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Qui sera le touriste de demain ?

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, en collaboration avec Tourisme Montréal, dévoilait le 18 janvier 2017 les quatre grands mouvements qui exerceront une influence sur le touriste de demain : le changement dans l’ordre mondial, les nouveaux enjeux démographiques, l’environnement sous tension et les technologies disruptives. Selon les deux conférenciers experts de l’industrie touristique, Paul Arseneault et Pierre Bellerose, le secteur du voyage tel que nous le connaissons sera transformé et les effets sur le touriste seront multiples. 

Le touriste de demain sera…

  • Plus libre
  • Plus intolérant à l’inquiétude et au stress
  • Plus confiant en lui
  • Plus spontané
  • Plus proactif face aux questions éthiques
  • Parfaitement autonome
  • Entièrement numérique
  • Connu et mesuré dans toutes ses actions et préférences
  • Prévisible au-delà de sa propre conscience (scruté en permanence sous ses moindres coutures)

Voici comment les grands bouleversements mondiaux occasionneront quelques-uns de ces changements sur le touriste.

Le touriste de demain sera plus libre de voyager

Cette évolution vers plus de liberté s’expliquera par la multiplication de la classe moyenne, par le basculement du pouvoir économique aux pays émergents et par l’accessibilité accrue aux technologies.

Multiplication de la classe moyenne 

À l’horizon 2030, la pauvreté extrême diminuera fortement. Selon KPMG, 60 % de la population fera partie de la classe moyenne, comparativement à 27 % en 2009, et 80 % d’entre elle proviendra des pays en développement. L’entreprise Visa prévoit que près de la moitié de tous les ménages à travers le monde pourront s’offrir un voyage en 2025.

multiplication de la classe moyenne en 2030

Source : KPMG

La croissance des voyageurs asiatiques est déjà bien visible. En 2015, la Chine est devenue le premier pays émetteur en matière de dépenses touristiques selon l’Organisation mondiale du tourisme. Elles totalisaient 292 milliards de dollars américains, soit plus du double de celles des États-Unis, au deuxième rang.

Vers plus d’autonomie et d’émancipation 

L’accès à l’information, favorisé par l’utilisation généralisée d’Internet et des réseaux sociaux, a contribué à l’autonomisation et à l’émancipation des individus, c’est-à-dire à leur faculté d’émettre un jugement, de prendre part aux débats publics et d’exercer une pression sur les gouvernements et les communautés internationales. Ceci est particulièrement remarquable dans les pays en développement. Cette tendance s’intensifiera puisqu’en 2030, 50 % de la population aura accès à Internet, comparativement à 34 % en 2012, selon KPMG.

KPMG_gueuleton_2017

Source : KPMG

Ainsi, le touriste de demain sera plus « intelligent », mais son émancipation aura pour conséquence la fragmentation extrême de ses besoins, de ses goûts et de ses opinions. De plus, le voyage sera la nouvelle forme d’affirmation de l’individualité, en particulier avec la multiplication des personnes seules.

Le pouvoir aux économies émergentes 

L’activité économique et la croissance se déplacent vers l’Asie et l’Amérique latine. Selon KPMG, les pays en développement devraient générer 57 % du PIB mondial d’ici 2030. De plus, la Banque mondiale prévoit que la Chine, à elle seule, sera responsable du tiers de la croissance mondiale d’ici 2025. La hausse du pouvoir d’achat dans ces pays est une des conséquences du déplacement du pouvoir économique. Singles’ Day en Chine est le plus important événement de magasinage en ligne au monde. En 24 heures, 17,8 milliards de dollars américains ont été dépensés sur le site Web du leader Alibaba en 2016.

Le touriste de demain sera plus intolérant à l’inquiétude et au stress

Bien que davantage d’individus auront la liberté de voyager, les touristes chercheront à réduire leurs inquiétudes et leur stress face aux tensions mondiales, aux enjeux sécuritaires et au réchauffement climatique.

Tensions mondiales et enjeux sécuritaires

Du référendum néerlandais d’avril dernier à celui plus récent en Italie, en passant par le Brexit et par l’élection de Trump, s’égrène une série de scrutins qui représentent à la fois une réaction, mais aussi une certaine direction vers le protectionnisme. Plusieurs autres signes présagent les tensions mondiales à venir, telles que la remise en question des traités de libre-échange et l’incertitude à long terme de l’équilibre commercial mondial.

Les enjeux sécuritaires, qui étaient jusqu’à présent conjoncturels, se maintiendront dans le temps, en particulier en Europe et au Moyen-Orient. La population souhaite une sécurisation à laquelle elle n’aurait pas consentie auparavant, telle que le retour des frontières, des visas et des contrôles. Le tourisme demeurant une priorité élevée, les voyages s’effectueront davantage à l’intérieur des frontières et dans d’autres destinations perçues plus sécuritaires. Le consommateur recherchera des marques qui le rassureront et réduiront ses anxiétés. Le marketing de réassurance prendra alors toute son importance et les procédures de modification et d’annulation de voyage s’assoupliront.

Réchauffement climatique : de la théorie à la triste réalité   

Ouranos, un consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques, anticipe des hausses de température au Québec pouvant aller de 2 à 4 °C d’ici 2050. Cela devrait s’accompagner d’une diminution de la durée de la saison d’enneigement, d’une augmentation de la durée des vagues de chaleur et de la quantité de précipitations. Le littoral du Québec maritime est composé à 50 % de côtes en érosion, dont 43 % potentiellement à risque de submersion.

Les effets prévisibles du réchauffement climatique affectent déjà de plein fouet l’industrie touristique mondiale. La montée des eaux sera une triste réalité pour beaucoup de pays. Les touristes choisiront des destinations où les risques d’intempéries seront les moins élevés et opteront pour des marques impliquées dans les causes environnementales, mais aussi sociales et humanitaires. La responsabilité sociale des entreprises sera un critère de choix primordial.

Le touriste de demain sera entièrement numérique

De nombreuses technologies, dont l’intelligence artificielle, l’internet des objets, la voiture autonome et la réalité virtuelle, faciliteront l’intégration du numérique dans toutes les sphères du voyage, mais de manière moins perceptible qu’aujourd’hui.

Abandon de la vie privée   

Selon le Forum économique mondial, 80 % de la population aura une identité numérique en 2023. Il sera de plus en plus ardu de protéger sa vie privée en raison de l’accès illimité à l’information et aux mégadonnées. La gestion de la réputation en ligne sera alors incontournable, tant pour les entreprises que pour les individus, qui se surveillent dès lors entre eux, depuis l’apparition des médias sociaux. Pour recevoir un service personnalisé de la part des entreprises, les consommateurs devront accepter une perte de confidentialité de leurs informations personnelles. À mesure que les algorithmes prolifèreront, leurs actions et leurs préférences seront de plus en plus connues et mesurées.

Nouvelles mutations touristiques   

Avec l’apparition de tous ces bouleversements mondiaux, des mutations numériques émergent dans le secteur touristique :

  • Le terme « e-tourisme » n’a plus lieu d’être puisque le numérique est intégré dans toutes les sphères du tourisme.
  • L’atout premier des technologies est de fluidifier l’expérience de voyage. Amadeus investit 500 millions d’euros par an dans la technologie « pour diminuer les irritants et réduire le stress du voyageur », une demande de la nouvelle génération.
  • Amadeus prédit l’arrivée des agences de voyages mobiles pour accompagner l’utilisateur tout le long de son séjour. Une seule application répondra à tous ses besoins. WeChat est-il un exemple précurseur, comme le démontre cette vidéo ? Serait-ce la fin programmée des acteurs institutionnels du tourisme comme intermédiaires ?

 Paul Arseneault et Pierre Bellerose

Source : © Stef & Stef Photographie

En définitive, selon messieurs Arseneault et Bellerose, le touriste de demain aura modifié son rapport :

  • Au temps : ce qui est mémorable est éphémère;
  • À l’autre : interactions sociales mondialisées;
  • Au monde, à la communauté et à la société : citoyen autonome du monde;
  • Au voyage : une action courante et nécessaire.

Retrouvez l’ensemble des éléments abordés en consultant la présentation complète ou en visionnant la vidéo de la conférence ci-dessous.

Les bouleversements qui auront un impact sur le touriste d’ici 2030 :

Changement dans l’ordre mondial :

  • Tensions mondiales et enjeux sécuritaires
  • Déclin de l’empire américain
  • Alliances nouvelles et multiples entre les États et affaiblissement des régions
  • Le pouvoir aux économies émergentes
  • Perte d’importance des organisations internationales
  • Règne des grands groupes
  • Élargissement des flux mondiaux

Nouveaux enjeux démographiques :

  • Migrations
  • Vieillissement et mutations démographiques mondiaux
  • Personnes seules
  • Multiplication de la classe moyenne
  • L’humanité s’urbanise radicalement
  • Forte aspiration à l’autonomisation et à l’émancipation des individus
  • Les milléniaux au pouvoir

Environnement sous tension :

  • Réchauffement climatique : de la théorie à la triste réalité
  • Enjeux énergétiques et tensions géopolitiques
  • Retour à la nature
  • L’ère de la sensibilité et des défis éthiques

Technologies disruptives :

  • Algorithmes
  • Abandon de la vie privée
  • L’Internet des objets révolutionnera le tourisme
  • Voiture autonome et mobilité
  • Réalités virtuelles et superposées
  • Nouvelles mutations touristiques

 

Source de l’image à la une: © Paul Arseneault 

 

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Tendances

Enjeux touristiques au World Travel Market 2016

Parmi les 50 000 acteurs de l’industrie touristique participant au World Travel Market 2016 à Londres, plus de 2000 se sont prononcés sur leur vision des tendances affectant le tourisme d’aujourd’hui et de demain. Cette enquête inclut également un sondage auprès de 1145 touristes d’agrément du Royaume-Uni. Voici quelques éléments clés.

Nous sommes à Londres : un mot sur le Brexit

Près de la moitié (47 %) des professionnels touristiques sondés estiment que le Brexit aura un impact négatif sur l’industrie touristique. Quelque 42 % d’entre eux évoquent des difficultés de recrutement. Bien que la dépréciation attendue de la livre sterling incite les voyageurs internationaux à visiter le Royaume-Uni, la desserte aérienne pourrait diminuer, quelques compagnies ayant déjà réduit leur présence en territoire britannique. Le tourisme intérieur sera favorisé.

ChIIC : 4 destinations émergentes

Tant les professionnels de l’industrie que les touristes anglais ont souligné la popularité croissante de la Chine, de l’Islande, de l’Inde et de Cuba. L’Inde a notamment investi plus de 300 millions de dollars américains pour développer ses infrastructures afin d’attirer 13 millions de visiteurs d’ici 2020.

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Limiter le tourisme

Parmi les répondants, 75 % affirment « qu’imposer des limites au tourisme est une solution pratique pour les problèmes de surfréquentation » (graphique 1). L’an passé, ce taux était de 65 %. Cette hausse reflète un enjeu grandissant auquel font face des territoires ou des attraits victimes de leur succès. Voici quelques exemples de destinations ayant limité le tourisme :      

  • La Thaïlande a interdit l’accès aux visiteurs sur quatre îles afin de préserver les récifs coralliens de dommages permanents ;
  • La région des Cinq Terres, en Italie, diminuera l’accès sur son territoire en limitant le nombre de visiteurs à 1,5 million plutôt que 2,5 millions annuellement ;
  • L’Islande vit une augmentation fulgurante du nombre de visiteurs. Le pays, dont la population est de 335 000 habitants, s’attend à recevoir 1,6 million de visiteurs en 2016, une hausse de 29 % par rapport à 2015. Deux millions de touristes sont estimés pour 2017. Un trop grand volume de visiteurs compromet la promesse de livrer une expérience agréable et authentique. Les gestionnaires de la destination tentent de favoriser les voyageurs davantage soucieux du respect de l’environnement et de la société, allant jusqu’à lancer un guide de l’étiquette.

Avec l’augmentation constante du nombre de voyages, la surfréquentation est certainement un enjeu pour certaines destinations ou certains attraits. Outre les cas où elle peut affecter l’environnement ou la population locale, le simple fait de faire la queue trop longtemps pour visiter un lieu peut nuire grandement à la satisfaction du visiteur.

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À qui revient la responsabilité d’un tourisme durable ?

Près de 6 vacanciers anglais sur 10 estiment qu’il est du devoir de l’industrie touristique de rendre le tourisme plus responsable. Quelque 25 % pensent que c’est plutôt le gouvernement qui devrait être dans le siège du conducteur. Plus spécifiquement, 55 % des répondants croient que l’industrie touristique a la plus grande responsabilité d’agir pour faire face aux changements climatiques*. Ils reconnaissent cependant (70 %) que celle-ci est plus engagée dans cette voie qu’il y a 10 ans.

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Source : World Travel Market 2016 Industry Report

Quant à leur propre comportement, 75 % des répondants affirment que l’environnement et le tourisme durable sont d’importantes considérations dans leur choix de destination (61 % en 2015). Cependant, seuls 4 % compensent systématiquement les émissions de leurs vols. Il s’agit de proportions semblables aux années passées.

Les professionnels interrogés affirment que le tourisme durable est important pour leur organisation (90 % versus 80 % en 2015) et 28 % ont une politique de réduction des émissions de carbone.

Le WTM à la veille des élections américaines

Le candidat élu donnera-t-il raison au pressentiment des participants au WTM? Interrogés à savoir lequel des deux candidats aurait un meilleur effet sur l’industrie touristique, 60 % préféraient Hilary Clinton contre 7 % pour Donald Trump, malgré sa forte implication dans l’industrie hôtelière et du divertissement.

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Source : World Travel Market 2016 Industry Report 

L’économie collaborative

L’industrie touristique est divisée quant à l’impact de l’économie collaborative sur leur organisation; 47 % des professionnels affirment ne pas être affectés (58 % en 2015). Parmi les répondants notant un impact, 32 % le qualifient de négatif et 21 %, de positif. En comparant avec les résultats de l’an passé, on constate que l’économie collaborative gagne en influence. 

Des ombres au tableau

Le terrorisme est la première préoccupation des voyageurs d’agrément anglais sondés. Du côté des professionnels du tourisme, 76 % d’entre eux affirment que le terrorisme a eu un impact sur leurs affaires au cours de la dernière année (impact significatif, 33 % et impact modéré, 43 %). La crise des réfugiés ainsi que le virus Zika sont également des préoccupations.

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Source : World Travel Market 2016 Industry Report

L’optimisme était présent lors de cette grande rencontre, 68 % estiment que le tourisme connaîtra une croissance en 2017. Visionnez cette vidéo pour un aperçu de l’ampleur de l’événement.

Source de l’image à la une : World Travel Market 2016

 

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Ressources humaines Technologies

Évolution de la formation professionnelle en ligne

Depuis quelques années, des outils numériques font évoluer la formation professionnelle en ligne. De nouveaux parcours pédagogiques permettent au participant d’apprendre grâce aux échanges avec ses pairs et son formateur. Les diverses activités d’apprentissage ainsi que les récompenses reçues tout au long du parcours représentent des éléments de motivation. Particulièrement adaptées aux entreprises, ces formations font leur entrée dans l’industrie touristique.

 

Les MOOC, des formations ouvertes à tous

L’acronyme MOOC signifie Massive Open Online Course. Il s’agit d’une formation en ligne ouverte à tous, parfois gratuite, souvent avec des options payantes. Ces cours de niveau universitaire sont suivis par un grand nombre de participants pouvant atteindre 100 000 personnes. Traditionnellement donnés par des établissements d’enseignement, de nouveaux cours sont à présent créés par des entreprises privées.

L’apprenant est autonome, mais il interagit avec ses pairs grâce à la dimension sociale et collaborative

Comme l’explique dans la revue Espaces, Jean-Marc Tasseto, cofondateur du centre de formation en ligne Coorpacademy, un MOOC est structuré sur un plan pédagogique. Son parcours comprend diverses activités : vidéos, quiz, exercices, évaluations, cas pratiques, classes virtuelles, etc. L’apprenant est autonome, car il n’a pas de formateur, mais il interagit avec ses pairs grâce à la dimension sociale (social learning) et collaborative, en apprenant des autres et en expliquant aux autres ce qu’il a appris. La formation dure plusieurs semaines et requiert quelques heures de travail hebdomadaires.

Il existe plusieurs plateformes Web hébergeant des MOOC telles que Coursera, Udacity et Canvas Network. De nombreux MOOC sur le tourisme ont été créés depuis 2014, comme le montre cette liste de l’International Federation for Information Technologies and Travel & Tourism. Ils touchent des sujets aussi variés que le tourisme numérique, l’écotourisme, l’hôtellerie-restauration, le marketing et la distribution.

Les MOOC dans le tourisme

Tourism Academy, une start-up française, crée des MOOC en favorisant un apprentissage ludique grâce à un système de points et d’épreuves en réseau, et en permettant aux meilleurs participants de former leurs collègues en direct.

 

MOOC Accueil Atout France

Source : MOOC Accueil

Elle a récemment produit deux formations interentreprises (des secteurs privé et public) pour tous les professionnels du tourisme, le MOOC Accueil France, en partenariat avec Atout France, et le MOOC Provence-Alpes Côte d’Azur (PACA), réalisé avec cette Région et géré par la Fédération Régionale des Offices de Tourisme. Il s’agit de vidéos sur les comportements touristiques spécifiques des principales clientèles étrangères et sur la maîtrise de sa présence sur Internet, dans le cas du MOOC PACA.

Claude Bannwarth, un des cofondateurs, affirme que dans le cas du MOOC Accueil France, 26 % des inscrits ont acquis le statut de coach dans les six cours proposés, comparativement à une moyenne d’environ 5 % pour les MOOC universitaires.

Tourism Academy a aussi créé quatre cours sur « les Essentiels du tourisme », comprenant 150 vidéos réalisées par des experts (Ludovic Dublanchet, Thomas Yung, Benoit Dudragne et Aurélie Lataix), dont six sont offertes gratuitement.

Tourism Academy MOOC

Source : Vimeo

Les SPOC, des formations pour petits groupes

Les SPOC sont particulièrement adaptés aux entreprises qui y voient un intérêt pour la formation continue de leurs employés

Face au succès des MOOC, un nouveau format est apparu en 2014, le SPOC, pour Small Private Online Course. Contrairement aux MOOC, c’est un cours payant qui se donne à un nombre limité de participants et où le formateur joue un rôle de tuteur. Chaque parcours de formation est composé de plusieurs modules thématiques. Ils sont particulièrement adaptés aux entreprises qui y voient un intérêt pour la formation continue de leurs employés.

Le formateur français Thomas Yung, spécialisé dans le marketing en ligne pour les établissements d’hébergement, propose deux SPOC : maîtriser sa commercialisation hôtelière en ligne et appréhender, maîtriser et faire de sa e-réputation un avantage. Le participant dispose de deux mois pour suivre la formation à son rythme. Elle inclut des vidéos, des fiches pratiques, des exercices et des quiz. Le formateur assure un accompagnement par des échanges en visioconférences, en répondant aux questions et commentaires émis sur la plateforme et en corrigeant les exercices et les quiz. Les badges offerts à chaque niveau complété créent un effet motivateur, tout comme la possibilité de comparer ses résultats avec les autres.

 

formation en ligne hôtellerie

Source : Artiref

Outre les MOOC et les SPOC, certains acteurs de l’industrie ont aussi ajouté une touche d’interactivité à leurs formations professionnelles en ligne. La Mission des offices de tourisme et pays touristiques d’Aquitaine (Mopa) en France a mis en place des webséminaires, c’est-à-dire de courts webinaires sur des sujets précis, suivis d’une période de questions en direct par un système de clavardage.

Pourquoi est-ce pertinent pour l’industrie touristique?

Ces formations présentent de nombreux avantages pour l’industrie touristique qui est confrontée à l’enjeu de la qualification de ses travailleurs. Les contraintes liées aux horaires variables, à l’insuffisance des ressources budgétaires et à la multitude de petites et moyennes entreprises nuisent à la mise en place de programmes de formation. Pour Thomas Yung, les SPOC sont apparus comme la solution pour faciliter l’accès à la formation des hôteliers, qui y démontrent un engouement certain. Néanmoins, selon lui, cela reste complémentaire aux cours en classe.

Les MOOC et les SPOC permettent une plus grande flexibilité de temps, de coûts et d’organisation, comme l’explique Pierre Monclos, chef de projet chez Unow, dans la revue Espaces. Selon lui, un MOOC peut permettre de former rapidement des saisonniers, d’enrichir l’apprentissage des langues étrangères ou encore d’améliorer les connaissances d’une destination touristique.

Au delà de l’acquisition des connaissances, l’efficacité de ces formations en ligne se mesure par leur application dans le milieu de travail, comme le souligne Claude Bannwarth de Tourism Academy.

Quelles ressources au Québec?

Au Québec, il existe quelques formations en ligne pour parfaire les connaissances des professionnels du tourisme. Elles sont données entre autres par des associations : Tourisme Îles de la Madeleine, Kéroul et le CQRHT, distributeur des formations emerit et initiateur de la formation en Leadership de supervision. Celle-ci se distingue par son coaching de groupe en ligne, où les participants réfléchissent ensemble à la résolution de problèmes vécus dans leur entreprise. Le consultant Frédéric Gonzalo offre aussi six formations marketing sous forme de webinaires.

 

Quel type de formation est mis en place dans votre entreprise? Ces nouveaux parcours pédagogiques vous semblent-ils adaptés à l’industrie touristique?

 

Source de l’image à la une : © Pexels

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Produits et activités

Le métier de guide à l’heure de la cocréation

La profession de guide subit des pressions depuis déjà plusieurs années. La croissance, la démocratisation et la sophistication des technologies mobiles, l’évolution du comportement du voyageur et la recherche d’expériences significatives et mémorables bousculent bien des secteurs liés au tourisme, dont celui des guides touristiques. En effet, les voyageurs deviennent de plus en plus autonomes et trouvent facilement de l’information sur le Web ou par des applications conçues pour les accompagner à leur rythme, au moment souhaité et selon leurs intérêts.

Guide : une profession sur la corde raide

En décembre 2014, les autorités françaises ont déposé un projet de loi visant à supprimer l’exigence de posséder la carte professionnelle pour pratiquer le métier de guide-conférencier. Ce titre nécessite notamment une formation universitaire de trois ans après le bac, ainsi que des connaissances spécifiques et la maîtrise d’au moins deux langues étrangères. Mais les principaux concernés ont clamé leurs inquiétudes et la position du gouvernement a évolué en leur faveur.

En janvier 2016, c’est la Ville de Québec qui décidait de ne plus imposer de permis aux guides touristiques afin de faciliter la vie des voyagistes étrangers qui devaient absolument recourir aux services des guides locaux détenteurs de permis. Mais les protestations ont poussé l’administration de la ville à se rétracter et à plutôt envisager une nouvelle façon de procéder d’ici 2017, avec la collaboration de l’Association des guides touristiques.

Par ailleurs, la multiplication des plateformes qui mettent en relation les voyageurs et des individus prêts à faire visiter leur quartier, souvent gratuitement, la ville ou certains de ses aspects vient brouiller les cartes. C’est le cas avec le phénomène des greeters, ces résidents qui offrent de faire découvrir les lieux, comme ils le feraient avec un ami.

Mettre les guides à l’avant-plan

Pour valoriser les produits touristiques et ceux qui les interprètent le mieux, l’Office du Tourisme et des Congrès du Grand Lyon (OnlyLyon) a créé un microsite : Visiter Lyon. Celui-ci permet de réserver en quelques secondes une visite guidée parmi les 28 thèmes proposés. Chaque guide s’y présente lui-même et inclut une photo, ce qui ajoute une touche plus personnelle et une couleur unique aux prestations. Les avis des visiteurs concernant chaque visite sont partagés directement sur le site.  

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Source : Visiter Lyon

OnlyLyon propose aussi un service de greeters. La présentation de ce dernier est très différente. On parle plutôt de découvrir la ville avec un résident, selon ses centres d’intérêt.

Une cocréation du guide et du visiteur

Une étude réalisée par deux chercheurs australiens propose de revoir le rôle de guide touristique, de l’ajuster en fonction des besoins et des attentes des touristes d’aujourd’hui. D’après leurs recherches et leurs analyses, les auteurs concluent que les guides doivent parfois activement impliquer les participants dans la cocréation de leur expérience guidée. Pour ce faire, ces guides doivent passer d’une communication de type « exposé oratoire » à une expérience touristique conçue en cocréation, soit conjointement, avec le visiteur.

(…) les guides doivent parfois activement impliquer les participants dans la cocréation de leur expérience guidée.

À titre d’exemple, l’entreprise de formation dédiée aux professionnels du tourisme TAMS propose une nouvelle approche afin de mieux répondre aux désirs d’expérience des voyageurs, surtout pour les clientèles non initiées, les familles et les jeunes. Les formations offertes aux guides ont pour objectif de leur apprendre à stimuler la curiosité du public, peu importe leur bagage culturel.

L’approche sensorielle proposée par TAMS permet de découvrir l’art et le patrimoine différemment. L’un des exercices enseignés consiste à commenter un tableau à l’aide de sept bonbons. L’étonnement laisse ensuite place à l’interprétation. On peut comparer les textures, les couleurs, les formes des bonbons avec des éléments de la toile. Voilà qui brise la glace et ouvre la discussion.

Une autre activité consiste à entrer dans une cathédrale avec un miroir sous les yeux afin de voir le plafond. Cela donne l’impression de marcher sur les fresques tout en prenant conscience de leur beauté et de leur ampleur. Un tel exercice suscite la surprise et l’admiration. Le guide obtient ainsi l’intérêt et l’attention des visiteurs afin de leur transmettre des connaissances à propos de ces œuvres.

Ces expériences offrent une découverte différente et mémorable et prédisposent à recevoir davantage d’informations expliquant le lieu.

En se promenant les yeux bandés dans les traboules de Lyon — passages piétons qui traversent les cours d’immeubles —, les autres sens sont davantage sollicités. Les participants marchent en tâtonnant les murs, ressentent davantage l’humidité et perçoivent mieux, par l’écho, la hauteur ou l’étroitesse des voûtes. Ces expériences offrent une découverte différente et mémorable et prédisposent à recevoir davantage d’informations expliquant le lieu.

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Source : Consultants TAMS

Innover, toujours innover

En tourisme comme dans bien des domaines, la concurrence et l’arrivée de nouveaux modèles d’affaires créent une pression sur les organisations plus traditionnelles. Avec toutes les options en place, souvent gratuites, l’offre d’un guide professionnel doit certainement constituer une plus-value menant à une expérience extraordinaire. La surprise et l’innovation en sont souvent la clé.

Image à la une : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM

 

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Gestion

L’enjeu de l’accès public au fleuve Saint-Laurent

L’accès au fleuve, un enjeu reconnu

L’accessibilité aux rives fut un enjeu identifié lors de la quatrième phase (2005-2010) de l’Entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent. Depuis, l’accès limité au Saint-Laurent pour les citoyens et les visiteurs a été reconnu comme une faiblesse lors de l’élaboration, en 2014, de la Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique par le ministère du Tourisme. Pour y remédier, le plan d’action 2014-2017 prévoit l’amélioration de l’offre de produits et de services à proximité des berges.

Partant du constat que l’accès aux rives du Saint-Laurent dépend grandement des initiatives municipales, l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent (GLSL Cities) a réalisé une étude en 2014 auprès de 22 municipalités québécoises riveraines, de Salaberry-de-Valleyfield à l’Ouest jusqu’à Chandler à l’Est. Des sources complémentaires ont été utilisées pour approfondir les résultats. L’objectif était de dresser un portrait des accès publics au fleuve (APF) et d’identifier des pistes de solutions pour les conserver et en accroître le nombre.

La vocation des accès publics au fleuve

L’étude a permis de constater que les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive.

… les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive

Les activités commerciales (transport, pêche) sont peu présentes et les espaces riverains réservés à la protection et à la préservation sont rares. Les types d’accès publics au fleuve sur le territoire des municipalités interrogées sont : 

  • des parcs, des promenades et des pistes cyclables (100 %);
  • des quais et des jetées (82 %);
  • des marinas et des ports de plaisance (77 %);
  • des rampes de mise à l’eau (bateaux de plaisance et autres petites embarcations; 77 %);
  • des plages et d’autres lieux de baignade aménagés (36 %);
  • des campings et des centres de villégiatures riverains (36 %);
  • des traversiers (exploitation annuelle; 27 %).

L’évolution des accès publics au fleuve

L’étude dresse un portrait de l’évolution du nombre d’APF par type d’accès en se basant sur des données comparatives, dont certaines datant de plus de trente ans (voir le tableau 1). Les types d’accès qui augmentent en nombre sont les parcs, les promenades et les pistes cyclables, les rampes de mise à l’eau, ainsi que les plages et les autres lieux de baignade. La consolidation des acteurs, l’aménagement du territoire riverain, l’amélioration de la qualité de l’eau et l’émergence de nouvelles pratiques nautiques ont permis un meilleur accès au fleuve.

evolution nombre dacces publics au fleuve

Les APF, un défi pour les municipalités

Disposer d’un accès direct au fleuve sans l’emploi d’une embarcation est une demande urgente des citoyens. En dehors des huit plages recensées, seuls 16 % des 101 parcs et promenades offrent un contact direct et aménagé au fleuve.

De plus, malgré un état satisfaisant de la majorité des accès au fleuve, plusieurs infrastructures telles les quais, les jetées et les rampes nécessiteraient d’importantes réparations. Seuls 23 % des répondants réalisent un travail de protection, de restauration et de valorisation spécifique aux APF et 77 % déplorent un manque de capacité pour en assurer une gestion optimale et développer leur plein potentiel.

Les autres contraintes entourant l’accroissement et l’agrandissement des APF sont la densification urbaine, les transformations environnementales (par ex. : érosion des berges) et les fluctuations économiques.

Les possibilités de développement des APF

Les municipalités accordent une grande importance aux accès publics au fleuve puisqu’elles considèrent qu’ils contribuent au sentiment d’appartenance (100 %), à la qualité de vie des résidents (92 %), au développement économique (83 %) et représentent un attrait touristique (75 %). Les APF ont donc le potentiel de devenir des attraits régionaux et les possibilités de développement d’activités récréotouristiques sont nombreuses (voir le tableau 2).

Les APF ont donc le potentiel de devenir des attraits régionaux et les possibilités de développement d’activités récréotouristiques sont nombreuses.

Cependant, la baisse de popularité de certaines pratiques récréatives (pêche et nautisme) doit être prise en compte, tout comme le retour d’autres activités telles que la baignade, le canot, le kayak et l’arrivée de nouvelles pratiques comme la planche aérotractée (kitesurfing).

L’action municipale est déterminante pour accroître le niveau d’accessibilité aux rives, que ce soit par la planification urbaine ou encore par la concertation régionale ou métropolitaine.

possibilites developpement acces publics fleuve

 

Dans le cadre de sa nouvelle Stratégie maritime, le gouvernement du Québec s’est engagé à investir 30 millions de dollars sur trois ans pour créer des projets touristiques le long des rives du Saint-Laurent; de quoi soutenir les municipalités dans leurs démarches.

Une seconde analyse présentera des initiatives québécoises qui ont fait l’objet de bonnes pratiques dans l’étude, ainsi que d’autres exemples d’ailleurs.

Source de l’image à la une : ©QuébecOriginal/André Quennneville

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Les petites municipalités québécoises misent sur le tourisme

Se tailler une place dans l’industrie touristique pose de nombreux défis aux petites localités québécoises : manque de ressources financières, enjeu de l’accessibilité, mise en marché difficile, etc. Lors du premier forum sur le développement touristique local, organisé par Lemay Stratégies les 20 et 21 avril derniers à Nicolet, les conférenciers et panelistes ont prouvé que la mobilisation de la communauté est un gage de succès du développement touristique.

 

Croissance du tourisme local

Lemay Stratégies a effectué un sondage auprès des participants du Forum provenant de villages et de municipalités de moins de 15 000 habitants, afin de jauger leur développement touristique. Parmi les 174 répondants, 45 % étaient des organismes de développement économique ou touristique, 42 % étaient des municipalités ou des villages et 13 % étaient des attraits, organismes nationaux, etc. Voici quelques faits saillants :

  • Plus de la moitié (53 %) des répondants affirment que leur village ou municipalité a connu une croissance modérée (de 1 à 20 %) au cours des cinq dernières années et seulement 5 % ont eu une croissance forte (plus de 20 %).
  • Les principaux freins au développement sont l’accès au financement (79 %) et l’absence de promoteurs (72 %).
  • Les éléments favorisant le développement sont les nouveaux projets (80 %) et l’innovation dont ces derniers font preuve (74 %).

Les principaux produits touristiques en croissance au cours des cinq dernières années sont :

  • l’agrotourisme et le tourisme gourmand (75 %);
  • le plein air (72 %);
  • les événements (64 %);
  • le camping (62 %);
  • les attraits et les activités culturelles (60 %).

Trois produits ont connu une décroissance : le magasinage (34 %), le tourisme d’affaires (16 %) et les sports motorisés (12 %). Les répondants prévoient une croissance plus importante pour tous les produits au cours des cinq prochaines années, en particulier l’agrotourisme et le tourisme gourmand (86 %), le plein air (80 %) ainsi que les attraits et les activités culturelles (78 %).

graphique produits touristiques québécois

Des municipalités prêtent main-forte pour réinventer leur destination

Selon M. Beaubien, propriétaire de plusieurs hôtels au Québec, la collaboration de la municipalité facilite beaucoup le travail des investisseurs privés comme lui. De nombreux villages et municipalités sont d’ailleurs impliqués dans le renouveau de leur destination touristique. Voici quelques bonnes pratiques mentionnées pendant le Forum.

Après dix années de démarches, la municipalité de Saint-Camille en Estrie a récemment acheté l’église pour la reconvertir en salle multifonctionnelle, accueillant des évènements de petite et moyenne envergure. La coopérative Destination Saint-Camille, qui regroupe sept entreprises de la région, sera responsable de la gestion et de la promotion des congrès, des colloques et des formations. Un projet inspirant pour une communauté d’à peine 500 résidents. 

Coaticook en Estrie a été un collaborateur important de l’implantation de Foresta Lumina au Parc de la Gorge de Coaticook. Faisant suite au succès du projet, la municipalité qui souhaitait bénéficier elle aussi de la nouvelle notoriété du Parc a installé en 2015 des lanternes dans son centre-ville, afin de recréer la même ambiance.

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Source : Le Progrès

Situé dans la région de Lanaudière, Saint-Donat souhaite mettre en place une stratégie de marketing territorial en devenant le premier « Parc naturel habité ». Cette appellation qui mise sur les attraits naturels et les activités touristiques servirait d’image de marque pour la ville, mais aussi pour les entreprises de la région.

L’action citoyenne au cœur du renouveau de la destination

« l’acceptation et l’implication du milieu dans le projet furent les conditions de réussite »

Parfois, la mobilisation des citoyens permet à une destination touristique de se réinventer voire de se créer. En 2014, Saint-Jean-Port-Joli, situé dans la région de Chaudière-Appalaches, a tiré profit de la fibre entrepreneuriale des nombreux artistes et créateurs de la localité afin de créer une offre de tourisme créatif. Ce projet innovant, entrepris par l’Office du tourisme de la MRC de L’Islet, a pour but d’augmenter la durée de séjour des visiteurs. Saint-Jean-Port-Joli, village créatif offre onze choix d’ateliers allant de la demi-journée à des séjours de 3 à 5 jours. Jean St-Pierre, directeur général de l’Office du tourisme, a rappelé que l’acceptation et l’implication du milieu dans le projet furent les conditions de réussite. En 2015, la municipalité a reçu le prix de Meilleure Destination de Tourisme Créatif, décerné par le réseau international Creative Tourism Network. Une reconnaissance qui place le village sur l’échiquier mondial.

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Source : Office du tourisme de la MRC de L’Islet

Un groupe de citoyens de Rivière-au-Renard, en Gaspésie, est à l’origine du plan de revitalisation du village. Regroupés au sein de la corporation de développement de Rivière-au-Renard, ces citoyens souhaitent positionner le village au plan touristique en tant que « Capitale des pêches du Québec ». Les axes de développement de ce projet de 16 millions de dollars comportent des promenades le long de la rive, des pistes cyclables, une plage, un économusée ainsi qu’un traversier entre les municipalités de Gaspé, de Havre-Saint-Pierre et de l’île d’Anticosti qui reliera les cinq parcs nationaux.

Développer le tourisme rural par une politique nationale

Raija Ruusunen est coordonnatrice nationale du tourisme rural en Finlande, le programme national de développement rural débuté en 2006. Créer des réseaux, renforcer la coopération entre les instances nationales et régionales ainsi que promouvoir les meilleures pratiques figurent parmi les objectifs de cette stratégie. Mme Ruusunen en a présenté les différents axes de développement, dont :

  • le tourisme de plein air. Intégré au sein d’un réseau de 50 acteurs régionaux, ce nouveau modèle permet une coordination thématique de développement national et une communication permanente avec les régions.
  • le tourisme villageois. Le projet qui rassemble 16 villages est basé sur la coopération entre les entreprises et inclut aussi les résidents. Le secteur privé en fait également la promotion : une maison d’édition a publié une brochure touristique « Bienvenue au village » et des consultants privés accompagnent les villages dans le développement de leurs activités touristiques.

 

Le Forum a permis de souligner les facteurs de succès du développement touristique local : mobilisation, partenariats, entrepreneuriat, innovation, créativité et dynamisme. Enfin, comme l’a affirmé M. Beaubien, si une destination détient un produit unique, il est certain qu’elle réussira à se faire connaître.

Quels sont les projets touristiques portés par la communauté de votre village ou de votre petite municipalité?

 

Image à la une : Saint-Jean-Port-Joli; source : ©QuébecOriginal

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Gestion

Les relations publiques, un rôle multitâches qui se confirme

Le 13 avril dernier, le groupe média spécialisé en communication Infopresse organisait une conférence sur le nouveau rôle des relations publiques en entreprise. Les conférenciers et panélistes ont présenté les principales utilités de cette profession et la manière dont elle évolue face aux enjeux et tendances actuelles.

L’importance des relations publiques en entreprise

En guise d’introduction, les membres du premier panel ont débattu de la place que devraient occuper les relations publiques au sein des équipes de marketing. Dimitri Gourdin, vice-président principal et directeur général de Hill + Knowlton, a insisté sur le fait que le but des relations publiques est de créer une relation avec un produit ou un service et non de le promouvoir. De son côté, Serge Leclerc, vice-président aux affaires corporatives chez Vidéotron, affirmait que chacune de ces deux fonctions contribue à la finalité de l’autre. Lors de la table ronde suivante, Michel Lemay, vice-président des affaires publiques et communication chez Transat, mettait en évidence l’intérêt principal des relations publiques, soit d’avoir une vision globale de l’entreprise, ce qui apparaît comme une véritable valeur ajoutée pour les organismes aux structures organisationnelles bâties en silos.

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Source : Twitter

Les médias sociaux au cœur des bouleversements

Selon Serge Leclerc, le vrai changement au sein des relations publiques est l’arrivée des médias sociaux. Il les voit comme une caisse de résonance qui permet de mesurer l’ampleur d’une crise, et aussi comme un excellent outil de rétroaction. Jason Patuano, directeur principal des communications chez belairdirect, a d’ailleurs grandement insisté sur l’importance des médias sociaux dans un contexte de crise. Selon lui, ce qui devrait décider l’entreprise à réagir est la pression exercée sur ce canal. Pour cela, il faut savoir mesurer la réelle portée de l’information qui y circule.

L’abondance des données et des plateformes

Les technologies et la multiplication des données et des contenus ont grandement modifié la façon de travailler

Pour Dimitri Gourdin et Sophie Gagnon, vice-présidente des communications et affaires publiques chez CAA-Québec, les technologies et la multiplication des données et des contenus ont grandement modifié la façon de travailler. Aujourd’hui, les personnes recrutées ont davantage un profil marketing ou des compétences en analyse de données, selon M. Gourdin.

L’abondance des données a aussi été un enjeu abordé par Matthew Harrington, directeur général des opérations de l’agence de relations publiques Edelman. Selon lui, le flot de nouvelles en ligne sera de plus en plus contrôlé par les algorithmes qui filtrent l’information selon les champs d’intérêt de l’internaute.

Cédric Essiminy, conseiller en relations publiques au Parc olympique, explique qu’en raison de l’augmentation des plateformes de communication, il y a beaucoup plus de relationnistes que de journalistes (un ratio de presque trois pour un). Selon lui, les tendances à venir pour les relations de presse sont la poursuite de leur transition vers le Web, l’augmentation des outils pour les professionnels, la nécessité d’être créatif et l’importance de suivre les influenceurs.

La création d’employés-ambassadeurs

En interne, les relations publiques peuvent être utilisées pour fidéliser les employés et en faire des ambassadeurs de la marque. Pour y arriver, CAA-Québec favorise une gestion participative et mise sur la complémentarité, par exemple en transférant une relationniste au service de commercialisation pour collaborer sur un projet ponctuel. Sophie Gagnon et son équipe ont amorcé une réflexion sur la manière d’engager les employés de première ligne dans la vision de l’entreprise, de les outiller pour qu’ils s’expriment et pour qu’ils soient écoutés. L’entreprise travaille actuellement avec l’agence Cossette pour définir l’identité de sa marque-employeur.

L’intégration des relations publiques dans le marketing d’influence

« Le marketing d’influence doit être pensé comme les relations publiques »

Selon Aurélie Sauthier, présidente de l’agence de marketing Made in, le marketing d’influence sert à la notoriété de la marque puisqu’il s’agit en quelque sorte de bouche à oreille organisé. Elle affirme que « la présence des marques dans le contenu des créateurs (NDLR : influenceurs) doit aller plus loin que les campagnes. Le marketing d’influence doit être pensé comme les relations publiques ».

Mesure Média, une entreprise spécialisée dans l’évaluation des médias a présenté sa méthode qui permet de calculer le retour sur investissement de chaque campagne de presse d’une marque. Elle a pu, entre autres, évaluer la performance d’une campagne de marketing d’influence d’un organisme de promotion touristique du Québec, qui avait invité cinq instagrameurs influenceurs à visiter la province. En évaluant le coût publicitaire qu’il aurait fallu investir pour obtenir la même visibilité dans les médias, ainsi que les variables mesurant l’impact de la campagne sur les médias sociaux (interactions, taux d’engagement, commentaires, etc.), l’outil d’analyse fait ressortir le « gain de réputation », soit la valeur en dollars de l’impact des retombées sur la réputation de la marque dans les médias. Plus le pourcentage d’écart entre le coût et le gain est important, plus la campagne a été bénéfique pour la marque.

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Source : Mesure Média

L’enjeu de la transparence

Pour Fiona Story, directrice des relations publiques et communications d’entreprise chez Pages Jaunes, la responsabilité sociale de l’entreprise et la transparence sont des mesures de sa maturité et de sa santé; elles font donc partie de la réflexion de l’équipe des relations publiques. Celle-ci a d’ailleurs été sollicitée lors de la restructuration de Pages Jaunes, qui a nécessité beaucoup de communication et de transparence en interne. Cette stratégie a permis de contrôler le message sur la place publique. Les professionnels des relations publiques visent à faire percevoir la sincérité de l’entreprise auprès des différents publics. Fiona Story les considère comme le pôle moralisateur sur le plan de l’éthique dans l’organisation.

Matthew Harrington a conclu la journée par sa vision d’avenir des relations publiques. Il estime que la communication, qui était auparavant très simple, est aujourd’hui influencée par les habitudes de consommation, et résume les relations publiques à trois fonctions : faire évoluer, promouvoir et protéger.

 

Les enjeux et tendances abordés lors de la conférence représentent autant d’occasions d’évolution pour la profession. Qu’en est-il pour vous, comment les relations publiques se transforment-elles dans votre entreprise ?

 

Source de l’image à la une: ©iStockphoto

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Marchés géographiques Performance

Contribution du tourisme à l’économie canadienne

Depuis 25 ans, le World Travel & Tourism Council (WTTC) évalue la contribution économique du tourisme de 184 pays situés dans 25 régions à travers le monde, dont le Canada. Pour ce faire, il se base sur la méthodologie des comptes satellites du tourisme (CST), qui fournissent des informations sur les effets directs de la consommation touristique (dépenses des résidents et des non-résidents ainsi que valeur ajoutée des industries touristiques et des autres industries qui les servent). À cela, le WTTC ajoute les effets indirects (dépenses d’investissement privé et public, entre autres) et induits (PIB et emplois soutenus par ceux qui sont directement ou indirectement employés par l’industrie touristique) afin de dresser un portrait plus complet de l’impact économique du tourisme (voir le schéma 1).

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Baisse de la contribution directe du tourisme au PIB

En 2025, la part de la contribution directe du tourisme au PIB canadien ne rejoindra pas le niveau de 2005

De 2005 à 2011, la part de la contribution directe du tourisme au PIB canadien a baissé constamment pour se stabiliser entre 2011 et 2013 et enregistrer une légère hausse ces deux dernières années (voir le graphique 1). Cette contribution s’élevait à 23,1 milliards de dollars en 2014 (1,2 % du PIB) et devrait atteindre 24,3 milliards en 2015, soit une augmentation de 5,5 % par rapport à l’année précédente. Par la suite, le WTTC prévoit une croissance annuelle de 3,4 % d’ici 2025. Malgré cela, la part de la contribution directe du tourisme au PIB canadien ne rejoindra pas le niveau de 2005.

CN_impact_economique_tourisme_1Source : WTTC

Quant à la contribution totale du tourisme au PIB en 2014 (incluant les effets indirects et les bénéfices induits), elle était presque 4 fois plus élevée que la contribution directe : 88,6 milliards de dollars, soit 4,5 % du PIB. Sa part s’élèvera à 5,1 % en 2025, selon le WTTC.

CN_impact_economique_tourisme_2Source : WTTC

Autre fait saillant : en 2014, près des deux tiers (64,1 %) de la contribution directe du tourisme au PIB canadien étaient attribuables aux dépenses des voyageurs d’agrément (canadiens et internationaux), lesquelles s’élevaient à 38,5 milliards de dollars. La part des dépenses des Canadiens (69,5 %) est toutefois beaucoup plus élevée que celle des touristes internationaux. Les dépenses des touristes d’agrément devraient croître de 4,9 % en 2015, puis de 3,6 % par année jusqu’en 2025.

Une contribution à l’emploi plus faible que celle d’autres secteurs

La part relative du tourisme dans les emplois totaux du Canada en 2015 demeure plus faible qu’elle ne l’était en 2005

L’industrie touristique canadienne a généré 462 000 emplois directs en 2014, soit 2,6 % de l’emploi total, et devrait croître de 5,3 % en 2015 pour atteindre 486 500 emplois (2,7 % de l’emploi total). En 2025, 520 000 emplois directs seront attribuables à l’activité touristique canadienne, ce qui représente une faible croissance annuelle de 0,7 % par année au cours des 10 prochaines années. Il est à noter que ces augmentations, en nombres absolus, s’inscrivent dans la tendance à la hausse observée depuis 2010. Toutefois, bien qu’on ait enregistré une croissance du nombre d’emplois liés à l’industrie touristique canadienne au cours des 10 dernières années, la part relative du tourisme dans les emplois totaux du Canada en 2015 demeure plus faible qu’elle ne l’était en 2005 (2,7 % par rapport à 2,9 %), ce qui sous-entend une plus forte croissance de l’emploi au sein d’autres industries.

Canada, tourisme, emploi, PIBSource : WTTC

Au total (effets indirects et induits inclus), le tourisme soutenait 1 075 000 emplois en 2014 (6 % de l’emploi total). Grâce à une croissance de 4,2 %, il devrait générer 1 119 500 emplois en 2015 et 1 276 000 en 2025 (6,5 % de l’emploi total), soit une augmentation de 1,3 % par année sur toute la période. Notons qu’en considérant les effets indirects et induits, cette fois-ci la part relative du tourisme dans les emplois du Canada continuera de croître jusqu’en 2025.

 Dépenses à la hausse, mais baisse de leur part relative dans les exportations

L’argent dépensé par les visiteurs étrangers au Canada (exportations) constitue une composante clé de la contribution directe du tourisme à l’économie du pays. En 2014, les touristes internationaux ont généré 18,3 milliards de dollars canadiens d’exportations. En 2015, ce chiffre devrait croître de 6,1 %, et le pays attirer 17,6 millions de visiteurs internationaux.

Dépenses, Touristes internationaux, Canada, PIBSource : WTTC

Toutefois, tout comme pour les emplois, la part relative des dépenses touristiques des visiteurs étrangers dans les exportations du Canada est plus faible en 2015 (3 %) qu’elle ne l’était en 2005 (3,3 %), et ce, malgré des arrivées internationales et des dépenses relativement stables au fil de cette décennie. De plus, même si les arrivées de touristes internationaux devraient augmenter de 32 % entre 2015 et 2025 et générer des dépenses de 25,7 milliards de dollars en 2025, la part des exportations touristiques dans l’économie canadienne continuera de baisser pour ne représenter que 2,8 %.

Le Canada à la queue du classement

Le WTTC a comparé le Canada avec des destinations concurrentes qui offrent des produits touristiques similaires et qui tentent d’attirer des touristes des mêmes marchés d’origine. En nombres absolus, le pays se classe presque toujours dans les trois derniers avec l’Autriche et la Nouvelle-Zélande. C’est encore pire lorsqu’on observe sa part relative (en %) dans les divers indicateurs économiques (PIB, emploi, exportations), où le Canada se classe bon dernier des pays concurrents comparés et très loin sur l’ensemble des 184 pays étudiés. Il est grand temps d’investir dans l’industrie touristique pour lui redonner une place enviable dans l’économie canadienne.

Contribution économique, classement, Canada

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Produits et activités

Faites le plein d’idées pour dynamiser le golf!

L’industrie du golf doit se renouveler; ce constat est indéniable, comme on peut le constater dans cette analyse publiée en août 2014. Des organismes européens et américains l’ont clamé haut et fort. Ils sollicitent donc la participation des intervenants de l’industrie dans des séances de remue-méninges en ligne afin de trouver des pistes de solutions. À cet effet, l’initiative HackGolf, lancée par le fabricant d’équipement Taylormade et le regroupement des golfeurs professionnels PGA of America, a retenu deux des idées partagées les plus populaires afin de soutenir leur concrétisation.

Tester des idées

Une websérie
La première idée développée par HackGolf s’intitule « Hack To Jack ». Il s’agit d’un jeu filmé et diffusé en websérie (téléréalité) mettant à l’épreuve des golfeurs débutants. Les internautes votent pour que leur favori puisse poursuivre l’aventure avec des professeurs issus de la PGA et des entraîneurs personnels afin qu’il améliore ses performances tout au long des douze semaines. Des compétitions amusantes, individuelles et en équipe, contribuent à pimenter la rivalité entre les joueurs ainsi qu’entre les professionnels. Les épisodes sont filmés sur des terrains de golf à travers les États-Unis. Le but de cette initiative consiste à remettre le plaisir au premier plan.

 

                                              Source: YouTube

S’adresser aux femmes
La seconde idée ayant retenu l’attention de l’équipe de HackGolf est la plateforme Web GolfforHer (Golf pour elle). Ce site créé par la World Golf Foundation propose plusieurs sections afin de répondre à différents besoins, que ce soit pour les joueuses compétitives, récréatives, les néophytes ou encore pour les fillettes. On y offre notamment :

·       les programmes d’initiation et les leçons;

·       les astuces pour bien commencer ou pour améliorer son jeu;

·       l’étiquette et les règles;

·       les clubs de golf les plus accueillants pour les femmes;

·       les occasions de réseautage avec les autres joueuses.

Comme l’un des enjeux de ce sport consiste à accroître la présence de joueuses sur les terrains, il s’agit d’une initiative pertinente.

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Source : golfforher.com

Des rondes de deux heures
Parmi les autres idées partagées sur le site Web, celle de TwinCitiesGolf.com, consistant à jouer un 18 trous en moins de 2 heures et demie a retenu l’intérêt d’un grand nombre d’internautes. Le professionnel du Deer Run Golf Club, au Minnesota, a même décidé d’expérimenter le concept. L’événement s’est déroulé au printemps 2014. Douze joueurs de calibres variés ont été groupés par duos et se sont déplacés en voiturette pour gagner du temps. Au départ, on leur a exposé l’objectif (terminer en deux heures) et donné des trucs pour accélérer le rythme. Ils devaient notamment se limiter à huit coups par trou. Enfin, voici certains constats tirés de cette expérience :

  • Le premier duo a terminé en 2 heures 4 minutes et le dernier en 2 heures 27 minutes.
  • Aucun des joueurs n’a senti de pression pour accélérer son jeu.
  • Neuf joueurs sur douze affirment qu’ils n’auraient pas pu jouer ce jour-là s’ils avaient dû accorder quatre heures à la partie.
  • Ils ont tous apprécié leur expérience et la répéteraient s’ils le pouvaient.
  • L’instigateur du projet veut multiplier les tests sur d’autres terrains de golf du Minnesota pour évaluer les résultats et l’appréciation des golfeurs.

S’inspirer des autres

L’Association européenne des propriétaires de terrains de golf (EGCOA) et ses membres ont développé le programme VISION 2020 afin d’inverser la tendance qui, depuis 2010, traduit une baisse de la croissance du nombre de joueurs enregistrés chaque année. Si cette tangente se maintient, ce nombre passera de 4,3 millions en 2014 à 3,5 millions en 2020. Le programme VISION 2020 propose de miser sur ces quatre éléments clés pour relancer l’industrie : l’amitié, la flexibilité, la famille et le plaisir. Il met notamment de l’avant les initiatives qui s’appuient sur ces piliers à même sa plateforme Web. Voici deux exemples inspirants.

Un D.J. sur le terrain d’exercice
Le Welschap Golf Club, aux Pays-Bas, lançait récemment un nouveau concept : « Golf & Music ». Le troisième jeudi du mois, de 19 h à 22 h, les sessions d’entraînement avec le professionnel du club sur le terrain de pratique sont accompagnées de la musique d’un D.J. sur place. Les joueurs peuvent aussi prendre un verre et manger une bouchée. Voilà qui permet aux membres de réseauter et de pratiquer leur swing dans un environnement festif. L’événement connaît un véritable succès.

Le golf : une affaire de plaisir
Dans la région écossaise de la North Yorkshire Coast, le Hunley Hotel & Golf Club fait preuve de vision grâce à plusieurs initiatives :

  • On accueille les nouveaux membres en les invitant à une soirée festive où ils sont jumelés à des anciens pour prendre part à une partie amicale de 9 trous.
  • Pour attirer les femmes et les familles, les menus du bar et du restaurant ont été bonifiés, la décoration a été refaite, la boutique propose de l’équipement pour tous, et un 9 trous, par 3, est en développement.
  • Ce nouveau parcours de 9 trous sera éclairé et des D.J. animeront les lieux.
  • Les joueurs ont accès à Internet sans fil sur tout le terrain. Ils peuvent ainsi jouer avec d’autres amis et partager leurs bons coups grâce à des applications.

Le GolfBoard
Outre ces deux bonnes pratiques, l’équipement peut aussi contribuer à attirer une clientèle élargie. L’introduction du GolfBoard sur certains terrains vise à interpeller davantage les générations Y et Z. Cette innovation inspirée de la planche à roulettes et du Segway (gyropode) permet au golfeur de se déplacer plus rapidement qu’à pied, tout en profitant d’une expérience nouvelle et excitante. Le club de golf Tetherow, dans l’État de l’Oregon, a été l’un des premiers à offrir le GolfBoard à ses clients. Le succès a été immédiat (voir la vidéo ci-dessous).

 

Source: YouTube

Mobiliser l’industrie

Assouplir les règles, créer de nouvelles formules pour accommoder les clients, faciliter l’intégration des débutants, améliorer l’image du golf auprès des jeunes générations, voilà autant d’enjeux que doivent relever les clubs à travers le monde. Ces exercices de crowdsourcing s’avèrent mobilisateurs et devraient contribuer à susciter l’innovation dans l’industrie. Consultez ces plateformes, elles risquent de vous inspirer!  

Image à la une : Youtube

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Marketing

Encourager les touristes à voir plus loin que la ville

Un individu qui effectue un court séjour en ville aura peu tendance à vouloir en sortir. Par contre, qu’en est-il de ceux qui ont prévu un plus long voyage ou qui n’en sont pas à leur première visite? Plusieurs gestionnaires de destinations à travers le monde se penchent sur cette question et élaborent des stratégies et des actions de marketing afin d’augmenter la fréquentation de leurs régions.

 

Countryside is GREAT

L’organisme britannique de promotion de la destination (DMO) Visit Britain lançait en janvier 2015 la campagne Countryside is GREAT. Les actions de marketing, qui seront réalisées sur trois ans, visent à positionner les régions de la Grande-Bretagne parmi les lieux incontournables à découvrir. En plus de vouloir augmenter le nombre de visiteurs à l’extérieur de ses grands centres urbains, Visit Britain souhaite générer des retombées économiques d’un peu plus de 130 millions de dollars canadiens et créer 1296 nouveaux emplois d’ici 2018.

Au cours de la première année, neuf régions seront mises à l’avant-scène auprès des marchés américains et allemands. Ces choix stratégiques, basés sur des recherches réalisées en amont, devraient coûter près de 5,5 millions de dollars canadiens en promotion. En plus de déployer des publicités imprimées et électroniques, des campagnes sur les médias sociaux, des actions de relations publiques et de relations d’affaires, Visit Britain travaille étroitement avec des porte-parole clés et divers partenaires, dont les offices de tourisme, les parcs nationaux, le Canal and River Trust et Hertz Cars.

À travers différents ambassadeurs, Countryside is GREAT met en valeur la culture moderne, la haute cuisine, l’hébergement de classe mondiale et les magnifiques paysages britanniques.

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Source : Visit Britain

Towns of the Philadelphia Countryside

Towns of the Philadelphia Countryside incite les touristes à rester plus longtemps à destination, à sortir des circuits traditionnels urbains et à revenir pour explorer plus en profondeur les régions entourant la métropole.

Le DMO Visit Philadelphia encourage les résidents et les visiteurs de Philadelphie à découvrir 15 petites municipalités situées dans 5 comtés en périphérie de la ville. Issue d’un partenariat public-privé, la campagne Towns of the Philadelphia Countryside incite les touristes à rester plus longtemps à destination, à sortir des circuits traditionnels urbains et à revenir pour explorer plus en profondeur les régions entourant la métropole.

Pour faire partie de la campagne, les municipalités devaient répondre aux critères suivants :

  • être accessibles et se trouver à moins d’une heure en voiture ou en train de Philadelphie;
  • être dotées d’une rue principale animée et de commerces dynamiques;
  • offrir des services de restauration et d’hébergement, ainsi qu’une grande variété d’activités culturelles et de plein air;
  • jouir d’un passé historique;
  • posséder une équipe de marketing qui fait déjà la promotion de la municipalité.

Afin d’amplifier les messages promotionnels des petites municipalités, le site Web de la campagne de marketing est hébergé sur le portail de Visit Philadelphia. On y trouve entre autres des itinéraires, des cartes interactives, des photos et des descriptions de ce qu’on peut voir et faire dans les comtés. Le DMO utilise également son blogue, particulièrement populaire auprès des Philadelphiens, pour promouvoir l’offre culturelle, sportive et culinaire de la région. Sur les médias sociaux, des tactiques stratégiques ont été élaborées sur Facebook, Instagram et Twitter; les abonnés peuvent suivre le mot-clic #phillytowns.

Hors ligne, plusieurs petites campagnes ont été menées depuis mai 2014 et continueront tout au long du printemps 2015. Le public visé par ces placements publicitaires se compose d’amateurs de voyage, de culture, de plein air et de gastronomie et provient de la grande région métropolitaine de Philadelphie, de New York, du nord du New Jersey et de Washington DC.

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Source : Visit Philly

West Tennessee Day Trippin’

Des voyageurs de partout à travers le monde se rendent dans le Tennessee. Une forte majorité s’arrête à Memphis afin de visiter Graceland, la fameuse résidence ayant appartenu à Elvis Presley. Cependant, peu d’entre eux vont au-delà de la ville; les régions ne bénéficient donc pas du passage de ses touristes. 

Cinq ans ont été accordés à l’organisme Memphis Area Association of Government (MAAG) afin de concevoir, réaliser et promouvoir la campagne West Tennessee Day Trippin’. Les objectifs du projet consistent à :

  • attirer l’attention des visiteurs de la métropole et trouver un moyen de prolonger leur séjour;
  • accroître la fréquentation des comtés Shelby, Fayette, Tipton et Lauderdale et faire en sorte que les excursionnistes en provenance de Memphis y génèrent des retombées économiques;
  • stimuler les petites entreprises locales et encourager l’entrepreneuriat dans ces quatre régions rurales.

 Parmi les actions entreprises de 2011 à 2016, mentionnons :

  • la création d’une image de marque forte et viable sur plusieurs années;
  • la production de capsules vidéo mettant en valeur 25 attraits et événements, ainsi que la diffusion stratégique de celles-ci;
  • le développement de circuits en autocar, les Day Trippin’ Bus Tours;
  • le placement publicitaire de la campagne dans des magazines, des journaux, sur les médias sociaux et à l’aéroport international du comté Memphis-Shelby.

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Source : West Tennessee Day Trippin’

Bien que les villes soient le point d’arrivée de milliers de touristes internationaux, elles n’ont pas à constituer leur seul lieu de voyage. Comment convaincre ces visiteurs qu’un petit séjour à la campagne vaut bien le détour?