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Segments de clientèles

Améliorer l’accessibilité aux clientèles atteintes de démence

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, les personnes de plus de 60 ans représenteront 22 % de la population mondiale d’ici 2050 et près d’un cinquième d’entre elles auront plus de 80 ans. En tourisme, plusieurs bonnes pratiques sont mises en place pour offrir une expérience inclusive et accessible à tous, également en tenant compte de la perte d’autonomie et des maladies cognitives liées à l’âge. Par exemple, des destinations proposent des ressources pour développer les compétences du personnel d’entreprises touristiques en matière d’accueil et de service à la clientèle pour ce type de voyageurs.

C’est le cas de VisitEngland et de VisitScotland, qui se sont associées pour outiller leurs membres. Les deux organisations de gestion de la destination (OGD) ont écrit, en partenariat avec la Société d’Alzheimer du Royaume-Uni, un guide pour soutenir les entreprises touristiques dans l’accueil des visiteurs souffrant de démence. Le document démystifie certains aspects de cette maladie cognitive et explique les défis que ces voyageurs et leurs accompagnateurs peuvent rencontrer. Plusieurs conseils sont fournis quant à la manière d’informer cette clientèle, de communiquer avec elle, d’adapter la sécurité et l’aménagement des lieux. Quelques études de cas y sont également.

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Source :VisitEngland

Comme le rapporte VisitEngland, il existe de nombreux bénéfices à devenir accessible aux personnes atteintes de démence. En plus d’améliorer la qualité de vie de ces voyageurs, les entreprises bonifient leur service à la clientèle et ont une meilleure répartition saisonnière, puisque ces touristes préfèrent se déplacer dans les périodes plus calmes. Leur réputation s’en verra aussi positivement touchée.

 

Source de l’image à la une :Unsplash

 

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Segments de clientèles

Zoom sur le profil des plaisanciers au Québec

Un sondage en ligne non représentatif mené par la Chaire de tourisme Transat à l’automne 2018 auprès de 629 plaisanciers québécois avait déjà révélé que les utilisateurs d’embarcations sans moteur portent plus fréquemment leur vêtement de flottaison individuel (VFI) que les adeptes de bateaux motorisés. Cette étude réalisée pour Nautisme Québec et soutenue par Transports Canada souligne aussi des différences importantes entre les profils sociodémographiques et les pratiques nautiques de ces deux groupes de plaisanciers.

Les infographies ci-dessous illustrent quelques-unes des tendances révélées par cette étude.

Note : les usagers des embarcations à moteur sont les répondants ayant mentionné utiliser le plus fréquemment un bateau de pêche, un ponton ou tout autre bateau à moteur. Les usagers d’embarcations sans moteur sont les utilisateurs de voilier, de chaloupe, de canot, de kayak et de planche à pagaie.

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Source Images à la une : Pexels

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Marchés géographiques

Intentions de voyage au Québec de deux marchés prioritaires

En avril 2019, la Chaire de tourisme Transat a réalisé un sondage auprès de 1609 résidents de la France métropolitaine (37 %) et du Nord-Est des États-Unis (63 %), âgés de 18 à 74 ans et ayant effectué au moins une nuitée à l’extérieur de leur domicile au cours des deux dernières années. Afin d’obtenir un profil de ces marchés touristiques prioritaires pour le Québec, la Chaire leur a demandé, entre autres, quelle était leur probabilité de visiter le Québec lors d’un voyage d’agrément dans les deux prochaines années. Quelque 42 % de l’ensemble des répondants ont mentionné qu’il est probable ou tout à fait probable qu’ils le fassent.

La Chaire a également tenté de mieux comprendre le portrait de ceux ayant visité le Québec au cours des deux dernières années lors d’un voyage d’agrément et qui ont l’intention probable ou tout à fait probable d’effectuer un autre séjour dans la province dans les deux prochaines années, soit 17 % des répondants.

Le profil sociodémographique des touristes possibles et de ceux qui ont l’intention de revenir est présenté dans l’infographie ci-dessous.

intentions de voyages Quebecintentions de voyage Quebec USAintentions voyages USA Quebec Nouvelle-Angleterre

 

Habitudes de voyage

Cette section présente sommairement les habitudes de voyage d’agrément des visiteurs possibles du Québec et de ceux qui ont l’intention de revenir :

  • quelque 44 % d’entre eux séjournent en moyenne de trois à sept jours par année hors de leur domicile; 50 % dans le cas de ceux qui souhaitent revenir;
  • une personne sur cinq fait des séjours de 16 nuits et plus; 28 % de ceux qui ont l’intention de séjourner à nouveau au Québec effectuent des séjours de huit à quinze nuitées;
  • près de quatre voyageurs sur dix (39 %) ont accompli un voyage pour visiter des parents ou des amis; la proportion est semblable chez ceux qui pensent visiter à nouveau la province au cours des deux prochaines années.

Il ne reste plus qu’à espérer que ces intentions de voyage se concrétiseront!

 

Source Image à la Une : Oleksandr Pidvalnyi, Pexels

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Marchés géographiques

Quels types de voyages font les Américains et les Français?

En avril 2019, la Chaire de tourisme Transat a réalisé un sondage auprès de 1609 voyageurs venant de la France et du Nord-Est des États-Unis. Afin d’obtenir un profil de ces marchés touristiques prioritaires pour le Québec, la Chaire leur a demandé, entre autres, quels types de voyages ils avaient réalisés au cours des deux dernières années. Voici les principaux résultats.

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Image à la une : Snapshap.io

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Segments de clientèles

Réunions et congrès : connaître ses participants pour mieux les engager

Les organisateurs d’événements professionnels cherchent continuellement à créer des expériences qui intéresseront et marqueront positivement les participants. Depuis quelques années, l’une des avenues privilégiées consiste à favoriser leur engagement avant, pendant et après l’événement. La diversité du groupe rend complexe la conception d’une programmation qui satisfera l’ensemble des personnes conviées. D’après Linda McNairy, VP chez American Express Meetings and Events, le succès repose sur la connaissance de ses participants, ce qui les motive et les incite à se sentir engagés.

 

Dans un article diffusé sur la plateforme Northstar Meetings Group, madame McNairy présente six profils communs de congressistes et des recommandations pour susciter leur engagement. Les voici :

Le féru de connaissances

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Il cherche des occasions d’apprendre des notions qui seront bénéfiques pour sa carrière. Les thèmes présentés dans la programmation s’avèrent déterminants quant à sa participation. La qualité des conférenciers et du contenu livré influence son niveau de satisfaction général. 

Conseils pratiques 

  • Effectuer un sondage en amont de l’événement afin d’assembler des contenus qui répondent à ses besoins
  • Proposer plusieurs parcours d’apprentissage susceptibles de lui plaire ainsi que des séances qui favorisent les interactions entre les experts conférenciers et le public
  • Lui transmettre de l’information après l’événement afin de prolonger son expérience éducative

L’experte en réseautage

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Elle valorise les rencontres en face à face et souhaite créer des relations significatives qui l’aideront à atteindre ses objectifs d’affaires. Les événements professionnels représentent des occasions idéales pour ce type d’interactions. Son intérêt marqué pour l’établissement de contacts avec d’autres la conduit à utiliser diverses applications et solutions technologiques qui lui permettent de poursuivre ses échanges après l’événement.

Conseils pratiques

  • Rendre disponible la liste des participants avant l’événement et mettre à sa disposition une application qui lui permet de chercher des contacts, de communiquer avec d’autres (avant, pendant et après) et de conserver des cartes professionnelles de façon numérique
  • Inclure des sessions de réseautage éclair
  • Prévoir de multiples occasions favorisant les échanges entre les participants

La chercheuse d’inspiration

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Elle souhaite donner un sens à sa présence. Elle préfère vivre une expérience plutôt qu’être passivement assise à écouter. Créative et dynamique, elle se laisse immerger par l’événement en son entier. Ses attentes sont élevées et elle aspire à repartir avec de nouvelles idées, actions ou un nouveau processus qu’elle pourra ensuite présenter à son équipe.

Conseils pratiques 

  • Favoriser son implication en intégrant des activités de co-création ou de remue-méninges collectives
  • Utiliser des espaces non conventionnels pour créer des environnements stimulants 
  • Intégrer une dimension communautaire qui encourage la participation à des activités socialement responsables

Le papillon sociable

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Il adore rencontrer de nouvelles personnes et se joindre à des groupes avec lesquels il partage des champs d’intérêts communs, professionnels ou non. Il est à son aise lorsqu’il se trouve dans des contextes sociaux décontractés et n’hésite pas à diffuser sur les médias sociaux les moments forts de sa présence.

Conseils pratiques 

  • Prévoir des activités de loisir et de divertissement dans la programmation
  • Opter pour des aménagements de salle qui rendent l’heure des repas moins formelle et qui encouragent les interactions
  • Intégrer une dimension de ludification (gamification) à l’application de l’événement afin de promouvoir les échanges et le partage de contenu visuel sur les médias sociaux

La participante réticente

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Généralement introvertie, elle fait acte de présence davantage par obligation que par intérêt. Les pauses, les activités sociales et les occasions de réseautage constituent pour elle de réels défis.

Conseils pratiques 

  • Proposer des choix qui lui donnent le sentiment de contrôler son expérience
  • Inclure une programmation virtuelle accessible de partout afin de lui permettre d’assister à l’événement tout en demeurant dans sa zone de confort
  • Présenter clairement les avantages qu’elle retirera en participant à l’événement

Le fanatique de la marque

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Il aime suivre les développements d’une marque qu’il affectionne et va parfois jusqu’à investir dans cette compagnie. Il demeure à l’affût des dernières innovations, possède des produits ou souscrit à des services de celle-ci. Il cherche à s’entourer d’autres fans qui partagent la même culture de la marque.

Conseils pratiques 

  • Rendre accessibles des représentants clés qui lui parleront de la marque, lui feront vivre une expérience unique et lui donneront des informations privilégiées sur certains produits ou services
  • Organiser des tirages faisant courir la chance de gagner des prix spéciaux en lien avec la marque
  • Créer un panel d’utilisateurs (ou de fanatiques de la marque) en leur offrant la possibilité d’échanger leurs idées

Personnaliser pour mieux engager

Les profils élaborés par madame McNairy mettent en lumière les traits généraux des participants. À partir de ces grandes caractéristiques, il est possible de décortiquer davantage les personnalités, les comportements et les besoins selon votre public cible pour ensuite créer des personas sur mesure. Cette connaissance vous permettra de concevoir une programmation qui répond aux attentes et de personnaliser votre approche visant l’engagement de vos participants.

 

Source image à la une : Samuel Zeller, sur Unsplash

 

Sources des images : 

Le féru de connaissances : mentatdgt, sur Pexels

L’experte en réseautage : Rawpixel.com, sur Pexels

La chercheuse d’inspiration : Bruce Mars, sur Pexels

Le papillon sociable : Chloe Kala, sur Pexels

La participante réticente : LinkedIn Sales Navigator, sur Unsplash

Le fanatique de la marque : Piotr Wilk, sur Unsplash

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Produits et activités

Le bien-être, nouveau pilier de l’industrie touristique

Selon le Global Wellness Institute, le marché mondial du tourisme de bien-être pesait plus de 639 milliards de dollars américains en 2017 et enregistrait une évolution deux fois supérieure à celle de l’ensemble de l’industrie touristique. Au Canada, les voyageurs ont réalisé 27,5 millions de séjours de bien-être et plus de 90 % d’entre eux ont été réalisés par des Canadiens. L’ensemble des dépenses générées au pays par les clientèles locale et internationale s’élevaient à 15,65 milliards de dollars américains (l’équivalent de 20,85 milliards de dollars canadiens). À l’échelle mondiale, c’est en Amérique du Nord que les dépenses étaient les plus importantes. Le budget moyen des personnes ayant effectué un séjour de bien-être est également supérieur à celui de l’ensemble des voyageurs.

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Une définition — deux segments de voyageurs

Selon le Global Wellness Institute, le tourisme de bien-être est un concept à ne pas confondre avec le tourisme médical ou de santé. Il s’agit de maintenir de façon proactive sa santé en voyage. Il existe deux types de voyageurs de bien-être, que l’on distingue selon leurs intentions. Alors que celui dit « primaire » considère le bien-être comme la motivation principale du choix de sa destination et des activités, le voyageur « secondaire » cherche seulement à inclure quelques activités de bien-être au cours de son séjour. Cette seconde catégorie représente la majorité des voyageurs de ce créneau. La distinction est importante, puisque les deux profils ont des attentes et des besoins différents.

Le bien-être, dans l’ADN des entreprises touristiques

À l’heure où le bien-être s’immisce dans toutes les sphères du voyage, les acteurs de l’industrie touristique font preuve d’innovation pour créer de nouveaux produits et expériences qui répondent aux attentes de la clientèle.

Les aéroports en Amérique du Nord se dotent de spas de luxe et de centres de remise en forme et proposent des cours de yoga dans les aérogares et les salons. Ils appliquent une approche biophilique dans la conception des espaces, c’est-à-dire qu’ils créent des environnements pourvus d’éléments naturels ou en lien avec la nature (végétaux, lumière, eau, sons, etc.) qui favorisent le bien-être. En vol, les compagnies aériennes offrent des séances de méditation, des programmes qui favorisent le sommeil et des options alimentaires plus saines.

Les hôtels et les centres de villégiature axés sur le bien-être se multiplient. Les partenariats entre les groupes hôteliers et les secteurs de la remise en forme, des spas, de la nutrition ou encore des cosmétiques sont de plus en plus courants. Pour se distinguer, les établissements élaborent des environnements et des designs qui s’inspirent de la nature et favorisent la relaxation. Chez AccorHotels, le bien-être se décline en cinq dimensions : la nutrition, l’environnement de la chambre, le mouvement (exercice physique), les spas et la pleine conscience (programmes et lieux réservés à la méditation), comme l’explique Emlyn Brown, directeur du Bien-Être pour les marques luxe et haut de gamme de la chaîne, en entrevue dans la revue Espaces.

Les voyagistes, les agences de voyages, les compagnies de croisières et les organisateurs d’événements rehaussent la qualité des voyages axés sur le bien-être grâce à des collaborations avec des spécialistes. L’agence de voyages Alma Mundi organise des séjours à travers le monde « pour apprendre à se faire du bien », avec des conférenciers renommés dans leur domaine, que ce soit la philosophie et la spiritualité, la méditation de pleine conscience ou encore le deuil. Selon l’agence Zen&go, en entrevue dans la revue Espaces, le plus important est de pouvoir compter sur de bons professeurs ou maîtres de la discipline pratiquée (yoga, ayurveda, « détox », méditation, chamanisme, etc.).

Spa EastmanSource : Alma Mundi

Les destinations se positionnent sur le tourisme de bien-être

D’après le Global Wellness Institute, les organismes de gestion des destinations (OGD) sont de plus en plus nombreux à mettre de l’avant certaines formes de tourisme de bien-être dans leurs communications et leur commercialisation. Plus d’un tiers des OGD des États américains et plus de la moitié de ceux de provinces et territoires canadiens (Alberta, Colombie-Britannique, Manitoba, Ontario, Saskatchewan, Yukon) font la promotion de ce tourisme sur leur site Web.

Certaines destinations développent leur image de marque autour du bien-être et se dotent d’une stratégie nationale, à l’instar de l’office du tourisme du Costa Rica qui a mis sur pied, en 2018, la démarche Wellness Pura Vida, inspirée de son fameux slogan Pura Vida. Elle se fonde sur les principes du tourisme responsable, puisque l’organisme souhaite faire bénéficier les communautés locales des retombées de cette stratégie. Parmi ses actions, elle fait la promotion de l’offre de bien-être proposée par les habitants et de celle consacrée à la gastronomie locale et autochtone.

En 2017, l’office de tourisme de Beverly Hills, en Californie, a lancé une campagne estivale intitulée City of Wellth, néologisme créé à partir des mots wellbeing (bien-être) et wealth (richesse), en mettant à profit des habitudes de santé déjà bien ancrées parmi les habitants de la ville. L’office de tourisme et les hôtels proposaient des événements, des activités et des forfaits thématiques. Sur le site Web de la destination, un jeu-questionnaire permettait aux internautes de connaître leur score en matière de style de vie et recommandait des activités pouvant le rendre plus sain, offertes dans la ville.

Love Beverly Hills

Source : Love Beverly Hills

Le bien-être s’immisce dans toutes les sphères du tourisme au point d’en être indissociable. Son influence dans l’industrie devrait s’accentuer, puisqu’il reflète les nouvelles habitudes de vie et les valeurs d’une part croissante de la population. Au fur et à mesure que le tourisme de bien-être évolue, on constate qu’il n’est plus uniquement considéré du point de vue du voyageur, mais aussi de celui des résidents. Une tendance qui offre des occasions de maillage avec le tourisme responsable.

Source de l’image à la une : © pexels.com

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Gestion Tendances

Connaître les mégatendances pour innover

Euromonitor International, un des leaders mondiaux des études de marché stratégiques, s’est penché sur les mégatendances qui façonneront le monde et l’industrie touristique au cours des prochaines années. Mais, qu’entend-on par mégatendance ?

Il s’agit d’une modification fondamentale de comportement ou d’attitude, observable à l’échelle mondiale et touchant la plupart des secteurs d’activité. Elle ne constitue pas une mode à court terme, mais s’inscrit plutôt dans la longévité. En effet, pour être considéré comme une mégatendance, le changement doit durer de dix à quinze ans.

Une mégatendance constitue un changement de comportement ou d’attitude, observable à l’échelle mondiale et touchant plusieurs industries.

Une mégatendance constitue un changement de comportement ou d’attitude, observable à l’échelle mondiale et touchant plusieurs industries.

Pourquoi s’intéresser aux mégatendances ?

Pour prospérer sur un marché en évolution rapide, faire face aux perturbations et rester à l’affût des modifications de comportement des consommateurs, une entreprise doit intégrer l’analyse des mégatendances dans sa stratégie. Cela lui permettra d’observer ce qui se passe en dehors de son secteur d’activité et de ses marchés, de mieux comprendre les bouleversements qui auront un impact sur son avenir et, ainsi, de se donner une vision globale.L’analyse des mégatendances représente une partie importante de la première phase du processus d’innovation, de découverte et de génération d’idées. Mais elle ne se limite pas au développement de produits. Elle constitue un élément clé pour innover dans tous les domaines. Elle peut servir, par exemple :

  • à redéfinir la mission à long terme de l’entreprise ;
  • à mettre sur pied son plan d’affaires ;
  • à orienter les processus de recherche et de développement ;
  • à cibler de nouveaux segments de clientèle ;
  • à guider ses actions de marketing ;
  • à revoir ses besoins en ressources humaines ou matérielles ;
  • etc.

Comment procéder ?

Afin d’identifier les mégatendances, déterminez ce qui entraîne des modifications de comportement et d’attitude à long terme. Tentez de comprendre les forces sous-jacentes qui conduisent au changement et la façon dont elles façonneront le monde au cours des quinze prochaines années environ. Euromonitor en nomme cinq :

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Source : Euromonitor International

  • Les forces économiques. Les pays émergents et en développement représenteront les deux tiers de la production mondiale d’ici 2030. Trois marchés émergents figureront au nombre des cinq plus grandes économies du monde;
  • La démographie. L’urbanisation, les migrations, l’augmentation de l’espérance de vie, la baisse du taux de natalité et la croissance de la population âgée ont un impact sur les modes de vie des consommateurs et leurs décisions d’achat;
  • La technologie. Du développement d’Internet mobile à l’impression 3D et à l’intelligence artificielle, les constantes innovations technologiques sont à l’origine de grandes tendances de consommation;
  • L’environnement. La pression sur les ressources naturelles s’est accrue parallèlement au PIB mondial, en partie à cause de la croissance démographique et de la demande provenant des marchés émergents. Cela a entraîné une hausse des besoins en électricité et des émissions de CO2;
  • Les valeurs. Les croyances évoluent constamment et redéfinissent les priorités, les perceptions, les attitudes et les motivations.

À partir de ces facteurs de changement, Euromonitor a recensé 20 mégatendances (voir l’image).

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Source : Euromonitor International

Déterminez les mégatendances qui comptent le plus pour vous

Reconnaître l’importance d’une tendance par rapport à une autre est essentiel pour intégrer l’analyse des mégatendances à sa stratégie commerciale. Car l’importance attribuée à chacune d’entre elles variera en fonction de son secteur d’activité. Certaines, comme la personnalisation, s’avèrent pertinentes pour plusieurs industries, alors que d’autres peuvent sembler moins préoccupantes au premier abord. Appliquant ce raisonnement, Euromonitor a sélectionné huit mégatendances qui, selon l’organisme, auront un impact majeur sur l’ensemble des industries, y compris celle du tourisme ; les voici :

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Source : Euromonitor International

  1. Plus d’expérience. L’accent est mis sur les expériences plutôt que sur les possessions. Cette tendance se concentre sur la manière dont les entreprises conçoivent des expériences multisensorielles et interactives pour engager les consommateurs sur un plan plus émotionnel. Les expériences positives créent des souvenirs impérissables et des relations plus profondes avec les clients;
  2. Montée en gamme. Les acheteurs recherchent des niveaux de service et de personnalisation plus élevés. L’authenticité, le luxe abordable et une relation émotionnelle durable constituent dorénavant des éléments essentiels à toute stratégie de montée en gamme;
  3. Évolution des frontières. À mesure que certaines régions du monde deviennent surexploitées ou atteignent leur plein potentiel, d’autres prennent de l’importance comme l’Asie, l’Afrique et même l’Arctique. De plus, la technologie ouvre un nouveau marché virtuel de jeunes acheteurs à travers le monde;
  4. Consommateurs connectés. Ceux-ci utilisent des ordinateurs, des téléphones intelligents, des tablettes, des outils de navigation, des lecteurs multimédias ou de livres numériques, des appareils d’imagerie et de jeu et d’autres dispositifs audio et visuels qui se connectent à Internet, afin de faire l’expérience du contenu numérique et d’interagir avec celui-ci;
  5. Mode de vie éthique. Les consommateurs et les entreprises accordent un intérêt croissant à l’éthique et aux valeurs morales. Cela se traduit par une plus grande attention portée aux autres (êtres humains, bien-être des animaux et environnement) dans ses choix de consommation. Les entreprises qui privilégient des pratiques commerciales éthiques apparaîtront plus authentiques;
  6. Mode de vie sain. Les consommateurs démontrent une approche plus holistique du bien-être, englobant ses aspects spirituel, mental et physique. Cette insistance sur la santé et le bien-être implique un changement de style de vie et une évolution des attitudes envers les soins de santé, la nutrition, la beauté, l’activité physique et l’amélioration de soi en général;
  7. Recul de la classe moyenne. Tandis que les classes moyennes sont en plein essor en Asie, celles des marchés développés peinent à maintenir leur position économique. Malgré cela, ces consommateurs constituent toujours une cible majeure pour les entreprises. Leurs décisions d’achat sont motivées par la recherche de la valeur, et pas seulement d’un prix « avantageux ». D’autres facteurs intangibles tels que la qualité, l’expérience, la commodité et l’authenticité s’avèrent importants;
  8. Magasinage réinventé. La manière dont nous achetons des biens et des services est en constante évolution, à mesure que les réalités économiques et technologiques se transforment. Les consommateurs d’aujourd’hui font leurs achats sur de multiples plateformes et les commerçants doivent être prêts à s’y engager à tout moment et en tout lieu. Le parcours client idéal intègre l’entreprise à toutes les étapes de l’expérience, en apportant une valeur ajoutée avant, pendant et après l’achat.

Ces huit mégatendances sont le point de départ de votre analyse. Lesquelles auront le plus d’impact sur votre entreprise et comment agiront-elles sur votre offre et votre organisation ?

 

Source image à la Une : Samuel Silitonga, Pexels

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Briser les stéréotypes du plein air

L’industrie du plein air véhicule encore trop souvent une image très restrictive du type d’adeptes : des personnes jeunes, de race blanche, hétérosexuelles et souvent très expérimentées. Des influenceurs réussissent à briser ce moule et sensibilisent de grandes entreprises à mieux représenter la diversité dans leurs actions marketing. Au-delà de l’origine ethnique, la diversité concerne aussi le genre, l’orientation sexuelle ou encore le type de silhouette. Le tourisme d’aventure et de plein air a tout à gagner à élargir ses horizons vers une clientèle diversifiée.

Promouvoir la diversité

C’est le syndrome de l’imposteur qui a poussé une femme dans la vingtaine, Jenny Bruso, à créer le blogue Unlikely Hiker (Randonneuse improbable). Nouvellement pratiquante de plein air, se qualifiant elle-même de femme allosexuelle (queer) souffrant d’embonpoint, elle ressentait le besoin de partager ses expériences alors qu’elle ne s’identifiait pas du tout à l’image type de l’adepte de la randonnée.

Son blogue et ses publications sur les médias sociaux ont fait boule de neige et ont permis à de nombreuses personnes de s’identifier à un profil de pratiquants qui se rapproche davantage de leur réalité. Qu’il s’agisse de personnes de couleur, d’individus en surpoids ou de néophytes enthousiastes, ils sont de plus en plus nombreux à partager les photos de leurs sorties de plein air sur le compte Instagram Unlikely Hikers. Celui-ci rassemble, à ce jour, plus de 54 000 abonnés.

Ce mouvement a l’appui de marques reconnues comme REI Co-op et Columbia. En ligne depuis un peu plus de deux ans, Unlikely Hikers a fait des petits. Ces petites communautés se sont regroupées afin de créer une coalition d’influenceurs pour promouvoir la diversité dans le plein air : Diversify Outdoors. Les entreprises sont d’ailleurs invitées à prendre part à ce mouvement en prêtant serment à l’Outdoor Industry CEO Diversity Pledge. Les organisations signataires doivent adhérer aux principes suivants :

  • Embaucher et soutenir des employés et des dirigeants provenant de communautés diversifiées ;
  • Publier des publicités et des éléments de marketing représentatifs dans les médias ;
  • Soutenir des athlètes-ambassadeurs largement représentatifs ;
  • Partager des expériences avec d’autres grandes marques.

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Source : Diversify Outdoors

Se remettre en question

En octobre 2018, le chef de la direction de la coopérative de plein air Mountain Equipment Co-op (MEC), David Labistour, envoyait à tous les membres un courriel faisant le mea culpa de l’organisation face au manque de diversité dans ses publicités. De ce fait, MEC s’engage à faire la promotion de la diversité dans les sports de plein air en étant l’un des signataires du Diversity Pledge. La vidéo suivante, publiée sur le site de MEC, présente l’un des éléments déclencheurs de cette remise en question :

Source : YouTube

Briser les mythes

Au Canada, les personnes de couleur affichent un taux de participation global aux activités de plein air 8 % plus élevé que chez les Blancs.

Afin d’obtenir une vision plus éclairée du profil ethnique des pratiquants de plein air, MEC a commandé une étude sur la population canadienne. Cette enquête, réalisée de l’automne 2017 au printemps 2018 auprès de 2640 adultes afin de connaître leur taux de participation à 17 activités de plein air, révèle des résultats très intéressants.

Au Canada, les personnes de couleur :

  • affichent un taux de participation global aux activités de plein air 8 % plus élevé que chez les Blancs ;
  • passent en moyenne trois heures de plus par semaine que les Blancs à faire du plein air ;
  • sont plus enclines que les Blancs à pratiquer le jogging, l’escalade ainsi que les sports d’hiver ;
  • présentent des taux de participation similaires à ceux des Blancs, ou presque, pour les autres activités comme la randonnée, le vélo de route et le camping.

Aux États-Unis

La situation de la population américaine est un peu différente. Selon l’organisme de recherche sur le plein air Outdoor Foundation, le taux de participation de la communauté noire aux activités de plein air (34 %) est inférieur à celui des autres (Blancs : 51 % ; Asiatiques : 51 % ; Hispaniques : 49 %). Mais ce sont les Hispaniques et les Noirs s’adonnant au plein air qui cumulent le plus grand nombre de sorties annuellement (voir le tableau 1).

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Afin de s’adresser à ces segments de clientèle, les conférenciers Rue Mapp et Evita Robinson ont proposé quelques astuces lors de l’événement AdventureELEVATE, de l’Adventure Travel Trade Association :

  • Cibler les groupes affinitaires directement impliqués dans les communautés. L’organisation Outdoor Afro, qui favorise la connexion entre les Afro-Américains et les activités en nature, constitue un excellent premier point de contact pour une entreprise en tourisme d’aventure qui souhaite créer des liens avec ce segment de clientèle ;
  • Faire appel à des influenceurs crédibles. Le produit à vendre est le même, peu importe la couleur de la peau ; c’est plutôt la façon dont le message est véhiculé qui compte. Les gens doivent pouvoir se projeter dans l’aventure. Ils pourront le faire si des voyageurs auxquels ils s’identifient recommandent le produit, partagent des témoignages, font du storytelling à propos de la destination, de l’entreprise ;
  • Demander l’avis des résidents de la communauté noire (ou autochtone ou asiatique ou autre) à propos de la destination, de l’entreprise. Leur perspective sur ce qu’une personne de la même origine ethnique pourrait rechercher spécifiquement lors d’un séjour peut s’avérer très constructive.

Ces suggestions peuvent s’appliquer à la communauté LGBTQ, aux Autochtones ou à tout autre segment de clientèle. Une réelle volonté de tendre vers une plus grande diversité se reflète aussi chez le personnel d’une entreprise. Une mixité dans l’équipe de travail donnera certainement l’impulsion à une plus grande diversité de la clientèle et à une image de marque illustrant l’ouverture et l’inclusion.

Cette prise de conscience de l’industrie du plein air gagnera-t-elle d’autres secteurs touristiques ?

 

Image à la une : Unsplash

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Segments de clientèles

Lumière sur les voyages tout inclus

Les informations présentées dans cet article sont susceptibles d’intéresser les lecteurs du Réseau de veille spécialisés dans le tourisme expéditif, mais également ceux qui cherchent à comprendre qui sont les voyageurs qui s’évadent vers des cieux ensoleillés.

La Chaire de tourisme Transat a réalisé un sondage en 2018 portant sur les vacances dans les hôtels tout inclus, en collaboration avec Transat A.T. inc. Les 802 répondants canadiens ont tous séjourné dans ce type d’établissement au cours des trois dernières années. La répartition de leur province de résidence est la suivante : la moitié provient du Québec; 26 %, de l’Ontario; et le reste, des autres provinces canadiennes.

Profil des voyageurs

L’infographie suivante présente quelques caractéristiques du profil des voyageurs ayant séjourné dans un établissement en formule tout inclus.

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Les proportions de voyageurs âgés de 25 à 34 ans et de 55 à 64 ans se révèlent légèrement plus élevées que pour les autres segments. La part des jeunes de 18 à 24 ans n’est que de 6 %. Les répondants se répartissent également entre ceux ayant fait des études universitaires et ceux des autres degrés de scolarité. Les deux tiers des répondants ont effectué de un à deux voyages tout inclus au cours des trois dernières années, alors qu’une proportion importante, 33 %, ont réalisé trois voyages ou plus.

Plus du tiers des voyages se sont déroulés en hiver. Les individus de 35 à 54 ans sont plus nombreux à voyager l’automne (24 %) que leurs aînés (16 %) ou leurs cadets (16 %). Les 18 à 34 ans voyagent dans une plus forte proportion que la moyenne durant la période des Fêtes (11 %) ou l’été (23 %). Les répondants de 55 ans et plus privilégient nettement l’hiver (48 %).

Destination du dernier voyage

Cuba est la destination la plus fréquentée par les Québécois lors de leur dernier séjour dans un établissement tout inclus, alors que le Mexique se classe au premier rang pour les répondants du reste du Canada. Les Québécois ont visité la République dominicaine dans une proportion légèrement plus élevée que les autres Canadiens et la situation est inversée en ce qui concerne les séjours aux États-Unis.

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Sur l’ensemble des répondants, on observe que Cuba est plus populaire auprès des jeunes de 18 à 34 ans (36 %, la moyenne globale étant de 28 %), alors que la République dominicaine est plus courue chez les 35 à 54 ans (18 % versus une moyenne de 14 %). Les voyages vers d’autres destinations que celles explicitement nommées intéressent davantage les personnes de 55 ans et plus. Il n’y a pas d’écart significatif dans le choix des destinations visitées selon le sexe.

Des voyageurs de tous les niveaux de revenus visitent Cuba, la Jamaïque ou la République dominicaine, mais le Mexique et les « autres destinations » attirent une plus forte proportion de voyageurs dont le ménage a un revenu de 100 000 $ et plus. Les voyageurs dont le ménage a un revenu inférieur à 40 000 $ ont voyagé davantage aux États-Unis.

Composition du groupe

Ainsi que l’on peut s’y attendre, la plupart des voyages se font en couple (voir le graphique 2), et plus encore lorsqu’il s’agit des répondants de 55 ans et plus (49 %). Près du tiers des derniers voyages en formule tout inclus se passait en famille, une proportion plus forte chez les 35 à 55 ans (38 %).

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Sources d’information

De façon générale, différentes sources d’information aident à choisir une destination de vacances tout inclus (voir le graphique 3). Les agences de voyages en ligne ainsi que les recommandations de la famille ou d’amis se classent aux premiers rangs pour les Québécois. Ceux-ci consultent davantage les agences de voyages traditionnelles que les autres Canadiens qui, eux, accordent une importance significativement plus grande aux avis et recommandations en ligne.

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Sans surprise, les répondants de 18 à 34 ans utilisent davantage les réseaux sociaux (30 %) que ceux âgés de 55 ans et plus (10 %), qui favorisent plutôt les agences traditionnelles (46 %). Les personnes de 35 à 54 ans sont celles qui consultent le plus les avis ou les recommandations en ligne (53 %).

 

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Les tout-petits voyagent aussi

Voyager avec un bébé ou un jeune enfant nécessite davantage de planification pour les parents. La liste des choses à apporter est substantielle, les préoccupations sont multiples et la logistique sur place se fait parfois laborieuse. Malgré tous ces défis, nombreux sont ceux à partir à l’aventure avec leurs bambins.

Les parents du millénaire

Les parents de jeunes enfants sont issus majoritairement de la génération du millénaire (nés entre les années 1980 et 2000). Ils sont nombreux à vivre leur parentalité différemment de celle des générations précédentes. Ils ont voyagé avant d’avoir des enfants et souhaitent poursuivre leur découverte du monde, accompagnés de leur progéniture. Au Québec, plusieurs profitent de leur congé parental pour effectuer un périple allant de quelques jours à plusieurs mois.

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Ces parents s’inspirent et s’informent principalement en ligne, sur des blogues, des groupes de discussion et les médias sociaux. Leur réalité familiale fait en sorte qu’ils échangent des conseils pratiques et de bonnes adresses avec d’autres pères et mères. Sophie Reis, fondatrice du site de référence pour parents voyageurs BBJetlag.com, constate que la santé et la sécurité font partie des grandes préoccupations des familles et influencent le choix de leur destination. L’accessibilité s’avère également un facteur non négligeable; les vols directs s’inscrivent parmi les critères importants de cette clientèle.

Êtes-vous prêts à accueillir les tout-petits ?

Pour répondre aux attentes des familles composées de très jeunes enfants, il est essentiel de considérer les besoins de chaque membre du clan. Selon Sophie Reis, également auteure du livre « Le Guide des parents voyageurs : s’inspirer, s’informer et s’équiper, 0-12 ans », ce qui distingue les familles dont les enfants sont en très bas âge est que le voyage peut être planifié selon les champs d’intérêt des parents, leur niveau d’énergie et leurs envies. Éventuellement, plus les petits vieilliront, plus les activités à faire à destination prendront de l’importance dans les décisions.

Les parents de tout-petits doivent conjuguer avec les limitations occasionnées par les besoins de leurs enfants.

Cependant, les parents de tout-petits doivent conjuguer avec d’autres types de contraintes, soit les limitations occasionnées par les besoins de leurs enfants. C’est pourquoi, d’après madame Reis, les jeunes familles souhaitent autant que possible se faciliter la vie, et chaque attention qui leur est spécialement accordée sur place s’avère grandement appréciée.

Répondre aux besoins des jeunes familles

S’intéresser aux voyageurs de 0 à 3 ans et souhaiter les accueillir dans son établissement ou sa destination nécessite de bien répondre à leurs besoins. Quels sont-ils ?

 Un lieu accessible en poussette

Même si certaines sont de type tout-terrain, les poussettes sont assujetties aux limites de leurs roues. Les lieux prévus pour accueillir les familles doivent tenir compte de leur passage ou offrir une solution pour soulager les parents. Parfois volumineuses, les poussettes peuvent s’avérer encombrantes pour les autres clients si aucun espace n’est planifié. Par exemple, au restaurant, les parents voudront garder près d’eux leur bébé endormi dans la poussette afin de profiter de leur repas.

Un service orienté vers le bien-être de la famille

Tiraillés entre leurs propres besoins, ceux de leurs nourrissons et parfois ceux de la fratrie, les parents peuvent facilement se sentir dépassés par les événements. Être à leur écoute en offrant une assistance personnalisée peut transformer positivement leur expérience.

De nombreuses compagnies aériennes proposent aux familles un comptoir prioritaire pour s’enregistrer. Une fois à la porte d’embarquement, elles les invitent à s’installer à bord de l’avion plus rapidement que la majorité des voyageurs. Quant à eux, les aéroports repensent de plus en plus leurs aménagements afin d’intégrer des aires de jeux pour dégourdir les jambes des petits, de même qu’un espace familial dans lequel il est possible de changer la couche de son bébé, d’allaiter ou de simplement se trouver hors du brouhaha environnant.

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Source : Jambette.com — Aéroport Jean-Lesage de Québec

 Des équipements accommodants

L’inégalité des services et des équipements offerts spécifiquement pour les tout-petits oblige les parents à « déménager » lorsqu’ils partent en vacances. Heureusement, le nombre croissant de familles qui voyagent fait en sorte que l’industrie s’adapte peu à peu.

La SÉPAQ prête divers équipements pour tout-petits dans ses parcs, réserves fauniques et établissements touristiques : banc rehausseur, parc pour bébé, vaisselle pour enfant, siège de toilette, remorque à vélo, sac à dos porte-bébé, etc. Tous ces extras facilitent la vie des parents et leur permettent de profiter du plein air sans devoir s’équiper.

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Source : SÉPAQ

Plusieurs hôtels redéfinissent leurs installations en fonction des attentes des familles. Des sites Web tels que iEscape Kids Collection et Ciao Bambino ! répertorient des centaines d’établissements (hôtels, resorts, hôtels-boutiques, villas, etc.) qui répondent aux exigences de ce segment en fournissant les principaux éléments dont il aura besoin : bassinette, chaise haute, chauffe-biberon, etc. Il y a aussi des hôtels et des entreprises de location d’équipements de bébé qui s’associent, par exemple Destination Hotels et BabyQuip.

Ces dernières années, un grand nombre de familles se sont tournées vers des plateformes de location d’hébergement entre particuliers telles qu’Airbnb afin d’avoir plus d’espace et le loisir de cuisiner sur place. Cet engouement pour ce type de propriétés a fait naître des sites similaires destinés à cette clientèle, par exemple Kid & Coe. Les critères de recherche de ce dernier permettent de sélectionner les logements comprenant la plupart des équipements nécessaires ainsi que plusieurs autres, peut-être moins essentiels, mais appréciés, tels que jouets, livres, veilleuses, etc.

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Source : Kid&Coe

Comprendre la réalité des jeunes familles et leur offrir un service visant à leur faciliter la vie plaira non seulement aux parents, mais également aux autres clients. La cohabitation des différentes clientèles est parfois ardue. Aider les parents à mieux répondre aux besoins de leurs jeunes enfants favorise un meilleur climat pour tous.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer les commentaires et photos que publient les parents du millénaire sur les médias sociaux. Les surprendre et contribuer à rendre leur expérience mémorable saura les ravir. Et qui sait, leurs souvenirs affichés fièrement sur Instagram et Facebook en inspireront peut-être plus d’un ?

 

Source image à la une : Julie Johnson on Unsplash