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Le reflet des tendances touristiques au Monastère des Augustines

Vous entendez souvent parler des tendances en tourisme et lisez régulièrement sur le sujet. Le Monastère des Augustines permet d’observer leur application concrète dans le contexte québécois d’un organisme à but non lucratif (OBNL) et de s’en inspirer.

Ouvert en août 2015, l’établissement se définit comme un havre patrimonial de culture et de mieux-être. Au sein des ailes anciennes du monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec, à l’origine du premier hôpital en Amérique au nord du Mexique, se trouvent un musée, de l’hébergement, dix salles locatives, un restaurant, une boutique et un centre d’archives. On y propose également une programmation variée d’activités en culture, en santé globale et mieux-être ainsi que des soins spécialisés. Voici comment le Monastère des Augustines intègre les tendances de l’heure.

La quête permanente du mieux-être

Tout le concept de l’établissement repose sur la poursuite de la mission des sœurs Augustines de soigner son prochain et de lui offrir un havre de paix propice au rétablissement. On retrouve cette philosophie à travers les soins de santé globale (de la massothérapie à la réflexologie), le concept de restauration bio et équilibré, les 65 chambres volontairement dépourvues de téléviseurs, la programmation d’activités telles que le yoga, la marche, la méditation et les ateliers d’apprentissage divers. La boutique s’inscrit dans cette veine avec la vente de tisanes signatures de l’établissement inspirées des recettes soignantes des Augustines, ainsi que plusieurs autres produits liés au mieux-être.

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Source: Monastère des Augustines

Hybridation des lieux et des fonctions

La volonté de transmettre le patrimoine des sœurs fondatrices se traduit par un concept hybride, à la fois attrait touristique (musée), lieu d’hébergement, centre de soins et lieu de réunions corporatives. Une partie du bâtiment est toujours lieu de vie pour moins d’une dizaine de sœurs qui habitent encore le monastère. Le chœur où elles se retrouvent pour se recueillir et chanter est au centre de l’établissement, au-dessus de l’accueil. Ces résidentes côtoient la clientèle et échangent avec elle.

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Source: Monastère des Augustines

Tourisme immersif et quête d’authenticité

L’énoncé de l’image de marque, « Une aventure en soi », reflète le caractère immersif et authentique de l’expérience d’un séjour dans l’univers et l’histoire des Augustines. Au cœur de leur lieu de vie depuis des siècles et entouré des meubles et objets de l’époque, on propose de vivre selon les valeurs qu’elles ont léguées. En effet, en plus des objets exposés dans le musée, les chambres, le restaurant et les salles de réunions comptent de nombreuses antiquités. La présence même des religieuses au sein de l’établissement ajoute beaucoup à l’authenticité du lieu. L’énoncé illustre également la volonté de faire vivre une aventure intérieure aux clients.

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Source: Monastère des Augustines

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Source: Monastère des Augustines

Un tourisme durable et responsable

La réhabilitation d’un monastère datant de 1639 ainsi que la conservation et la mise en valeur du patrimoine matériel et immatériel s’avèrent déjà des actions notables. S’y ajoutent une construction en géothermie, un éclairage DEL, l’isolation et des fenêtres haute performance et le choix de colles, solvants et peintures à faible émission. Le restaurant sert une nourriture principalement locale et bio. La politique d’approvisionnement responsable se traduit par des achats provenant majoritairement de fournisseurs locaux et régionaux. De plus, cet OBNL poursuit une mission sociale double, soit rendre le patrimoine des Augustines accessible à toute la population et offrir soutien et répit à ceux qui prennent soin des autres. À cet effet, on y accueille des proches aidants, des accompagnateurs de malades, des travailleurs et des bénévoles du milieu de la santé pour profiter de programmes d’hébergement et d’activités de ressourcement conçus à leur intention à faible coût.

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Source: Monastère des Augustines

Autres tendances appliquées

  • L’expérience proposée rejoint la tendance du tourisme sensoriel par la création d’une ambiance apaisante, d’une philosophie alimentaire santé basée sur le plaisir et la diffusion d’une huile essentielle que l’on peut aussi se procurer en boutique.
  • Le tourisme urbain a été identifié comme une tendance à retenir d’ici 2020. Le Monastère des Augustines se situe dans le Vieux-Québec, au cœur de l’activité touristique.
  • On comprend le besoin de personnalisation de la clientèle touristique d’aujourd’hui. Des séjours thématiques sont offerts sous forme de forfaits, mais le client peut aussi choisir les activités à la carte.

Un modèle d’affaires innovant

Sans parler d’un modèle d’affaires disruptif proprement dit, il s’agit certes d’une structure de gouvernance innovante. Les Augustines ont décidé d’organiser leur legs et de confier la sauvegarde de leur patrimoine culturel à la société québécoise en créant deux entités administrées et gérées par des laïques :

  • La Fiducie du patrimoine culturel des Augustines, gardienne du patrimoine et des intentions;
  • Le Monastère des Augustines (OBNL), chargé du développement et de la gestion du projet.

Ce nouveau modèle pourrait être reproduit pour d’autres projets de mise en valeur du patrimoine.

La réhabilitation du bâtiment a nécessité un investissement de 42 millions de dollars, impliquant les trois paliers gouvernementaux et incluant une contribution de 10 millions de la part de la communauté des Augustines. Ces dernières ont par ailleurs créé un fonds de dotation de 5 millions de dollars pour appuyer le démarrage du projet. L’OBNL vise l’autofinancement à moyen terme et travaille à créer un équilibre entre la demande pour des salles de réunions et l’hébergement.

 

Les grandes tendances vous semblent-elles maintenant plus concrètes? Cet exemple vous inspire-t-il des pistes d’action?

 

Retour sur les tendances à l’aube de 2020 :

Quête du mieux-être et immersion pour plus d’authenticité

Expérientiel et sensoriel, mais aussi très urbain

Modèles disruptifs et hybridation des lieux et des fonctions

Nouvelles saturations du tourisme et cocréation

Mobilité omniprésente et apogée de la personnalisation

 

Source de l’image à la une : Monastère des Augustines

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Marchés géographiques Produits et activités

Activités touristiques des voyageurs québécois

Les statistiques sur les activités touristiques sont tirées des données du Print Measurement Bureau (PMB). Les graphiques suivants présentent le taux de pratique de l’activité (en %) dans la population québécoise de 12 ans et plus pour 2005, 2010 et 2015. Nous avons également inscrit le nombre d’adeptes en 2015. Notez qu’il s’agit d’activités de loisirs et que celles-ci ne sont pas nécessairement pratiquées lors d’un voyage.

 

Activités pratiquées lors de voyages au Canada

Environ 44 % des Québécois ont effectué au moins un voyage d’agrément au Canada au cours des 12 mois précédant l’enquête 2015, soit près de 3,2 millions de personnes. Cette proportion est plus faible que pour la moyenne canadienne (53 %). Près de la moitié des Québécois a effectué 1 ou 2 séjours (45 %), mais 15 % ont réalisé de 3 à 6 voyages, et 29 % 7 voyages ou plus. Ils ont voyagé principalement au Québec (80 %), mais aussi en Ontario (24 %) et au Nouveau-Brunswick (5 %).

Le magasinage et la plage sont les deux activités les plus appréciées. La randonnée et les excursions d’aventure intéressent 16 % des Québécois qui ont voyagé et comptent 8 % plus d’adeptes qu’en 2005. La visite de parcs nationaux ou provinciaux rejoint aussi un nombre considérable et croissant de voyageurs (15 % des voyageurs, en hausse de 9 %). La chasse et la pêche comptent 12 % plus d’adeptes qu’en 2005.

La variation est cependant à la baisse entre 2005 et 2015 pour le golf (-69 %), la vie nocturne (-54 %), la motoneige (-19 %) et la pratique d’activités sportives (-9 %).

Un peu plus de 11 % des Québécois ont assisté à un événement culturel ou ont visité un musée ou une galerie d’art lors d’un voyage au Canada. Ces derniers attraits semblent moins populaires lors de voyages intérieurs que pour les séjours hors du pays, comme il est présenté dans la section suivante.

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Activités pratiquées lors de voyages à l’extérieur du Canada

Les Québécois voyagent beaucoup plus à l’étranger qu’avant et se rapprochent maintenant de la moyenne canadienne. Plus de 41 % ont effectué au moins un voyage à l’extérieur du Canada au cours des 3 dernières années, comparativement à 45 % pour la moyenne canadienne. Ces pourcentages étaient respectivement de 27 % et 46 % en 2005.

Ils voyagent moins souvent à l’international qu’au Canada; 7 % des répondants ont effectué 3 à 6 voyages à l’étranger, et la même proportion a fait 7 déplacements ou plus. Les principales destinations sont le nord-est des États-Unis, la Floride, Cuba, le Mexique, la France et ailleurs en Europe.

Pour mieux comprendre le graphique suivant, notez que même si certains taux de pratique sont en baisse, les nombres absolus sont tous en hausse importante.

Près de la moitié des Québécois ayant voyagé hors du pays ont été à la plage; ce n’est pas étonnant, quand on considère leurs destinations préférées (voir le graphique 2). Cela représente une hausse de 98 % du nombre absolu. Le magasinage se trouve au deuxième rang, avec plus d’un million d’adeptes et un taux de pratique plutôt stable parmi les voyageurs.

Une proportion considérable (15 %) des voyageurs a fréquenté un musée ou une galerie d’art. Le taux de pratique d’activités sportives décroît malgré une hausse de 37 % du nombre d’adeptes depuis 10 ans. Une conclusion semblable s’applique aux randonnées et aux excursions d’aventure, aux événements culturels, à la vie nocturne, à la visite de parcs à thème ou animaliers, au golf ainsi qu’au ski et à la planche à neige. La fréquentation des parcs nationaux ou provinciaux a intéressé une proportion semblable de touristes (10 %) pendant les 3 années observées, ce qui représente une augmentation de 76 %.

 

Bien que les destinations comptant des plages soient les grandes gagnantes de cette nouvelle manne de touristes québécois à l’étranger, toutes les activités analysées comptent plus d’adeptes en 2015 qu’en 2005. Quant aux activités pratiquées lors de voyages au Canada, certaines gagnent en popularité, plus modestement, et d’autres perdent de la vitesse. Saurons-nous renouveler notre offre touristique pour plaire aux Québécois?

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Note : Les données PMB proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus. Il s’agit d’une mise à jour d’un exercice réalisé en 2009; consultez cette analyse pour une plus longue rétrospective.

 

Source de l’image à la une : www.pexels.com

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Produits et activités

43 loisirs des Québécois sous la loupe

Les statistiques sur les activités de loisirs et de sports sont tirées des données du Print Measurement Bureau (PMB). Les graphiques suivants présentent leur taux de pratique (%) dans la population québécoise de 12 ans et plus pour 2005, 2010 et 2015. Nous avons également inscrit le nombre d’adeptes en 2015. Notez qu’il s’agit d’activités de loisirs et que celles-ci ne sont pas nécessairement pratiquées lors d’un voyage. Précisons que certaines activités sont intensément pratiquées par les enfants de moins de 12 ans, le vélo par exemple, ce qui sous-estime le taux de pratique général dans la population. 

Le plein air, été comme hiver

La marche et le vélo rejoignent respectivement 38 % et 30 % des Québécois. Ces activités ont été pratiquées plus de 10 fois dans l’année par 23 % et 13 % des adeptes respectivement. Le camping et le canot ont connu une croissance par rapport à 2005 (14 % et 26 %), tandis que plusieurs activités estivales extérieures telles que la pêche, le golf, l’observation d’oiseaux, le patin à roues alignées ou le vélo de montagne sont en légère diminution.

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Le patinage a été en augmentation au cours de la dernière décennie (36 %), portant à 1,3 million le nombre de Québécois en ayant fait au moins une fois en 2015. Le ski alpin semble reprendre de la vigueur, mais est dépassé par la raquette (activité mesurée depuis quelques années seulement). Comme il a déjà été observé dans une analyse rédigée en 2009, la pratique de la motoneige poursuit sa décroissance. Toutes ces activités hivernales s’avèrent davantage pratiquées par les Québécois que par l’ensemble des Canadiens.

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Sorties culturelles

À l’exception du théâtre, la fréquentation de certains types d’attraits ou d’événements culturels se révèle à la hausse. Pour l’industrie touristique, l’augmentation marquée de la fréquentation des musées (88 %) est particulièrement intéressante, ainsi que celle des galeries d’art dans une mesure plus modeste (29 %). La fréquentation a augmenté pour tous les types de concerts (musique populaire, + 28 %; rock, + 39 %; classique, + 41 %; et jazz, + 81 %), mais ces activités demeurent occasionnelles. En effet, la majorité des amateurs de culture n’ont fréquenté ces attraits ou n’ont assisté qu’une ou deux fois à des événements culturels au cours des 12 mois précédant le sondage. Les Québécois sont beaucoup plus intéressés par les concerts de musique populaire et de jazz que la moyenne canadienne.

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Du sport, toujours plus!

En comparaison avec 2005, la pratique de tous les sports est en hausse en 2015; celle du jogging a plus que doublé (121 % d’augmentation); et que dire du yoga et du Pilates, qui ont crû de 159 %! C’est maintenant respectivement 15 % et 7 % des Québécois qui ont pratiqué ces activités au moins une fois au cours des 12 mois précédant le sondage. Notons aussi le soccer, qui gagne des adeptes (+ 54 %), ainsi que l’entraînement dans un centre sportif (+ 31 %) et les cours d’aérobie (+ 44 %). La plupart de ces sports, dont la natation, qui demeure populaire, peuvent bien s’intégrer à l’offre des hôtels ou des centres de villégiature.

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Le sport, dans les gradins

Environ 13 % de la population québécoise a assisté à une partie de hockey au cours des 12 mois précédant le sondage de 2015, et près de 3 ou 4 % à d’autres événements sportifs. La montée en popularité de l’équipe de soccer montréalaise l’Impact, ainsi que celle des Alouettes au football, n’est peut-être pas étrangère aux hausses observées au cours des 10 dernières années (respectivement 66 % et 26 %). La course automobile connaît cependant une baisse de 4 % du nombre de ses spectateurs par rapport à 2005.

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Autres loisirs

La fréquentation des cinémas semble pâtir de la disponibilité des films en ligne et de la bonne qualité des téléviseurs et des cinémas maison d’aujourd’hui. La photographie, les spas et la cuisine gastronomique intéressent de plus en plus de gens, avec des hausses respectives de 19 %, 20 % et 28 % entre 2005 et 2015.

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Ces variations correspondent-elles à ce que vous observez en général dans la population et dans l’intérêt de vos visiteurs? Cette lecture fait-elle émerger des idées pour diversifier votre offre?

Note : Les données du PMB proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus. Il s’agit d’une mise à jour d’un exercice réalisé en 2009; consultez cette analyse pour une plus longue rétrospective.

 

Source de l’image à la une : Pexels.com

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Marketing

La vidéo en direct, chouchou des réseaux sociaux?

De quoi parle-t-on?

Le paysage des médias sociaux évolue. Les consommateurs veulent de plus en plus interagir en direct les uns avec les autres. Ils veulent voir, entendre et sentir les expériences de leurs pairs en temps réel. C’est là qu’entrent en jeu les applications qui permettent aux utilisateurs de filmer et de partager des vidéos en continu et en temps réel par un appareil mobile. Il en existe plusieurs, dont Livestream, Ustream et Stringwire, pour n’en nommer que quelques-unes. Mais les plus populaires restent sans contredit Periscope, et dans une moindre mesure Meerkat, deux applications disponibles sur Twitter.

Deux joueurs principaux sur Twitter

Periscope 

Periscope, l’application rachetée par Twitter, est disponible gratuitement sur l’AppStore et sur GooglePlay. À mi-chemin entre Vine (courte vidéo de six secondes) et Snapchat (photos éphémères), cette application permet de diffuser des flux vidéo en direct au sein même du tweet. Periscope diffuse un flux interactif, où la personne qui produit la vidéo peut parler à sa communauté en direct, poser des questions, commenter ce qu’il voit ou entend afin d’encourager la participation et provoquer des commentaires. Il peut répondre verbalement aux messages qu’il voit s’afficher sur l’écran pendant la diffusion. Toutefois, ces commentaires disparaissent rapidement de la vue et ne sont plus accessibles par la suite. Les utilisateurs peuvent également appuyer sur le bouton « J’aime » à tout moment pendant la diffusion pour signifier leur appréciation, ce qui engendre un flot d’icônes éphémères en forme de cœur. La vidéo, de trois à dix minutes idéalement, demeure disponible 24 heures après sa publication.

En août 2015, l’application comptait déjà près de dix millions d’utilisateurs qui ont visionné l’équivalent de plus de 40 ans de vidéos quotidiennement. Tourism Intelligence International, une importante firme-conseil, prédit que Periscope révolutionnera l’industrie touristique en 2016!

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Source : begeek.fr

Meerkat

Meerkat, l’application gratuite concurrente qui permet également aux utilisateurs de Twitter de diffuser en direct des vidéos en continu, a été dépassée par Periscope. En mai 2015, elle ne comptait qu’un peu plus de deux millions d’utilisateurs actifs, comparativement aux dix millions d’utilisateurs de Periscope.

Afin de se différencier de Periscope et de faciliter les interactions entre les diffuseurs et les spectateurs, Meerkat lançait une nouvelle fonctionnalité en juillet dernier : Cameo. Cette fonction permet à n’importe quel utilisateur d’intervenir en direct dans la diffusion en continu en direct d’un autre utilisateur en prenant le relais de la retransmission pendant 60 secondes. Pour mieux comprendre, visionnez cette vidéo. 

Et un troisième sur Facebook

La plateforme Facebook Live Video permet elle aussi de diffuser des vidéos en direct. Une fois l’enregistrement terminé, il est automatiquement converti en une capsule vidéo et apparaît sur le mur parmi les autres publications. Le flux affiche le nombre de téléspectateurs en direct, le nom des amis qui le regardent et les commentaires en temps réel au fur et à mesure qu’ils sont écrits. La vidéo sera sauvegardée dans le journal des utilisateurs jusqu’à ce qu’ils choisissent de la supprimer.

D’abord réservée aux personnalités connues puis aux journalistes, aux spécialistes et aux autres influenceurs ayant un profil vérifié par Facebook, la plateforme est maintenant disponible pour un petit pourcentage d’utilisateurs nord-américains détenteurs d’un iPhone. L’objectif ultime est de la rendre accessible à l’ensemble des membres du réseau social.

Quelques exemples d’utilisation en tourisme

Les possibilités offertes par la vidéo en direct sont multiples : offrir un aperçu d’un événement, diffuser les coulisses et le montage d’un festival, faire témoigner des résidents, réaliser des visites virtuelles, présenter son offre, etc. Plusieurs destinations et entreprises touristiques ont emboîté le pas et ont commencé à utiliser Periscope; en voici quelques exemples.

Lors de la manifestation Bordeaux Fête le Fleuve, l’Office de tourisme de Bordeaux a donné Quatre grands rendez­-vous aux internautes afin qu’ils puissent vivre en direct les moments forts de l’événement. Plus de 1200 spectateurs des quatre coins du monde ont accédé aux vidéos et ont échangé 750 commentaires et questions, dont plusieurs portaient sur le festival et la destination touristique.

Bordeaux

Source : Vimeo

L’Office de tourisme de St.Petersberg/Clearwater a diffusé un simple lever de soleil au-dessus du centre-ville. Résultat : 1600 spectateurs ont visionné la vidéo à 6 h 30 du matin! L’office a établi un calendrier de diffusion de vidéos en direct, mais il se garde une certaine flexibilité pour des événements ponctuels, comme la libération d’une tortue de mer sauvée in extremis par le Clearwater Marine Aquarium.

Le British Museum a diffusé en direct une visite de trente minutes de son exposition « Defining beauty : The body in ancient Greek art ». À la suite de cette diffusion, les responsables ont déclaré avoir séduit 40 000 abonnés en moins de vingt minutes, et ont atteint une portée de 5,5 millions d’abonnés sur Twitter. Ils ont constaté une augmentation de 250 % des recherches dans Google concernant leur établissement. Fort de ce succès, le Musée a réalisé une autre diffusion pour souligner le bicentenaire de la bataille de Waterloo. Le Musée royal de l’Ontario, quant à lui, diffuse des spectacles en direct sur Periscope.

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Source : YouTube

Autre exemple, celui de Royal Caribbean, qui diffuse un flux de 13 vidéos en direct. Les spectateurs du monde entier peuvent interagir en temps réel avec des croisiéristes à bord de l’Anthem of the Seas et découvrir leurs aventures effectuées sur cinq îles différentes : chutes naturelles à Porto Rico, singes de la Barbade ou balade en véhicule tout-terrain à Saint-Martin.

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Source : cruiseradio.net

La compagnie aérienne Turkish Airlines a filmé un vol entre Istanbul et New York. La vidéo montre l’aéroport de la métropole turque, l’enregistrement, les cabines privées des membres de l’équipage et la cabine de pilotage. Les clients et les fans de l’entreprise peuvent donc vivre une expérience de vol en vidéo. Résultat de cette opération de marketing : 5000 abonnés de plus sur Twitter et près de 300 000 « j’aime » sur Periscope.

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Source : YouTube

Pour l’instant, seul un petit nombre d’entreprises touristiques s’est lancé à l’assaut de Periscope, mais cette application saura-t-elle s’imposer dans leur stratégie de marketing numérique? L’avenir nous le dira…


 Source de l’image à la une: pexels

 

 

 

 

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Gestion

4 tactiques pour augmenter les revenus de votre musée

Voici quatre tactiques à considérer :

• Utiliser les données numériques

• Diversifier les activités du musée et louer ses espaces

• Inviter le public à faire des dons par message texte

• Effectuer une campagne de financement participatif

Utiliser les données numériques

Les données numériques que vous recueillez à propos de vos visiteurs livrent de précieuses informations. Celles-ci pourraient vous permettre de dresser un meilleur portrait de votre clientèle, de mieux orienter vos actions de marketing et d’augmenter vos ventes.

… la valeur des informations personnelles fournies par sa clientèle est plus élevée que les frais d’abonnement ou les autres gratuités offertes en échange.

Le Dallas Museum of Art (DMA) a lancé en 2013 un programme qui propose à ses visiteurs un abonnement « amis du musée », gratuit quand ils acceptent de fournir des données personnelles. Plusieurs privilèges sont offerts aux amis du DMA, dont celui de cumuler des points en participant à diverses activités. Ensuite, en échangeant leurs points, ceux-ci ont droit à des récompenses telles que le stationnement gratuit ou un laissez-passer pour une exposition spéciale. Selon le directeur du DMA, la valeur des informations personnelles fournies par sa clientèle est plus élevée que les frais d’abonnement ou les autres gratuités offertes en échange. Les données recueillies permettent aux gestionnaires du musée de mieux comprendre les préférences et le comportement de ses visiteurs, de créer des expériences basées sur leurs centres d’intérêt et de mesurer la performance de diverses tactiques déployées. Ultimement, ces informations pourraient aussi leur servir de levier afin d’obtenir de nouvelles sources de financement.

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Source : DMA

Diversifier les activités du musée et louer ses espaces

Les salles d’expositions, les agoras, les terrasses et même les halls des musées constituent des lieux recherchés pour la tenue d’événements. La location de ces espaces s’avère bien souvent une source de revenus supplémentaires non négligeable.

En ajoutant des activités complémentaires à la programmation, il est aussi possible d’attirer un public néophyte.

Développer de nouvelles clientèles tout en assurant leur pérennité représente un défi de taille pour de nombreuses institutions muséales. En ajoutant des activités complémentaires à la programmation, il est aussi possible d’attirer un public néophyte.

Le Royal Saskatchewan Museum offre des séances de yoga au musée. Les cours se déroulent dans différentes galeries, ce qui permet aux participants de profiter des expositions. Le Aspen Art Museum organise des soirées de projection cinématographique sur le toit de son édifice durant l’été. Le Royal Ontario Museum de Toronto est devenu une destination sociale durant l’automne 2015 en accueillant des D.J. et en organisant des soirées animées dans le musée.

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Crédit photo : ElectriCITY Events

Inviter le public à faire des dons par message texte

Rapide et simple à effectuer, le don par message texte se prête bien pour financer des activités, restaurer des œuvres ou contribuer à des campagnes générales.

Susciter l’urgence de donner et afficher sur plusieurs supports différents la possibilité de faire un don figurent parmi les facteurs de succès d’une telle tactique.

En 2013, le Everson Museum of Art a lancé une campagne de financement axée sur le don par message texte. En composant un numéro (par exemple le 277-22) et en textant le mot « art », un don de 10 dollars américains est automatiquement effectué. Le Seattle Art Museum suggère à ses visiteurs de verser 5 dollars par message texte pour préserver la gratuité de son programme d’activités extérieures. Susciter l’urgence de donner et afficher sur plusieurs supports différents la possibilité de faire un don figurent parmi les facteurs de succès d’une telle tactique.

Effectuer une campagne de financement participatif

Le financement participatif semble une avenue encore peu empruntée par les organismes culturels québécois. Pourtant, plusieurs en font l’usage ailleurs dans le monde. Pour financer une exposition, pour exécuter des travaux de réfection ou encore pour faire l’acquisition d’œuvres particulières, des musées se tournent vers des mécènes privés, bien souvent des amateurs de leur institution.

Pour ses 150 ans, le Muséum de Toulouse désire rendre hommage à la girafe d’Abyssinie, nommée Twiga, en procédant à la naturalisation de cette pièce patrimoniale. Pour y arriver, le musée a décidé de lancer une campagne de financement participatif sur la plateforme Culture Time afin de recueillir 15 000 euros. Pour sa part, la Smithsonian Institution de Washington DC a amassé plus de 700 000 dollars américains afin de restaurer la combinaison lunaire de Neil Armstrong sur la plateforme Kickstarter.

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Les gestionnaires de musées doivent composer avec des budgets serrés. Mais pour actualiser leurs infrastructures, développer de nouvelles clientèles, incorporer les technologies à leur offre, effectuer des campagnes de marketing efficaces sur diverses plateformes et assurer leurs opérations, il faut de l’argent. Quelles autres tactiques pourraient aider le financement des musées québécois?

 

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Produits et activités

Top 2015 – Produits à fort potentiel au Québec

Depuis 2012, le ministère du Tourisme du Québec s’est donné les moyens de développer des produits novateurs et originaux grâce à son Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020. Afin de mieux orienter les entreprises et organismes dans leurs efforts, une des mesures du plan d’action 2016-2020 est d’assurer le déploiement des stratégies sectorielles, pour la mise en valeur des produits à fort potentiel. Voici plusieurs extraits de nos analyses, sur des bonnes pratiques d’ici et d’ailleurs, qui sont autant d’idées inspirantes pour le Québec !

Le patin, produit porteur pour le tourisme hivernal

Des destinations remettent des activités hivernales traditionnelles au goût du jour, tel que le patin. C’est le cas de Moscou qui a utilisé la patinoire de la célèbre place Rouge pour y tenir un spectacle de patinage artistique et une partie de hockey jouée par des vétérans lors des Jeux olympiques d’hiver de 2014.

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Source : boro.gr

Au cœur du centre-ville de Winnipeg, la Red River Mutual Trail est, en hiver, une longue voie glacée offrant une programmation intéressante. Outre patiner, il est possible de faire du curling, du hockey, de la marche, des activités familiales et du ballon-balai.

Exemples tirés de l’analyse Se démarquer d’un coup de patin

Des régions revitalisées par le tourisme culturel et événementiel

Conscientes des avantages associés à un milieu créatif dynamique, plusieurs collectivités locales ont adopté des stratégies visant à mieux stimuler leur vitalité culturelle. Depuis 2012, l’Association touristique régionale de l’Abitibi-Témiscamingue coordonne le projet CULTURAT, qui vise entre autres à faire rayonner la région en misant sur les arts, la culture et son identité. Un des objectifs est d’accroître et de bonifier les activités de tourisme culturel sur le territoire.

Des municipalités de plus petite taille peuvent aussi rayonner grâce à leur district culturel. C’est le cas de Paducah dans l’État du Kentucky, une ville d’environ 25 000 habitants, qui se démarque par son Lowertown Arts District.

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Source: Paducah CVB

 Exemples tirés de l’analyse La culture au service du développement régional

Des lieux inusités pour le tourisme d’affaires et de congrès

Les entreprises touristiques ouvrent grand leurs portes aux touristes d’affaires. Plusieurs attractions s’intéressent à la clientèle corporative et les réunions font partie intégrante de leur offre touristique : parc animalier, centre de ski, lieu historique, parc, jardin extérieur, etc. Les lieux de diffusion culturelle sont aussi à l’écoute des gens d’affaires, que ce soit des théâtres, musées, cinémas, salles de spectacle, maisons de la culture, centres ou galeries d’arts.

Exemples tirés de l’analyse Des lieux de réunions inusités, sources d’inspiration

Les activités aériennes pour mousser le tourisme de nature et d’aventure

Parcours dans les arbres, tyroliennes extrêmes, structures aériennes spectaculaires, l’offre de produits en plein air incitant les gens à faire preuve d’agilité et à braver les hauteurs se propage, se diversifie et rivalise d’ingéniosité et de promesses de poussées d’adrénaline. La tyrolienne Zip World Velocity au Royaume-Uni permet d’atteindre des vitesses très élevées (plus de 160 km/h). Le visiteur est en position couchée à plat ventre, tête première, donnant ainsi l’impression de voler.

Le parc autrichien Area 47 est en quelque sorte le Disney World des parcs d’aventure. On y trouve un très grand nombre d’activités de plein air, dont plusieurs aériennes, mais aussi des activités d’intérieur.

Exemples tirés de l’analyse Parcs d’aventure : Les activités aériennes se diversifient

Les hébergements authentiques pour le tourisme au nord du 49e parallèle

L’hébergement constitue une composante majeure de l’expérience dans les destinations nordiques, où le voyageur est en quête d’authenticité. Icelandic Farm Holidays, une association formée de propriétaires fermiers, propose 4800 lits et circuits thématiques en Islande, à la limite du cercle arctique.

En Norvège, plus d’une centaine de cabanes de pêcheurs longent la côte. Au fil du temps, elles sont devenues une oasis pour les visiteurs étrangers. Très prisées en été, ces cabanes sont équipées minimalement d’une salle de séjour, d’une chambre et d’une toilette.

Exemples tirés de l’analyse Voyager autrement dans les destinations nordiques 

Le patrimoine pour valoriser le Saint-Laurent touristique

Le ministère du Tourisme du Québec a élaboré une stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique qui est soutenue par la Stratégie maritime du gouvernement du Québec. Le patrimoine fluvial est au cœur de l’histoire du Québec et cet héritage peut être reconverti à des fins touristiques. La province compte deux routes thématiques axées sur ce patrimoine dont la Route des Navigateurs, qui retrace l’histoire du fleuve à travers une centaine d’activités, d’attraits, d’événements et de points de vue.

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Source: Route des phares

Cet héritage peut aussi être célébré par des événements. C’est le cas de la Régate 1900, organisée dans la région des Pays de la Loire et qui réunit diverses embarcations de rivière et de lac inspirées de la « Belle Époque ». Ce rassemblement vise ainsi à faire revivre les loisirs et sports nautiques du début du XXe siècle.

Exemples tirés de l’analyse Valorisation du patrimoine fluvial et maritime

Découvrez d’autres produits inspirants dans notre catégorie des produits et activités touristiques.

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Image à la une : © Québec Original

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Technologies

Le tourisme à l’ère de la robotique 

Dans les années à venir, la robotique devrait entraîner deux grands mouvements dans le tourisme, l’un concernant l’automatisation des services existants, et l’autre la création de nouveaux services. 

Selon une étude prospective sur le développement industriel de la robotique personnelle et de service en France, un robot est un « dispositif mécanique permettant de réaliser des tâches en prenant des décisions de façon autonome, sur tout ou partie des actions élémentaires composant ces tâches ». Dans les années à venir, la robotique devrait entraîner deux grands mouvements dans le tourisme, l’un concernant l’automatisation des services existants, et l’autre la création de nouveaux services. Mais déjà, les exemples se multiplient; en voici quelques-uns.

DES ROBOTS…

 … dans les hôtels

Les cyberemployés ont fait leur entrée dans l’hôtellerie. En effet, il y a un peu plus d’un an, l’hôtel Aloft Cupertino du groupe Starwood Hotels & Resorts déployait sa dernière innovation, A.L.O. the Botlr, dont la tâche est de livrer les commandes aux chambres. Depuis, deux nouveaux établissements de la chaîne, l’un à Miami South Beach et l’autre à Manhattan, ont accueilli ce majordome nouveau genre.

Un an plus tard, c’est au tour du groupe InterContinental d’annoncer la venue de son premier robot, Dash, au sein de l’hôtel Crowne Plaza San Jose – Silicon Valley. Il est lui aussi chargé de livrer aux chambres les collations ou autres produits demandés par les hôtes. Dash fonctionne avec l’Internet sans fil et se déplace de manière indépendante dans l’hôtel, appelant même l’ascenseur.

CN_tourisme_ere_robotique_DashSource : ihgplc.com

À l’hôtel Marriott de Gand, en Belgique, Mario, un robot humanoïde, accueille la clientèle à la réception, leur remet les clés, leur commande un taxi ou accompagne les visiteurs d’affaires aux salles de réunion. Mario mesure 48 cm, pèse 12 kg et parle 19 langues. Ses deux caméras et son logiciel de reconnaissance faciale lui permettent de garder en mémoire le visage des clients pendant près de six mois!

CN_tourisme_ere_robotique_MarriottSource : hospitality-on.com

Ouvert le 17 juillet dernier, l’hôtel Henn-Na, situé dans un parc d’attractions de Sasebo, dans le sud du Japon, pousse le concept encore plus loin avec son établissement géré à 90 % par des robots humanoïdes polyglottes. En plus d’accueillir les clients et d’effectuer la livraison des commandes aux chambres, les androïdes portent les bagages et nettoient les chambres. Un bras mécanique se charge par ailleurs du vestiaire et des coffres-forts. Une dizaine d’employés humains complètent le travail des robots et effectuent leur maintenance.

 … dans les musées

Le robot explorateur se substitue au visiteur, soit parce que celui-ci ne peut se rendre sur les lieux (handicap physique, état de santé, éloignement), soit parce que ceux-ci sont trop fragiles ou inaccessibles (musée de nuit, collections précieuses). Les visiteurs à distance prennent alors le contrôle du robot, généralement équipé de caméras, d’un micro et d’un écran, qui permet d’explorer diverses expositions. Placée à hauteur d’homme, la caméra peut zoomer et examiner les objets tandis que micros et haut-parleur rendent possible l’interaction avec d’autres visiteurs.

CN_tourisme_ere_robotique_robot_museeSource : artsculture.ac-dijon.fr  

En France, le musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux ainsi que deux musées de la ville d’Autun, soit le muséum d’histoire naturelle Jacques de la Combe et le musée Rolin, ont chacun des robots explorateurs qui se déplacent à une vitesse similaire à celle d’un guide faisant une visite classique. Bientôt, un autre robot adapté pourra rouler en ville et faire des visites à l’extérieur : cathédrale, circuit urbain, etc. Dans les salles du château d’Oiron, Norio a pour fonction de permettre aux visiteurs handicapés moteurs de visiter les espaces d’exposition du château qui leur étaient jusqu’alors inaccessibles. Pour le moment, les visiteurs handicapés peuvent le piloter à partir d’un espace aménagé au rez-de-chaussée du château.

Source : YouTube

Aux États-Unis, le musée de Young, à San Francisco, et le Seattle Art Museum (voir la vidéo) ont eux aussi intégré des robots de téléprésence, tout comme le National Museum of Australia à Cambera, en Australie. À Londres, en Angleterre, des designers ont conçu quatre robots pouvant circuler dans les galeries de la Tate Britain de nuit; en Italie, le Connected Robotics Applications Lab a mis au point Virgil, un « œil numérique » piloté à distance par un guide pour permettre la visite des lieux fermés au public du château de Racconigi. Le flux vidéo haute définition capté par Virgil est diffusé sur une tablette fournie aux visiteurs ou sur le téléphone intelligent du guide (voir la vidéo). Enfin, jusqu’au 16 janvier 2016, les visiteurs du musée d’Art moderne Grand-Duc-Jean (Mudam) du Luxembourg pourront suivre Guido, un robot humanoïde, lors de l’exposition « Eppur si muove. Art et technique, un espace partagé » (voir la vidéo ci-après).

Source : http://www.club-innovation-culture.fr/suivez-le-guido-au-musee-dart-moderne-du-luxembourg/

… dans les aéroports

 Pour remplacer les guichets d’enregistrement et accélérer la circulation dans les aéroports, Thales, un groupe d’électronique français, propose un appareil qui numérise le passeport et imprime la carte d’embarquement, mais qui enregistre aussi le visage et l’iris du passager par reconnaissance biométrique. Le système peut ensuite partager ces informations avec les autres ordinateurs de l’aéroport. Ainsi, quand le passager arrive au contrôle, il est accueilli par un robot qui peut immédiatement confirmer son identité sans aide humaine.

À l’aéroport de Düsseldorf, les voyageurs peuvent réserver les services de Ray, le robot voiturier, par l’entremise d’une application mobile.

CN_tourisme_ere_robotique_RaySource : nydailynews.com

… dans les restaurants

Dans un restaurant de l’est de la Chine, deux imposants robots s’affairent aux fourneaux et élaborent les plats pendant que des androïdes de plus petite taille accueillent la clientèle avec quelques formules de politesse et servent les plats commandés.

CN_tourisme_ere_robotique_restaurant_chineSource : bilan.ch

Au-delà de ces usages, la robotique a encore beaucoup à offrir, particulièrement avec ses robots humanoïdes capables d’enrichir le parcours du client de l’accueil à l’information, en passant par la gestion des files d’attente.

Pour en savoir plus sur la robotique et le tourisme, vous pouvez consulter la revue ESPACES tourisme et loisirs no 323.

 

Image à la une : ©Aldebaran

 

 

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Technologies

Snapchat et son potentiel pour l’industrie touristique 

Snapchat est une application de partage de photos et de vidéos fort populaire auprès des jeunes. Elle est disponible sur les plateformes mobiles iOS et Android. Sa particularité? Un temps de visualisation limité variant d’une à dix secondes.

Ses fonctionnalités

En plus du partage de photos et de vidéos, Snapchat a introduit la fonction stories à la fin de 2013, afin de permettre aux utilisateurs de diffuser plusieurs images en même temps. Ces « histoires » peuvent être vues autant de fois que l’utilisateur le souhaite, mais chaque élément qui les compose possède une durée de vie de 24 heures. Cette fonctionnalité s’avère très utile aux entreprises pour développer la notoriété de leur marque. Aujourd’hui, la popularité des « histoires » (1 milliard de vues par jour) surpasse celle de l’échange de photos et de vidéos éphémères (760 millions de vues par jour).

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Le 27 janvier 2015, Snapchat a annoncé le lancement de Discover, un service de diffusion d’actualités courtes et éphémères sous forme de vidéos, de textes ou de photos provenant d’une douzaine de médias anglophones. Tout comme pour les stories, ce contenu se renouvelle automatiquement toutes les 24 heures. Citons l’exemple du National Geographic qui y diffuse des photos, des vidéos, des tops 10 d’activités ou encore des quiz. Grâce à ce service, Snapchat peut maintenant tirer un profit pécuniaire de son contenu et créer un espace publicitaire pour les annonceurs.

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Source : voyagesurlenet.com

Une autre fonctionnalité importante de Snapchat est celle des filtres géolocalisés (geofilters). Elle permet aux utilisateurs d’ajouter le nom d’une ville ou d’un lieu sur une image, en glissant le doigt sur la gauche de l’écran une fois la photo prise. On peut aussi y inscrire le logo d’un attrait, d’un restaurant, d’un hôtel, etc., sur la photo en fonction de sa localisation. En permettant de suivre les péripéties des utilisateurs dans leur ville sur une période de 24 heures, les filtres géolocalisés peuvent parvenir à inspirer un prochain séjour de vacances. Mais attention, il faut que le lieu soit suffisamment connu pour que Snapchat ait créé un autocollant personnalisé. Au Canada, « Toronto Life » a connu sa période de gloire éphémère au printemps dernier. À quand Montréal ou Québec?

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Source : Snapchat

Des exemples de son utilisation dans l’industrie touristique

Pour le moment, peu d’entreprises touristiques utilisent Snapchat. Celles qui le font sont les pionnières des médias sociaux sur d’autres plateformes

Pour le moment, peu d’entreprises touristiques utilisent Snapchat. Celles qui le font sont les pionnières des médias sociaux sur d’autres plateformes. Conde Nast Traveler, Lonely Planet, Réseau Matador, Tourism Michigan, Walt Disney World de même que le Hilton Waikoloa Village et le bateau de croisière Carnival Vista possèdent des comptes Snapchat, mais hormis Disney, ils y sont peu actifs. Ce dernier utilise l’application pour présenter les activités dans ses parcs d’attractions et pour inviter ses abonnés à participer à des jeux et à des concours. La chaîne hôtelière Marriott International s’est associée à la jeune entreprise Internet Naritiv à la fin d’octobre 2014 afin de produire des vidéos de voyages exclusives à Snapchat. Ces snaps mettent en vedette des influenceurs et soutiennent la campagne phare de la société, Travel Brilliantly.

Certains lieux culturels comme Les Champs libres et le Musée de Bretagne l’ont utilisé à l’occasion du MuseumWeek, en mars 2014. Le Jeu de Paume, un centre dédié à l’image, propose de recevoir des contenus artistiques exclusifs : images en avant-première, vidéos, photographies des coulisses des expositions, etc., en utilisant Snapchat. Le Los Angeles County Museum of Art (LACMA) publie sur son compte Snapchat, lacma_museum, des photos de ses œuvres accompagnées d’une légende leur donnant un tout autre sens. Les visiteurs du musée abonnés à l’application peuvent aussi produire leurs propres clichés et les personnaliser à l’aide d’un filtre géolocalisé fourni par le LACMA, comme c’est le cas pour le J. Paul Getty Museum. En permettant d’intégrer le nom du musée au filtre, Snapchat devient un véritable outil marketing.

D’autres musées sont présents sur Snapchat : le Blanton Museum, le Museum of Contemporary Art Chicago, le San Francisco Museum of Modern Art, le Metropolitan Museum of Art et le Georgia Museum of Art.

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Source : Club Innovation Culture

Enfin, Topdeck, une agence de voyages britannique ciblant les jeunes de 18 à 30 ans, lançait en décembre dernier une action marketing mettant en vedette James Hill, du populaire 4:01 Show diffusé sur YouTube. Cette campagne, composée de courtes vidéos présentant les aventures de M. Hill dans quatre villes européennes, visait à faire découvrir ces destinations de façon insolite, comme si le touriste était un résident. Ces vidéos, accessibles dans la section « histoires » de la plateforme, étaient donc disponibles pour visionnement pendant 24 heures, de même que sur d’autres réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et Twitter, avec le mot-clic #TopdeckSnaps.

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Source : Twitter

Sur Snapchat, le défi, comme sur tous les réseaux sociaux, est de proposer du contenu attrayant, qui donnera envie aux consommateurs ciblés – dans ce cas-ci, les jeunes – de venir passer un séjour dans votre destination ou dans votre attrait.

 

Source de l’image à la une : snapchat.com

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Segments de clientèles

Adapter l’offre touristique aux familles

L’édition janvier-février 2015 de la revue Espaces consacre tout un dossier au tourisme en famille. Les exemples présentés dans cette analyse sont majoritairement issus de cette publication.

DES EXPÉRIENCES AXÉES SUR LE JEU    

Le bassin de Bourg-en-Bresse, au nord de la région Rhône-Alpes, et la Wallonie picarde, territoire rural à proximité de Lille et de Bruxelles, ont tous deux mis la famille au cœur de leur stratégie de développement touristique. Bourg-en-Bresse a tout d’abord créé un guide des activités destinées aux enfants, puis des balades adaptées aux familles (les aventures-jeux Fifrelin) et une bande dessinée interactive. Selon Véronique Guillot, ces outils servent de prétextes à découvrir autrement le territoire et son patrimoine bâti grâce à une carte et des accessoires. Ce scénario de visite est construit par une équipe locale qui s’inspire de l’identité spécifique de chaque lieu choisi. Ces aventures-jeux sont aujourd’hui des produits commercialisés par les offices de tourisme et certains pôles ou musées du territoire. Pour les familles avec des enfants plus jeunes, il y a aussi les Zanimo’balades, qui se déroulent sur un circuit inédit dans un village. Elles s’appuient entre autres sur de petits jeux, des énigmes et des coloriages. La région de la Wallonie picarde a également développé des carnets d’aventure qui permettent aux enfants de 5 à 8 ans et de 9 à 12 ans de découvrir 15 sites touristiques tout en s’amusant.

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Source : revue Espaces

David Nouaille présente le parc du Puy du Fou, où l’expérience est constituée de moments forts et d’émotions intenses. Tout le parc est pensé dans le but de surprendre et d’étonner. L’offre s’articule autour de spectacles à vivre en famille, avec différents niveaux de lecture – les plus grands apprécient le scénario, les cascades et les costumes, alors que les plus jeunes se réjouissent davantage de voir évoluer des héros ou des animaux.

voyages_famille2Source : Puy du Fou

DES SERVICES PERSONNALISÉS

La personnalisation de l’offre passe par le développement d’activités adaptées aux goûts, aux intérêts, aux valeurs ou aux âges de chaque public, comme à Saint-Jean-de-Monts, où on propose une offre ciblée pour :

  • les familles avec enfants de moins de six ans (instants baby);
  • les familles avec enfants de six ans et plus (kids mercredis);
  • les familles avec adolescents de 12 à 17 ans (breaks ados);
  • les tribus, soit les familles avec des enfants d’âges très différents (rendez-vous famille).

Deux des petits musées de la Wallonie picarde (musée de l’Iguanodon et Maison des plantes médicinales) proposent un espace de jeux pour les enfants de quatre à huit ans : coin lecture, personnages Playmobil, jeux d’extérieur, jouets, peluches, coloriages, etc. en plus des autres possibilités de visites.

De petites attentions, comme celle de Center Parcs, par exemple, qui offre de remplir le frigo du chalet avant l’arrivée des familles, peuvent contribuer de façon significative à la réussite des vacances.

L’aéroport de Nice, quant à lui, a créé des places de stationnement réservées aux familles et a instauré le prêt gratuit et libre-service de poussettes jusqu’à l’entrée de la cabine de l’avion, ce qui permet à la famille avec bébé d’embarquer plus facilement. Le matériel destiné aux bébés et aux enfants en bas âge (chauffe-biberon, table à langer, chaise haute, etc.) fait aussi partie des indispensables que l’on trouve également à l’aéroport de Nice, qui, soit dit en passant, est le premier aéroport français à avoir reçu le label Famille Plus. Mais il ne faut surtout pas oublier le bien-être des parents ou des grands-parents qui voyagent de plus en plus souvent avec leurs petits-enfants. Ce qui compte pour eux, c’est d’abord la sécurité et la gestion du temps, qui doit être simple.

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Source : Aéroport de Nice

DES HÉBERGEMENTS ADAPTÉS

La modularité et la flexibilité des espaces de vie sont essentielles pour agrémenter l’hébergement des familles : chambres voisines et communicantes avec salon commun, cloison amovible qui peut séparer la chambre des parents et celle des enfants; très grandes chambres qui peuvent accueillir toutes sortes de groupes allant de la famille recomposée à la famille multigénérationnelle.

Les résidences de tourisme ou les campings qui proposent divers types d’hébergement (chalet, maison mobile, etc.) sont également appropriés pour recevoir des tribus nombreuses. Tel est le cas de la bannière Yelloh! Village, présentée par Coralie Brout, qui propose des hébergements de grande capacité, dont certains se divisent en plusieurs modules afin de préserver l’intimité des voyageurs. Son chalet Archipel, à Hossegor dans les Landes, est divisé en 4 modules qui lui permettent d’accueillir 16 personnes dans 8 chambres spacieuses, alors que le Big Casa, à Sérignan Plage, se sert de la modularité des maisons mobiles pour créer de nouveaux espaces pour 10 personnes.

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Source : Yelloh! Village

Quant aux familles monoparentales, elles recherchent surtout des hébergements avec animation pour les enfants, ce qui permet aux uns de s’amuser en bonne compagnie et aux autres de souffler un peu et d’avoir du temps pour eux.

UNE TARIFICATION PLUS FLEXIBLE

La tarification doit être souple : prix ou prestation pour parent seul avec enfants, tarifs jeunes enfants ou familles nombreuses, « passe tribu », gratuités partielles ou totales pour les enfants et les adolescents, etc.

Le Puy du Fou pratique une politique tarifaire adaptée qui rend le parc accessible au plus grand nombre. Le tarif adulte est au moins 30 % plus bas que celui de ses principaux concurrents. Le tarif enfant est, lui aussi, beaucoup moins cher que dans les autres parcs. Généralement, un billet enfant dans un parc représente 80 % de la valeur d’un billet adulte; au Puy du Fou, il est à 60 %-70 %. Enfin, il existe également un tarif famille nombreuse (sur présentation d’un justificatif).

Selon Nathalie Guellier, les parents solos aimeraient bénéficier de tarifs qui tiennent compte de leur monoparentalité; la tarification familles s’appliquant généralement à deux adultes et deux enfants au minimum. Dernièrement, Transat faisait un pas dans la bonne direction en annonçant des tarifs spéciaux pour l’hébergement d’un adulte voyageant seul avec 1 ou 2 enfants en plus d’offrir le logement et la nourriture gratuitement dans plus de 60 hôtels pour permettre aux familles de s’envoler sous les tropiques.

On le voit, répondre aux besoins des familles nécessite tout de même une certaine réflexion et adaptation. Êtes-vous prêts à relever le défi?

 

Source de l’image à la une: Famille Plus

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Produits et activités Technologies

Technologie et patrimoine : faire le pont entre hier et aujourd’hui

La troisième édition du Forum sur le tourisme numérique, qui s’est tenue à Deauville en mars dernier, a regroupé un grand nombre de conférenciers et de participants et sensibilisé les acteurs de l’industrie à cette dimension. Entre autres sujets abordés, quelques intervenants ont parlé de l’utilisation du numérique pour valoriser les sites patrimoniaux. Voici un bref compte rendu des exemples présentés.

 

 

L’ensemble du site raconte l’histoire

L’Abbaye de Fontevraud, d’inspiration bénédictine, fut fondée en 1101 et est située dans la région des Pays de la Loire. Elle occupe un terrain de 13 hectares, et est ainsi l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe. En plus de la visite de l’abbaye, le site comprend un hôtel haut de gamme, un restaurant gastronomique, un espace d’exposition d’art contemporain et propose une programmation culturelle. C’est donc un véritable complexe culturel, et ce concept rejoint l’idée du tout premier fondateur, qui était de créer une cité idéale.

Le directeur de l’établissement, David Martin, explique que le numérique occupe une place importante dans la façon de raconter l’histoire des lieux. On cherche à trouver un équilibre entre la demande pour des connaissances et la transmission d’un contenu plus sensible, lié à l’émotion ou au jeu. Entre autres, on trouve sur le site de l’abbaye :

  • des tablettes tactiles discrètes, disposées tout le long de la visite pour expliquer les lieux;
  • l’espace multitouch, un iPad géant qui pose cependant un défi lorsqu’il y a plusieurs utilisateurs en même temps, selon M. Martin;
  • le Liberty guide, un audioguide repensé dont le contenu se déclenche selon ce qu’on regarde. L’ordre étant aléatoire, il fallait néanmoins organiser l’information de manière à raconter une histoire;
  • une application qui invite les enfants à trouver un lieu ou un objet et à le prendre en photo pour déclencher un court jeu;
  • des installations ou innovations technologiques dans les autres espaces du site. La visite de l’hôtel grâce à des drones en livre un aperçu. Notons plus spécifiquement les tables tactiles du restaurant-bar iBar qui fournissent des explications sur les lieux.

 

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Source : Fontevraud

On cherche à trouver un équilibre entre la demande pour des connaissances et la transmission d’un contenu plus sensible, lié à l’émotion ou au jeu.

Forts de leurs expérimentations, les gestionnaires de l’abbaye ont créé un regroupement d’entreprises (de type cluster) autour du numérique culturel. Ils se positionnent ainsi comme leaders et enrichissent leurs connaissances par l’échange.

Voyage médiéval en réalité augmentée

Le Château Guillaume-le-Conquérant ou château de Falaise est situé en Basse-Normandie. La directrice, Charlotte Lapiche, explique la démarche suivie pour lui redonner ses couleurs médiévales. La technologie est utilisée principalement de deux façons.

  • On met à la disposition du public des bornes stéréoscopiques : à travers ces jumelles, on redécouvre les espaces extérieurs comme ils devaient l’être à l’époque de Guillaume le Conquérant. Des animations en réalité augmentée ajoutent au réalisme. Un comité multidisciplinaire y a œuvré pour élaborer des hypothèses d’aménagements et d’animations les plus conformes possible.
  • À l’intérieur, l’architecture est très épurée, mais les visiteurs utilisent une tablette tactile pour découvrir les pièces décorées dans le style de l’époque. Une importante recherche historique et archéologique a été réalisée pour s’approcher le plus possible de l’aménagement intérieur de l’an 980. Visionnez le reportage de Culturebox.

 

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Source : CultureBox

 

La réalité augmentée est utilisée depuis plusieurs années à l’Abbaye de Cluny en Bourgogne. La première étape a été la réalisation d’une maquette 3D, conçue par des ingénieurs et historiens en tout respect de l’archéologie. Cela a permis la création de restitutions visuelles qui sont présentées à l’aide de bornes disséminées au fil du parcours. Ces grands écrans peuvent être manipulés à 180 degrés. Même la lumière du jour est prise en compte pour être reproduite dans l’image en réalité augmentée.

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Source : On dit médiéval, pas moyenâgeux

Faire vivre une expérience personnalisée

Magali Mallet présente comment le Musée Airborne, consacré à la mémoire des parachutistes américains qui ont été largués lors du début du débarquement allié en Normandie en juin 1944, a renouvelé son offre à travers une approche numérique. Ce musée se trouve à Sainte-Mère-Église, en Basse-Normandie. Inaugurées en 1964, ses expositions n’étaient plus tout à fait au goût du jour. L’architecture particulière de l’endroit et des salles chargées (des avions sont exposés) contribuaient à la complexité du renouvellement. Il importait de revoir la présentation des collections qui rappelaient beaucoup de souvenirs à la clientèle qui avait vécu de plus près la Deuxième Guerre mondiale, mais qui étaient moins évocatrices pour les nouvelles générations de visiteurs.

Dans les avions, le musée présente aujourd’hui une vidéo scénarisée de deux minutes, en boucle, qui amène le visiteur très proche de l’expérience vécue par les parachutistes. De plus, une application pour tablette est en cours de développement. Elle permettra de personnaliser la visite selon les intérêts, le niveau de connaissance de ce pan de l’histoire et la langue. En fonction des critères choisis, un parcours sera proposé avec un temps de visite estimé. L’application inclura aussi un parcours pour les enfants.

Pour les lieux patrimoniaux, le contenu demeure le même – on ne change pas l’histoire –, mais les outils pour le présenter peuvent apporter un regard nouveau et plonger le visiteur dans un véritable voyage dans le temps.

 

Source de l’image à la une : Fontevraud