Catégories
Destinations

Accueillir les adeptes de la vanlife

Structurer l’offre

Depuis quelques années, plusieurs régions ont dû composer avec le phénomène de la vanlife et l’affluence de voyageurs en petit VR qui découvrent le territoire en adoptant un mode de vie nomade. Ils séjournent dans des campings, mais aussi ailleurs. Ils apprécient la possibilité de se stationner simplement pour la nuit. Plusieurs entreprises et municipalités du Québec ont entrepris d’accommoder ces voyageurs, monnayant des frais ou non.  

En Outaouais, la MRC de Pontiac a franchi un pas de plus en structurant l’offre afin d’attirer les vanlifers sur son territoire méconnu. Le circuit Route 148, conçu en collaboration avec l’agence de communication Visages Régionaux et la participation d’adeptes de cette formule de voyage, rassemble les composantes essentielles d’un séjour en petit motorisé.  

Source: Destination Pontiac 

Des services clés pour une expérience en van 

Cet itinéraire se déploie de part et d’autre de la route 148, sur près de 150 kilomètres. Il rassemble une vingtaine de haltes VR desservies par des entreprises touristiques qui offrent des espaces de stationnement aux VR motorisés de classe B (4,9 à 6,4 m), monnayant des frais ou non, pour une durée maximale de 48 heures. Le site Web présentant l’itinéraire indique clairement les consignes à respecter sur ces emplacements.  

En plus de ces endroits pour passer la nuit, la carte en ligne (téléchargeable sur appareil mobile) identifie, entre autres, les ressources indispensables d’un parcours en van : 

  • Les stations d’essence ; 
  • Les lieux de ravitaillement en nourriture (restaurants, épiceries et dépanneurs) ; 
  • Les sites permettant de découvrir les saveurs de la région : fermes agrotouristiques, microbrasseries, etc. ; 
  • Les activités culturelles, de plein air et d’aventure. 

Testé par les principaux intéressés

Afin de promouvoir l’itinéraire auprès de la clientèle cible, l’équipe de Visages Régionaux s’est jointe au producteur de contenu Web, Dom, pour sillonner la Route 148 et en faire des épisodes diffusés sur la chaîne YouTube Vanlife Sagas. Ils ont aussi invité des adeptes et influenceurs pour la parcourir avec eux. L’un de ces participants est le chef et entrepreneur québécois bien connu, Ricardo, converti à la vanlife depuis peu (voir vidéo ci-dessous). Chaque épisode fait découvrir des aspects de la route et met en vedette la région et les activités qu’on peut y pratiquer.  

Une approche inspirante

En plus de donner une belle vitrine à cette région peu connue et aux entreprises locales, cette initiative démontre qu’il est possible d’encadrer une pratique de façon proactive et pour le bénéfice de tous. 

Image à la une : Facebook Destination Pontiac

Catégories
Technologies

ChatGPT : comment en faire son allié ?

Depuis le début de l’année 2023, ChatGPT ou Generative Pre-Trained Transformer change peu à peu les façons de faire. Comment tirer profit de son potentiel sans mettre l’humain de côté ? Des experts se penchent sur la question et relèvent des exemples d’applications pour l’industrie touristique. De leur côté, des agences de voyages en ligne, des destinations et des hébergements l’adoptent pour optimiser les tâches liées notamment au service à la clientèle, ainsi qu’au marketing.    

Une IA spécialisée dans le dialogue

ChatGPT est une intelligence artificielle (IA) spécialisée dans le dialogue et lancée en novembre 2022 par la société américaine OpenAI. Ce prototype appartient à la catégorie des LLM (Large Language Models), aussi appelée Generative AI. Pour débuter un échange, l’utilisateur écrit sa requête (aussi appelée prompt) dans la boîte de dialogue de l’outil. Il s’agit de la consigne précise donnée à l’IA afin d’orienter son travail génératif. Le système répond ensuite à la requête sous forme de texte en s’appuyant sur une grande quantité de données provenant d’Internet.  

Voici quelques techniques efficaces pour formuler des prompts qui permettent d’obtenir des réponses pertinentes, claires et précises.

  • Expliquer au maximum le contexte de votre demande au moment de démarrer la conversation ;
  • Diviser les requêtes en plusieurs sous-questions. ChatGPT les traite une à une, offrant ainsi un retour plus étoffé ;
  • Demander à ChatGPT de préciser sa réponse. En effet, il dispose d’une excellente mémoire et utilise les requêtes passées pour améliorer son résultat ;
  • Ordonner à ChatGPT de vous poser une question pour affiner son champ de recherche après avoir analysé la requête initiale ;
  • Imposer à ChatGPT de fournir un nombre précis d’options de réponses. Cela permet d’explorer la problématique soumise sous plusieurs angles ;
  • Demander plusieurs points de vue à ChatGPT au moment de fournir sa réponse, en se plaçant dans la peau de différentes personnes ou parties prenantes ;
  • Exiger que ChatGPT décortique ses explications étape par étape lorsque la requête s’avère complexe. Cela facilite la compréhension du lecteur, en plus de démontrer le raisonnement de ChatGPT.  

Un outil pour gagner en productivité

Les employés qui utilisent des outils comme ChatGPT seraient beaucoup plus productifs au quotidien.

Une récente étude du MIT dévoile que les employés qui utilisent des outils comme ChatGPT seraient beaucoup plus productifs au quotidien. Ce gain en productivité peut atteindre jusqu’à 50 % pour certaines tâches. Par exemple, ChatGPT peut les aider à structurer leur journée de travail en sous-tâches pour répondre aux attentes de l’organisation. Des employeurs s’en servent également pour rédiger des descriptions de postes attrayantes en indiquant seulement à l’outil les qualifications et compétences requises. Les gestionnaires profitent de l’esprit de synthèse de l’IA pour obtenir rapidement les faits saillants d’un rapport, nécessaires à la prise de décisions stratégiques.  

ChatGPT présente cependant quelques limites : sa base de données s’arrête aux contenus de 2021, l’utilisateur doit valider les sources, les textes générés sont souvent impersonnels et sa notion de droits d’auteur demeure ambiguë.   

Un assistant au service à la clientèle

ChatGPT se révèle utile pour soutenir le service à la clientèle en contexte de pénurie de main-d’œuvre. Des hébergements et des agences de voyages en ligne en font déjà l’expérience. Voici quelques applications possibles :  

  • Gérer les demandes d’informations récurrentes plus rapidement avant le séjour  
    • À ce titre, le logiciel Hospitable aide les propriétaires de résidences de tourisme à répondre aux messages de leur clientèle. Dès qu’il reçoit un courriel, le gestionnaire appuie sur un simple bouton présent dans sa boîte de messagerie. L’historique du client, ses informations de réservation et le contexte de la conversation sont automatiquement envoyés à ChatGPT qui génère une réponse. Le gestionnaire la valide et l’envoie.  
  • Accompagner la clientèle en cours de séjour en cas de questions ou d’imprévus  
    • La startup Turneo a développé un concierge virtuel qui utilise ChatGPT : Le Marco AI Chatbot. Cette solution destinée aux hôteliers suggère aux clients des activités touristiques à faire au cours de leur séjour à l’hôtel en plus de réserver pour eux.   
  • Répondre aux commentaires en ligne après le séjour  
    • ChatGPT peut être utilisé pour rédiger des réponses aux nombreux avis en ligne laissés sur les plateformes telles que TripAdvisor, Google ou Booking.com. Il peut également indiquer les points forts et ceux à améliorer de l’entreprise à partir du contenu des commentaires. Cette vidéo explique les étapes à suivre.  

L’agence de voyage en ligne Expédia a récemment développé une extension qui relie son agent de voyage virtuel et sa base de données à la version payante de ChatGPT. Cet ajout aux services d’Expédia simplifie la planification et la réservation de voyages. Les utilisateurs sélectionnent l’extension Expédia et reçoivent des recommandations d’itinéraires personnalisés. Ils sont ensuite redirigés sur le site Internet d’Expédia pour finaliser la réservation. Au cours du voyage, l’agent virtuel accompagne les clients en tout temps en cas de changements ou d’imprévus. Selon la direction, cette collaboration a permis de répondre virtuellement à plus de 30 millions de clients et d’économiser huit millions d’heures de travail.  

Un appui aux opérations marketing

ChatGPT facilite aussi le travail des équipes marketing, principalement pour générer des idées de contenu promotionnel. Certains l’utilisent même pour rédiger des textes destinés aux médias sociaux qu’ils bonifient par la suite. Le logiciel peut également dresser une liste de mots-clés pour optimiser le référencement SEO. Les entreprises gagnent ainsi un temps précieux qu’elles peuvent désormais consacrer au développement de leur stratégie marketing, à l’édition du contenu et à sa distribution.  

Lavinia Botez, co-fondatrice chez Bubbly, conseille aux entreprises de fournir de bonnes consignes  de départ à ChatGPT en incluant ces éléments : 

1. Le mandat et le type de contenu ;

2. La plateforme de diffusion ;

3. Le nombre de mots et de paragraphes ;

4. Un objectif de communication précis ;

5. Des informations clés sur la clientèle cible ; 

6. Le ton et le style d’écriture ; 

7. Les mots-clés à intégrer pour le SEO.  

Visit Denmark a récemment expérimenté ChatGPT pour écrire le script de sa campagne promotionnelle. L’intelligence artificielle a également servi à générer les images et les voix. L’OGD n’a apporté aucune modification à la publicité générée et se déclare relativement satisfaite du résultat.  

Et la suite ?

Ce n’est que le début de l’ère IA et les experts sont unanimes : la créativité humaine demeurera la clé pour se différencier des compétiteurs.  

L’arrivée de l’intelligence artificielle représente-t-elle une menace pour le marché du travail en tourisme ? A priori, elle servira à automatiser des tâches afin que l’humain puisse se concentrer sur des projets à valeur ajoutée et ainsi mieux contribuer au développement stratégique de l’entreprise. Cette nouvelle technologie a donc le potentiel de renforcer le rôle de l’humain au sein des organisations touristiques. Ce n’est que le début de l’ère IA et les experts sont unanimes : la créativité humaine demeurera la clé pour se différencier des compétiteurs.  

Image à la une : Pexels 

Catégories
Destinations Gestion

Berlin fait appel aux résidants

L’implication des résidants dans les stratégies touristiques d’une destination est une démarche connue et de plus en plus répandue. Un rapport publié en 2022 par Skift le confirme ; les communautés locales s’engageront davantage dans l’avenir de leur région. Elles cesseront de n’être que spectatrices du tourisme sur leur territoire pour participer à la mise en œuvre d’une destination qui leur correspond.  

Cela dit, l’engagement citoyen prend un tout autre sens lorsque les résidants ont une voix équivalente à celle des responsables touristiques. Cela leur permet de sortir du cadre plus familier d’ambassadeur (lire aussi : Shawinigan 100 % accueillant). En ce sens, Berlin est précurseur dans le domaine. En effet, les Berlinois peuvent désormais s’exprimer sur le développement touristique de leur ville grâce à l’initiative Citizens’ Advisory Council. Deux membres de la communauté sont sélectionnés dans chacun des 12 districts de Berlin pour former un conseil indépendant qui se réunira quelques fois par année. Leur mandat est de conseiller l’organisation de gestion de la destination (OGD) pour assurer un développement qui soit durable, qui les respecte et qui protège le caractère unique de l’endroit.  

Le conseil accompagnera également l’OGD dans l’orientation des futurs plans marketing. Les représentants peuvent aussi donner leur avis sur les segments de clientèles à cibler et ont leur mot à dire sur la façon dont les quartiers sont présentés dans les communications.  

Image à la une : Pexels

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

Catégories
Destinations

La ville : véritable laboratoire vivant

L’urbanisme tactique consiste en des aménagements temporaires et faciles à installer dans le but, entre autres, de démontrer les changements possibles à une rue ou à un espace public. La pandémie a favorisé la mise en place de ce type de projets, été comme hiver, que ce soit pour faciliter les déplacements actifs ou encore pour créer des lieux de rencontre festifs et animés. Certains aménagements ont connu un tel succès qu’ils sont devenus permanents. D’autres, éphémères, sont réinstallés année après année. Le succès de la piétonnisation de nombreuses rues en est un bon exemple.  

L’urbanisme tactique sert bien la récupération d’espaces sous-utilisés et la « place making », soit le concept qui consiste à aménager un lieu en se réappropriant l’espace public. On l’observe depuis déjà plusieurs années. Mis sur pied il y a près de dix ans, Le Village au Pied-du-Courant, qui s’érige année après année à la lisière du Saint-Laurent dans le quartier Ville-Marie à Montréal, en est une bonne illustration. Ce projet collaboratif piloté par l’organisme La Pépinière permet de revaloriser, durant la saison estivale, un site de dépôt à neige situé en bordure du fleuve. Il devient, le temps de quelques mois, un lieu de rencontre où se déploient des activités à caractère culturel, social, éducatif et festif. Le village évolue au cours des éditions, au fil des besoins et des envies des collaborateurs. 

Source: Charles-Olivier Bourque/Le Village au-Pied-du-Courant 

D’abord expérimenter pour mieux aménager

Un autre exemple plus récent, la Place Laval, dans le centre-ville de Gatineau, traduit bien le concept d’urbanisme tactique. Il s’agit d’un stationnement privé transformé en place publique éphémère pour l’été 2022. Celle-ci rassemble plusieurs concepts qui ont pu être testés dans l’optique de rendre permanents ceux qui s’avéreront concluants. Ce lieu de socialisation comporte du mobilier urbain, une décoration invitante, des activités d’animation et des événements de moyenne envergure.  

La Place Laval a été planifiée et conçue en partenariat avec la communauté et les organismes issus du milieu. La Ville souhaite faire de cet endroit un lieu de rencontre pour les résidants et les visiteurs. 

Source: Ville de Gatineau 

La ville comme un terrain de jeu 

Ces projets sont souvent initiés par des mouvements citoyens à la recherche d’une meilleure qualité de vie pour leur communauté. D’autres sont issus d’une impulsion municipale ou encore insufflés par des entrepreneurs ayant des visées sociales. Avec la multiplication de ces initiatives, la ville devient par endroit un véritable laboratoire quand le territoire sous-exploité est converti en terrain de jeu, où résidants et touristes se mêlent et auquel ils donnent vie.  

Image à la une : Pexels 

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

Catégories
Gestion Produits et activités

Coopérer pour élargir son offre de bien-être

En Suisse, la station touristique de Flims-Laax-Ferela, située dans le canton des Grisons, attire les visiteurs en quête de bien-être avec son projet « Spa Around ». Depuis décembre 2022, neuf hôtels indépendants ont harmonisé leur offre de soins et ouvert leurs portes à tous les clients qui séjournent dans l’un des établissements participants. L’expérience des visiteurs se trouve ainsi grandement bonifiée, ce qui représente un avantage concurrentiel à la destination.  

Le concept de « Spa Around » permet à chaque hôtel de diversifier son offre à moindre coût. Au lieu d’investir dans la construction d’infrastructures supplémentaires, chacun peut se concentrer à maximiser son potentiel en travaillant en synergie avec les autres partenaires. Grâce à une plateforme de réservation centrale, la gestion des flux de visiteurs entre chaque établissement s’effectue efficacement. 

Source : Spa AroundLes neuf hôtels participants 

À la base, les hôteliers participants envisageaient de proposer le concept uniquement hors saison pour éviter le surachalandage durant les moments les plus populaires. Or, considérant la gestion efficace de la plateforme de réservation, qui fixe et respecte les quotas attribués à chaque spa, ils n’ont pas eu besoin de restreindre la période d’opération du projet. 

Cette formule de coopération est avantageuse à tous les niveaux, tant pour les hôteliers et leurs clients que pour le rayonnement de la destination ! 

Image à la une : Pexels

Catégories
Destinations

Relançons les villes, valorisons la nuit !

Depuis la pandémie, la ville est un espace complexe et fragilisé qui cherche à retrouver son équilibre en testant de nouvelles propositions qui s’arriment aux besoins de ses usagers et à sa vocation de lieu social et de rencontres. 

Comme l’explique l’équipe de la Chaire de tourisme dans son Cahier Tendances 2023, les villes sont vouées à un avenir prometteur. D’après le dernier rapport du World Travel & Tourism Council, le tourisme urbain devrait croître plus rapidement que tous les autres secteurs, le faisant ainsi devenir la locomotive de la reprise des voyages pour la prochaine décennie. Les acteurs des centres urbains devront se concerter et miser ensemble sur leurs atouts afin de tirer leur épingle du jeu en proposant des expériences et célébrations inoubliables. En ce sens,plusieurs destinations misent sur le développement de leur économie nocturne pour dynamiser leurs communautés et attirer davantage de touristes. 

L’économie nocturne = le nightlife ?

N’en déplaise aux amateurs de rythmes musicaux endiablés, le nightlife n’est qu’un des aspects de cette économie, bien qu’il en constitue une part importante. Il n’existe pas de définition officielle, mais il est possible de la résumer comme étant l’ensemble des activités, entreprises et travailleurs opérant entre 18 h et 6 h du matin : les transports, l’hôtellerie, la sécurité, le divertissement, le commerce de détail, etc.   

Selon la Night Time Industries Association (NTIA), il devient important, plus que jamais, pour les villes de planifier la nuit comme le jour dans un contexte où leurs lieux de vie nocturne ont été parmi les premiers à fermer et les derniers à ouvrir lors des différentes vagues de la pandémie. D’autant plus que les secteurs urbains profitent de circonstances favorables intéressantes pour reconquérir le cœur des travailleurs et des voyageurs. Il y a un momentum à saisir ! 

Voici deux destinations qui déploient des efforts inspirants pour stimuler leur économie nocturne. 

Londres : les artères principales au cœur de la nuit

Dans sa stratégie de créer une ville dynamique 24 h sur 24, la Mairie de la capitale britannique a décidé de mettre de l’avant ses rues commerciales grâce au programme Night Time Enterprise Zone. Dans le cadre de ce dernier, l’administration de l’arrondissement et les entreprises coopèrent pour expérimenter de nouvelles façons de diversifier leur offre nocturne. Il peut s’agir d’augmenter les heures d’ouverture ou encore la participation et l’animation dans un espace délimité d’une artère commerciale. L’objectif est de rendre les rues plus accessibles, inclusives et accueillantes après 18 heures. 

À la suite du succès du projet pilote sur la Walthamstow High Street en 2019, qui a permis l’augmentation de la fréquentation de 22 %, le programme s’étend désormais à trois nouvelles rues commerçantes de Londres. Aux yeux de la Mairie, ce programme démontre encore plus son importance depuis la pandémie, puisque les artères sont la pierre angulaire des diverses communautés de la ville, et que leur rôle la nuit sera crucial pour la reprise économique et sociale de Londres.  

Répondre aux enjeux de sécurité 

L’économie nocturne joue un rôle crucial dans la vie culturelle et sociale des communautés britanniques. Il s’avère important de veiller à ce que les groupes marginalisés et vulnérables soient entendus et protégés. La NTIA et la Safeguarding Nightlife ont donc uni leur force pour offrir aux travailleurs et intervenants le programme Night Safe Champion. 

Il s’agit d’une accréditation qui s’obtient à la suite d’une formation de neuf modules touchant divers sujets tels que la sensibilisation à la vulnérabilité, le harcèlement sexuel, les drogues, la gestion des conflits, etc. L’objectif n’est pas seulement de conscientiser, mais de restaurer la confiance des communautés par la collaboration et l’action. 

Source : Night Safe Champion 

Sydney : la force de la concertation

Le partenariat entre les acteurs de différents secteurs constitue un élément clé pour la réussite de l’économie nocturne. La ville de Sydney l’a bien compris. 

En septembre 2020, le gouvernement de la Nouvelle-Galles-du-Sud (NSW), en Australie, lance sa vision à long terme pour Sydney via sa stratégie économique 24 heures sur 24. L’objectif est de soutenir la création d’emplois, favoriser les arts et la culture et renforcer le statut de destination internationale nocturne de Sydney.  

Pour faire écho à la nouvelle stratégie, l’organisme VibeLab a tenu l’édition 2021 du forum Global Cities After Dark à Sydney. Cet événement rassemble toutes les parties prenantes de l’économie nocturne locale afin d’exploiter les connaissances collectives pour créer des villes dynamiques et sécuritaires après la tombée de la nuit, tant pour les travailleurs et les citoyens que les visiteurs. Plus de 150 personnes provenant des secteurs de l’hôtellerie australienne et internationale, de la musique, du divertissement, des événements majeurs, du tourisme culturel, des transports et de la sécurité civile se sont réunies. Cette consultation a permis un partage et des discussions sur les réalités vécues dans chaque secteur. Elle a aussi donné lieu à la formulation de 14 recommandations visant à maximiser le potentiel nocturne de la métropole australienne. Bien qu’elles soient formulées par secteur d’activités, l’ensemble des participants y ont réfléchi. Les discussions ont révélé des thématiques d’actualité sur lesquelles il est important de se pencher collectivement telles que la diversité et l’équité, ainsi que l’utilisation des données. Le nombre d’acteurs impliqués par action montre bien la nécessité de la synergie pour porter des actions structurantes. 

Le saviez-vous ? 

 

Le rôle de « night mayor » est mis en place dans de nombreuses villes dans le monde entier pour aider à développer des politiques, faciliter une vie nocturne florissante et faire des villes un espace clé de coexistence et de socialisation.

Un nouveau jour pour la nuit ?

Les démarches qui incluent l’ensemble des parties prenantes nocturnes permettent l’équilibre d’un écosystème urbain, où plusieurs types d’activités se côtoient. La globalité des groupes doit être considérée, pour le plus grand bénéfice de tous.  

Dans la métropole québécoise, l’organisme MTL 24/24 anime, analyse et structure la vie nocturne à Montréal. Les partenariats et les échanges de connaissances entre les différents secteurs d’activités sont plus que jamais nécessaires à l’heure de la résilience et de la revitalisation des milieux urbains post-pandémie. 

Image à la une : Pexels

Image dans le texte : Pexels 

Cet article est la version longue de celui paru dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

Catégories
Tendances

L’heure est à la responsabilisation !

La société est aujourd’hui plus informée que jamais. Avec l’étendue de ces connaissances viennent des obligations, tant pour les consommateurs que pour les organisations. Dans ce contexte, endosser des comportements ou mécanismes qui vont à l’encontre de ce qui est acceptable, d’un point de vue social comme environnemental, tend à être révolu.   

La crise climatique actuelle force chaque partie prenante à accélérer la mise en place de mesures concrètes et efficaces à long terme. Les inégalités sociales et économiques placent sous les projecteurs les autres dimensions du développement durable ; jamais n’a-t-on autant parlé d’équité, de diversité et d’inclusion. Acteurs touristiques et voyageurs doivent regarder dans la même direction et prendre part à un tourisme plus conscientisé et respectueux 

Des consommateurs peu actifs, mais informés

Les voyageurs québécois souhaitent voyager de façon plus responsable. Cependant, peu d’entre eux choisissent un hébergement ou un attrait en raison de leur orientation durable (22 %) ou payent pour compenser les émissions de gaz à effet de serre émises lors de leurs déplacements (10 %).  

Cette situation est similaire au niveau international. Selon une étude menée par Booking, un peu plus de 70 % des voyageurs interrogés désirent faire plus d’efforts pour voyager de manière responsable en 2023. Il existe encore toutefois des écarts importants entre leurs intentions et leurs comportements. Par exemple, une minorité d’entre eux recherchent activement des hébergements durables ou des transports moins polluants lors de leur planification de voyage.  

Cela dit, les clientèles qui souhaitent réellement modifier leurs habitudes pour adopter des comportements plus responsables sont de plus en plus outillées pour le faire. De nombreuses organisations facilitent les démarches des consommateurs, que ce soit à l’étape de l’inspiration, de la planification ou de la réservation. Maintenant qu’elles pavent la voie, il devient de plus en plus facile pour les clients de passer à l’action et de faire preuve de responsabilisation, même s’il reste encore beaucoup à accomplir. 

Des organisations multiresponsables

Un peu plus de 90 % des entreprises touristiques québécoises qui s’intéressent au développement durable ont implanté des pratiques responsables au sein de leur organisation par conviction personnelle. 

La responsabilité sociale et environnementale des entreprises est de plus en plus importante ; les gestionnaires perçoivent un intérêt clair de leur clientèle envers des produits et des services durables. Ces dernières s’attendent ainsi à ce que les organisations offrent des options durables, fassent preuve de transparence, soient inclusives, proposent une expérience candidat et employé irréprochable, tout cela, en conservant un service à la clientèle impeccable. En somme, les attentes des consommateurs n’ont jamais été aussi élevées. 

Source : Pexels

En ce sens, la bienveillance, le respect et l’accueil de la différence font partie des valeurs clés véhiculées par les organisations responsables. La pénurie de main-d’œuvre incite les employeurs à adopter un style de gestion qui place l’humain au cœur des décisions. De plus, nombreuses sont les entreprises qui accordent la priorité à des campagnes marketing inclusives et qui proposent des expériences adaptées à une clientèle élargie. Pour d’autres, cela se traduit par l’adoption d’initiatives responsables au sein des opérations, à travers la sensibilisation de la clientèle ou par l’adaptation des orientations de l’organisation, par exemple.  

Bien que le développement durable fasse partie intégrante des priorités opérationnelles des organisations québécoises, son intégration n’est pas encore clairement définie. Les plans d’action demeurent abstraits, voire absents. Le secteur continue ainsi de faire face à des défis de structuration importants. 

La destination de l’avenir : informée, mobilisatrice et responsable

Le rôle des organisations de gestion de la destination (OGD) évolue de manière à redonner à la communauté et à l’environnement naturel, qui constitue d’ailleurs bien souvent l’une des principales motivations de voyage. Réelle plaque tournante de la connaissance, l’OGD acquiert et fait circuler l’information pertinente aux visiteurs, comme aux entreprises. Elle devient experte dans l’utilisation de données au service de la clientèle, par exemple en personnalisant des offres basées sur des profils dominants ou en suggérant des activités alternatives. Elle se sert également des données pour guider les membres vers un développement plus durable (meilleure gestion des flux touristiques, protection des milieux sensibles) et créer un réel avantage concurrentiel.  

Les OGD, en plus d’assumer leur rôle marketing, assurent un développement conscient du territoire qu’elles représentent. Les fonctions de ces organisations tendent à se diversifier et le touriste n’y tient plus le premier rôle. Désormais, les enjeux de durabilité, de changements climatiques, d’inclusion ou de la place des communautés s’invitent dans les entreprises et interpellent un grand nombre d’acteurs qui gravitent autour de la sphère touristique. Les indicateurs de succès d’une destination se diversifient pour inclure ces nouveaux facteurs. Visionnaire, facilitatrice, collaboratrice, coordonnatrice ; l’OGD assume tous ces chapeaux de concert avec les acteurs publics, privés et les résidants. La flexibilité et l’innovation sont de mise. Avec ces nouveaux enjeux et responsabilités, il faut s’attendre à voir émerger de nouveaux modèles d’affaires et de financement afin que les destinations deviennent de réels catalyseurs de changements dans leur milieu. 

Image à la une : Unsplash

Images dans le texte : Pexels et Pexels

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.   

Catégories
Tendances

Expérimenter pour trouver les meilleures solutions

Alors que le monde semble reprendre son souffle, l’heure est à l’expérimentation pour les entreprises et les territoires. Chacun cherche à comprendre si certaines solutions mises de l’avant durant la pandémie devraient être maintenues à plus long terme et si certains comportements observés depuis 2020 deviendront la norme chez les consommateurs de demain. Dans une société qui évolue rapidement, l’expérimentation s’intensifie et s’impose dans tous les champs d’activités. 

Plusieurs concepts devront être éprouvés pour qu’on songe ensuite à les consolider, mais jusqu’à quel point les solutions demeureront en place ou nécessiteront des compromis ? Mèneront-elles à d’autres solutions ? Par exemple, est-il concevable d’exiger le retour des employés au bureau ou préférable d’opter pour des modèles hybrides et flexibles ? Est-ce que les organisations miseront sur les échanges commerciaux virtuels ou retourneront-elles sur la route comme dans le passé ? Les choix retenus seront guidés par les valeurs et priorités post-covid des décideurs et l’adoption de la clientèle. Les entreprises résilientes et innovantes devront se donner encore le droit à l’erreur et à une période d’ajustements. 

L’exploration au profit de l’expérience humaine

Les entreprises qui incluront leurs employés dans cette expérimentation en les considérant comme de véritables partenaires de réussite s’engagent vers la voie du succès dans les années à venir.

Le travailleur a changé. La pandémie l’a fait réfléchir et a provoqué une transformation de son mode de vie. Il s’interroge sur l’utilisation de son temps et l’importance qu’il accorde à son emploi, évalue ses conditions de travail et dans certains cas, revoit son choix de carrière. Cette remise en question engendre de grands bouleversements organisationnels, particulièrement en cette période de pénurie de main-d’œuvre, où les entreprises n’ont d’autre choix que de remettre l’humain au centre de leurs priorités.  

Les organisations s’adaptent en testant de nouvelles approches liées notamment aux modalités de travail, au style de leadership et aux processus (équipes autonomes, ludification et agilité). Elles cherchent à offrir une meilleure expérience en mettant en place des politiques internes revisitées, plus inclusives qui visent le bien-être de chacun. La manière de recruter fait place à la créativité en plaçant l’expérience candidat au premier plan et en innovant pour attirer la relève. Enfin, les entreprises sont prêtes à essayer diverses technologies numériques pour soulager leurs effectifs.  

Les entreprises qui incluront leurs employés dans cette expérimentation en les considérant comme de véritables partenaires de réussite s’engagent vers la voie du succès dans les années à venir.

La ville comme laboratoire vivant

Le tourisme urbain deviendra la locomotive de la reprise des voyages pour la prochaine décennie. 

La ville est constamment en mouvement, elle se redessine au rythme des crises et des nouveaux comportements. Cet écosystème complexe et fragilisé cherche à retrouver son équilibre en testant de nouvelles propositions qui s’arriment aux besoins de ses usagers et à sa vocation de lieu social et de rencontres.  

Pour améliorer la qualité de vie des résidants, on assiste à de nombreux projets-pilotes teintés d’idées créatives et innovantes, notamment en lien avec la mobilité active ou encore avec la transformation des espaces publics. Certains projets s’avèrent concluants et s’insèrent de façon permanente dans le paysage urbain, pour le bien-être et la santé des utilisateurs. Toutefois, la vocation de certains lieux est remise en question. 

Source : Pexels 

L’avenir semble encourageant pour les milieux urbains. D’après le dernier rapport du World Travel & Tourism Council, le tourisme urbain devrait croître plus rapidement que tous les autres secteurs, il deviendrait ainsi la locomotive de la reprise des voyages pour la prochaine décennie. Les acteurs des centres urbains devront donc tester de nouvelles façons de tirer leur épingle du jeu en proposant des expériences et des célébrations inoubliables.  

Le tourisme urbain deviendra la locomotive de la reprise des voyages pour la prochaine décennie. 

L’agilité, gage de résilience

La crise sanitaire a forcé les organisations à penser autrement et à mettre en pratique de nouvelles façons de faire. Elles ont dû s’adapter, s’ajuster et se réinventer.  

Une entreprise agile effectue le développement et la livraison de sa solution en mode itératif. Les startups sont des championnes de l’expérimentation, puisqu’elles testent bien souvent de nouveaux types de solutions. Les entreprises de toutes tailles gagnent à s’inspirer de cet état d’esprit, d’ouverture et d’exploration où l’erreur est permise. 

Les données jouent un rôle crucial dans les organisations. Elles permettent d’appuyer ou d’infirmer certaines intuitions et ainsi de mesurer le succès des expérimentations ou des projets-pilotes. Une fois validés, ces tests améliorent l’offre et l’expérience client. Cet aspect est d’autant plus important dans un contexte où les consommateurs développent de nouvelles habitudes et recherchent une plus grande personnalisation des expériences. 

Les entreprises agiles qui prennent des décisions basées sur les données auront tous les atouts en main pour incarner un tourisme intelligent dans les années à venir. Dans le contexte d’incertitude économique et géopolitique actuel, cela leur permettra certainement de mieux faire face aux futurs défis.  

Le Web 3.0  

La 3e génération d’Internet, le Web 3.0, a la particularité d’interconnecter les données entre elles de manière décentralisée. Grâce aux technologies comme la blockchain et l’intelligence artificielle, elle offre aux utilisateurs une expérience plus rapide, personnalisée et sécurisée. Les consommateurs comme les organisations y font leurs premiers pas en expérimentant les nouvelles opportunités. Si certains ont une longueur d’avance résultant de leur adhésion précoce, d’autres les observent pour analyser et comprendre leur utilisation. 

Source : Pexels 

Le métavers peut transporter les voyageurs dans de nouveaux espaces et a le potentiel de devenir un outil marketing pour de nombreux secteurs, dont le tourisme de réunion et de congrès. Certaines entreprises touristiques offrent la possibilité de payer en crypto-monnaies aux clients qui en possèdent. De leur côté, les NFT poussent plus loin l’exclusivité et les privilèges dans les secteurs de la culture, du plein air et du luxe. Ces technologies resteront-elles des produits de niche ou seront-elles adoptées par une forte proportion de consommateurs et d’entreprises ?  

Est-ce que les expérimentations actuelles dans le domaine du Web 3.0 sont une prémisse au voyage de demain ? Les prochaines années détermineront si le retour sur investissement pour les entreprises est concluant et si le jeu en valait la chandelle.  

Image à la une : Unsplash

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

Catégories
Destinations Marchés géographiques

Les destinations privilégiées par les Québécois en 2023

Du 21 au 25 novembre  2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage auprès de 1007 voyageurs québécois. Les résultats permettent de dresser plusieurs constats sur les intentions de voyage.

L’étude suggère que parmi les Québécois âgés de 18 à 74 ans, six sur dix projettent un séjour d’agrément d’au moins une nuitée hors de leur domicile au cours de la prochaine année.

Comparativement à 2022, le Québec et le Canada s’affichent un peu moins populaires auprès des voyageurs québécois. Même si une grande majorité (72 %) continue de vouloir séjourner au Québec en 2023, on remarque une tendance légèrement à la baisse par rapport à 2022 (79 %). De même, les voyages d’agrément dans les provinces limitrophes du Québec semblent moins attirants. Près du quart (23 %) des voyageurs québécois sondés jugent probable d’en faire contre 27 % l’année précédente.

Les voyageurs québécois se montrent plus ouverts à voyager en dehors de leur pays.

A contrario, les voyageurs québécois se montrent plus ouverts à voyager en dehors de leur pays. En effet, le quart (25 %) d’entre eux jugent probable de faire un séjour aux États-Unis contre 19 % l’année précédente. Quelque 15 % des répondants prévoient un déplacement en Europe. Ces intentions de voyage sont stables d’une année à l’autre. Aussi, les séjours ailleurs dans le monde seront plus en vogue pour les 12 prochains mois. En effet, 20 % des sondés jugent probable de voyager ailleurs dans le monde contre 16 % en 2022.

L’infographie ci-dessous détaille les destinations de voyage d’agrément envisagées par les voyageurs québécois en 2023.

 

Les destinations internationales suscitent un enthousiasme chez les voyageurs québécois qui pourrait être expliqué notamment par une diminution de la sensibilité face aux contraintes liées à la pandémie de COVID-19. Mais ce comportement n’est pas anodin. L’engouement des Québécois envers les voyages internationaux suit la tendance mondiale.

Bien que l’envie de voyager à l’étranger soit manifeste, l’intérêt des Québécois pour le Québec demeure. Dans ce contexte, comment les séduirez-vous ? Quelles expériences touristiques leur réserverez-vous ?

Image à la une : Pexels

Catégories
Tendances

Hybridation : un peu, beaucoup, passionnément

Mis en lumière il y a plus d’une décennie, il se définissait principalement par des espaces qui changent de fonction ou qui en cumulent de nouvelles. Le secteur de l’hôtellerie, avec ses salles à vocation multiples ou encore les stations de ski qui diversifient leur offre d’activités, illustre bien ce à quoi le phénomène a d’abord été associé. Cette tendance possède de nombreuses déclinaisons, telles que l’hybridation…   

des lieux

Depuis quelque temps, on assiste au foisonnement de lieux multifonctions. En France, on parle de tiers lieux pour décrire ce phénomène qui se caractérise par des bâtiments aux espaces évolutifs et à usages multiples. Ancrés dans leur territoire, ces lieux disposent d’une offre d’activités et de services qui s’articulent autour des besoins des populations locales, mais aussi de citoyens temporaires, tels que les voyageurs. Au Québec, le concept adopte différentes formes, celle notamment d’églises converties qui conservent leur vocation rassembleuse en proposant des zones de loisirs, de restauration, de co-working et de spectacles. 

Source : pexels.com 

Les espaces qui permettent une mixité d’usages dans certains établissements ou lieux extérieurs (musées, centres de congrès, parcs, etc.) continuent de représenter un terreau fertile d’opportunités. En plus d’attirer de nouvelles clientèles, cette avenue permet de diversifier les sources de revenus ; une voie salutaire, particulièrement en période creuse. Désormais, tous les secteurs s’adonnent à la tendance, faisant ainsi briller des idées innovantes !  

des comportements

Le workation est une contraction des mots anglais work(travail) et vacation (vacances) et se caractérise par des séjours qui combinent l’agrément et le télétravail. 

 

Le bleisure est une contraction des mots anglais business (affaires) et leisure (agrément) et fait référence aux voyageurs d’affaires qui prolongent un déplacement professionnel pour des raisons d’agrément. 

La pandémie de COVID-19 a marqué un tournant sur le plan des modalités de travail pour un bon nombre d’individus. Le télétravail a changé le cours du quotidien des employés de bureau et ce phénomène se reflète sur les modes de vie qui en ont découlé. Certains misent sur les bienfaits et les possibilités multiples qu’offre cette nouvelle flexibilité et en profitent pour combiner le travail aux vacances (workation ou bleisure).  

Les voyageurs hybrides ne laissent ni les destinations ni les entreprises touristiques indifférentes. Se positionner auprès des travailleurs à distance devient incontournable considérant le potentiel qu’ils représentent, tant par leur nombre (clientèle locale et internationale) que par leur flexibilité qui contribue d’ailleurs à déjouer la saisonnalité, à allonger les séjours et à en créer de toutes pièces.  

Près d’un voyageur québécois sur trois (28 %) estime qu’il sera en situation de télétravail en 2023 (9 % en totalité et 19 % en partie). De ce nombre, 15 % comptent faire un séjour pour travailler à distance, 17 % envisagent de prolonger un séjour d’agrément grâce au télétravail et 10 % s’attendent à prolonger un déplacement professionnel.

Source : pexels.com 

des compétences

La pénurie de main-d’œuvre pousse les entreprises à maximiser le plein potentiel de leurs troupes. Par conséquent, la polyvalence de chacun devient un atout pour un fonctionnement plus efficace. Investir dans la formation des effectifs s’avère fondamental pour accompagner le personnel vers des rôles multi-tâches et multi-responsabilités. Les employés hybrides sont ceux qui occupent plus d’une fonction pour un même employeur, un phénomène aussi connu sous le terme de polycompétence. 

L’avenir est-il hybride ?

Le milieu du travail, les rassemblements d’affaires, l’offre culturelle ont tous goûté au mode virtuel, puis hybride durant la pandémie. Qu’est-ce qui perdurera ou disparaîtra ? Plusieurs s’interrogent. Chose certaine, l’hybridation a favorisé l’accessibilité, notamment des clientèles qui peinent à se déplacer, par incapacité physique ou encore financière. Dans ce contexte d’inclusivité, il ne serait pas surprenant de voir perdurer la tendance dans les années à venir !   

Image à la une : Pexels

Cet article se retrouve dans le  Cahier Tendances 2023  réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.