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Réseaux de distribution

Le tourisme de groupe profite d’un vent favorable

L’Agence de développement touristique de la France, Atout France, a publié une étude sur le marché de groupe en avril 2016. Elle s’est intéressée au portrait de la clientèle ainsi qu’à l’évolution de ce secteur. L’Agence définit le tourisme de groupe selon ces trois critères :

– un voyage de 2 jours minimum;

– un groupe constitué de 10 personnes ou plus;

– un voyage d’agrément uniquement, incluant les croisières et les centres de villégiature (dont les resorts).

Les Français voyagent en groupe à l’étranger

Atout France a analysé les voyages de groupe des Français, chez eux et à l’étranger en s’appuyant sur les dernières données disponibles. Ces sources datent de quelques années, mais dans la mesure où les Français représentent la principale clientèle outre-mer au Québec et que les statistiques sur la clientèle de groupe sont rares, cette étude est pertinente afin d’avoir une compréhension globale de ce marché.

Les statistiques sont issues d’un sondage effectué en septembre 2014 auprès de 2000 Français, de l’Enquête 2011 sur le suivi de la demande touristique des Français (20 000 répondants) et des données 2014 du chiffre d’affaires des entreprises du tourisme.           

Selon l’étude, un peu moins de 7 millions de Français ont effectué un voyage d’agrément en groupe organisé en 2013. Leurs voyages à l’étranger représentent 75 % des journées générées et 84 % des dépenses de ces voyageurs (voir l’infographie ci-dessous).

Infographie voyages d agrement des français en groupe

Plus de 60 % de l’ensemble des voyages de groupe ont été réservés auprès d’une agence de voyages ou d’un voyagiste.

Une organisation et une offre qui évoluent

Actuellement, plusieurs transformations s’opèrent sur le marché de groupe :

  • Désintermédiation : les prestataires et les agences de voyages deviennent des producteurs (exemple du partenariat entre les agences de voyages Tourcom et le réseau des agences départementales Tourisme & Territoires) et les voyagistes commercialisent en direct, par exemple aux associations.
  • Raccourcissement des délais de réservation : celles faites moins de 4 à 6 mois avant le départ, considérées de « dernière minute », ont tendance à fortement augmenter. Cela nécessite une réorganisation dans la manière de travailler.
  • Augmentation des offres personnalisées : la plupart des opérateurs (agences de voyages, voyagistes, agences réceptives, transporteurs) ne disposent plus de brochures et ne fournissent les programmes de groupes que sur demande de devis. Les offres personnalisées et sur-mesure sont davantage mises de l’avant que les programmes préétablis. Selon le sondage d’Atout France, 30 % des produits vendus pour les groupes sont modifiés par rapport à l’offre initiale.

Produits à fort potentiel

En France, les acteurs œuvrant sur ce créneau s’inspirent de plus en plus des produits populaires du marché individuel. C’est ainsi que les voyages de groupe se thématisent selon des centres d’intérêt : magasinage, événements, bien-être, tourisme solidaire, etc. Dans certains programmes, le voyage s’articule autour de la pratique d’un sport : randonnée, marche nordique, vélo, etc. Ces voyages thématiques requièrent des guides spécialisés avec des compétences et des savoirs spécifiques.

les voyages de groupe se thématisent selon des centres d’intérêt

Le tourisme expérientiel s’intègre aussi à l’offre grâce à de nouvelles activités et moyens de se déplacer, à des lieux « hors des sentiers battus » et à un contact facilité avec la population (nuitée ou repas chez l’habitant).

Bonnes pratiques dans la sensibilisation et la mise en marché

Il existe plusieurs regroupements dont le but est d’accroître la visibilité de l’offre du tourisme de groupe pour les clientèles B to C et B to B. Pour faire connaître leurs voyages de groupe, la fédération des autocaristes flamands, en Belgique, organise des concours par l’entremise de son site Busfan. Les participants doivent composer un programme d’excursions thématiques d’une journée et le gagnant est invité avec les personnes de son choix à y participer.

Autocariste Busfan excursions thematiques

Source : Busfan

Créé à l’initiative du Comité Régional du Tourisme de Lorraine, en France, le Club LorTour rassemble une cinquantaine d’acteurs (offices de tourisme, hôtels, agences réceptives) de la région afin de commercialiser les séjours de groupes aux autocaristes, associations, agences de voyages et voyagistes. Les spécificités régionales sont valorisées grâce à une offre entièrement thématique.

Club LorTour tourisme de groupe

Source : Club LorTour

H.I.F. (Hôtels Indépendants Français) réunit 600 hôtels qui vendent des « blocs » de chambres aux voyagistes allemands positionnés sur le marché de groupe. Il offre à ses clients B to B des tarifs négociés et la gestion des rooming lists. Depuis 2012, H.I.F. cible les voyagistes francophones pour la réservation de leurs séjours dans plusieurs pays européens, grâce à un portfolio élargi d’établissements.

Croissance sur le marché québécois

Lors d’un sondage effectué par l’APAQ (nouvellement intégrée à la fédération des autobus du Québec) en 2013 auprès des agences réceptives et forfaitistes du Québec (regroupés dans l’association de l’ARF-Québec), 60 % d’entre eux affirmaient que le marché des voyages de groupe par autocar devrait croître d’ici les cinq prochaines années.

60 % d’entre eux affirmaient que le marché des voyages de groupe par autocar devrait croître d’ici les cinq prochaines années

Les principales raisons évoquées sont l’augmentation des projets de développement et la hausse des clientèles étudiantes et plus âgées. Trois ans plus tard, cette croissance est toujours d’actualité, selon Marilyn Désy, directrice générale de l’ARF-Québec, grâce notamment à la hausse des tarifs hôteliers dans l’ouest du Canada qui force les voyagistes à vendre davantage de séjours au Québec. Néanmoins, certaines difficultés nuisent à cette tendance. Selon Mme Désy, l’enjeu numéro un de ses membres sur le marché québécois est de pouvoir proposer des hôtels appartenant à des bannières. Actuellement, peu de disponibilités sont proposées et ces établissements n’offrent plus de tarif net (inférieur au prix affiché publiquement). Malheureusement, l’une des principales clientèles des réceptifs et des forfaitistes, les latino-américains, souhaite séjourner majoritairement dans ces hôtels.

Selon un sondage réalisé par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM en décembre 2014, 3 % des voyageurs québécois d’agrément avaient effectué un voyage de groupe organisé, au cours de la dernière année. Les opérateurs ciblent-ils adéquatement cette clientèle?

La conception et la commercialisation des produits sont des étapes qui apportent leur lot de défis. Mais puisque la demande des voyageurs internationaux est au rendez-vous, les efforts en valent la chandelle!

 

Source de l’image à la une: © Pexels.com

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Hébergement

Un service de concierge VIP offert à tous

L’hôtel Velas Vallarta au Mexique propose depuis octobre dernier un nouveau service gratuit. À la fin du séjour, un concierge attitré à chaque client prend en charge les derniers préparatifs en vue du vol : impression des cartes d’embarquement, paiement des bagages supplémentaires, sélection des sièges, réservation d’un fauteuil roulant, transferts pour l’aéroport et même emballage des objets fragiles. Il veille à répondre aux demandes de départs tardifs, tout comme à confirmer les transferts convenus à l’avance avec les agences de voyages.

L’hôtel accorde aussi une importance aux petites attentions qui contribuent à une expérience mémorable. Au moment de partir, les clients reçoivent un sac de voyage avec des biscuits faits maison et des bouteilles d’eau pour le trajet jusqu’à l’aéroport.

resort Velas Vallarta propose service VIP

Source : Velas Vallarta

Et vous, comment faites-vous pour que votre clientèle se sente privilégiée?

Source de l’image à la une : © iStock

 

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Hébergement

Comment l’hôtel de demain est-il pensé?

Les concepts, designs, services et produits qui seront proposés aux clients de demain sont issus d’un processus de création où l’innovation est le cheval de bataille. La manière de penser les prochaines tendances évolue chez les groupes hôteliers. Voici comment les nouveautés en hôtellerie prennent forme aujourd’hui.

Appel à expertise externe

En plus de son incubateur Canvas créé en 2015, Marriott a lancé récemment le programme d’accélération Marriott TestBED. Le groupe souhaite dénicher des start-ups pour l’aider dans sa transformation numérique. Huit candidats présélectionnés proposent diverses innovations : miroir interactif, assistant personnel, chatbot, robot, etc. Deux d’entre eux verront leur projet se concrétiser dans les hôtels du groupe, après l’avoir testé et personnalisé selon les besoins de la clientèle cible.

Cette volonté de cocréation se reflète sur leur site dédié, Travel Brilliantly, où quiconque peut soumettre une idée innovante, mais aussi dans leur nouveau projet de laboratoire à grandeur d’un hôtel.

Marriott invite les start-ups avec Travel Brilliantly

Source : Travel Brilliantly

Le Charlotte Marriott City Center est une version « bêta » des plus récentes innovations du groupe. Les clients peuvent exprimer leur satisfaction sur les services, les installations et les procédures en appuyant sur les boutons noir et rouge installés à travers l’établissement, à l’instar des icônes « j’aime » sur les réseaux sociaux. Les résultats sont relayés en temps réel aux gestionnaires. Cette technique de sollicitation d’avis client plaira certainement aux générations Y et Z avides de technologies.

M Beta Charlotte Marriott City Center

Source : Quartz

D’autres hôtels pilotes sont à l’étude sur les marchés de l’Europe et de l’Asie, où le comportement des voyageurs est différent.

Le design de l’expérience repensé

Aparthotels Adagio, qui propose des appartements loués avec des services hôteliers, a entamé l’automne dernier un processus de transformation de l’ensemble de l’entreprise (offre, organisation du travail et ressources humaines), sous le nom de « Be my guest ». L’aspect relationnel et la convivialité des lieux sont au cœur de ces changements, l’objectif étant d’améliorer l’expérience client. Une enquête d’analyse comportementale de la clientèle permettra de mieux comprendre son usage des équipements dans les appartements et ainsi d’orienter les décisions. Au niveau de l’organisation du travail, les équipes opérationnelles réfléchissent à la manière de consacrer davantage de temps à la relation client.

Aparthotel Adagio bemyguestSource : Aparthotels Adagio

Pour faciliter cette démarche, un projet pilote éphémère de leurs futurs espaces d’accueil, nommé « Stories », a été déployé durant dix jours dans un hôtel de la marque. Avec l’aide de l’agence SISMO, spécialisée dans la pensée design, plusieurs nouveautés ont été révélées et testées par la clientèle et les résidents. Le concept de l’appart-hôtel pilote sera reproduit en 2017 et les aspects communautaire et local seront mis de l’avant.

Un studio pour designers et spécialistes du Web

En 2015, Starwood Hotels a ouvert à New York le Starlab, son nouveau studio d’innovation. Ses équipes de design et du numérique travaillent en cocréation, afin de réinventer l’expérience de voyage, avant, pendant et après le séjour des clients. Ce studio abrite de plus un Tech Lab qui permettra de tester les dernières innovations technologiques du groupe.

Le numérique et le design y sont omniprésents; une installation artistique diffuse en temps réel les tweets accompagnés du mot-clic de la marque, #SPGlife, et des flux Instagram défilent dans l’aire de restauration. La décoration des suites de ses hôtels haut de gamme (W, Le Méridien, St. Regis et The Luxury Collection) est reproduite dans les espaces de réunions. À travers ce studio, Starwood véhicule une image plus innovante et attirante pour recruter des talents. C’est aussi une nouvelle façon d’engager les consommateurs sur les réseaux sociaux puisque le Starlab n’a pas de site Web, mais une page Tumblr.

Starwood hotel StarLab

Source : psfk.com

Une synergie d’expertises pour innover

AccorHotels a dévoilé l’automne dernier sa nouvelle marque, JO&JOE, pensée pour les milléniaux et issue d’un projet d’« excubation » au sein du Marketing Innovation Lab. Il s’agit d’une équipe de travail à l’interne, indépendante et autonome, agissant avec l’agilité et la souplesse d’une start-up. La mission du Marketing Innovation Lab est d’inventer de nouvelles formes d’hébergement et de restauration en se tenant à l’affût des tendances pouvant intéresser AccorHotels.

Au printemps 2016, lorsque le Marketing Innovation Lab réfléchissait à un concept d’auberge de jeunesse à fort accent communautaire, l’école de gestion Web School Factory l’a contacté pour présenter un projet d’étudiants, qui ressemblait à la vision du futur JO&JOE. Ces étudiants ont eu la chance d’intégrer l’équipe à titre de stagiaires.

JO&JOE AccorHotels integre des etudiants

Source : Innovation Factory

Plusieurs autres intervenants ont contribué à développer cette marque : de futurs clients, des équipes internes, un cabinet composé de douze jeunes cadres de l’entreprise qui supporte le comité exécutif (le Shadow Comex) et des experts externes, dont l’agence de design PENSON, réputée pour ses projets visionnaires. Le partage, l’échange et la communauté représentent non seulement l’expérience offerte dans ces nouveaux hôtels, mais aussi les valeurs sur lesquelles la marque a été bâtie.

Ces exemples démontrent que l’innovation est bien souvent le fruit d’une démarche collaborative, où l’intelligence collective est mise à profit, que ce soit en sollicitant des ressources internes ou de l’aide extérieure. Une deuxième analyse présentera plus en détail les innovations résultant de ces démarches.

 

Source de l’image à la une : © pexels

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Produits et activités

Accroître la popularité des sports nautiques

Au Québec, les sports nautiques font partie des activités identifiées dans la Stratégie touristique du Saint-Laurent. Le nautisme est en effet l’un des produits prioritaires, car il représente un avantage concurrentiel et il répond à la demande des marchés cibles hors Québec. En développant les sports nautiques moins connus, le Québec peut consolider ce positionnement et se différencier des marchés concurrents. Voici des projets favorisant l’accessibilité et l’attractivité des sports nautiques méconnus des touristes.

Le surf, un produit d’appel même pour les débutants

L’industrie du surf se taille une place au Québec. Selon PMB 2015, 102 000 Québécois possèdent ou louent une planche à voile ou de surf, soit une hausse de 120 % en cinq ans. Il existe de nombreux lieux de pratique en eau vive, sur les rivières et le fleuve. À Montréal, les populaires vagues à surf de l’Habitat 67 et de la « vague à Guy » du Parc-des-Rapides attirent chaque année entre 18 000 et 25 000 surfeurs, selon la Fédération québécoise de canoë-kayak d’eau vive (qui s’occupe aussi du surf).

Pour faire découvrir cette activité aux novices, deux centres de surf intérieur ont ouvert au Québec dans les dernières années. Il s’agit de Maeva Surf à Laval, et Oasis Surf à Brossard (voir vidéo ci-dessous). Ce dernier, qui abrite un bar-restaurant et organise des événements corporatifs, a attiré 50 000 clients en 2015.

Il existe aussi des parcs à surf dans des bassins extérieurs, comme le NLand Surf Park au Texas et le Surf Snowdonia Adventure Parc au Pays de Galles (voir photos ci-desssous). Ce dernier est un lagon artificiel équipé de la technologie Wavegarden permettant de créer les plus longues vagues artificielles au monde (300 mètres). Le site propose de multiples activités d’aventure aquatiques, des hébergements en pods, un bar, un café et un restaurant, ce qui en fait un véritable produit touristique. De plus, des forfaits de consolidation d’équipes sont proposés pour les groupes.

surf snowdonia adventure parc au pays de galles

Sources : Contemporist et Instagram

Le surf en eau froide, produit à développer au Québec?

Le surf se pratique en hiver dans des régions éloignées du Québec telles que la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et la Côte-Nord, où les sportifs affrontent les vagues glacées du Saint-Laurent et de son golfe. La province a de nombreux atouts pour devenir une destination prisée pour le surf en eau froide, à l’instar d’autres régions éloignées du globe telles que les îles Lofoten en Norvège.

La province a de nombreux atouts pour devenir une destination prisée pour le surf en eau froide

Pour éviter que cette activité ne reste réservée à une poignée d’aventuriers, la Norvège a mis en place une offre touristique. Le complexe Unstad Arctic Surf, au bord de la mer arctique, est une école de surf ouverte à l’année. Elle dispose d’un camping, de chalets et d’un spa, organise des camps de trois jours et propose plusieurs types de forfaits, même en hiver. Certains incluent les transferts de l’aéroport, le transport aux différents lieux de surf, l’hébergement, les repas et l’équipement.

unstad arctic surf mer arctique

Source : Unstad Arctic Surf

Le kayak de mer, une offre complémentaire et originale

Certains acteurs offrent une expérience de kayak de mer distinctive en tirant profit d’autres attraits, installations ou tout simplement des éléments naturels. Observer les baleines en kayak dans la région de Tadoussac est un produit populaire dans le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et est proposé par plusieurs entreprises touristiques et inclus dans des forfaits de voyagistes. Mais il y a un potentiel de développement pour ce produit de niche. Par exemple, l’école KSF, basée à Montréal, organise des sorties de groupe en été pour assister aux feux d’artifice Loto-Québec ou encore admirer la pleine lune.

kayak de mer ecole ksf montreal

Source : KSF

L’entreprise d’activités d’aventure Katabatik située dans la région de Charlevoix propose un forfait d’une demi-journée de kayak hivernal. Organisée à la fin de l’hiver, l’excursion permet de s’approcher de la banquise, des phoques, et de contempler les falaises glacées.

kayak hivernal charlevois katabatik

Source : Katabatik

Pour attirer les visiteurs, l’accessibilité d’un produit va de pair avec son attractivité. À Minneapolis, un projet pilote a vu le jour afin d’encourager les touristes urbains, mais aussi les résidents, à pratiquer le kayak. Mississippi River Paddle Share est le premier service de partage de kayaks situé dans un parc national. Une trentaine de bateaux sont mis à disposition dans quatre stations prévues à cet effet aux abords du fleuve Mississippi et de la ville. Les réservations se font sur le site Web où l’utilisateur choisit un jour et une plage horaire et reçoit un code d’accès qui lui permet d’ouvrir un casier contenant le kayak, la rame et le gilet de sauvetage. Il peut se rendre d’un point de chute à l’autre et continuer son excursion grâce aux stations de vélos en libre-service de la ville, situées à proximité.

service de partage kayak mississippi river paddle share

Source : Mississippi River Paddle Share

Promouvoir les sports nautiques par les festivals

La pratique de la planche à pagaie (SUP) est en forte hausse. Selon l’organisme Outdoor Foundation, le nombre de participants aux États-Unis est passé de 1,1 million en 2010 à 2,8 millions en 2014. Le Paddlefest O’Soleil est un nouvel événement nautique qui a lieu chaque été au lac Saint-Jean, sur le site de la Coopérative O’Soleil, un café-bistro qui organise des activités de planche à pagaie (SUP) et de kite surf sur le lac. Le but de l’événement est de promouvoir la pratique de ces sports moins connus par des courses et des démonstrations.

kitesurf et planche a pagaie paddlefest osoleil

Source : Facebook

Une voie à poursuivre pour le Québec

Au Québec, plusieurs facteurs favorisent le développement de l’offre touristique autour des sports nautiques émergents : les nombreux centres de location d’équipement, le développement du Sentier maritime du Saint-Laurent, les projets de création de vagues à surf artificielles, l’omniprésence des voies d’eau et la structuration grandissante du secteur nautique grâce au programme Québec Stations Nautiques de l’Association Maritime du Québec.

Avez-vous d’autres idées pour développer ces pratiques ?

 

Source de l’image à la une : © Jean-François Hamelin/QuébecOriginal

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Tourisme durable

Un hôtelier offre un transport durable en montagne

Le Maya Boutique Hôtel est un établissement de conception écologique qui a ouvert ses portes en 2012 dans les Alpes suisses. Il se distingue par ses actions durables uniques, comme l’isolation du bâtiment en bottes de paille. Ses propriétaires ont récemment récidivé en matière d’innovation, en créant un réseau de voitures électriques et de bornes de recharge disponible dans certains hôtels du Val d’Hérens (regroupant 5 communes). La contribution financière est à la discrétion du client. Ce projet de mobilité verte est appuyé par l’association des hôteliers, les communes et les organisations touristiques de la région.

 

Les avantages sont nombreux et l’ensemble des acteurs impliqués en bénéficie :

  • Diminution de l’impact environnemental du client;
  • Augmentation de la satisfaction globale du client grâce à sa pratique durable;
  • Meilleure accessibilité de la destination de montagne;
  • Attrait de la clientèle urbaine ne possédant pas de véhicule qui peut désormais se rendre à destination en transport en commun pour ensuite visiter la région en voiture électriqu

L’établissement a remporté récemment le prix de la Meilleure Innovation en Offre hors Hébergement, lors de l’événement des Worldwide Hospitality Awards en 2016 à Paris. Ce concept a déjà fait des petits puisqu’il a été repris par deux régions italiennes et sera développé dans le cadre du programme européen Interreg.

 

Source de l’image à la une : © Maya Boutique Hôtel

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Tendances

Qui sera le touriste de demain ?

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, en collaboration avec Tourisme Montréal, dévoilait le 18 janvier 2017 les quatre grands mouvements qui exerceront une influence sur le touriste de demain : le changement dans l’ordre mondial, les nouveaux enjeux démographiques, l’environnement sous tension et les technologies disruptives. Selon les deux conférenciers experts de l’industrie touristique, Paul Arseneault et Pierre Bellerose, le secteur du voyage tel que nous le connaissons sera transformé et les effets sur le touriste seront multiples. 

Le touriste de demain sera…

  • Plus libre
  • Plus intolérant à l’inquiétude et au stress
  • Plus confiant en lui
  • Plus spontané
  • Plus proactif face aux questions éthiques
  • Parfaitement autonome
  • Entièrement numérique
  • Connu et mesuré dans toutes ses actions et préférences
  • Prévisible au-delà de sa propre conscience (scruté en permanence sous ses moindres coutures)

Voici comment les grands bouleversements mondiaux occasionneront quelques-uns de ces changements sur le touriste.

Le touriste de demain sera plus libre de voyager

Cette évolution vers plus de liberté s’expliquera par la multiplication de la classe moyenne, par le basculement du pouvoir économique aux pays émergents et par l’accessibilité accrue aux technologies.

Multiplication de la classe moyenne 

À l’horizon 2030, la pauvreté extrême diminuera fortement. Selon KPMG, 60 % de la population fera partie de la classe moyenne, comparativement à 27 % en 2009, et 80 % d’entre elle proviendra des pays en développement. L’entreprise Visa prévoit que près de la moitié de tous les ménages à travers le monde pourront s’offrir un voyage en 2025.

multiplication de la classe moyenne en 2030

Source : KPMG

La croissance des voyageurs asiatiques est déjà bien visible. En 2015, la Chine est devenue le premier pays émetteur en matière de dépenses touristiques selon l’Organisation mondiale du tourisme. Elles totalisaient 292 milliards de dollars américains, soit plus du double de celles des États-Unis, au deuxième rang.

Vers plus d’autonomie et d’émancipation 

L’accès à l’information, favorisé par l’utilisation généralisée d’Internet et des réseaux sociaux, a contribué à l’autonomisation et à l’émancipation des individus, c’est-à-dire à leur faculté d’émettre un jugement, de prendre part aux débats publics et d’exercer une pression sur les gouvernements et les communautés internationales. Ceci est particulièrement remarquable dans les pays en développement. Cette tendance s’intensifiera puisqu’en 2030, 50 % de la population aura accès à Internet, comparativement à 34 % en 2012, selon KPMG.

KPMG_gueuleton_2017

Source : KPMG

Ainsi, le touriste de demain sera plus « intelligent », mais son émancipation aura pour conséquence la fragmentation extrême de ses besoins, de ses goûts et de ses opinions. De plus, le voyage sera la nouvelle forme d’affirmation de l’individualité, en particulier avec la multiplication des personnes seules.

Le pouvoir aux économies émergentes 

L’activité économique et la croissance se déplacent vers l’Asie et l’Amérique latine. Selon KPMG, les pays en développement devraient générer 57 % du PIB mondial d’ici 2030. De plus, la Banque mondiale prévoit que la Chine, à elle seule, sera responsable du tiers de la croissance mondiale d’ici 2025. La hausse du pouvoir d’achat dans ces pays est une des conséquences du déplacement du pouvoir économique. Singles’ Day en Chine est le plus important événement de magasinage en ligne au monde. En 24 heures, 17,8 milliards de dollars américains ont été dépensés sur le site Web du leader Alibaba en 2016.

Le touriste de demain sera plus intolérant à l’inquiétude et au stress

Bien que davantage d’individus auront la liberté de voyager, les touristes chercheront à réduire leurs inquiétudes et leur stress face aux tensions mondiales, aux enjeux sécuritaires et au réchauffement climatique.

Tensions mondiales et enjeux sécuritaires

Du référendum néerlandais d’avril dernier à celui plus récent en Italie, en passant par le Brexit et par l’élection de Trump, s’égrène une série de scrutins qui représentent à la fois une réaction, mais aussi une certaine direction vers le protectionnisme. Plusieurs autres signes présagent les tensions mondiales à venir, telles que la remise en question des traités de libre-échange et l’incertitude à long terme de l’équilibre commercial mondial.

Les enjeux sécuritaires, qui étaient jusqu’à présent conjoncturels, se maintiendront dans le temps, en particulier en Europe et au Moyen-Orient. La population souhaite une sécurisation à laquelle elle n’aurait pas consentie auparavant, telle que le retour des frontières, des visas et des contrôles. Le tourisme demeurant une priorité élevée, les voyages s’effectueront davantage à l’intérieur des frontières et dans d’autres destinations perçues plus sécuritaires. Le consommateur recherchera des marques qui le rassureront et réduiront ses anxiétés. Le marketing de réassurance prendra alors toute son importance et les procédures de modification et d’annulation de voyage s’assoupliront.

Réchauffement climatique : de la théorie à la triste réalité   

Ouranos, un consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques, anticipe des hausses de température au Québec pouvant aller de 2 à 4 °C d’ici 2050. Cela devrait s’accompagner d’une diminution de la durée de la saison d’enneigement, d’une augmentation de la durée des vagues de chaleur et de la quantité de précipitations. Le littoral du Québec maritime est composé à 50 % de côtes en érosion, dont 43 % potentiellement à risque de submersion.

Les effets prévisibles du réchauffement climatique affectent déjà de plein fouet l’industrie touristique mondiale. La montée des eaux sera une triste réalité pour beaucoup de pays. Les touristes choisiront des destinations où les risques d’intempéries seront les moins élevés et opteront pour des marques impliquées dans les causes environnementales, mais aussi sociales et humanitaires. La responsabilité sociale des entreprises sera un critère de choix primordial.

Le touriste de demain sera entièrement numérique

De nombreuses technologies, dont l’intelligence artificielle, l’internet des objets, la voiture autonome et la réalité virtuelle, faciliteront l’intégration du numérique dans toutes les sphères du voyage, mais de manière moins perceptible qu’aujourd’hui.

Abandon de la vie privée   

Selon le Forum économique mondial, 80 % de la population aura une identité numérique en 2023. Il sera de plus en plus ardu de protéger sa vie privée en raison de l’accès illimité à l’information et aux mégadonnées. La gestion de la réputation en ligne sera alors incontournable, tant pour les entreprises que pour les individus, qui se surveillent dès lors entre eux, depuis l’apparition des médias sociaux. Pour recevoir un service personnalisé de la part des entreprises, les consommateurs devront accepter une perte de confidentialité de leurs informations personnelles. À mesure que les algorithmes prolifèreront, leurs actions et leurs préférences seront de plus en plus connues et mesurées.

Nouvelles mutations touristiques   

Avec l’apparition de tous ces bouleversements mondiaux, des mutations numériques émergent dans le secteur touristique :

  • Le terme « e-tourisme » n’a plus lieu d’être puisque le numérique est intégré dans toutes les sphères du tourisme.
  • L’atout premier des technologies est de fluidifier l’expérience de voyage. Amadeus investit 500 millions d’euros par an dans la technologie « pour diminuer les irritants et réduire le stress du voyageur », une demande de la nouvelle génération.
  • Amadeus prédit l’arrivée des agences de voyages mobiles pour accompagner l’utilisateur tout le long de son séjour. Une seule application répondra à tous ses besoins. WeChat est-il un exemple précurseur, comme le démontre cette vidéo ? Serait-ce la fin programmée des acteurs institutionnels du tourisme comme intermédiaires ?

 Paul Arseneault et Pierre Bellerose

Source : © Stef & Stef Photographie

En définitive, selon messieurs Arseneault et Bellerose, le touriste de demain aura modifié son rapport :

  • Au temps : ce qui est mémorable est éphémère;
  • À l’autre : interactions sociales mondialisées;
  • Au monde, à la communauté et à la société : citoyen autonome du monde;
  • Au voyage : une action courante et nécessaire.

Retrouvez l’ensemble des éléments abordés en consultant la présentation complète ou en visionnant la vidéo de la conférence ci-dessous.

Les bouleversements qui auront un impact sur le touriste d’ici 2030 :

Changement dans l’ordre mondial :

  • Tensions mondiales et enjeux sécuritaires
  • Déclin de l’empire américain
  • Alliances nouvelles et multiples entre les États et affaiblissement des régions
  • Le pouvoir aux économies émergentes
  • Perte d’importance des organisations internationales
  • Règne des grands groupes
  • Élargissement des flux mondiaux

Nouveaux enjeux démographiques :

  • Migrations
  • Vieillissement et mutations démographiques mondiaux
  • Personnes seules
  • Multiplication de la classe moyenne
  • L’humanité s’urbanise radicalement
  • Forte aspiration à l’autonomisation et à l’émancipation des individus
  • Les milléniaux au pouvoir

Environnement sous tension :

  • Réchauffement climatique : de la théorie à la triste réalité
  • Enjeux énergétiques et tensions géopolitiques
  • Retour à la nature
  • L’ère de la sensibilité et des défis éthiques

Technologies disruptives :

  • Algorithmes
  • Abandon de la vie privée
  • L’Internet des objets révolutionnera le tourisme
  • Voiture autonome et mobilité
  • Réalités virtuelles et superposées
  • Nouvelles mutations touristiques

 

Source de l’image à la une: © Paul Arseneault 

 

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Gestion Technologies

14 outils pour améliorer sa présence en ligne

Référencement

Google propose une solution adaptée aux petites entreprises pour créer des annonces publicitaires locales. Adwords Express est une version simple et automatisée d’Adwords et ne nécessite pas de site Web. Ces annonces sont uniquement visibles aux internautes qui effectuent une recherche à proximité de l’établissement ou qui ajoutent le nom de la ville à leur recherche. Elles figurent à côté des résultats de recherche effectuée sur Google sur le Web et sur mobile, sur Google Maps et sur des sites Web partenaires pertinents. L’image ci-dessous illustre qu’une chambre d’hôtes, ou Bed & Breakfast, à Montréal peut rivaliser avec Booking, Trivago et Airbnb sur le plan de la visibilité.

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Source : Google

La pertinence de Adwords Express se démontre aussi sur Google Maps, où apparaissent seulement les annonces situées dans la zone géographique des voyageurs.

referencement-chambres-dhotes-et-bnb-sur-google-maps

Source : Google

L’entreprise choisit seulement un titre, une description et un budget pour chacune des annonces, le reste se fait automatiquement. Lors de la haute saison touristique, elle peut augmenter son budget pour être plus visible, ou bien le réduire durant la saison basse.

Cette stratégie payante ne devrait intervenir qu’en complément de l’optimisation du référencement organique (Search Engine Optimisation ou SEO). Or, puisqu’il n’est pas facile de maîtriser les rouages du SEO, il existe des outils d’aide. Par exemple, ceux qui utilisent le système de gestion de contenu WordPress peuvent installer l’extension WordPress SEO by Yoast afin de bien référencer leur site dans les pages de résultats de recherche et sur les réseaux sociaux. Elle guide l’utilisateur dans la configuration du titre SEO, de la méta description et du mot clé pour chaque page de son site. Plusieurs conseils sont aussi offerts pour la rédaction du contenu.

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Source : Wordpress

Google Analytics, le service d’analyse d’audience de site Web de Google, offre depuis 2016 une nouvelle fonctionnalité, la Search Console. Celle-ci permet de contrôler et de maintenir la présence du site dans les résultats de recherche Google grâce à des rapports, des outils et des ressources pédagogiques.

Création de contenus

Buzzsumo est un outil qui indique les contenus les plus partagés sur les réseaux sociaux selon un sujet précis. Cela permet, entre autres, de guider l’entreprise dans le choix de ses billets de blogue. Voici par exemple les articles les plus partagés sur les activités en famille au Québec.

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Source : Buzzsumo

Dans une volonté de rendre les vidéos publicitaires accessibles aux entreprises de petite taille, YouTube a lancé récemment l’outil YouTube Director. Il permet de créer facilement des vidéos publicitaires à partir d’un téléphone mobile et de les diffuser ensuite sur sa plateforme. Il conseille l’internaute sur le type de contenu à privilégier et le guide dans le montage en proposant plusieurs modèles, des musiques et des outils d’édition.

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Source : Adweek

Il existe aussi de nombreux outils d’édition pour créer facilement des visuels attrayants, que ce soit pour le site Web, les réseaux sociaux ou des impressions sur papier. Le Réseau de veille en tourisme utilise Canva, qui a l’avantage de proposer des formats prédéfinis (bannière du compte Facebook, photo de profil Twitter, publication Pinterest, etc.).

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Source : Canva

Quant aux infographies, des sites tels que Easel.ly et Piktochart proposent des thèmes gratuits où le design peut être personnalisé.

Gestion des réseaux sociaux

L’animation et la gestion des réseaux sociaux d’une entreprise peuvent être chronophages. Heureusement, il existe des outils qui permettent d’automatiser les publications, d’assurer une veille constante de sa réputation et de générer des statistiques pour mesurer l’efficacité des actions. En 2015, la firme G2 Crowd a analysé des centaines de témoignages d’utilisateurs des principaux outils de gestion des réseaux sociaux. Parmi les quatre gagnants (Hootsuite, AgoraPulse, Sendible et Sproutsocial) évalués selon huit critères, AgoraPulse est celui qui a obtenu le plus de satisfaction de la part des utilisateurs. Il se démarque par son éventail de fonctionnalités et par sa capacité à répondre aux besoins de l’entreprise.

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Source : AgoraPulse

L’abonnement mensuel est offert à partir d’environ 70 $ par mois. Il existe des sites avec une tarification plus accessible, mais disposant d’une offre moins complète. Buffer propose une version à 10 $ par mois pour un maximum de six comptes de réseaux sociaux et de 100 publications par mois.

Réputation en ligne

Il est souvent difficile de suivre ce qui se dit sur le Web à son propos. La quantité d’interactions, de mentions de l’entreprise, ainsi que la rapidité à laquelle il faut parfois répondre, nécessite un outil de gestion de la réputation. Talkwalker et Mention ont une version gratuite qui permet de créer des alertes par mot clé, envoyées quotidiennement par courriel. Les versions payantes offrent une solution très complète de suivi et d’analyse. Elles permettent de surveiller l’ensemble des médias sociaux, d’identifier les influenceurs et de mesurer leur efficacité ou encore d’assurer une veille concurrentielle.

Performance du site Web

La Banque de Développement du Canada propose un outil gratuit pour tester la performance d’un site Web. Il suffit de fournir l’adresse d’un site pour générer automatiquement un rapport de plusieurs dizaines de pages avec des notes d’un à dix pour évaluer différents aspects : l’accessibilité, l’expérience utilisateur, le marketing et la technologie. Des conseils sont offerts afin de résoudre les problèmes et de faire les ajustements appropriés. L’entreprise peut alors les transmettre au responsable de la maintenance de son site Web.

Google propose un service similaire pour mesurer l’expérience de navigation et la rapidité de la version mobile d’un site, Test My Site with Google.

Cette panoplie d’outils permet aux TPE et PME de mettre toutes les chances de leur côté pour rivaliser avec les entreprises aux budgets plus imposants. Les utilisez-vous? Nous sommes curieux de connaître votre appréciation!

 

Source de l’image à la une : © Pexels

Catégories
Tendances

L’entrepreneuriat en tourisme au Québec – rétrospective

Voici des extraits de quelques analyses et d’une étude publiées au cours des deux dernières années sur le site du Réseau de veille en tourisme, accompagnées de données actualisées. Elles soulignent les nouveautés en matière de création d’entreprises au Québec, plus particulièrement en tourisme.

Un dynamisme entrepreneurial                                                        

Selon l’Indice entrepreneurial québécois 2016, 21 % des Québécois envisagent de démarrer une entreprise. Même si cela représente une faible croissance annuelle de 1 % depuis les 3 dernières années, ce taux a triplé depuis 2009. Un peu moins de 10 % des Québécois concrétisent leurs démarches, comparativement à 3 % en 2009. Le segment d’âge des 18 à 34 ans semble le plus dynamique puisque 42 % d’entre eux ont l’intention de se lancer en affaires et 15 % concrétisent leur projet. Le nombre de propriétaires d’entreprises au Québec est demeuré stable depuis 2009 (7-8 % des répondants), et la tranche d’âge des 35 à 49 ans a le plus fort taux d’entrepreneurs (12 %). Pour en savoir plus, lisez l’analyse sur le profil et le comportement des entrepreneurs québécois de la génération Y.                           

D’après l’enquête du Global Entrepreneurship Monitor (GEM), les Québécois souhaitent davantage devenir entrepreneurs que les résidents du reste du Canada et concrétisent de plus en plus leurs projets d’entreprise. La valorisation de l’entrepreneuriat comme choix de carrière est également très forte au Québec.

Les entrepreneurs touristiques innovants

La nouvelle vague d’entrepreneurs au Québec s’inspire des tendances dans le tourisme pour améliorer l’expérience client et proposer de nouvelles offres. Voici quelques exemples de produits touristiques innovants :

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Sources : Les Refuges Perchés et Camping Aventure Mégantic

  • Le tourisme culinaire s’inscrit désormais dans la culture distinctive d’une destination et suscite des projets novateurs : Kava Tours est la seule entreprise québécoise qui se spécialise dans la vente de forfaits de la route des vins au Québec; Tortillard gourmand propose des circuits gourmands en minibus chez des producteurs de la région de Lanaudière; YUL EAT est le premier festival de restauration de rue à Montréal.

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Source : Instagram

  • L’expérience de plein air est valorisée et bonifiée par de nouvelles activités. Par exemple, Tyrolienne Montréal, située au Vieux-Port de Montréal, offre le seul circuit de tyrolienne urbaine dans une ville canadienne, ainsi qu’un saut en chute libre. Les événements dédiés à la course à pied, tels que Les Courses Gourmandes, se sont multipliés grâce à la popularité de ce sport. Les coureurs participent à des happenings gourmands qui mettent en valeur les artisans locaux, les produits du terroir et les attraits touristiques régionaux.

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Source : Les Courses Gourmandes

Plusieurs autres exemples sont à découvrir dans le dossier Innovation et entreprenariat en tourisme au Québec de notre section Publications.

Les start-ups  du tourisme                                                     

Depuis quelques années, une nouvelle génération d’entreprises associées aux technologies émerge au Québec. La firme Compass a classé Montréal 20e meilleur écosystème pour les entreprises de type start-ups dans le monde. Ces entrepreneurs du Web s’intègrent à divers secteurs d’activité, dont le tourisme. De l’inspiration à la réservation en passant par des solutions pour les entreprises, la panoplie de services en ligne est vaste. Voici des exemples québécois :

  • Gestion des opérations : Booxi est une entreprise montréalaise qui propose une solution intelligente pour la prise de rendez-vous en ligne accompagnée d’un assistant virtuel. Depuis 2016, elle propose ses services aux spas.
  • Planification et organisation de voyages : Tourisme au Québec est une application lancée par Mobeva, une entreprise spécialisée de l’industrie des applications mobiles de voyage. Elle recense plus de 10 000 attraits touristiques et plus de 800 événements partout au Québec; l’application Hikster regroupe 850 lieux de randonnée à travers le Québec.

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Source : Hikster

  • Réservations touristiques : Busbud est le site Web de réservation de voyages en autobus disposant de la plus grande couverture. Il propose des centaines de compagnies d’autobus dans 6 000 villes réparties dans 55 pays et pour 500 000 itinéraires d’autobus différents; Chronogolf est une plateforme de réservation de parties de golf qui recense 200 terrains au Québec.

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Source : Chronogolf

  • Rabais : la plateforme M ta Région permet aux utilisateurs de bénéficier de rabais de 25 % à 50 % dans plus de 170 entreprises touristiques locales de Lanaudière.

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Source : M ta Région

Soutien aux entreprises en démarrage au Québec

L’écosystème entrepreneurial est non seulement dynamisé par les entrepreneurs, mais aussi par les nombreuses initiatives provenant d’institutions gouvernementales, financières, d’organismes sans but lucratif et d’entreprises privées. Elles offrent de l’information, de l’encadrement, du financement, des occasions de réseautage, de la formation, du mentorat et du service-conseil. Il s’agit entre autres du programme Prêt à entreprendre, du Fonds tourisme PME, de la Fondation de l’entrepreneurship, du Défi OSEntreprendre, d’Anges Québec, de la communauté Moovjee Québec, de SAJE, accompagnateur d’entrepreneurs ou encore de Futurpreneur Canada.

Plusieurs structures de soutien ont été créées spécifiquement pour soutenir la création, le développement et l’accélération des entreprises technologiques en tourisme. À Montréal, le MT Lab, l’incubateur d’innovations en tourisme, verra le jour en 2017. S’inspirant du Welcome City Lab de Paris et créé en collaboration avec ce dernier, ce projet est une initiative de l’ESG UQAM, de Tourisme Montréal et de la Ville de Montréal. Il jouera quatre rôles distincts dans l’écosystème montréalais : 

  • un incubateur pour entreprises en amorçage et décollage qui offre hébergement, accompagnement et maillage avec les grands joueurs récréotouristiques partenaires;
  • un espace de cotravail (coworking) et de mutualisation de services pour les acteurs de l’écosystème touristique et de l’innovation;
  • un living lab, lieu d’expérimentation chez les partenaires récréotouristiques concernés par les solutions à tester in situ;
  • un programme de conférences, de formations, de barcamps (ateliers participatifs) et de veille entourant les tendances de pointe du domaine récréotouristique.

Pour connaître l’ensemble des organismes de soutien pour les start-ups, lisez Incubateurs, concours et festivals : tous derrière les start-ups.

Favoriser l’innovation par l’entrepreneuriat

Le ministère du Tourisme du Québec encourage la création de nouvelles entreprises afin de répondre aux objectifs de croissance fixés dans le Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020. Les exemples cités dans cette analyse démontrent qu’il existe bien, parmi les nouveaux entrants, un désir d’innover dans l’industrie touristique, que ce soit en termes de produits ou de services.

Connaissez-vous d’autres nouvelles entreprises innovantes en tourisme?

Source de l’image à la une : © MT Lab

Catégories
Marketing

Un calendrier de l’avent pour promouvoir l’offre touristique

Valoriser ses produits thématiques

Le Comité Régional du Tourisme de la Bretagne a organisé trois concours pour les internautes de ses sites Web dédiés à la randonnée, au golf et à la famille. L’association s’appuie sur l’aspect ludique du calendrier de l’avent pour récompenser les participants. Du 1er au 24 décembre, chaque jour offre la possibilité de gagner, par tirage au sort, des équipements de randonnée, des séjours dans les golfs bretons ou encore des livres ou des albums à colorier pour les enfants.

rando en bretagne prix a gagner

Source : Rando en Bretagne

Valoriser les éléments distinctifs de la destination

Le Comité Régional de Tourisme de Nouvelle-Aquitaine a créé sa version du calendrier de l’avent dans l’optique de mieux faire connaître sa destination, et bien entendu de récompenser les internautes! Les liens vers les 24 questions sont cliquables sur un mannequin recouvert de vêtements, de vaisselle et d’accessoires traditionnels. Chaque jour, une question est posée sur l’histoire, le patrimoine, les savoir-faire ou encore la gastronomie d’une ville ou d’un attrait touristique. Le répondant est dirigé vers un des sites Web de la destination pour trouver la réponse qui lui permettra de participer à deux tirages au sort. Les prix à gagner sont des livres mettant en vedette la région, des entrées à l’aquarium de la Rochelle ainsi que 2 séjours d’une valeur d’environ 400 euros.

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Source : Tourisme Limousin

Au Québec, le Zoo de Granby s’est aussi laissé tenté par cette stratégie marketing, offrant des cadeaux pour profiter de son attraction mais aussi d’autres attraits hivernaux de la région.

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Source : Zoo de Granby

Le jeu-concours est utilisé par ces deux destinations et cette entreprise pour mieux faire connaître leurs sites Web et leurs offres ainsi que pour rejoindre leur clientèle cible. Offrir des récompenses facilite la fidélisation et l’acquisition de nouveaux clients. N’oublions pas que cette tactique vise aussi à recueillir des renseignements sur la clientèle et à étoffer la liste de courriels.

Les événements festifs comme Noël se prêtent parfaitement à la création de jeux-concours inventifs!

 

Source de l’image à la une : © Golf en Bretagne

Catégories
Technologies

Quand le numérique répond aux enjeux d’une destination

Plusieurs intervenants des 12e Rencontres Nationales du eTourisme institutionnel (ET12) qui se sont tenues à Pau en France, les 19 et 20 octobre derniers, ont présenté leurs stratégies numériques pour répondre à un besoin de la destination par le biais d’une application, d’une plateforme Web ou encore des réseaux sociaux.

Professionnalisation des saisonniers

Afin de former les employés saisonniers et d’en faire des ambassadeurs de la destination, la start-up Good Morning Saisonniers a développé une application mobile délivrant du contenu pédagogique de manière ludique tout au long de la saison, quatre fois par semaine. Ce contenu se présente sous forme de messages, de jeux-questionnaire et de photos pour informer l’utilisateur des caractéristiques du territoire et techniques d’accueil pour améliorer la relation client. Les meilleurs saisonniers reçoivent des cadeaux et des rabais chez les commerçants. Un autre objectif de la start-up est de fédérer cette main-d’œuvre en créant une communauté à l’aide d’un groupe Facebook privé. En 2016, la formation a été préparée et testée dans cinq stations balnéaires françaises.

start up good morning saisonniers

Source : SlideShare

Dans la même veine, l’office de tourisme de Sarlat Périgord Noir développe actuellement un DOOC (Destination Open Online Courses), une formation en ligne ouverte à tous pour les saisonniers. Une plateforme diffusera du contenu pour mieux connaître la destination. Ce service sera mis en place conjointement avec l’organisme local pour l’emploi. Le projet a été élaboré durant les ETLab où plusieurs participants des ET12 ont partagé leurs réflexions et leurs conseils. S’inspirant des idées qui en sont ressorties, l’office souhaiterait, entre autres, impliquer les employeurs en les incitant à reconnaître les connaissances acquises durant la formation.

Conseil et assistance aux visiteurs en tout temps

Durant l’événement, un riche échange d’idées a eu lieu sur le développement des expertises et l’automatisation des tâches grâce à l’intelligence artificielle (IA). De l’avis de tous les panelistes de la conférence sur les conseillers hybrides, l’IA permet de maximiser l’expérience client en complémentant l’expertise de l’employé. Elle rend les services offerts plus efficaces.

conference intelligence artificielle et12

Source : SlideShare

Wiidii est un assistant personnel hydride dont l’application permet de débuter une conversation avec un robot et de finaliser la demande avec un humain. Ses secteurs d’activité cibles étant le tourisme et le transport, il offre plusieurs services aux voyageurs : recherches et réservations, recommandations de lieux en fonction des intérêts et du budget, déplacements, etc. Cet outil est proposé aux visiteurs de Bordeaux et de Cannes grâce à un partenariat avec les offices de tourisme. En plus d’offrir un service additionnel à leurs visiteurs, les offices récupèrent de multiples données clients sur leurs comportements de réservation et leurs déplacements sur le territoire. La start-up est en discussion avec quelques structures d’accueil du Québec et envisage d’ouvrir un bureau à Montréal à la fin de 2017.

wiidii assistant personnel hydride

Source : Wiidii 

Valorisation des atouts de la destination

La découverte d’un territoire touristique par des applications mobiles ludiques améliore l’expérience et l’engagement du voyageur. C’est le cas de Baludik qui crée des parcours de visite sous forme de jeux de piste pour les offices de tourisme, mais aussi pour d’autres acteurs de la destination. Par exemple à La Roche-sur-Yon, un circuit a été élaboré sur le thème de la mobilité connectée pour faire connaître le nouvel outil de recherche du site Web de la société de transport en commun ainsi que son service d’autobus. L’application est gratuite pour le visiteur, mais l’office de tourisme paie un abonnement (à partir d’environ 47 $ par mois hors taxe).

baludik application mobile ludique

Source : iTunes

La start-up Winefing, qui a présenté sa candidature au etourisme Startup Contest durant les ET12, est une plateforme de réservation d’hébergement dans des domaines viticoles français. Sa mission est d’offrir une expérience œnotouristique au voyageur indépendant en incluant dans le prix une visite du domaine et une dégustation. Les atouts de ces régions aux multiples vignobles sont mis en valeur sur le blogue et le classement par thématique souligne le style de chaque domaine (vie de château, familial, festif, etc.).

winefing location hebergements oenotouristiques

Source : winefing.com

Promotion de la destination après une crise

Afin de relancer le tourisme à la suite de l’attentat de Nice cet été, le Comité Régional du Tourisme (CRT) de la Côte d’Azur et les différents acteurs de la région ont mené une campagne de communication collaborative et virale, #CotedAzurNow. La stratégie : promouvoir le territoire par le biais d’images et de contenus positifs partagés par les habitants, les visiteurs, les influenceurs, les acteurs locaux et d’autres prescripteurs (voyagistes, Atout France, etc.) afin de « diluer l’effet post-attentat ».

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Source : #CotedAzurNow

Pour l’occasion, un annuaire des gestionnaires de communautés des offices de tourisme a été créé pour les joindre facilement et les connaître. Ils ont aussi été impliqués dans les réunions afin de fédérer l’ensemble de la destination autour d’un message commun.

Depuis le lancement de la campagne, un baromètre hebdomadaire répertoriant divers indicateurs d’activité sur les réseaux sociaux est envoyé à 4000 partenaires afin qu’ils suivent l’avancement de la campagne. En deux mois, le site dédié a enregistré 100 000 visites et les publications avec le mot-clic ont généré plus de 55 000 partages.

cotedazurnow-roi-medias-sociaux Source : Facebook

Il s’agit d’une campagne collaborative dans la mesure où 90 ambassadeurs (entreprises touristiques, offices de tourisme, municipalités) intègrent le mot-clic dans leurs publications sur les réseaux sociaux. Les contributeurs tels que les influenceurs ont un rôle important aux yeux du CRT. Chaque semaine, celui-ci publie le « Top 10 des influenceurs par réseau social » et en novembre un événement a récompensé les plus actifs par réseau.

L’exemple de #CotedAzurNow démontre que la collaboration est un gage de succès. C’est aussi le cas pour les start-ups présentées, puisque la plupart ont gagné la confiance des offices de tourisme et travaillent à présent avec elles.

Vos outils numériques répondent-ils à certains enjeux de votre destination ? Travaillez-vous avec les start-ups ?

 

Voici les autres comptes-rendus des #ET12 :

Bousculer les modèles établis pour innover

Un concept hôtelier innovant : Okko Hôtels

 

Source de l’image à la une : © Pexels