanaka, auquel ont participé dix personnalités, adeptes d’Instagram. Chaque « instagrameur » courait la chance de gagner une caméra. Les photos récoltées ont été utilisées sur les divers canaux numériques de la destination pour inspirer les visiteurs potentiels. 

Le CGU pour les grands… et les petits

Il peut être difficile pour les petites destinations de rivaliser avec certaines autres aux budgets faramineux. C’est là, toute la force du CGU : du contenu authentique qui « parle » au visiteur potentiel, l’inspire et le sécurise à la fois, le tout, pour une fraction du coût d’une campagne traditionnelle !

Source de l’image à la une: @Pixabay

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Tourisme durable

Portrait du touriste responsable

Quelque 105,3 millions de touristes américains, soit 60 % de tous les voyageurs d’agrément, affirment se sentir concernés par l’impact de leurs voyages sur l’économie locale et l’environnement et se décrivent comme des voyageurs « responsables », selon une étude de Mandala Research. La firme a interrogé en ligne près de 2300 adultes américains ayant réalisé au moins un voyage à plus de 80 kilomètres de la maison, incluant une nuitée au cours des 12 derniers mois.

 

Les voyageurs responsables dépensent davantage

Les voyageurs responsables relèvent de toutes les générations et de toutes les classes de revenus. Un peu moins de la moitié (46 %) appartiennent à la génération du millénaire (âgés de 25 à 34 ans), mais près du tiers sont des baby-boomers (55 ans et plus). Leur revenu moyen est légèrement supérieur à celui de l’ensemble des voyageurs d’agrément, 71 000 dollars comparativement à 67 000 dollars. Ils dépensent aussi davantage lors de leur séjour, soit 600 $ de plus en moyenne que leurs concitoyens « non responsables », et ce, tant pour l’hébergement et le transport aérien que pour la restauration et le magasinage, etc. (voir le tableau 1).

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La plupart des voyageurs responsables ont séjourné dans des hôtels au cours de la dernière année et ils ont effectué 3,3 voyages d’agrément en moyenne, comparativement à 3,0 pour tous les autres voyageurs. Leur durée de séjour est deux fois plus longue, soit 7 jours.

Choix de la destination

Le bouche à oreille constitue la principale source d’information pour tous les voyageurs (25 %), mais encore plus pour les touristes responsables (33 %). Les sites Web de destinations (excluant ceux des DMO) et les recherches générales sur Internet sont les autres sources de renseignement les plus courantes (voir le graphique 1).

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Une fois bien renseignés, les visiteurs responsables sont beaucoup plus susceptibles que les autres voyageurs d’agrément de prendre en considération les initiatives de développement durable dans la destination avant de sélectionner définitivement le lieu où ils séjourneront. Au cours des trois dernières années, 28 % d’entre eux ont choisi un endroit principalement pour ses pratiques durables et 25 % affirment que celles-ci les ont aidés à effectuer un choix entre diverses destinations potentielles comparativement à 4 % pour les autres types de voyageurs (voir le graphique 2).

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En ce qui a trait aux entreprises touristiques (hôtels, compagnies aériennes, restaurants, opérateurs de tours, exploitants d’attraits, etc.), les voyageurs responsables privilégieront, entre autres, celles :

  • qui offrent des expériences qui reflètent le caractère unique de la destination;
  • qui ont mis en place des initiatives visant la conservation des ressources naturelles locales;
  • qui achètent leurs produits chez les agriculteurs et les producteurs locaux;
  • qui réinvestissent une partie de leurs revenus pour aider les communautés locales.

L’importance de montrer patte « verte »

Plusieurs entreprises touristiques vantent leurs réalisations durables et investissent beaucoup d’argent dans ce domaine, mais tous les voyageurs n’y croient pas nécessairement. En effet, plus des deux tiers des touristes américains (68 %) sont sceptiques par rapport aux revendications « vertes » des organisations, alors que 21 % les croient entièrement. Il importe donc d’être honnête, de raconter des faits vérifiables et authentiques et de proscrire le greenwashing de ses pratiques.

Les voyageurs responsables sont de 38 % à 57 % plus susceptibles de réserver leur voyage auprès d’entreprises qui ont des pratiques durables comparativement à 11 à 21 % dans le cas des autres voyageurs. Ils associent la durabilité principalement à la conservation et à la protection des ressources naturelles de même qu’au respect des cultures locales. Les entreprises et les destinations peuvent donc gagner des parts de marché en répondant aux besoins de la communauté d’accueil et en promouvant la culture locale. Mais le tourisme durable signifie aussi beaucoup plus que ça pour les voyageurs, comme le montre le tableau 2.

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Au Québec, le tourisme durable fait partie du cadre de la politique touristique générale depuis 2005. La plupart des sous-secteurs touristiques se sont fixé des objectifs globaux basés sur les principes de développement durable et certains exploitants touristiques comme le Zoo de Granby et Transat A.T ont même adopté une stratégie transparente en matière de responsabilité sociale. Et vous, où vous situez-vous dans cet univers durable? Qu’avez-vous mis en place pour satisfaire cette manne de consommateurs responsables?

 

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Tendances

Le tourisme à l’aube de 2025

Selon l’Organisation mondiale du tourisme, plus de 1,2 milliard de personnes ont effectué un voyage à l’international en 2015. Ce nombre devrait croître de 50 % pour atteindre plus de 1,8 milliard au cours de la prochaine décennie. Les dépenses augmenteront elles aussi de façon spectaculaire. Pour mieux cerner l’évolution de ces voyages internationaux au cours des dix prochaines années, Visa et Oxford Economics ont mené une étude dont nous présentons les principaux résultats dans cette analyse.

Une nouvelle classe de voyageurs

La hausse des revenus dans le monde entier crée une nouvelle classe de voyageurs. En 2025, la proportion des ménages gagnant 20 000 USD ou plus par année en provenance des marchés émergents (56 %) surpassera celle des pays développés (voir le graphique 1). Cette classe de voyageurs effectue à l’heure actuelle 90 % des dépenses de voyages internationaux et compte pour environ quatre arrivées internationales sur cinq. En extrapolant ce calcul, Visa estime que près de la moitié de tous les ménages à travers le monde seraient en mesure de se payer un voyage en 2025, mais seulement un sur huit voyagera réellement. Parmi eux, le tiers effectuera au moins un séjour à l’international par année au cours duquel il dépensera plus de 5 300 USD (en dollars d’aujourd’hui). Cette estimation inclut les dépenses faites au cours du voyage comme la nourriture ou l’hébergement, mais exclut celles faites avant le séjour comme l’achat des billets d’avion.

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La croissance des marchés émergents 

L’importante expansion de la classe moyenne, en particulier dans les pays en voie de développement, fait en sorte que de plus en plus de gens auront un plus grand pouvoir d’achat, un revenu discrétionnaire plus élevé et voyageront davantage. Leurs dépenses de voyage représenteront 45 % des 1,5 billion USD de revenus annuels liés au tourisme transfrontalier à l’échelle mondiale en 2025. Les Chinois, qui devraient presque doubler leurs dépenses de voyages internationaux, enregistreront les déboursés les plus élevés, soit 255 milliards USD, ce qui représentera près du sixième des dépenses mondiales de voyage en 2025 et une augmentation de leurs dépenses de 86 % par rapport à 2015 (voir le tableau 1). Les États-Unis se classeront au 2e rang, loin derrière la Chine avec des dépenses de 134 milliards USD. Le Canada se situera en 11e place avec des dépenses de 31 milliards.

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Le vieillissement de la population

La population mondiale vieillit. Dès lors, les voyageurs âgés de 65 ans et plus gagneront des parts de marché, tant et si bien qu’ils devraient représenter 13 % de tous les voyages internationaux en 2025. Même s’ils voyagent moins souvent que les autres segments d’âge, la durée de leur séjour est plus longue et ils dépensent davantage. Selon les estimations de Visa, les plus grands voyageurs âgés de 65 ans et plus proviendront de pays européens (voir le graphique 2); les aînés canadiens se classant au 4e rang.

Toutefois, leurs besoins et leurs préférences de voyage ne seront pas homogènes. Alors que certains chercheront à explorer le monde, surtout s’ils sont en bonne santé au cours de leurs années de retraite, d’autres, en moins bonne condition physique, voyageront plutôt à des fins médicales, faisant croître ce type de séjour.

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Vers un tourisme médical 

Il y a seulement quelques années, le tourisme médical était un élément négligeable des dépenses touristiques mondiales. Aujourd’hui, c’est une industrie de plusieurs milliards de dollars qui devrait augmenter de 25 % par année au cours de la prochaine décennie, selon Patients Beyond Borders, une importante source d’information sur les voyages à des fins médicales à travers le monde.

En examinant les dépenses transfrontalières pour des services médicaux dans plus de 176 pays à travers les transactions effectuées avec la carte Visa, l’entreprise a remarqué que les États-Unis sont la principale plaque tournante du tourisme médical. La Thaïlande, Singapour, l’Allemagne, la Corée et l’Espagne les rattrapent rapidement, attirant de plus en plus les visiteurs du monde entier.

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Une connectivité améliorée

Les forces conjuguées de la mondialisation et de la technologie ont pour effet de réduire les distances entre les destinations. En effet, les nouveaux avions sont construits avec une plus grande efficacité énergétique ce qui facilite les vols long-courriers. Alors qu’il fallait allouer plus d’une journée avec de nombreuses escales pour franchir la distance entre San Francisco et Singapour, le voyage de près de 22 000 kilomètres dure maintenant un peu plus de 16 heures sur un vol direct. De plus, au cours des cinq dernières années, plus de 2500 routes ont été créées et 340 nouveaux aéroports verront le jour d’ici 2025. Grâce à ces connexions améliorées, voyager devient plus facile que jamais, à un moindre coût.

La connectivité numérique s’accroît également et transforme la façon dont nous explorons le monde. L’accès amélioré à l’Internet, ainsi que la prolifération des téléphones intelligents et autres appareils mobiles facilitent le voyage et influencent nos choix de destinations. Bien que les agences de voyages, les guides touristiques et les parents et amis soient toujours d’importantes sources d’information, les ressources en ligne les surpassent, car elles favorisent une plus grande spontanéité et donnent accès à un plus large éventail d’options personnalisées.

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Il ne reste qu’à espérer que le Québec sache tirer parti de cette nouvelle manne de touristes internationaux!

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Hébergement

Le marché hôtelier canadien

En juillet dernier, Horwath HTL, une firme de consultants spécialisée dans l’analyse de l’industrie hôtelière, publiait un rapport sur le marché hôtelier canadien; voici ses principaux constats. 

Les taux d’occupation au Canada

Compte tenu de la crise du crédit, du ralentissement économique et de la récession qui s’en est suivie en 2009, le nombre de projets hôteliers en chantier a considérablement ralenti entre 2009 et 2011. Cela a eu comme conséquence une très faible augmentation de l’inventaire hôtelier canadien entre 2012 et 2015. Ce fait, combiné à la croissance de la demande pour de l’hébergement commercial à travers le Canada depuis 2010, a conduit à une augmentation constante du taux d’occupation au cours des six dernières années. Cette tendance s’est poursuivie en 2014-2015. Les six premiers mois de 2016 laissent entrevoir des résultats similaires à ceux de l’année précédente, soit juste en deçà de ceux enregistrés en 2006-2007, alors que les taux d’occupation étaient les plus élevés de la décennie (voir le graphique 1).

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Le Québec au 3e rang

Au cours des six premiers mois de 2016, les taux d’occupation des hôtels canadiens ont oscillé entre 48 % et 66 %, selon les provinces. Avec un taux d’occupation de 63,5 %, le Québec se classe au troisième rang derrière la Colombie-Britannique et l’Ontario et dépasse la moyenne canadienne qui se situe à 61 %, en légère baisse (0,3 %) par rapport à la même période l’an dernier (voir le graphique 2).

Le taux d’occupation des hôtels québécois dépasse celui de la moyenne canadienne.

Malgré sa dernière position dans le classement, l’Île-du-Prince-Édouard est la province qui a enregistré la plus forte croissance de son taux d’occupation (6 %) et le Québec, la plus faible (1 %). Les seules provinces qui ont connu une baisse de 3 à 7 % de leurs taux d’occupation par rapport aux six premiers mois de 2015 sont Terre-Neuve et Labrador, la Saskatchewan et l’Alberta.

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Montréal et Québec s’en tirent plutôt bien 

Les taux d’occupation dans sept grandes villes canadiennes, dont Montréal et Québec se sont échelonnés de 56 % à 72 % au cours des six premiers mois de 2016. Montréal connaît sa meilleure performance depuis les années 1980, bien qu’elle ait enregistré un recul en juin. Le mois de juillet a été excellent pour les hôtels de Montréal, en particulier ceux du centre-ville qui ont enregistré un taux d’occupation moyen de 87,4 %, hissant ainsi la moyenne des sept premiers mois de l’année à 72,5 %.

Selon Gilles Larivière, président de Horwath HTL à Montréal, la faiblesse du dollar canadien par rapport à la devise américaine et la popularité du tourisme urbain expliquent en partie ces résultats. Il ne faut pas non plus négliger l’impact de la diminution de l’offre de chambres sur le taux d’occupation; la ville a en effet perdu 2000 unités depuis 2012. Quant aux établissements de la ville de Québec, leur taux d’occupation se situait à 58,5 % pour le premier semestre de 2016, soit une augmentation de 6,9 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Les prix moyens par chambre

De janvier à juin 2016, le prix moyen par chambre des hôtels des provinces canadiennes a fluctué de 113 $ à 60 $, établissant la moyenne canadienne à 142 $, soit une augmentation de plus de 3 % par rapport aux six premiers mois de 2015. Le Québec se classe au 2e rang canadien tout juste derrière la Colombie-Britannique (159 $) avec un prix moyen par chambre d’environ 150 $ (voir le graphique 3). La Colombie-Britannique, l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et l’Ontario ont enregistré des hausses de prix supérieures à la moyenne canadienne (entre 4 % et 6 %), alors que le Nouveau-Brunswick et le Québec ont connu de légères augmentations, soit 1 % et 3 % respectivement. Quant à l’Alberta, elle a vu le prix moyen de ses chambres chuter de près de 4 %, possiblement à cause de la crise pétrolière qui sévit dans cette province et affecte la demande touristique.

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Un excellent début d’année pour Montréal 

Les prix moyens par chambre des sept grandes villes canadiennes à l’étude (Montréal, Québec, Toronto, Ottawa, Halifax, Calgary et Vancouver) sont un peu plus élevés que la moyenne canadienne. Ils s’échelonnaient de 130 $ à 165 $ au cours du premier semestre de 2016. Vancouver et Toronto ont connu des augmentations de 6 % à 8 % alors que Halifax, Ottawa, Québec et Montréal ont enregistré des hausses de 2 % à 5 %. En juillet, le tarif moyen par chambre dans les hôtels du centre-ville de Montréal s’établissait à 205 $, en hausse de 14 % par rapport à la même période en 2015 (180 $). Ces résultats peuvent s’expliquer en partie par la fermeture du Reine-Élizabeth à la mi-juin, selon M. Larivière, puisque dès lors, l’inventaire du centre-ville s’est rétréci de près de 1000 chambres. Les établissements de la ville de Québec affichaient quant à eux un prix moyen bien en deçà des moyennes canadienne et québécoise (130 $) pour les mois de janvier à juin, mais une légère hausse de 0,5 % par rapport à 2015.

Le revenu par chambre disponible

Pour ce premier semestre de 2016, le revenu par chambre disponible des hôtels canadiens fluctuait entre 60 $ et 105 $ pour une moyenne canadienne de 87 $. Le Québec se classe au 2e rang, suivi de l’Ontario (voir le graphique 4). Avec ses maigres 60 $ par chambre disponible, l’Île-du-Prince-Édouard est tout de même la province ayant enregistré la plus forte hausse du RevPAR, soit 20 %. En tête du classement canadien, la Colombie-Britannique a connu la deuxième plus forte hausse du RevPAR (12 %). Le Québec, en sixième position tout juste au-dessus de la moyenne canadienne, a connu une augmentation de 4 %.

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Cette analyse illustre que, somme toute, l’industrie hôtelière canadienne, et québécoise, s’en tirent plutôt bien en ce premier semestre de l’année.

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Gestion Ressources humaines

Gérer en mode collaboratif

Ce modèle managérial part du principe que les salariés ont des compétences, le goût de travailler, le sens des responsabilités et l’envie d’être associés aux projets de l’entreprise. Il place l’humain au cœur même de l’organisation et bouleverse les modes organisationnels traditionnels qui reposent sur une gestion hiérarchique, pyramidale et standardisée. La première étape d’une gestion collaborative est un « aplatissement » de la hiérarchie pour laisser libre cours aux relations de travail horizontales, au partage des idées, des connaissances et des ressources, et par-dessus tout, à une vision commune. Pour y parvenir, le management collaboratif se basera sur quatre piliers, soit les 4C :

  • la confiance constitue l’enjeu principal. Pour la renforcer, il est essentiel de développer sa capacité à échanger et à partager avec les personnes concernées rapidement et simplement, quel que soit leur statut ou leur fonction. La sincérité, la transparence et l’authenticité dans les relations contribuent également à accroître la confiance entre les acteurs de l’entreprise.
  • le choix peut être résumé comme la liberté donnée à une personne à s’engager de manière volontaire, en toute connaissance de cause et en assumant les conséquences, qu’elles soient positives ou négatives. On lui laisse donc toute latitude de s’organiser comme elle le souhaite pour atteindre les résultats. Ce choix implique aussi que les entreprises autorisent leur personnel à explorer de nouvelles pratiques, de nouveaux procédés.
  • la coopération désigne l’idée d’agir, de travailler conjointement avec une ou plusieurs autres personnes. Pour coopérer, le travailleur a besoin de se sentir soutenu par son gestionnaire qui favorisera les échanges de points de vue, d’expériences et de compétences.
  • la convivialité indique la qualité et le caractère positif et agréable des relations entre personnes. L’ambiance, le plaisir, l’organisation d’événements permettent à l’entreprise de renforcer les liens et de solidifier le sentiment d’appartenance.

De nouveaux rôles

La gestion collaborative favorise la coopération au sein des équipes et avec les gestionnaires. Elle prend en considération l’intérêt et les objectifs communs pour donner l’envie et la motivation à tous de performer en toute autonomie. Réfléchis et pensés ensemble, ces objectifs communs permettent à chacun de se sentir impliqué et concerné dans ses tâches au quotidien. Les équipes se transforment et prennent en charge la totalité de leur travail. Fini le temps où elles appliquaient simplement des directives. Le gestionnaire, lui, devient un accompagnateur qui doit favoriser la coopération et la cohésion d’équipe selon les spécificités et les compétences de chaque collaborateur. Pour cela, il doit favoriser l’authenticité et la proximité dans les rapports entre les employés, en mettant à leur disposition les moyens – ressources, locaux, aménagement de l’espace, équipements, outils – qui faciliteront leurs réflexions pour aboutir à des échanges fructueux. Comme le mentionne Jean François Zobrist, « père » du management collaboratif, les postes de gestionnaires n’ont d’intérêt que s’ils accompagnent les équipes et apportent une expertise.

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Des équipes de travail inspirées du modèle des start-ups

Plutôt que de tenter de tout révolutionner du jour au lendemain, mieux vaut mettre en place des équipes pilotes qui permettront d’affiner les pratiques. C’est ce qu’a réalisé Voyages-sncf.com, qui compte 600 employés en France, en décidant de miser sur 15 unités de travail entièrement autonomes. Evaneos.com, une plateforme Web regroupant des agences réceptives et qui emploie 80 personnes, a elle aussi restructuré son organisation en 16 petites équipes travaillant sur des projets spécifiques. Chacun de ces noyaux est autonome quant à la fixation des objectifs et à la prise de décisions… et ils ont droit à l’erreur. Pour rectifier ou confirmer le tir, un rendez-vous hebdomadaire permet de faire le point sur l’état d’avancement des équipes; les fondateurs et gestionnaires agissant plutôt à titre de coaches que de cadres dirigeants.

L’importance de la communication

La bonne transmission d’information entre les dirigeants, les gestionnaires et les membres de l’équipe est l’une des conditions gagnantes de la mise en place d’une gestion collaborative. Par exemple, BlaBlaCar, entreprise française de covoiturage établie dans 20 pays, a mis sur pied les BlaBlaTalks. Au cours de ces réunions hebdomadaires, chaque service fait le point sur ses projets en cours et à venir. Cela génère beaucoup de respect entre chacun des services et permet de valoriser et de responsabiliser chaque membre de l’équipe.

Finalement, en gérant ses employés sur un mode collaboratif, l’entreprise transforme également son processus marketing. Le salarié, véritable « collaborateur » de l’entreprise, devient alors le premier ambassadeur de sa propre entreprise.

Que pensez-vous de ce modèle de gestion? Est-il applicable dans votre entreprise?

 

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Produits et activités

Les Américains et le plein air

Le plus récent rapport de l’Outdoor Foundation fait état de la participation des Américains à 42 activités de plein air, tant hivernales qu’estivales, d’aventure douce ou extrême, en 2015. Les données proviennent d’un échantillon de 38 172 répondants âgés de 6 ans et plus. Voici les principaux résultats de cette étude.

Près de la moitié de la population américaine (48,4 %) a participé à au moins une activité de plein air en 2015, soit 142 millions de personnes qui ont effectué 12 milliards de sorties en plein air.

… 142 millions de personnes ont effectué 12 milliards de sorties en plein air.

Même si le nombre de participants a augmenté d’un million au cours de la dernière année, le taux global de participation est demeuré relativement stable en raison de l’augmentation de la population (voir le graphique 1). Il s’agit tout de même du plus faible taux de participation des 10 dernières années. Le nombre de sorties est lui aussi demeuré relativement stable au cours de la dernière décennie, variant de 0,1 million, avec un creux en 2008 (10,1 milliards) et un pic en 2012 (12,4 milliards de sorties).

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Les jeunes de 6 à 24 ans

La participation à des activités de plein air des jeunes de 6 à 12 ans et de 13 à 17 ans a chuté de 15 % et 10 % respectivement au cours des 10 dernières années, passant de 78 % à 63 % dans le premier cas et de 60 % à 59 % dans le deuxième cas. Pendant la même période, celle des 18 à 24 ans s’est accrue de 2 % (de 55 % à 57 %).

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En 2015, les jeunes Américains qui ont effectué des sorties en plein air provenaient de toutes les régions du pays, notamment :

  • l’Atlantique Sud (19 %);
  • le Centre Nord-Est (17 %);
  • le Pacifique (15 %);
  • l’Atlantique-Centre (15 %).

Les jeunes résidents de la Nouvelle-Angleterre, région limitrophe du Québec, détenaient le plus faible taux de participation à des activités de plein air (4 %), lequel est d’ailleurs demeuré relativement stable dans toutes les régions du pays de 2007 à 2015.

Parmi les activités dont le taux de pratique est le plus élevé, on dénombre :

  • la course, le jogging et la course en sentier;
  • le vélo de route, de montagne ou BMX;
  • le camping;
  • la pêche;
  • la randonnée.

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Toutefois, le classement diffère si on considère la fréquence de pratique à ces activités. Les adeptes de la planche à roulettes enregistrent en moyenne 62 sorties, propulsant cette activité au 3e rang, alors que le camping glisse au 5e rang avec une moyenne de 12 sorties par année par personne (voir le tableau 1).

Les adultes de 25 ans et plus

La participation à des activités de plein air des adultes de 25 à 44 ans a augmenté de 8 % de 2006 à 2015, passant de 48 % à 56 %, alors que celle de leurs aînés (45 ans et plus) est restée stable à 37 % au cours de la même période.

Les principales activités pratiquées par les adultes de 25 ans et plus sont, à peu de choses près, les mêmes que celles des jeunes, mais dans des proportions et dans un ordre légèrement différents :

  • la course, le jogging et la course en sentier (15 %);
  • la pêche (15 %);
  • la randonnée (13 %);
  • le vélo de route, de montagne ou BMX (12 %);
  • le camping (12 %).

L’observation des oiseaux et l’observation de la faune détrônent la randonnée et le camping dans le classement des activités pratiquées lorsque l’on examine la participation en terme de fréquence et arrivent en 4e et 5e positions.

Les non-pratiquants

Les Américains non pratiquants sont plus attirés par les loisirs en plein air que par les activités sportives ou de remise en forme. En fait, le camping, le vélo, la randonnée et la course ou le jogging figurent parmi les activités les plus attrayantes pour cette catégorie de personnes, tous âges confondus.

Les sports de pagaie ont la cote

Les sports de pagaie sont toujours en pleine croissance dans l’industrie du plein air.

Les sports de pagaie sont toujours en pleine croissance dans l’industrie du plein air.

Au cours des trois dernières années, la planche à rame (stand up paddle board) est l’activité qui a enregistré la plus forte augmentation; elle a vu son taux moyen de participation croître de 26 % de 2012 à 2015. La pêche en kayak, le kayak d’eau vive et les excursions en kayak de mer figurent également parmi les activités qui ont connu la plus forte croissance de leur nombre de participants. Bien que la participation à la course et au jogging ait subi une baisse de 5 % de 2014 à 2015, les activités liées à la course ont gagné en popularité. Ainsi, la participation à un triathlon a enregistré la plus forte hausse, soit 24 % au cours de la dernière année. La course d’aventure ou course à obstacles, le triathlon non traditionnel et la course en sentier se classaient également parmi les principales tendances de plein air de l’année.

Le Québec, avec ses nombreux lacs et rivières, son majestueux fleuve Saint-Laurent, ses parcs et ses régions a tout pour combler l’amateur de plein air !

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