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Hébergement Segments de clientèles

Conseils pour attirer les voyageurs en solo

Les voyages en solo ont la cote. Kayak souligne que plus du tiers (35 %) des adultes britanniques interrogés par sondage ont voyagé seuls (20 % l’an dernier) et près d’une personne sur cinq aimerait bien le faire. Expedia signale une hausse des réservations en occupation simple et Lonely Planet a édité le Solo Travel Handbook. Pinterest a publié un rapport sur les tendances de voyages en 2018, qui révèle une augmentation exponentielle (593 %) des « épingles » enregistrées pour ce type de séjour par rapport à l’année précédente.

Selon une étude de l’Association des agents de voyages britanniques (ABTA), la possibilité d’entreprendre ce que l’on veut au cours de son voyage constitue la principale raison de voyager en solo (76 % des répondants). Partir en vacances seul signifie ne pas faire de compromis sur le choix de la destination, de l’itinéraire ou des activités pratiquées lors du séjour.

Un site Web inspirant

La société SiteMinder propose aux hôteliers diverses manières de charmer la clientèle en solo, mais certaines valent également pour toute autre entreprise touristique. Comme ces voyageurs sont fréquemment attirés par la promesse d’un voyage inspirant, il s’avère judicieux d’utiliser des images de haute qualité pour la conception de son site Web. Y inclure de nombreuses informations sur la destination est aussi essentiel, car ces voyageurs réalisent souvent leur propre itinéraire de voyage. Bref, pourquoi ne pas prévoir une section entière de son site Web réservée à cette clientèle, comme le fait si bien le groupe hôtelier St Giles ? Son microsite Web fournit une multitude de conseils et de suggestions rédigés par des experts locaux – restaurants, bars, activités, divertissements, etc. – afin de répondre aux besoins de ces voyageurs, tout en les incitant à explorer la ville.

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Source : Hôtels St-Giles

Des activités spécifiques

Les voyageurs en solo effectuent des visites guidées gratuites, aiment discuter avec les résidents, apprendre, découvrir la culture locale en vivant des expériences culinaires ou en visitant des monuments et des musées. L’hôtelier peut donc mettre sur pied certaines initiatives qui s’inspirent de leurs champs d’intérêt comme :

  • proposer des cours de cuisine ou d’art ;
  • créer des forfaits incluant des billets pour des attractions et des sites historiques ;
  • faire de son établissement le point de départ ou d’enregistrement des excursions ;
  • présenter des spectacles.

Une communication hors pair

La communication est également extrêmement importante pour les voyageurs en solo, qui aiment rester en contact. Inspirez-les avec des messages avant et après le séjour et informez-les des événements à venir et des nouvelles promotions. Lorsqu’ils arrivent à l’hôtel, accueillez-les en discutant de leurs projets et procurez-leur des conseils ou des recommandations. Aux hôtels St Giles, le concierge constitue le principal point de contact du touriste en solo et demeure à son service pour améliorer son expérience de voyage. Avant son arrivée, il contacte le visiteur pour mieux le connaître et lui créer une trousse de bienvenue sur mesure (sac à dos personnalisé, téléphone intelligent, portefeuilles, informations). Après son départ, le client reçoit un cadeau personnalisé en guise de remerciement.

Un juste prix

Enfin, l’un des plus grands irritants du voyage en solo est sans contredit le coût, la majorité des voyageurs devant fréquemment payer un supplément. Se faisant le porte-parole de la grogne du public face à cette situation, le quotidien britannique Telegraph Travel a lancé, au début de 2018, la campagne « Safer, Fairer, Better » appelant, entre autres, à l’éradication de ces frais additionnels injustes. Il est plus que temps de supprimer les obstacles au voyage en solo, d’en réduire le coût et d’élargir le champ des expériences offertes aux personnes voyageant sans partenaire ni famille. Qu’en pensez-vous? Que faites-vous pour accueillir cette clientèle?

 

Source image à la une Pexels

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Produits et activités

Cinq tendances en tourisme de nature et d’aventure

Le réseau de veille réalise depuis déjà quelques années un bulletin de veille sur le tourisme de nature et d’aventure, en collaboration avec le ministère du Tourisme du Québec. Cette synthèse mensuelle vise à informer les intervenants touristiques sur ce secteur d’activités prioritaire, tel qu’en témoigne la Stratégie de mise en valeur du tourisme de nature et d’aventure. Voici les grandes tendances qui se dégagent d’une relecture des bulletins de la dernière année.

 

La nature en vedette

Depuis quelques années, plusieurs éléments contribuent à mettre la nature et le plein air à l’avant-plan.

Source de bien-être

Les bienfaits associés à la fréquentation de la nature sur la santé physique et mentale sont bien documentés. Si bien que des médecins prescrivent la nature pour améliorer l’état de santé de certaines personnes. Aussi, la tendance au bien-être contribue à cet intérêt pour un contact avec la nature. Les bienfaits de cette dernière inspirent aussi les designers dans l’aménagement des hôtels. On y intègre des murs végétalisés, de grandes baies vitrées pour faire entrer la lumière, le tout afin de favoriser la détente et les émotions positives.

Populaire sur Instagram

Le partage de clichés sur les médias sociaux stimule la demande pour les espaces naturels. Les parcs nationaux américains ont enregistré des records de fréquentation l’année dernière et certains analystes estiment qu’Instagram y aurait contribué. Le portail de partage de photos exerce une influence sur le choix des destinations de voyage. Non seulement les gens s’en inspirent, mais ils souhaitent aussi publier des photos qui feront l’envie des autres utilisateurs. Certains vont jusqu’à prendre des risques pour obtenir une photo spectaculaire.

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Source : Instagram

Aux premières loges des changements climatiques

Les changements climatiques affectent le terrain de jeu des adeptes du plein air. La protection de l’environnement figure parmi les préoccupations des pratiquants comme des organisations en tourisme d’aventure. Des entreprises proposent des actions concrètes pour réduire leur empreinte et celles de ses clients. C’est le cas de Midnight Son Tours, en Alaska, qui fournit à chaque client une bouteille équipée d’un filtre purificateur d’eau permettant à l’utilisateur d’obtenir une eau potable à partir de n’importe quelle source. Voilà qui contribue à réduire la consommation de bouteilles d’eau à usage unique.

Hébergement de plein air immersif, design et écologique

Les concepts d’hébergement en cabines situées dans des milieux naturels de grande qualité se multiplient. Souvent créées par des architectes, ces installations carburent aux énergies renouvelables et sont faites de matériaux écologiques, locaux ou recyclés pour minimiser leur empreinte sur le territoire. L’immersion dans le paysage et l’ouverture sur celui-ci par une grande fenestration sont souvent des caractéristiques communes à ce type d’hébergement.

 

Se rapprocher de la nature

L’hôtel CABN, en Australie, illustre bien cette tendance. Il est composé de cabines de bois à faible empreinte écologique qui permettent un séjour en pleine nature sans délaisser le confort. La startup Getaway propose le même genre d’hébergement, en périphérie des villes de New York, de Boston et de Washington, DC.

Voici la vidéo promotionnelle de CABN :

Vidéo : YouTube

Cette tendance est aussi bien observable au Québec, notamment avec Dômes Charlevoix, des unités luxueuses en forme d’igloo, avec terrasse et spa, situées en pleine nature et offrant une vue sur le fleuve.

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Source : © Bourgeois Lechasseur Architectes

Les offres et les prototypes se déclinent en de multiples propositions, comme de l’hébergement flottant, des habitations inspirées des modes de vie ancestraux ou encore des cabines en pleine forêt entièrement recouvertes de miroirs pour se fondre dans le paysage.

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Crédits photo : © Coulson

Même activité, nouvel emballage

Les entreprises d’aventure rivalisent d’originalité pour renouveler leur offre ou pour se démarquer afin d’interpeller une clientèle exigeante et expérimentée qui souhaite vivre des expériences uniques.

« Héliactivités »

Pour enrichir son offre estivale, le centre de villégiature Tordrillo Mountain Lodge, en Alaska, propose des séjours d’hélivélo (heli biking), d’hélirandonnée (heli hiking) et d’hélipêche (heli fishing). En Colombie-Britannique, la Glacier Raft Company possède un accès exclusif à l’un des canyons de la rivière Kicking Horse, joignable uniquement par hélicoptère. Les visiteurs descendent ensuite la rivière en rafting. Voici la vidéo de présentation de Glacier Raft Company :

Vidéo : YouTube

Pêche en kayak, yoga sur la neige

On observe de nouvelles façons d’aborder certaines activités. La pêche en kayak, par exemple, gagne en popularité et joint une clientèle de jeunes adultes. Le yoga neige, ou snowga, se répand aussi. C’est le cas à Boulder, au Colorado, qui reçoit d’importantes quantités de neige chaque année et où la culture du yoga est déjà bien implantée. En Finlande, on propose le yoga de sable ou de neige, selon la saison. À Montréal, l’entreprise POP Spirit offre des cours de yoga dans la neige, dans des parcs montréalais.

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Source : © POP Spirit 

L’aventure en ville

Des activités d’aventure qui se pratiquaient autrefois uniquement en milieux ruraux sont de plus en plus courantes en pleine ville. Des parcours aériens et des tyroliennes, du kayak, du surf ou encore de la planche à pagayer debout sur les cours d’eau urbains  : les gens s’y adonnent pour être actifs sans devoir quitter la ville ou encore pour vivre une nouvelle expérience. Ces activités d’aventure permettent d’aborder la ville sous un autre angle.

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Source : © M&M Stand Up Paddling Amsterdam

Installations iconiques

Que ce soit pour renouveler l’offre, pour mieux répondre aux besoins de la clientèle, pour améliorer l’expérience client ou pour se démarquer de la concurrence, l’aménagement de structures inusitées pimente l’expérience de plein air. C’est le cas du pont piétonnier suspendu Charles Kuonen, le plus long au monde avec près de 500 mètres. Il permet d’épargner de quatre à cinq heures de marche sur le trajet de randonnée entre Zermatt et Grächen, en Suisse.

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Source : © Valentin Flauraud

Plus qu’une tour, une image de marque

Au Danemark, le Camp Adventure Park sera bientôt équipé d’une tour d’observation de 45 mètres de haut. Sa silhouette en forme de sablier propose un contact unique avec la canopée, en plus de constituer une image distinctive pour le parc.

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Source : © EFFEKT Architects

Des segments de clientèle à conquérir

Des organisations en tourisme d’aventure s’intéressent à des segments jusque-là sous-estimés. Travel Oregon déploie un microsite présentant les diverses options d’accès au plein air pour les personnes à mobilité réduite. On y présente des excursions guidées à ski, à vélo de montagne, en escalade ou encore en kayak. Parks Victoria, en Australie, teste les Canopy — Eco Sleeper Pods, des unités d’hébergement au design contemporain et accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Vidéo : Vimeo

Au-delà des stéréotypes

Le marketing du plein air véhicule généralement un modèle assez restreint des pratiquants : de race blanche, jeune, hétérosexuel et doté d’un physique athlétique. Ce stéréotype ne parle en rien aux communautés ethniques, aux personnes en surpoids ou encore aux néophytes du plein air. Mais ces adeptes sous-représentés occupent une place grandissante sur les médias sociaux, particulièrement sur Instagram, sous l’appellation Unlikely Hikers. Ce mouvement, qui regroupe plus de 50 000 abonnés et qui est soutenu par des marques reconnues comme REI et Columbia, fait des petits. Des dizaines d’autres comptes illustrant cette diversité et promouvant l’inclusion ont vu le jour.

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Source : © Unlike Hikers / Instagram

Les voyageurs en solo

Bien que les voyageurs en solo soient déjà bien servis par le secteur du tourisme d’aventure, leur nombre est en croissance. Cette appellation désigne les personnes qui partent seules et celles qui rejoignent un groupe d’individus. Une étude de Booking.com auprès de 20 500 voyageurs révèle que 40 % des baby-boomers ont fait un tel séjour au cours de la dernière année. 

L’entreprise Intrepid a développé un microsite à leur intention, avec des formules sur mesure, la publication de témoignages et des astuces pour outiller la clientèle en solo.

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Source : © Intrepid

Pour en savoir plus…

Le tourisme de nature et d’aventure est en bonne posture pour se développer et gagner de nouveaux adeptes au fil des prochaines années. Il s’inscrit parmi plusieurs grandes tendances touristiques, comme la recherche d’authenticité et les expériences transformationnelles. La progression rapide des voyages du marché chinois, tout particulièrement celui de la génération du millénaire, qui cherche à vivre des aventures en pleine nature, aura aussi certainement un impact sur ce secteur d’activité. Abonnez-vous aux bulletins de veille publiés mensuellement sur le site Web de Tourisme Québec pour rester informé.

 

Image à la une : © EFFEKT Architects

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Produits et activités

Quelques grandes tendances en tourisme d’affaires

Le Réseau de veille en tourisme (RVT) collabore depuis plusieurs années avec le ministère du Tourisme du Québec afin de produire le bulletin de veille sur le tourisme d’affaires et de congrès. Cet exercice permet d’informer les intervenants de l’industrie touristique sur l’évolution de ce secteur d’activité. Le RVT a passé en revue les bulletins des deux dernières années pour en faire ressortir trois tendances observées au Canada et dans ses marchés concurrents.

 

La « festivalisation » des réunions et des événements

Dans son magazine portant sur les tendances de 2017, la firme d’intelligence d’affaires Skift identifie la « festivalisation » des événements comme une grande tendance de l’année. De plus en plus, les organisateurs de réunions développent une programmation multidisciplinaire qui s’inspire à la fois du monde des affaires et de celui des industries plus créatives, concevant une nouvelle convergence d’expériences.

Il s’agit tout simplement de réunir dans des lieux inspirants et dans des espaces de collaboration les esprits les plus créatifs du milieu des affaires, de la technologie, des médias, de la science, de l’éducation, de l’art et de la culture. D’y ajouter ensuite quelques éléments catalyseurs comme des expériences de réalité virtuelle et augmentée, des compétitions d’entreprises en démarrage, des spectacles de musique en direct, des expositions et des expériences authentiques et locales à l’extérieur du site, pour créer des réunions ou des conférences mémorables. Cette tendance a pris racine dans des événements comme SXSW et C2 Montréal, où des leaders de divers secteurs d’activité communiquent leurs visions du changement.

Les villes de taille moyenne ont la cote pour les voyages d’affaires

De plus en plus de planificateurs de réunions nord-américains et européens se tournent vers les villes de taille moyenne pour la tenue de leur événement, selon un autre rapport de Skift. Deux facteurs principaux expliquent cette situation. Premièrement, les coûts augmentent sans cesse dans les métropoles, les rendant alors trop chères pour un nombre croissant de décideurs. Deuxièmement, de plus en plus de villes de taille moyenne ont investi massivement dans la revitalisation urbaine, dans leurs infrastructures événementielles et dans leurs réseaux de transport, bonifiant ainsi de façon exponentielle l’expérience des visiteurs. Elles collaborent avec des ambassadeurs pour attirer de nouveaux événements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférences. Le Québec compte plusieurs de ces villes de taille moyenne dans diverses régions touristiques qui pourront profiter de cette tendance.

L’économie collaborative élargit son offre

Depuis quelques années déjà, des joueurs de l’économie collaborative comme Airbnb, Uber, Lyft, Flightcar ou LiquidSpace se sont ajoutés à l’offre traditionnelle destinée aux voyageurs d’affaires. Au début de l’année, celle-ci s’est diversifiée avec deux nouvelles options d’Airbnb, soit « Airbnb Plus » et « Beyond by Airbnb ». La première propose une sélection de logements haut de gamme regroupant les offres des propriétaires qui ont préalablement satisfait aux centaines de critères inclus dans un cahier des charges et qui ont subi une inspection favorable. La seconde comprend un choix de propriétés de luxe disposant d’un service de conciergerie pour l’organisation du séjour (voir la vidéo ci-dessous).

Beyond by Airbnb, Source : Vimeo

Uber s’intéresse aussi aux voyageurs d’affaires, pour qui il a mis sur pied Uber for Business. La plateforme permet de simplifier leurs notes de frais en leur offrant la possibilité de facturer directement à leur entreprise leurs déplacements professionnels effectués avec Uber. L’aspect culinaire n’est pas laissé pour compte, puisque Uber Eats débarque dans les chambres d’hôtel pour répondre à la demande des voyageurs d’affaires, qui peuvent dorénavant commander leur repas par l’entremise de l’application. L’employeur reçoit ensuite une facture qu’il peut payer selon ses propres barèmes, laissant l’employé débourser le montant excédentaire, s’il y a lieu.

Ces outils collaboratifs peuvent contribuer à une réduction des coûts liés aux déplacements d’affaires allant de 30 à 50 %, selon les experts.  

Le potentiel des nouvelles technologies

Un large éventail de nouvelles technologies afflue dans le secteur des réunions et des événements. Cela incite les hôteliers à repenser la façon dont ils vendent leurs propriétés. En utilisant des outils numériques et des solutions de marketing en ligne de manière stratégique, ils peuvent établir des relations plus directes avec les planificateurs de groupe et leur fournir un service personnalisé, plus flexible et plus transparent, pour gérer les réunions.

L’intelligence artificielle, par exemple, possède le potentiel de vraiment adapter les événements en remplaçant ou en facilitant les pratiques comme le jumelage ou les recommandations. Elle permet aussi une inscription plus fluide, un service de conciergerie à la demande et la capture en direct de données sur les invités. Les chatbots et les assistants numériques aident également les planificateurs à personnaliser l’information pour répondre aisément aux besoins de leurs participants. Et les technologies vocales comme Pixel Buds, de Google, ou BabbleOn, d’une entreprise émergente de San Francisco, peuvent s’avérer très utiles lors de congrès ou d’événements internationaux, puisqu’elles permettent de traduire plusieurs langues.

Quelques exemples de leur utilisation

Le Palais des Festivals et des Congrès de Cannes propose un nouvel outil numérique pour séduire les organisateurs de congrès et d’événements, le Cannes 360. Cette application mobile offre une visite immersive de ses espaces et des principaux sites emblématiques de la ville au moyen de vidéos en 360°. Des informations techniques rassemblant toutes les caractéristiques des surfaces et des salles sont aussi disponibles. Enfin, Cannes 360° fédère différents acteurs du tourisme d’affaires cannois tels que les lieux de réception et les hôtels.

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Source : © Québec Original/Mathieu Dupuis

En 2016, l’hôtel InterContinental Montréal a fait appel à la réalité virtuelle pour effectuer la promotion de sa nouvelle salle de réception avant même que son aménagement soit terminé. Cela a permis à l’établissement de montrer à ses clients exactement à quoi ressembleraient ce lieu inédit, les divers arrangements possibles, les ambiances, etc.

Les organisateurs de l’International Corporate Events ont proposé aux participants de s’inscrire sur la plateforme Ya-Ya Regie, laquelle utilise le logiciel de reconnaissance faciale Zenus. Près de la moitié des congressistes a opté pour ce mode, ce qui a permis d’inscrire les participants cinq fois plus rapidement qu’avec le code à barres ou le système QR utilisé lors des événements de l’année précédente. De plus, la reconnaissance faciale améliore la sécurité, prévient les fraudes et permet de mesurer le degré de satisfaction des participants.

Ces tendances mondiales démontrent l’évolution récente du tourisme d’affaires et de congrès. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

Image à la une : Joakim Honkosalo – Unsplash

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Produits et activités Tendances

Tendances et enjeux du tourisme hivernal

Le Réseau de veille en tourisme collabore depuis plusieurs années avec le ministère du Tourisme du Québec afin de produire le bulletin de veille sur le tourisme hivernal. Son objectif consiste à informer les intervenants de l’industrie sur un des produits prioritaires de la Stratégie de mise en valeur du tourisme hivernal au Québec et sur les marchés concurrents. Voici trois grandes tendances observées dans ce secteur d’activité.

 

L’acquisition de nouvelles clientèles

La plupart des destinations hivernales internationales font face aux mêmes défis : inciter la relève à pratiquer des sports d’hiver et attirer des touristes et des excursionnistes qui se tournent parfois vers des territoires offrant une situation climatique moins aléatoire.

Au Québec, le taux de pratique des principaux sports d’hiver peine à atteindre 20 % (voir le graphique 1). Selon les données du sondage administré par Vividata, le patin s’avère l’activité la plus populaire, tous groupes d’âge confondus. Les jeunes Québécois de 14 à 34 ans pratiquent davantage la planche à neige que la moyenne de la population, mais pour ce qui est des autres activités considérées par le sondage, les résultats affichent peu d’écarts entre chaque segment.

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Les jeunes, une relève essentielle

On utilise l’expression « déficit nature » pour parler, notamment, des jeunes qui passent peu de temps en milieu naturel. Or, pratiquer des activités en plein air l’hiver est souvent une question d’habitude et de mode de vie ; plus on le fait tôt (enfance et adolescence), plus on augmente les chances de conserver cette propension une fois adulte (lire aussi : Inciter les Y à pratiquer les sports d’hiver).

En France, les villages et les stations de montagne d’Auvergne-Rhône-Alpes tentent de reconquérir les jeunes avec l’initiative Génération Montagne. Piloté par Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme et l’Association Nationale des Maires de Stations de Montagne, le projet appuie ses assises sur cinq leviers d’action concrets :

  • Développer et promouvoir des offres adaptées aux habitudes de consommation des jeunes ;
  • Soutenir les structures d’hébergement collectif ;
  • Proposer des conditions tarifaires adaptées ;
  • Numériser les offres ;
  • Faciliter l’accès aux stations.

La transformation des comportements et des habitudes de consommation des jeunes de la génération Z nécessite d’adapter son offre et de revoir ses stratégies de communication (lire aussi : L’entreprise qui murmurait à l’oreille des Z). Avec le projet Génération Montagne, on assiste à une mobilisation des intervenants du territoire afin de valoriser les atouts et l’attractivité de la montagne.

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Source : Génération Montagne

Diversification de l’offre

Le mode de vie nordique possède une unicité attrayante qui se décline en de nombreuses expériences. Mettre en valeur cette offre plurielle et authentique semble nécessaire, voire essentiel pour faire face à la concurrence internationale (lire aussi : Tourisme hivernal : 5 destinations qui se démarquent !).

Les destinations célèbrent l’hiver

La perception de la saison froide a évolué. Les incitatifs pour mettre le pied dehors se multiplient, si bien qu’en ville, en montagne et en région rurale, on cherche à embrasser l’hiver au lieu de le subir. Les festivals et événements de tous genres (culturels, gourmands, sportifs, etc.) occupent de plus en plus cette période de l’année, ce qui contribue à l’attractivité de la destination.

Dans le cadre de son 375e anniversaire, Montréal a créé Les Hivernales dans le but de célébrer la nordicité de la métropole. La programmation de cet événement proposait aux résidents et aux visiteurs des activités ludiques et festives, de janvier à mars 2017 :

  • Course à obstacles : Barbegazi ;
  • Festival de musique électronique : Igloofest ;
  • Tournoi de hockey en plein air : la Classique Montréalaise ;
  • Etc.

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Source : Ville.montreal.qc.ca

Les stations de ski continuent de se réinventer

Depuis plusieurs années, les stations ont compris que pour joindre un plus large public, il faut désormais diversifier son offre d’activités et placer le visiteur au cœur de ses réflexions (lire aussi : Diversification des activités hivernales dans les stations de ski). Cette tendance s’intensifie à un point tel qu’il semble incontournable de repenser la station d’aujourd’hui et de demain. 

En France, le Conseil départemental de l’Isère a mandaté Isère Tourisme pour réfléchir à la station du futur. Quels services, activités, animations, infrastructures et expériences globales répondront aux besoins et attentes de la clientèle en 2030 ?

  

Vidéo : Youtube

Avec l’apport de 75 experts (chefs d’entreprises, chercheurs, sociologues, start-up, etc.), Isère Tourisme a défini neuf thématiques majeures et proposé cinq positionnements :

  1. La station pleine énergie est orientée vers la santé et le bien-être ;
  2. La station douce rend hommage à un mode de vie responsable, en connexion avec la nature ;
  3. La station loisirs met en valeur l’envie de partager du temps en famille et entre amis en pratiquant des activités ensemble ;
  4. La station high-tech intègre l’innovation technologique afin de créer une expérience globale fluide ;
  5. La station hyper sport cherche à dépasser les limites de la pratique sportive intense.

station_future_isere_tendance_hiverSource : pro.isere-tourisme.com

Intensification de pratiques durables

L’hiver est-il encore synonyme de neige ? Oui, mais pour combien de temps ? Les changements climatiques sont un réel enjeu. L’irrégularité des conditions météorologiques fait en sorte que les amateurs d’activités hivernales planifient et réservent leurs séjours et leurs billets d’accès à la dernière minute. La vulnérabilité de l’industrie face au climat exige de revoir certaines façons de faire.

De la réflexion à l’action

Scientifiques, experts et professionnels sont unanimes quant au besoin d’adapter les modèles de gestion, de miser sur des pratiques durables, de soutenir l’innovation et de diversifier l’offre (lire aussi : Le climat change, et vous ?). Il est maintenant l’heure de passer à l’action !

Depuis 2008, la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) travaille de pair avec la firme environnementale Nature-Action Québec afin d’étudier la question du développement durable et de créer un programme environnemental. En 2016, le programme de certification écoSentier a été lancé et suscite depuis l’intérêt de plusieurs clubs. Cette année, ils sont au nombre de 25 à avoir fait des demandes de certification, ce qui permet d’atteindre 1900 kilomètres de sentiers certifiés au Québec.

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Source : ecosentier.ca

Dans les stations de ski, le virage écoresponsable s’accentue et les actions sont nombreuses : adhésion à des programmes environnementaux, utilisation d’énergies renouvelables, protection des ressources naturelles, réduction d’émissions de carbone, investissement dans des équipements performants et moins énergivores, innovation visant la conservation de la neige, engagement des employés, mise en place de projets impliquant les visiteurs (lire aussi : Des stations de ski écoresponsables).

Ces grands enjeux et tendances témoignent de la fragilité de notre tourisme hivernal, mais aussi du dynamisme de notre industrie, qui multiplie les efforts pour protéger, adapter, développer l’hiver et le rendre accessible aux consommateurs d’aujourd’hui et de demain. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

Source image à la une : Pexels.com

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Trois tendances pour le tourisme maritime et fluvial

Le Réseau de veille en tourisme (RVT) produit depuis plusieurs années le bulletin de veille touristique sur le Saint-Laurent pour le ministère du Tourisme du Québec. Cet exercice permet d’informer les intervenants des produits en lien avec la Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique. Le RVT a passé en revue les bulletins des deux dernières années pour en faire ressortir trois tendances observées au Québec et dans ses marchés concurrents.

 

Les croisières expéditions, un créneau en vogue

Selon la Cruise Lines International Association (CLIA), la popularité croissante des destinations nordiques figure parmi les grandes tendances de l’industrie des croisières. La clientèle, attirée par l’expérience nordique, recherche des croisières d’aventures, voire de l’extrême. Lors de la dernière édition du plus grand événement annuel organisé par l’industrie, Seatrade Cruise Global, les compagnies ont annoncé une hausse importante de la demande pour les croisières expéditions.

Mêlant aventure, découverte et apprentissage, celles-ci s’effectuent à bord de navires plus petits que leurs cousins océaniques. Elles accostent dans des ports de moindre taille, situés dans des régions hors des sentiers battus, telles que l’Arctique canadien, le Groenland ou encore l’Alaska. Cette offre séduit une part croissante de voyageurs aisés, soucieux de l’environnement et en quête de voyages transformationnels et expérientiels, comme le constate la CLIA.

Pour répondre à la demande, 26 navires sont en cours de construction, selon Cruise Industry News, tant pour les compagnies déjà établies que pour de nouveaux joueurs, les plus connues étant Celebrity Cruises, Silversea, Hurtigruten, Quark Expeditions ou encore Ponant. Cette dernière envisage de doubler sa flotte d’ici 2021, pour disposer de 12 navires d’expédition, dont le premier brise-glace de luxe au monde. Quant à Hurtigruten, une compagnie présente sur le fleuve Saint-Laurent, elle lancera en 2019 les deux premiers navires hybrides d’une nouvelle génération (voir image ci-dessous), qui seront considérés parmi les plus respectueux de l’environnement.

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Source : Hurtigruten

Parmi les destinations, l’Alaska suscite un fort engouement chez la clientèle et les compagnies depuis plusieurs années. Visitée non seulement par des bateaux d’expédition, mais aussi par des méganavires pouvant transporter jusqu’à 5000 passagers, la région a accueilli un nombre record de 41 navires et plus de 995 000 passagers en 2017. Une popularité qui pourrait très bien se propager à d’autres destinations nordiques.

Les destinations améliorent l’accueil des passagers en escale

Les autorités portuaires et les villes d’accueil accentuent leurs efforts pour améliorer l’expérience des passagers en visite dans leur destination. Partant du constat que les employés des navires de croisières sont régulièrement sollicités par leur clientèle pour connaître l’offre touristique de la ville norvégienne d’Oslo, l’organisme Oslo Cruise Partners a produit un manuel à leur intention. L’imprimé inclut des renseignements pratiques, des coupons de réduction ainsi que des gratuités, afin d’améliorer l’expérience de visite tant des passagers que des membres d’équipage qui souhaitent explorer la ville.

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Crédit photo : VisitOSLO/Tord Baklund; source : VisitOSLO

Le port d’Aarhus, au Danemark, a quant à lui choisi d’accueillir les croisiéristes avec une équipe de 1300 hôtes locaux bénévoles. Vêtus d’un chandail bleu et d’un badge présentant l’inscription Ask me (Demandez-moi), ces résidents guident les croisiéristes à travers la ville et assistent avec eux à des événements culturels.

L’autorité portuaire de Nanaimo, sur l’île de Vancouver, a instauré une politique d’accueil similaire pour les passagers de croisières, le White Glove Service, afin d’éliminer les irritants lors de leur visite. Par exemple, un service de voiturettes de golf transporte les personnes à mobilité réduite jusqu’au terminal où ils traversent la douane. Une navette gratuite, offerte aux passagers et aux membres des équipages, circule en continu tout au long de la journée et s’arrête à quatre lieux d’intérêt. Des bénévoles, portant des vêtements identifiables, sont présents le long de la route empruntée par la navette pour répondre aux questions et faire des recommandations de visites. Selon l’autorité portuaire, les nouveaux standards d’accueil reposent sur la qualité du service des bénévoles, fiers ambassadeurs de leur communauté et de leur région.

Au Québec, l’accueil des résidents dans les escales du Saint-Laurent est le principal facteur de satisfaction des passagers, selon une étude du ministère du Tourisme publiée en 2017. Mais l’accueil est également un enjeu bien présent, en raison du manque de financement des activités et de la pénurie de main-d’œuvre.

La mise en valeur récréotouristique des cours d’eau

En Amérique du Nord comme en Europe, les villes et les territoires ont à cœur la revitalisation touristique de leurs cours d’eau et de leurs rives. Ils adoptent une approche collaborative afin de favoriser l’émergence de projets innovants. L’État de New York a lancé au printemps dernier le concours « Réimaginons le canal » (Reimagine the Canals Competition) afin de transformer de manière visionnaire le réseau de canaux de l’État pour en faire une source de développement économique et touristique. Parmi les projets sélectionnés en mai dernier, Go the Distance vise à aménager des lieux d’hébergement pour les plaisanciers, Canal Winterlocks permettra d’organiser des activités hivernales sur le canal Érié et Intra-Works proposera des installations d’art et de sculpture visant à forger une identité culturelle pour le réseau de canaux.

En France, l’organisme responsable du développement touristique et culturel de l’estuaire du fleuve de la Loire a créé la marque Terre d’estuaire, la Loire de tous les sens, au printemps dernier. Cette initiative a vu le jour afin de valoriser 60 kilomètres de rives et de regrouper les offres touristiques et culturelles de la destination au sein de forfaits thématiques.

La Ville de Québec a lancé son futur plan d’aménagement des principales rivières de son territoire par un concours international d’idées, en mai 2017. Le plan servira entre autres à mettre en valeur des activités récréotouristiques tout au long de l’année sur les rivières du Cap Rouge, Saint-Charles, Beauport et Montmorency. Les projets des trois lauréats du concours Rêvons nos rivières vont guider les autorités municipales dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan directeur permettant l’atteinte de plusieurs objectifs, notamment :

  • Améliorer l’accessibilité aux rivières, tout en préservant leur qualité;
  • Dépasser les limites récréatives et profiter des quatre saisons;
  • Renforcer le sentiment d’appropriation des citoyens envers les rivières et leurs milieux environnants;
  • Relier les équipements récréotouristiques existants et à venir;
  • Mettre en valeur la culture et le patrimoine.

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Source : Rêvons nos rivières

Ces tendances mondiales, présentes tant au Québec qu’à l’international, démontrent l’importance des secteurs maritime et fluvial au sein de l’industrie touristique. Pour en apprendre davantage, consultez l’ensemble des bulletins de veille ou abonnez-vous* pour recevoir les prochains.

Source de l’image à la une : © Jean-François Frenette/Québec Original

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Technologies

Wilson, le concierge des bons plans

Présentée au salon technologique du 2e Sommet mondial Destinations pour tous, qui s’est tenu à Bruxelles les 1er et 2 octobre dernier, « I Wheel Share » est une application mobile collaborative, centralisée et géolocalisée, grâce à laquelle les personnes en situation de handicap partagent des informations sur l’accessibilité des lieux qu’elles connaissent bien.

« Salut! Moi, c’est Wilson, le majordome des bons plans handicap, comment puis-je t’aider ? » C’est ainsi que Wilson, le chatbot de I Wheel Share, accueille ses utilisateurs sur Messenger. Son objectif : proposer des activités sportives ou culturelles, des logements, des restaurants, une liste de toilettes accessibles à proximité, et ce, en fonction du handicap de la personne, qu’il soit moteur, auditif ou visuel. Les informations fournies par Wilson proviennent de bases de données de partenaires.

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Source : I Wheel Share

Source image à la Une : Unsplash

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Marketing

Laissez-passer culturel pour les résidents

Depuis juillet dernier, les citoyens de New York bénéficient d’entrées gratuites pour visiter des musées, ainsi que d’autres institutions culturelles, grâce à un partenariat avec les bibliothèques de la métropole. Pour bénéficier de ce privilège, les résidents doivent au préalable posséder une carte de bibliothèque, puis réserver leur laissez-passer sur le site de la Culture Pass.

Cette initiative rend la culture accessible à un plus grand nombre de personnes, incluant les communautés défavorisées. Elle encourage aussi tous les New-Yorkais à visiter ou à revisiter ces lieux qui témoignent de la richesse culturelle de leur ville.

Les résidents représentent une clientèle importante à ne pas négliger. Plusieurs institutions le réalisent et cherchent à impliquer davantage ces citoyens dans leur stratégie de marketing en développant un réseau d’ambassadeurs. Favoriser l’essor d’un sentiment d’appartenance auprès de cette clientèle locale peut s’avérer bénéfique pour l’attractivité du lieu. Parfois très engagés, ces résidents aiment partager leur passion, ce qui contribue à la promotion de l’établissement. (lire aussi : Comment impliquer les résidents dans le tourisme). Est-ce que ce laissez-passer culturel fera éclore une collaboration visant à mettre en valeur le tourisme culturel new-yorkais ? À suivre…

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Source : Culturepass.ny

 

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Segments de clientèles

Accès universel : simplifier le contenu écrit

L’accès aux vacances et aux loisirs est un droit universel. Un des principes du Code mondial d’éthique du tourisme concerne « la facilitation et la non-discrimination dans les voyages », en particulier des populations les plus vulnérables. Le 2e Sommet mondial du tourisme accessible qui s’est tenu les 1er et 2 octobre 2018 à Bruxelles s’est penché sur les outils de mise en accessibilité pour les personnes handicapées, entre autres, pour celles éprouvant des difficultés de lecture. Madame Éloise Auffret-Novice, consultante spécialisée dans la sensibilisation au handicap au sein d’entreprises et dans l’accompagnement d’établissements culturels à l’accueil des publics à besoins particuliers, a présenté la méthode « Facile à lire et à comprendre ».

Une information accessible à tous

Il est important de repenser l’information afin de tenir compte de tous les utilisateurs. Les adultes peu compétents en littératie représentent une proportion significative de la population de tous les pays, selon les résultats de la plus récente évaluation des compétences des adultes publiée par l’OCDE (2016). En France, par exemple, 7 % de la population âgée de 18 à 65 ans est illettrée et 14 % de la population éprouve des difficultés de lecture. Au Québec, 53 % des adultes de 16 à 65 ans ont des compétences faibles ou insuffisantes en lecture. Dès lors, comment leur rendre l’information accessible ? Comment s’assurer qu’elle peut être comprise par le plus grand nombre, ou par tout le monde avec un accompagnement ?

Il est important de repenser l’information afin de tenir compte de tous les utilisateurs.

La simplification de l’information écrite demeure toujours marginale malgré les nombreux efforts déployés pour améliorer l’accès physique ou l’accueil des personnes à mobilité réduite. Pourtant, elle permettrait aux gens rencontrant des difficultés de lecture, de concentration ou de mémorisation de se sentir comme tout le monde ; de favoriser l’autonomie, l’inclusion sociale et la participation de chaque individu à la société.

Le facile à lire et à comprendre 

La réponse européenne à cette question est apparue en 1998 avec la publication des premières directives pour la production d’information en langage clair pour les personnes vivant avec un handicap intellectuel. Une dizaine d’années plus tard, Inclusion Europe éditait les Règles européennes pour une information facile à lire et à comprendre (FALC), sous forme de liste de conseils.

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Source : Unapei 

Au cours de sa présentation, Madame Auffret-Novice a aussi montré quelques exemples concrets de villes touristiques et de sites culturels français qui se sont engagés à mettre en œuvre une politique de communication adaptée à la plupart des gens.

Des exemples

Le magazine suédois d’information 8 Sidor est rédigé en FALC. Il permet ainsi à toute personne qui éprouve, pour diverses raisons, des difficultés à lire le suédois de suivre ce qui se passe au pays et dans le monde. Les lettres y sont un peu plus grandes que dans un journal ordinaire. Les phrases sont également plus courtes. Les huit pages ne renferment pas de mots ardus et inhabituels. Les contenus présentés dans les offices de tourisme et certaines institutions culturelles sont aussi simplifiés, de même que les documents administratifs.

Depuis mars 2017, Amiens s’est vue accorder la marque Destination pour tous, faisant d’elle la deuxième ville de France à obtenir cette distinction. Au départ, elle s’est démarquée par son offre accessible aux personnes en situation de handicap moteur et visuel, ensuite à celles souffrant de déficiences auditive et mentale en combattant l’«illectronisme ». Pour développer l’autonomie des seniors et des personnes handicapées intellectuellement, la Ville applique la méthode FALC à l’usage d’Internet. Elle a aussi publié une brochure « Voyagez en toute sérénité à Amiens ».

Sur son site Web, le musée le Familistère de Guise, dispose d’une section entière en FALC et propose également de télécharger le livret de visite rédigé selon cette méthode.

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Source : Familistère du Guise

Balaruc-les-Bains est la première ville en France à s’être lancée dans la réalisation d’une carte touristique en FALC au format 2D. Après de multiples tests avec différents groupes de personnes, le choix s’est porté sur l’association de pictogrammes — pour identifier l’activité principale du site touristique (musée, jardin, etc.) — et photographies pour reconnaître visuellement le site. On y explique également les mots difficiles. Pour aider à s’orienter, le métro de Monterrey, au Mexique, associe le nom des stations à des images.

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 Source : Balaruc-les-Bains

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 Source : mapa-metro

Le salon qui se déroulait en même temps que le Sommet offrait d’autres bons exemples d’attraits touristiques et culturels qui ont franchi le pas et choisi de créer du matériel adapté en FALC. C’est le cas du Musée du Quai Branly – Jacques Chirac qui publie un guide pratique et du Musée d’Orsay qui offre des informations pratiques pour préparer sa visite ou pour découvrir Paris au 19e siècle.

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 Source : Musée du Quai Branly – Jacques Chirac

La méthode « Facile à lire et à comprendre » est très peu répandue au Québec. Pourtant, il existe des organismes qui peuvent aider les entreprises à adapter leurs contenus pour les personnes qui éprouvent des difficultés en littératie. En tout état de cause, simplifier les informations ne signifie pas traiter les gens comme des enfants ou dénaturer le langage, mais plutôt offrir un réconfort et un mieux-être. Il est important de donner une image attrayante et généreuse de son établissement et de proposer une expérience agréable à tous.

Source image à la une : Unsplash

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Portrait des habitudes de plein air des immigrants au Québec

En 2016, une étude a été réalisée par la firme de recherche Léger en collaboration avec la Sépaq grâce au soutient financier du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs sur la pratique de la pêche sportive parmi la population immigrée et les groupes ethnoculturels du Québec. Cette analyse met en lumière leurs habitudes de plein air.

La firme Léger a effectué un sondage en ligne. Pour se qualifier, un participant devait satisfaire trois critères : provenir d’une première, deuxième ou troisième génération d’immigrants, pratiquer des activités de loisirs sur une base régulière et être âgé de 18 ans et plus. Dans le cas de répondants de première génération d’immigrants, ceux-ci devaient être citoyens canadiens ou résidents permanents.  L’échantillon est de 3006 personnes.

À pied ou à vélo

Parmi les immigrants interrogés, plus des trois quarts (76 %) affirment pratiquer au moins une activité de plein air sur une base régulière, principalement la randonnée, le vélo sur des pistes cyclables et la baignade à la plage (voir le graphique 1). Quelque 22 % des répondants indiquent qu’ils ne pratiquent aucune activité de plein air. Les principales raisons évoquées sont le manque de temps (34 %), de moyens financiers (25 %) et d’équipement (23 %).

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Le taux de pratique est plus élevé chez les répondants de la troisième génération, les hommes, les gens âgés de 45 à 54 ans et les immigrants de la région de Québec (voir le tableau 1). Ce type de tableau présente les différences significatives entre les sous-groupes sociodémographiques. Selon la moyenne, ils se classent en segments surreprésentés ou sous-représentés.

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Le plein air : la santé avant tout

Plus des deux tiers des immigrants questionnés effectuent une activité de plein air pour faire de l’exercice (67 %) et pour rester en forme physiquement (63 %). L’attrait de la nature représente également un facteur important puisque trois des cinq raisons principales s’y rattachent (voir le graphique 2).

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Certains éléments dans les sous-groupes sociodémographiques ressortent dans cette section. Par exemple, les 65 ans et plus s’adonnent aux activités de plein air pour faire de l’exercice et pour rester en forme beaucoup plus que la moyenne des répondants.

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L’importance d’avoir du temps

Qu’ils réalisent ou non une activité de plein air, 62 % des répondants affirment qu’il existe au moins une raison qui les inciterait à pratiquer ou à pratiquer davantage ce type d’activité. Avoir plus de temps s’avère la réponse la plus populaire (22 %). Cet incitatif semble plus important pour les immigrants de deuxième génération (25 %) et pour le groupe des 45-54 ans (31 %). À noter que 36 % des participants ont répondu « Je ne sais pas/Je préfère ne pas répondre » à cette section du sondage.

Vive l’été !

La saison estivale est la période de prédilection pour la pratique régulière d’une activité de plein air (91 %). L’automne arrive en seconde position (48 %), suivi de près par le printemps (47 %). Seulement 28 % des immigrants pratiquent des activités de plein air hivernales.

Les immigrants qui s’adonnent aux activités de plein air pendant l’été y accordent plus d’heures par mois en moyenne (23,3 heures) que ceux qui optent pour d’autres saisons. Le budget alloué s’élève également davantage pour cette période (environ 307 $ comparativement à 274,80 $ en hiver). 

L’importance de la famille

Parmi les répondants s’adonnant au moins à une activité de plein air régulièrement, la majorité la pratique le plus souvent avec leur famille (66 %). Ils la réalisent également seuls (46 %) ou avec des amis (41 %) et avec un groupe autre que des membres de la famille ou des amis à 9 % (voir le graphique 3).

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Certaines différences entre les sous-groupes sociodémographiques se démarquent dans cette section du sondage : la pratique d’activités en famille s’observe davantage chez les immigrants de première génération, les femmes, les 35-44 ans et lorsqu’il y a présence d’enfants dans le ménage.

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Comme l’indique une précédente analyse, s’intéresser aux communautés culturelles est essentiel. Leur présence continuera de croître et les nouveaux arrivants voyagent principalement dans leur province d’adoption. Il s’agit de bonnes occasions de promouvoir et de mettre en valeur nos activités de plein air.

Qu’en pensez-vous ?

 

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Voyageurs d’affaires canadiens – Faits et chiffres 2018

Plus de 3,2 millions de Canadiens ont réalisé un voyage d’affaires au cours des 12 derniers mois. Les hommes sont encore fortement surreprésentés : ils constituent 71 % de ce marché. Il s’agit d’une clientèle plutôt aisée alors qu’une majorité (54 %) déclare un revenu annuel pour le ménage supérieur à 100 000 $.

Ces données proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement par Vividata. Plus de 31 600 Canadiens âgés de 12 ans et plus y ont participé, dont 9 000 Québécois et 15 700 Ontariens. Cette analyse présente les réponses liées au comportement des voyageurs d’affaires canadiens.

Répartition provinciale

Le nombre de voyageurs d’affaires québécois ne représente que 14 % de l’ensemble des voyageurs canadiens (voir le graphique 1). Le plus fort contingent provient de l’Ontario avec 44 % du total. Bien qu’elle ne compte que 11,6 % de la population du pays, l’Alberta génère 15 % des déplacements d’affaires.

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En regardant de plus près le foyer d’origine de la clientèle québécoise, on remarque que la grande région de Montréal accapare 53 % du marché avec 233 000 personnes. Le marché de la ville de Québec équivaut à 54 000 personnes, soit 12 % des Québécois, et celui de la région de Gatineau compte pour 30 % avec 133 000 voyageurs d’affaires.  

 La croissance des marchés émergents

Notre voisin du Sud demeure un partenaire commercial naturel. En effet, plus de 930 000 Canadiens indiquent qu’ils ont visité les États-Unis par affaires au cours des 12 derniers mois ou qu’ils projettent de le faire dans la prochaine année (voir le graphique 2). Le Royaume-Uni a été mentionné par 168 000 Canadiens, comparativement à 269 000 pour les autres pays européens. Les relations d’affaires avec certains pays émergents semblent florissantes. C’est maintenant plus de 202 000 Canadiens qui se rendent annuellement en Asie de l’Est par affaires.

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Les voyageurs d’affaires du Québec ont une plus forte propension à se rendre vers les autres pays d’Europe (voir le graphique 3). Les Québécois comptent pour 26 % des Canadiens qui voyagent par affaires vers le continent européen (en excluant le Royaume-Uni), alors qu’ils ne représentent que 13,5 % de ceux qui voyagent vers les États-Unis.

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Ce sont d’ailleurs les Québécois qui sont les plus susceptibles d’effectuer de longs voyages d’affaires. Plus de 16 % de leurs déplacements durent plus d’une semaine. La moyenne canadienne se situe à 11 % à cet égard.

Caractéristiques des voyages

L’avion et l’automobile sont les deux principaux moyens de transport utilisés dans le cadre des déplacements d’affaires des Canadiens, récoltant chacun une proportion de 43 %. Le train représente le premier choix pour seulement 7 % des voyageurs. On observe des différences importantes d’une province à l’autre (voir le graphique 4). Pour les gens d’affaires résidant en Colombie-Britannique et en Ontario, l’avion s’avère le mode de transport privilégié dans respectivement 51 % et 47 % des cas, alors que seulement 27 % des Québécois l’adoptent comme moyen principal. À l’inverse, ces derniers sont plus susceptibles de choisir le train (16 %) que les autres voyageurs d’affaires canadiens.

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Une enquête américaine de 2015 soulignait que ce sont surtout les personnes du millénaire (nées entre 1980 et 2000) qui sont les plus susceptibles d’utiliser les services de l’économie collaborative tels Airbnb pour leurs déplacements professionnels. Du côté canadien, l’hôtel traditionnel reste très populaire auprès du marché affaires. Plus de 85 % des Canadiens indiquent qu’ils ont opté pour ce type d’hébergement lors de leur dernier voyage d’affaires ou qu’ils le choisiront lors de leur prochain voyage (voir graphique 5). La catégorie maison ou appartement loué dans laquelle se retrouve le plus souvent l’offre de l’économie collaborative ne compte que pour 4 % du marché. Cette proportion est légèrement supérieure parmi les Québécois avec un taux d’environ 6 %.

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Plus du tiers (34 %) de cette clientèle touristique appartient au segment d’âge situé entre 35 et 49 ans. Alors que les personnes âgées de 65 ans et plus représentent 6 % de la population active au Canada, elles comptent pour plus de 10 % des Canadiens ayant effectué un déplacement professionnel au cours de la dernière année.

Quelque 22 % des voyageurs d’affaires sont nés à l’extérieur du Canada, soit sensiblement la même proportion que la population en général.

Comme il s’agit d’un marché qui demeure tributaire de nos différentes relations commerciales, l’ajout récent de nombreuses liaisons aériennes directes vers Montréal peut certes apporter de nouvelles clientèles au cours des prochaines années.

 

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